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ninil les leUres« i! Vivait rasscmlik^ uno bibliothèque de huil mille Toluinos. Il a traduit de grec en latin quelques iiomélies de saint Chrysostome* et a Jaissé d'autres ouvrages qui furent troutés dans la bibliothèque da cardinal Sirlet, et depuis (ians celle de Colonna. (Voy. Paul Jove, I. v et vi; — JustiliiRif» HÎMi. de Venise, I. ii; — CiACONfus, aux additions dans la Vie d* Alexandre VI ; — Bbmbo ; — GuicH ARDiN ; — On uphre ; — Ac- BBRT : — I.EMisiB, Descripl. sœculi xvi )
GRIMANI (Mirin), neveu du préec^dent, coadjuteurdu patriarcat d*AquiIéepn 1517, fut élevé au cardinalnr, par le Pape Clément VII, en 1527. - Après avoir occupé diverses léfcations, il mourut h Orviéloensepton'ibre UM. Marc Grîmani, son frère, coadjuleur d'Aquilée en 1539, mourut en 15^5. Le eai-dinal céda alors le patriarcat à Jean Grimanî, "ui mourut en 1592.
GRIMANI (Vincent), de la même famille que les précédents, révolu de fa pourpre, tu 1697, par le Pape Innocont XII, à la re- Gororaandalîon do Tempr^eur, aux intérêts duquel il était aveuglément dévoué, mourut le 24 septembre 1710, ft^é de 68 ans, viceroi de Naples, alors possession de la maison d'Autriche.
GRIMOARD (Anolic ou Angklig de) était fils de Guillaume de Grimoard, baron de Grisic, etc., en Gévaudau, et de Félîce de Uoutferrand ; il était frèrH du Pape Urbain V. — Il renonça, fort jeune, au monde, pour se consacrer h Dieu, parmi leschanoi* ct£ réguliers de saint Augustin, où il passa par diffrs degrés. Guillaume do Grimoard, son frère, abbé de Saint -Victor lès MarseîU le, ayant été élevé au trône pontifical, sous )e nom d*Urbain V, ouvrit h Angelic la carrière des honneurs. Ce Pontife le pourvut de Tévêché d'Avignon, et le mit au nombre des cardinaux le 18 septembre 1366. Angelic de Grimoard prit alors le titre de Samt- Pierreaux Liens, et Tévêché d*Albano. Mariana ajoute qu*il alla, comme légat, dans la Romagne, dans la Marche d*Ancône et dans la Lombnrdie, cl qu'il prit possession de cet emploi à Bologne, en 1368, accompagné de Gaieoto et de Pandolfe Malatesla, des princes de la maison d'Esté, et de plusieurs autres seigneurs italiens. Après la mort d*Urbain V en 1370 le cardinal de Grimoard vint rendre compte de sa légation k Grégoire XI, successeur d'Urbain. Depuis» fi suivit le parti de Clément VII, et mourut k Avignon le 17 mars 1387. Ce prélat employait presqiie tous ses revenus en fondations pieuses. Les plus célèbres sont l'abbaye des religieuses de Sainte-Croix d'Apt, de l'ordre de Ctteaux ; le monastère des relî« Rieuses du Four à Avignon, de l'ordre do Saîni-Benott, et le collège des chanoines de Saint-Ruf h MoiUpellier.
GROESBECK (Gérard dr), de la famille des b >rohS de Groësbcck . dans le duché do Gneliire, fui chanoine, puis doyen, et enfin évôi^ue de Liège en 15^6. — Le voisinage des protestants dans les Pays Bas fut contagieux pour son dio<:èse, et il travailla avec
zèle et avec succès h y maintenir l'orthodoxie. Ha^selt se révolta à la voix d'un ministre protestant, mais Groêsbeck, souverain indétiendant comme prince temporel, sou* mit en peu de temps cette ville. Celle de Liège fut depuis assiégée inutilement. Revêtu, en 1578, du cardinalat par Grégoire XIII, qui voulut ainsi honorer la fermeté du prélat, il mourut le 29 décembre 1579. Son corps fut enseveli dans fa cathédrale de Saint-Lambert, où l'on voit 9on tombeau.
GROLAYE DE VILLIERS (Jean la). Français de nation, religieux de Saini-Benofty puis évêqne de Lombez, ville qui anjoiir* d'hui fait partie de l'archevêché d'Auch, abbé de Saint-Denis, etc. , fut appelé dans le Sacré Collège, en 1W3, par le Pape Alexandre VI. — Il avait exercé dans le royaume des charges considérables, s*étaît acquitté avec éclat de deux asiibassades, Tune auprès du même Pontife, l'autre auprès de Fenlinand V,roi d^Espagne. En effet le roi Louis \l l'envoya, comme anil)assadeur, en Espagne, où, en U77, il conclut la paix avec Ferdinand : et le roi Charles VIII Tenvoya è Rome, où il mourut en 1^99. Le cardinal la Grolaye a laissé un ouvrage sur le Maître dti sentences^ des conférences, etc. {Voy. les Antiquités de Saint'-Denie; — Onuphrb: — FarzoTf , Gallia purpurata ; — Saintb-Mah- THE, Galiia Christiana ; — Aubbrt.)
