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les plus dévoués ; ils n'étaient point là qusnd elle est arrivée, et c*est entouré de
ioelques simples préires, qu'il rendit son me è Dieu le 1" juin 18i6, dans la 82' an* Dée de son fige et la seizième do son règne.
La figure de Grégoire XVI est connue d'un grand nombre de personnes par les diverses gravures de son portrait; portrait asse2 ressemblant quant è la forme des traits, qui n'étaient ni réguliers ni distingués : mais on n'avait pas pu reproduire *ur le papier l'expression des yeux du Souverain Pontife, l'intelligence qui s'j lisait en même temps que ta bonté ; on n'avait pu donner une idée de sa pose simple et digne, de tout l'ensemble de sa vénérable personne, qui produisait une si vive émotion, non-seulement sur les Catholiques, mais aussi sur les dissidents qui avaient le bonheur d'être admis en sa présence et de l'entendre parler. On pourrait citer plus d*un émînent personnage, dont la dévotion n'était pas la principale qualité, des protestants mêmes, qui n'ont pu résister h cette émotion que produisait la vue de Grégoire X\L Tel qui se posait en adversaire de ce qu'on appelait ruitramontanisme, pourrait Toir son nom figurer ici, comme s'étant précipité aux pieds de ce Pontife, entraîné qu'il était par son aspect auguste et vénérable. Telle illustre épée, et il y en a plus d'une en France, ne fut pas insensible nonplus à Pérooiion produite par la présence de Grégoire XVI. Sans doute, le prestige do la Papauté, de celte position, unique sur la terre, de représentant de Dieu, doit exercer une grande influence sur des hommes élevés dans le catholicisme, alors môme qu'ils en négligent les prescriptions; mais, pour un anglican^ un aniipapiste^ quel prestige peut avoir la Papauté? Si donc la présence de Grégoire XVI pr^KJuisait sur un anglican un effet irrésistible, il faut bien reconnaître que la personne du Pontife y était pour quelque chose. Sir Robert Peel est un grand exemple de la respectueuse émotion qu'on éprouvait è la vue de l'ancien Père des fidèles. Etant \ Rome, entre ses doux ministères, il demanda une audience au souverain temporel, ne pouvant reconni^ttre le chef do l'Eglise chrétienne. Le Souverain accorda l'audience, en dispensant Robert Peel des génuflexions qui ne sont dues qu*au Pape.
A l'entrevue, l'homme d*Elat, ému malgré lui è l'aspect vénérable et plein de bonté du vieux Pontife, se précipita à ses pieds. Grégoire XVJ s'empressa de le relever, et une conversation, digne de pareils personnages s'établit entre eux. De son côté, le Pape avait été frappé de la figure et des manières du grand ministre dont il dit après l'audience : « Au physiaue comme au moral, air Robert Peel est un nomme remarquable. )• Tant il est vrai que l'bomme supérieur, (fuellequesoit sarigure,a toujours en lui un je ne sais quoi qui semble Tembellir et le distinguer du vulgaire.
Vers la fln du règne de Grégoire XVI,
voici quelle était la composition du Sacré Collège des cardinanx, répartis par nation Cardinaux des EiaU de {"Egliae. .... 8
— llftlienB,des Etats Autrichiens. • ( --• de l'empire d*Aatriclie. . • •
— des Etats-Sardes
— des Deux -Siciles.
— de Toscane
— Français
— Portugais
— Espagnol
— Anglais
^ fielge
Places de cardinaux-prêtres vacantes. • • S Places de cardijiaux-diacres vacantes. • . S
Le Sacré Collège se compose de soixantedix membres, en mémoire des soitante-dix anciens du pf^upte d'Israël, des soixante-dix disciples du Sauveur. — (Extrait en grandtf partie de l'opuscule Election et couronne* ment... dont il est parlé dans l'introduclion.)
Voici le mandement que Mgr Tarchevâque de Paris a publié è l'occasion de la mort de Grégoire XVI :
c Nous avons perdu, N. T. C. F., le Pontife que tous les Catholiques saluait^nt avec amour et respect dn nom de vicaire de Jésus- Christ. Si, parmi les enfants de Dieu unis par les liens ;de la même foi et de la même charité, pas un seul ne souffre sans que tous ne doivent souffrir avec lui, quelle ne sera pas notre douleur lorsque nous avons k pleurer sur la mort du père commun de cette f;rande famille 1 L'Eglise, centre et source de 'nnité catholique, ne peut devenir veuve sans que toutes les E;jlises dn monde ne se couvrant d'un voile funèbre. Mais nos regreta redoublent lorsque nous nous rappelons les vertus du grand Pape qui vient de remplir si dignement la chaire (le saint Pierre.
« L'histoire (fui en gardera fldèlement la mémoire, inscrira aussi dans ses immortelles annales les actes solennels qui ont frappé à plusieurs reprises de funestes doctrines, les luttes courageuses soutenues pour conserver jusqu'aux extrémités de TEorope et dn monde le dépôt sacré de la foi ; elle redira lostriomphes de TEvangile sous son pontificat; des chrétientés nouvelles et nomlîreuses se propageant ou ressuscitant h la voix du chef suprême des pasteurs; le centre, les extrémités de TAmérique, une partie de l'Asie, et le monde nouveau une nous avons nommé Océanie, visités et évangélisés pardes apôtres que GrégoireXVI avaitbëniselenvojéspour bénir è leur tour, pour baptiser et enseigner cette partie abandonnée de l'héritage de Jésus-Christ; l'At'riaue, cette terre sanctifiée par le sang, par les sueurs, par le génie de tant de grands évêques et de martyrs, renouant par lui la chatui; de ses Pontifes, rompue depuis quatorze siècles.
« Voilà quelques- uns des titres de gloire de celui qui vient de descendre du siège le plus éminent de l'univers dans un tombeau, terme inévitable des plus belles vies comme dL>s plus liautes et des plus saintes dignités ,