GROPPER (Jean), né k Z> est, en Allemagne, savant dans la théologie, dans la juri8« prudence civile et canonique, se distingua par son zèlB pour la défense de l'Eglise, et par son amour de la f érité. Il fut un de ceux qui, en 15^1, défendirent l'orthodoxie contre les protestants au colloque de Ratiabonne. — Retourné dans son pays , il sou» tint fortement les inli^rétsde l'Eglise et* du clergé de Cologne contre l'électeur Herman,
!|ui voulait Y introduire la prétendue réorme. En 1547, il fut revêtu de la prévAté de l'église de Bonn, dont Frédéric, érêquls do Munsîer. frère de l'élçcleur, avait été dépouillé. Il était aussi archidiacre de Cologne. 11 accompagna au concile de Trente le nouvel archevêaue de celte ville, et y opina vivement sur les appellations. Le Pape Paul IV lui envoya, en 1555, le chapeau de cardinal, que Gropper refusa par modestie» Ce Pontiie appela le saint prélat h Rome^, oft il mourut en mars 1558, Agé de 57 an^.* On a de lui : Imtitutio ctUhofica; des Ordonnnnces do diocèse de Cologne, etc. Son fnsftmrton est un des meilleurs ouvrages de controverse que nous ayons. {Voy. Spo?idk, Annale» ; — LsaiiRE, De script» sœculi xvi; — AuBBRT, nist. des eard, ; — Possevin , et DupiN , Bibliothèque des auteurs ecclésiasti^ ques du xvi* siècle.)
GROSPARMY (Raoul de), dit de Wm, vît le jour au village de Péricrs, entre Caeii et la Délivrande, d'une race illustre, issue des anciens seigneurs de Beuvillc et de Fiers, laquelle se fondit, è la fin du xvi'siècle» dans la mai-son de Pellevé. — Entré dans rélatccciésiasti(]ue« où rappelaient sa vocation et sa piété, il fut successivement cha*
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noine de Bayeui • Irésorier ilo Sainl-Frambour de Seniis, puis dojen de S«inl-Marlin de Tours. En 1253, le roi saint Louis, qui conoaissail son rare mérite, le fil chancelier, garde des sceaux de France, dont il fui toujours le Adèle déposilnire, depuis que ce saint roi fut revenu de sa première expédition en Terre sainte. En 1259, Grospnrmy fut élu évoque d'Evreux, et sacré le 19 octobre en présence du roi, de Louis et de Philippe ses deux fils, de Simon de Montfort, du comte de Leicesier, du comte d'Eu, de plusieurs archevêques, évoques, et autres personnages do distinction. L'année suivante, il flt un voyage k Rome, où sa probité, sa capacité le tirent apprécier du Pape Alexandre IV, qui fit de lui un grand éloge dans une lettre qu*il écrivait au monarque. En 1361, le Pape Urbain IV, successeur d'Alexandre, le créa cardinal-évéquo d*Aibano. En 1265, le jour de l'Epiphanie, le nouveau cardinal, en c|ualité de légat apostolinue, couronnait roi et reine de Sicile, Charles, comte de Provence et d'Anjou, et Béatrix, sa femme, dans la basilique de Constantin à Rome. Après ce couronnement, il accompagnait le roi Charles, qui avait pris les armes pour combattre Mainfroi, et le chasser du royaume de Naples, qu'il avait usurpé. En 1266, le 1" septembre, il consacrait, en présence du Souverain Pontire, l'église de bainte-Claire d'Assise, et souscrivait à la bulle du même Pontife touchant la confirmation des anciens privilèges de l'abbaye dft Saint- Cy bar d'Angoulème. Peu après, vers 1267, il fût envoyé, en qualité de légat, par le Pape Clément IV, successeur d Urbain, pour travailler à la réformation du clergé, conformément à la discipline de France, et fiour y porter Tindulgence de la croisade en faveur de ceux qui accompagileraient le roi en Terre sainte. En 1269, le 19 juillet, au rapport de la chronique de Saiot^Etienne de Caen , il arriva avec le roi saint Louis en cette rille , et pendant trois jours qu'ils y séjournèrent, le roi logea au cbAteaUf et lui, dans l'abbaye de Saint- Etienne. L'année d'après» il suivit, encore en qualité de légal # le roi saint Louis dans Mê dernière expédition de Terre sainte. Arrivés eu Afrique , ils y furent , l'un et l'autre, emportés par la peste en 1270.
GRUVENVALDER ( Jbah), fils naturel de Jean, duc de Ravière, Allemand , évèque de Frisingen, créé,' en lUO, par l'antipape Félix V, prèlre-cardinal du titre de Saiut-Uarlin aux Monts, mourut en 1U3.
GUADAGNl naquit le 14 septembre 167& de Donat-llarie, marquis de Guadagni, d'une des plus nobles familles de Toscane, et de llarie-lladeleîne Gorsini, sœur du Pape Clément XII. — Il reçut au baptême les noms de Eern&rd-Cajétan ; mais il prit ceux de Jean-Antoine de Saint- Bernard en entrant dans Tordre des religieux Carmes déchaussée, où il fil profession dans Ip couvent d'Arezzo, en Toscane, le 11 novembre 1700. Après avoir été successivement mafire des
son ordre à Florence, et provincial de sa province, il fut nommé h l'évêchéV^rezzo par le Pape Benott XIII, le 20 dt^cembre 172i. Sacré le 31 du môme mois, il fut le lendemain déclaré évèque assistant au trône. Après Texaltation de Clément XII, il se rendit à Rome en 1730, et Sa Sainteté ayant honoré en sa faveur l'église épiscopalo d'A* rezzo du pallium , il* le reçut , des mains du Ponlife, dans la chapelle secrète du palai» du Quirinal. Créé et déclaré cardinal le Sfc septembre 1731, il est le premier de son ordre, depuis la réforme, qui eût été élevé h cette dignité. Le 22 novembre suivant, il reçut le chapeau dans un consistoire public» avec le cérémonial accoutumé, et le 17 sep* tembre, Sa Sainteté fit, dans un consistoire secret, la fonction de lui fermer et ouvrir la bouche, en lui assignant le titre presbytéral de Saint-Mnrlin aux Monts, dont il prit so» lennellement possession dans l'église de Saint-Sylvestre et de Saint-Martin, le 30 du même mois. Le Pape lui assigna en même temps les congrégations des évéques et des réguliers, de Tlmmunité, de la Discipline r<^^ulière et des sacrés Biles. Le 28 février 1732, il le déclara vicaire-général de Rome et de son district, à la place du feu cardinal Maréroschi , Sa Sainteté l'ayant dispensé de la teneur d*une ancienne bulle, suivant laquelle celle dignité ne pouvait être conférée qu'à un sujet de l'Etat ecclésiastique, et jamais à un étranger. Les fonctions de cette charge ne permettant pas au cardinal Guadaçni de résider en son évèché d*Arezzo, il s'en démit en novembre 1732, avec réserve d*une pension de douze cents écua. GUALTEKIO (Charles), né à Orviéto, dans l'Etat ecclésiastique, avocat consisto* rial, référendaire de rune et de Tautre signature, fut promu au cardinalat, dans le consistoire du 6 mars 1651^, par Innocent X,
aui lui donna l'archevêché de Fermo, dont se démit en 1068. — Frappé d'a|>oplexitt le 1'' janvier 1673, il mourut le même jour, en la dix-neuvième année de son cardinalat et la 58' de son âge.
GUALTERIO (PhilippiAntoine), né le 24 mars 1660, è Saint-Quirice de Ferma, dans la Marche d'Ancêne, d'une famille très-ancienne originaire d'Allemagne, fui élevé, jusqu'à l'âge de 12 ans, par les soioa du cardinal Charles Gualterio, son graadoncle, alors archevêque de Fermo. — A l'Age de 12 ans on renvoya à Rome continuer ses éludes au collège Clémentin. Lora- Îu'il eut fait sa philosophie, il retourna à ermo, où il fit un cours de droit, et un autre de théologie, et h l'âge de 19 ans il fut reçu docteur en ces deux Tacultés. Betourné à Rome, il s'y perfectionna dans l'étude des lois sous Dominique Targi, son parent, depuis cardinal, et évèque de Feiw rare. Il n'avait pas 25 ans,* lorsqu*il fut admis au nombre lies prélats référendaires de Tune et de l'autre signatures. Dans la suite il eut successivement l'inspection générale de Tannone, c'est-à-dire, des appro*
uoviceSy plusieurs fois prieur du couvent de ^ visionnements • et les gouvernements de
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■M^risp^erinOy de Fabrieno, d*Iesi« du duché de Cl! ftnerinOt de Noire Dame de Lorette, et tffatn la fice-tégation d*Avigi\on. Il unissait Ni qoainième année de cette vice-légation» quand le Pape lnno«'enl XII le nomma nonce en France le 27 février 1700. Aimant les Français, quMl se plaisait h appuyer de son crédit, il lut reçu avec empressement h Paris et à Versailles. Il se plaisait en France, et on y était content de lui. Rome n'élait pas moins salisfaite de son administration; et« avant de le rappeler en Italie, Clément XI lui conféra l'abbave de la Trinité dans 1a duché de Milan, le nomma h Tévêché d*Imola, le fit cardinal on 1706, et le dési-
E' na légat a latert! dans Ravenne et toute la oroagne. Cependant il quitta la France UTec regret après sii ans do nonciature : son amour pour les lettres Vy avait lié avec Habillon, Malebranche, L*Hopiial et d'autres savants. Il visitait assidûment les bibliothèques publiques. Taisant des extraits de nos manuscrits uniques ou rares, et recueillant les matériaui dont il avait besoin pour une histoire universelle, h laquelle il travaillait depuis Tâge de 20 ans, et qui, suivant de Boze, eût été véritablement la bibliothèque du monde. Il fit embarquer à Marseille tous ses matériaux, avec un choix considérable de livres de tout genre, de médailles antiques et modernes, d'instruments de mathématiques, et d'une intînilé d'autres objets ; mais toutes ces richesses périrent avec le vaisseau qui les portait. Pour lui, il était déjè arrivé dans son dio* cèse» è Imola, ouand il apprit cette triste noovelle. Il eut le courage de racheter des litres, des médailles et d'autres curiosités savantes; mais la perte de ses manuscrits élail irréparable. Deux ans après, il éprouva un sort pareil i Rarenne, où il était légat. Bàns le cours de la guerre de la succession d*Bspagne, succession disputée par les mai- •ODS oe France et d'Autriche, les troupes impériales étant entrées è Ravenne, pillèrenlsoD palais et tout ce qui lui appartenait, poar le punir de son attachement à la France , et l'obligèrent è se retirer è Rome pour r mettre sa personne en sûreté. Bn 1710, è I époque de uos plus grandes calamités, il fit arborer les armes de France k la porte d» son palais, comme pour annoncer C|ue tout Français y trouverait un asile. Loois XIV le récompensa de ce dévouement
Eir le don de l'abbaye deSaint-Remi de eims, et par une pension considérable.
Après la paix d*Dtrecht, le cardinal, plein de reconnaissance pour la France, s'empressa de venir remercier le roi, qui lui dODua le nom d*ami, le logea près de lui à Versailles, è Marly, h Fontainebleau ; et, lorsqu*après quelques mois, le cardinal voulut partir, le roi lui fit promettre de revenir lous les cinq ans, autant que sa santé le lui permettrait; mais la tombe allait s'ouvrir pour Louis XIV. Dans la nreraière année de la régence, le cardinal fut pourvu de l'abbaye de Sainl-Viclor de Paris, et nommé cbuimandeur de l'ordre du Saint-
E<tprit, dans la promotion que fit LouisXV, après sa majorité. Lorsque Louis XIV augmenta le nombre des académiciens honoraires de TAcndémie des inscriptions, le cardinal Gualterio avait eu la première place, et il ne manquait pas de la remplir, quand il venait à Paris. Il mourut h Rome le 21 avril 1728, dans la 69* année de son âge et la vingt-deuxième de son cardinalat. Malgré les pertes qu'il avait éprouvées, il laissait une bibliothèque composée de plus de 30,000 volumes, de précieuses collections de médailles, de camées, d'antiques, de morceaux rares d'histoire naturelle et d'instruments de presque tous les arts. Par son testament, qui fut ouvert le l«*ndemain de sa mort, en présence des cardinaux Rarberin et de Polignac, ses exécuteurs testamen« taires, il laissait è chacun de ses domesli • fjues six mois de gages, outre le deuil, et instituait pour son légataire universel le comte Gualterio, son frère. On trouve dans le tome VU des Mémoirti de r Académie de$ imcriptions^ son Eloge par de Roze.
GUALTERIO (Louis), né à Orviélo en 1706, légat de Rologne, fut créé cardinal par Clément XIII en 1750 et mourut en
GDARINI, Rolonais, chanoine régulier de Sainte-Croix de Mortare, nommé, en IIH, par le Pape Luce II, cardinal -évéque de Paleslrine, mourut en 1159.
GUASTALDI (Jébômi), né d'une bonne famille, h Taggia, sur la côte de Gènes « embrassa de bonne heure la carrière ecclésiastique, et alla se fixer è Rome.— En 1656, pendant la peste qui désolait cette ville, on jeta les yeux sur lui pour le charger de la surveillance des hôpitaux. Loin de décliner une nvission si périlleuse alors, il l'accepta comme un devoir, et même avec bonheur; il y déploya un zèle , une charité, un courage qui trourèrent plus d'admirateurs que d'imitateurs. Bientôt après, nommé commissaire général de la santé, il montra la même prévoyance, le même talent d'administratiout la même sollicitude pour le bien public; il savait se multiplier sui?ant les besoins. Une telle abnégation ne mène pas souvent k la fortune et aux honneurs; mais justice loi fut rendue. Devenu trésorier de la chambre apostolique, dans le consistoire du 12 juin 1673, il rut élevé par le Pape Clément X au cardinalat, sous le titre de Sainte -Polentiane. Il a?ait encore été archevêque de Rénévent et légat de Rologne, quand il mourail h Rome le 8 avril 1685. « Sous le titre de Tractatus ds avertenda ei prottiganda peife poUlieO'legalis^ Rologne, 168V, in-fol., fl a laissé un ouvrage {ustement estimé, dans lequel il a transmis k la postérité le résultat de ses observations sur la peste de Rome, et l'histoire des mesures de salubrité, de police et autres moyens qui furent emploj^és avec le plus jde succès contre cette terrible maladie. » {MicuxuDf Biographie t art. Gaiialdi. )
GUASTAVILLANI (Philippe), Rolonais .
créé en 1572, par le Paod Grégoire XIII. soo
DICTIOKNAIRE
GUI
oncle* diacre-cardinal dn li(ra de Sainte-Marie la Neuve, puis de Sainie-Marip inCo$me^ dm, carnerliogue de la saiute Eglise, mourut en 1587.
GDBRRIERI ffONZAGA j[C6sari»i;\ né h Manloue, en 17V9, fui rail cardinal par Pie Vil, en 1819. Il mourut en 1832
GDEVARRA (FeRifASD-NufiEz dk) , Espagnol, créé en 1596, par le Pape Clément VJ II, prélre^cardinal du titre de Saint-Biaise, puis de Saint-Martin aux Monts, grand inquisiteur d'Espagne, archevêque de Séviile, mourut en 1609.
GUGLIELMI (Fibabe-Jérôme), né è Jesi, en 169^, fui fait cardinal par ClémeniXIlI en 1759. 11 mourut en 1773.
GDI, évèque de Tivoli , fait cardinal en 1127, par Hooorius II.
GUI, des comtes de Caprone, de Pise,créé en 1130, (wr le Pape Innocent II, diacrenardinal du titre de Saint-Côme et de Saint- Damien, léfçat en France et on Allemagne, chancelier de TEglise romaine , mourut en
GUI fut créé diacre^ardinal du titre de Saint-Adrien, en 1130, dans la môme promotion, fiar le même Pape Innocent H.
GUI* évéque de Tivoli, fut nommé cardinal en tl3(h, par Innocent 11, dans la troisième promotion.
GUI, da Pise, fut, en 1140, créé diacrecardinal par le Pape innocent H.
GUI MORICOSI.daPise, fut, en llii,créé par Innocent II, diacre, puisprètre-cardinal du titre de SainW-Laurent m Domoso.
GUI, Français, nommé, eu IIH, diacre* cardinal du titre de Sainte-Marie m Porêicup mourut en 1156.
GUI DE CRÊMË, diacre-cardinal, nommé par Eugène III an 1150, puis prôlre du titre deSaint-Calixte, fut antipape sous le nom de Pascal III.
GUI, Romain, créé en 1305, par le Pape Innocent III, diacre -cardinal du titre de Saint- Nicolas m Carcere^ puis évéquo de Paleatrine et légat en Lombardie , mourut en 1227.
GUI, curé de Grînfort, dans le diocèse de Ourham, en Angleterre, fut créé diacrecardinal du litre de Saiut-Adrien en 1237, par Grégoire IX, Pape de 12S7 è 1241, et
3ui créa quinze cardinaux pendant ce règne e quatorze ans.
GUI GROSSUS ou GUI FOULQUE, Français, archevêque de Narbonne, créé ef)1261, |)ar le Pape Urbain IV, cardinal-évèque de Sat>ine, fut Pape sous le nom de Clément IV. ^^
GUI, né en fiourgogne, &t)&é et chef de l'ordre deCIteaui, alla à Rome sous le pontiflcat d*Urbain IV, qui le créa cardinal en 1262. — Clément Iv l'envoya en qualité de légat, dans les pays septentrionaux, avec pouvoir de terminer le différend qui s'était élevé entre le roi de Dauemaik et Tarchevéque de Lunden. Arrivé en Danemaik, il fit mettre en liberté Tarchevêque de Lunden, qui était retenu en prison depuis l'civénement du roi Cbristopue I",et leva l'interdit
qui pesait sur ce royaume. Ce prélat, .lOurui en 1273, peu d'années après son reu ur en litiWe. {Voy. Ughclli; — Kbatitz; — Au-
BBRT.)
GUI D'AUVERGNE, Gis de Robert VHI , comte d*Auvergne, et de Marie de Flandre, sa seconde femme, archevêque de Lyon on 1340, fut, deux ans après, éh^vé au cardinalat par Clément VI. Ce Pontife, après avoir réduit le jubilé de cent è cinquante ans, envoya en 1350 le cardinal d'Auvergne avec le cardinal tjeccano, è Rome, pour y faire l'ouverture de l'année sainte; ils y apaisèrent la sédition excitée par Rienzi. Peu après, Gui d'Auvergne alla en qualité de légat en Hongrie et en Espagne. Après avoir été encore employé en France, il fut de nouveau envoyé par Grégoire XI en Espagne, |M)ur rétablir la paix entre les rois de Castille et de Portugal. 11 réussit dans sa mission pacifique, et, h son retour, il mourut àLérida le 25 novembre 1373. Son corps, transporté en France, fut inhumé dans l'abbaye du Val-Luisanr, dile duBouchet. en Auvergne. (Voy. RosQUET, Vita Clemeniii VJ ; — Justkl, iBÎMt. d'Auvergne; — FnizuN, Gallia purpurala ;— Sâintb-Mârthb, Gallia Christiana ;— Onupabe; — CuGONius, Vilœ et gesta Aotnan'orum fontificum ei cardinalium ; — Ao-
BBRY«.)
GUIRÉ (RoBEBT de) était fils d'ÀdonH de Guibé, gentilhomme breton, et d'Olive Landais, sœqr de Pierre Landais, tailleur d*babits, qui devint favori du duc de Rretagne. Robert de Guibé eut part è la fortune de son oncle; et parle crédil de celui-ci, obtint successivement plusieurs évècbés. En 1Û3, il fut uommé è celui de Tréguier; en 15fA, transféré h Rennes, et, en 1506, de Rennes h Nantes. Après la mort de François II, duo de Bretagne, il suivit l'héritière de ce prince, la reine Anne, femme du roi Charles Vli|, puis de Louis XII. Ce dernier l'envoya comme ambassadeur à Rome, pour y soutanîr les intérêts de la France, et lui obtint le chapeau de cardinal, qu'il reçut en 1505, du Pape Jules II. Toutefois lePontife sut .«^i bien circonvenir le cardinal de Guibé, qu'il la gagna contre le roi même. Louis XII le priva du revenu des bénéfices qu'il avait en Franca; de sorte qu*à peine pouvait- il subsistera Rome, où il mourut en 1513. En 1511 il s*élait démis de son évéché de Nantes en faveur de François Hamon, son neveu, duquel nous avons un Bréviaire de fan 1518, un Rituel et un Hissel. (Voy. Travebs, HisL abrégée des évéques de Nantes; — Guiguardih, ÂifX., liv. IX et x;— d'Argentré , Hi$t. de Bret. , liv. XXX ; — Frizon, GaUia purpurata; — Sainte-Marthe, Gallia Chrittiana; — Aubb- RV, Uist, des cnrd,)
GUIDI(RoutJALD}, ni'5 CésèneenlT32, fut fait cardinal par Pie VI, en 1778. Il mourut en 1780.
CUIDICCÏONI ou GUIDUICCIONI (Babthélemy) sorlail d'une di»s meilleures familles de lu ville de Lucques , en Toscane, où il naquit en U70. — Après avoir étudié les sciences humaines, la théologie et la
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Jurisprudence, il se fit connaître h la cour de Rome « où il Tut « comme on disait autrefois , domestique (c'est-à-dire faisant partie de la maison) du caniînal Farnèse, qUi le fit ▼ictire général dans Tévôché de Parme. Ce cardinal » ayant ceint la tiare sous le nom de Paul lit, rappela Giiidiccioni , qui 8*était retiré h la campagno, près de Lucques, oii il était tout entier à Tétude des lettres et aux eiercîees de piété. En 1539, il lui donna le chapeau de cardinal avec les évôchés de Gliiusi» de Théramo et de Lucques, le fit gouverneur de Rome, dataire , grand pénitencier, e(c. H avait remis les deui premiers évèchés au Papo» et résigné le dernier à son neveu, tl mourut le 28 août 1549, âgé de 80 ans. Son corps fut transporté dans son église de Lucques , où Ton voit son tombeau. On a recueilli de lui vingt volumes de droit et quelques petits traités. {Voy\ Vbmeua • Ilalia sacra ; — la Roghepozat, Xomenclutor eardinaliwn ; — Onupbre Pan-
▼IRI; — AUBEBT.)
GDIDIGCIONI (Jbam], érudit et poêle itatien, el de la même ramille que le précédent, naquit en 1480. — Il fut élevé auprès du cardinal Farnèse, qui , en 1534 , parvint au souverain pontificat suus le nom de Paul Ilf. Dès 1534, le Pape Clément Vn fit Guidiccioni évoque de Fossombrone, dans r&at ecclésiastique. En 1535 , Paul III le fit
fouverneur de liome, et, |)eu après, il l'Dvoya, en qualité de nonce, auprès de Charles V , que ce prélat accompagna dans sim espédition contre Tunis. En 1539, il fut fait gouverneur de la Romagne, et de la Marche en 1541. Il mourut dans ce môme temps, à la veille d'être promu au cardina* Iai. Outre ses poésies , Guidiccioni a laissé un grand nombre de lettres, de discours, de satires adressées h Triphone Gabriello, ap-
E^lé le Sacrale de son temps. Le stvle de uidiccioni est noble , soutenu dans les sut'ets graves et héroïques: il réussissait plus leureusement dans ces suiets que dans les sujets légers. // pensait bien tout ce quit disait , et en faisait encore penser beaucoup davamiagef suivant un critique italien. Les QJBuvres d« Guidiccioni ont été plusieurs fqis réimprimées.
GUIDOBONO CAVALCHINI (Fbançois), né à Tortone en 1755 , fut fait cardinal par Pie VII en 1807. Il mourut en 1828.
GDIJENO ou SILICEO (Jban-Hartiiibz), né à Villagarcia, en Castille , d*un pauvre laboureur, nommé Jean-Martinez Guijeno , eide Jeanne Mugnos , changea depuis son nom de Guijeno en celui de Siliceo. — Il commença à apprendre la grammaire h Uéréna , petite ville près de Villagarcia , où il revenait les samedis prendre uu pain pour toute la semaine. On dit même que, ses parents ne pouvant toujours lui en fournir, il fut obligé de servir du sacristain dans Téglise de son village. Depuis , il fit son cours de philosophie h Sévitle, et résolut d*alier h Romii. Mais en passant par Valence, il fut contraint de s'y arrêter quelque temps, et un gentilhomme lui contia la conduite
DlCT10!l?f. DES CaRD1?IAUX.
de ses enfants. Dans cette ville il se lia avec un religieux, qui lui conseilla (faller h Paris, plutôt que de tourner ses pas vers Rome. Il suivit ce conseil , et n'eut pas è s*en repentir. Car, outre les secours qu*il trouva dans cette ville pour subsister, il obtint une place de régent , et fit de grands progrès dans la théolOj];ie. Revenu en Espagne, il y enseigna la philosophie dans rùniversitû de Salamanque , fut théologal de Coria , et choisi pour Atre prédicaleur de Philippe , infant d'Espagne, fils de l'empereur Charles Y. Il fut aussi aumônier et confesseur du prince, qui lui fit donner Tévôché do Carthagène , et, en 1543, l'envoya pour recevoir, a Badajoz, dona Maria, inrante de Portugal , sa fiancée. Le môme infant , qui fut le roi Philippe n, lui fit aussi donner l'archevêché de Tolède. Siliceo fit de grands présents à son église, et fonda deui maisons. Tune pour l'éducation de quarante jeunes garçons,
Su'on élevait dans la piété pour le service ivin , l'autre pour autant de tilles pauvres de naissance irréprochable. Elevé en 1555 au cardinalat par h? Pape Puu! IV, il mourut le 31 mai 1557 , Agé de près de 80 ans. Ce prélat a composé des parap'irases sur It Pater nosterf et sur VAve Maria^ pour l'instruction de ses diocésains. Lorenço, son frère, s'allia h la maison de Carvajal , et épousa dona Francisca de Medina-Suerte.
GDILLAUVIE, évoque de Paleslrine, fut fait cardinal par Calixte II, en 1119. Après la mort d'Honoré II , il contribua à Téleotion d'Innocent II (contre Anaclel II). Il mourut en 1140.
GUILLAUME MATINGUS , natif el archidiacredePavie^crééen 1155, par AdrienlV, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie m Yia lata^ puis prêtre du titre de Saint- Pierre-ès-Licns, évêque de Porto et de Sainte- Rufine, légat en Allemagne, en France et en Angleterre, mourut en 1177.
(iUlLLAUMG, évêque de Modène , nommé en 1244, par le Pape Innocent IV, cardinal* évêque de Sabine, puis légat en Livonie, en Suède, en Norwége, mourut en 1251.
GUILLAUME DE TALLIANTB, Français, abbé de Saint-Facond , diocèse de Léon, créé en 1244, par le Pape Innocent 17, prêtre-cardinal du titre des Douze-Apôtres,
GUILLAUME DE BRAI, né dans la ville de ce nom , au diocèse de Sens , fut doyen de Laon, archidiacre de Reims, créé, en 1262, cardinal par le Pape Urbain IV, el mourut à Orviéto le 19 avril 1282. — Son épitaphe, qu'on voit aux Dominicains d'Orviéto, apprend aue ce cardinal était juris« consulte, mathématicien et poêle. (Voy.
Fajzopi, GaiUa purpurata; — Aubery, Hisi. des card ; — la Rochcpozat , Nomenclator cardinalium; — Ciaconius , Vitœ et gesta Roênanorum Poniificum et cardinalium.)
GUILLAUMR DKS FORGES. Français, fait en 1305, par le Pape Clément V, son parent, diacre-cardinal du titre de Saiut-Côme et de Saint-Damien, puis prêtre du titre do Sainle-Pudeutiane, mourut en 1311.
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nUlLLAUME TESTA , Français, créé, en 13fô, diflcre-H^ardinal , puis prêtre du titre ée Saint-Cjrriaque par le Pape Clément V , mourut en 13(5.
GUILLAUME D*AURE; Français, créé, en 1337, par laPape Benoit XII, prélro-caniinal du (ilre de Saint-Etienne in Calio monU,
GUILLAUME, créé, en 1378, prAlro-cardinal He Saint-Eusèbe par Urbain VI , Pai'e de 1378 et .1389, et qui créa cînquante-six cardinaux, mourut en 1378,
GUILLAUME DE CAPOUE, archevêque defialerne, nommé, en 1378, par le Pape Urbain Vl, diacre-cardinal du titre de Sainte- Marie in Coimtdin^ et prôtre du titre de Saint-Eusèbe, mourut en 1389.
*^ GUISE fLouis I^deLoiirainr, cardinal do], abbé de Saint- Victor, de Moissac, de Bourgueil, de Saint-Germain dAuierre, était frère de Cliarles I**, cardinal de Lorraine, archcTÔque de Reims. — Toy. Chablbs. — Né le ^ octobre 1527, et destiné À la carrière ecclésiastique, \\ fut sticcessivemont élevé aux érèchés deTroyes et d*Albi, et, en ISGO, à TarcheTâché de Sens, qu*il céda ensuite è Nicolas de Pellevé. En 1553, promu au cardinalat par le Pape Jules III, il se trouva, en 1559,'iiu conclave qui élut Pie IV, et fut pourvu, en 1568, de Tevéché de Metz, qu'il gouverna avec .zèle et prudence jusqu'à sa mort, arrivée à rParis, le S8 mars 1578; il était âgé de 56 ans. «.C'était, » dit l'Estofle avec sou cynismeaccouturoé,«'un bon homme peu remuant ; on Tamieliiit le Cardinal des bouteille*^ parce qu'il les aimait fort, et no se mêlait guère d'autres affaires que de celles do la cuisine. » {Voy. 0?iupbrb et PbtraiiKLLABius, Vita Pontificum^ etc. ; — Frizopi, GalL purp, ; — Aubery, Hi$t. des cardinaux: — Saintb-Marthb, GalL Chinst.: — Le P.
Anseliir, Hiêt, généalogique el chronologique de la maison de France ei des grands officiers de la couronne,)
^ GUISE (Louis II de LoRRiurc, cardinal de), neveu du précédent, et né à Damnierre eu 1556, était fils de François, duc de Guise, tué au siège d'Orléans par Poltrot, et d'Anne d'Esté. Frère de Henri T', due de Guise, il succéda à son oncle, le cardinal Charles de Lorraine (Voy, Cfarles) sur le siège archiépiscopal de^eims^ où il tint, en 1583, un synode provincial — Dèsi57S il avait été revêtu de la pourpre parGrégoire Xlll. Plein d'ambition, il fut un des agents les plus zélés de son frère, chef de la Ligue^ laquelle, sous un semblant de politique, n'avait d'autre but
3ue de défendre la religion. Présidant l'ordre u clergé aux états généraux de Blois, il attaqua publiquement le discours prononcé par Henri III à l'ouverture des étais, el arracha an faible prince la promesse de supprimer les passages qui déplaisaient au cardinal. Tant d'audace acheva de déterminer le roi.è s'«n défaire ainsi que de son frère. Mais sa Qualité de prince de l'Eglise, et la «cainte .aun soulèvement tenaient Henri dans riodécision. Le cardinal était dans la
salle des étals, lorsque son fière fui massacré . par les gardes apostés. A «es cris, il se leva en disant : FotVa mon frère qu'on tue! Les maréchaux de Retz et d'Aumontle retinrent; et on le conduisit, dit l'Entoile, dana un galetas bftti peu de jours aupararani, ei il y resta enfermé le reste du joor. Le roi^ instruit que le clergé allait réclamer son pi:ésidenl, prit l'avis de son conseil. On jugea nécessaire la mort du cardinal, et quatre hommes se chargèrent de le tuer, moyen-* nant quatre cents écus. Cet assassinat fut consommé le 23 décembre 1588. On .prétend que le cardinal avait coutume de répéter qu*il ne mourrait point content ^ull n'eûl rasé le roi Henri ill pour le faire moine. Aussitôt après ce grandi acte de politique, il parut une foule d*écrits justiGcalifs des Guise. IVoy. Miro^c, helation de la mort de M. de (jtitsc; — dbThou, I. xciii; — LeP. An*
SBLHB; — AUBERT.)
CUISE (Louis III dk Lorrains, caniinal de), archevêque de Reims, abbé de Saint- Denis, de Cluny, de Saint-Remi de Reims« de Corbie, d*Orcamp et. de Saint-Hilaire de Poitiers, protecteur de France à la cour de Rome, où il n'alla point, était le troisième 61s de Henri duc de Guise, tué k Blois. — Né le 23 janvier 1575, il fut destiné jdès l'enfance à l'état ecclésiastique, pour lequel il n'*avait aucune rocation. En effet, ayant eu une •difficulté avec le duc de Nevers, il lui proposa de vider le différend par l'épée. Ils étaient eur le terrain, lorsque le roi, mstruit de la querelle, flt arrêter le cardinal. Rendu è la .'ibertét celui-ci obtint quelque temps après de suivre le roi Louis XIII dans son expédition de Poitou; il se signala même h Tattaque de Saint*Jean-d*Ai)gély ; maîs« tombe malade, il se fit transporter à Saintes, où il mourut le 21 juin I62I. Il témoigna, dit-on, en mourant, un vif repentir d*avoir mené une vie si peu conformé è son étal. Il avait eu de Charlotte des Essarts, une des maîtresses de Henri IV, cinq enfants, qui tous se produisirent avantageusement dans le monae. Quoique seu^envent sous-diacre, il était pourvu de beaux bénéfices, et, en l'Ois, il avait reçu do PanIVIe cardinalat. On ditqu'après la mort de Henri IV, il avait épousé Charlolte, au moyen d*une dispense d<i Souverain Pontife. [Voy. Moréri.)
GIIZSiAN ET HARO (Henri de). Espagnol, créé par le Pape Urbain VIH en 1626, cardinal à TAge de 21 ans, mourut eu 1626.
GCZMAN (Diego dr), sorti de la noble maison espagnole de Guzman,fut aumônier des rois Philippe ni et Philippe IV, président du conseil de la croisade, et exerça diverses autres charges* considérables.
Nommé ensuite patriarche des Indes, archevêque de Tyr, cardinal en 1629, par le Pape Urbain Vill, puis archevêque de Séville en 1630, il mourut le 21 janvier 1631. Ce prélat a écrit en espagnol la vie de Marguerite d*Autriche, reine d'Espagne. {Voy. Ni« colas Antonio, Bibliotheca Uispana, — le continuateur de Ciaconius.)
IIAR
DES CARDINAL X