‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 130 sur 350 · HEN · texte numérisé non relu

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HAEFFELIN. Nous lisons dans VAmi delà religion du 12 septembre 1827:

« Mgr le cardindi Haeiïelin, un des membres les plus âgés du Sacré Collège» Tient de mourir è Rome. Casimir Haeirelin, né le 12 janvier 1737 h Minfeld, dans le duché de Deux-PonlSy entra dans l'étal ecctésiaslique, et parait avoir eu |[)art à Téducation du feu roi de B/irière, qui était né prince de Deux-Ponts. Il devint ensuite son bibliothécaire, obtint te titre d'érèquedeChersonèse, et fut membre d*une société litté* raire établie k Munich sous le titre d'Académie minerrale; c'est ce qui donna lieu è Tabbé Barruel de le comprendre parmi les

E artisans de l'illuminisme. Le cardinal pulia è ce sojel, en 1818, une déclaration que nous avons insérée teituellement dans ce journal, tome XVI, n* 3%k ; nous avons donné aussi, n*fc05, une lettre de Tnbbé Barruel, relative è cet objel.M.HaeUTelin était depuis quinze ans ministre du roi de Bavière À Home, quand il fut déclaré cardinal le6 avril 1818. C'était lui qui avait été négociateur

Înur le concordat de Bavière , conclu RomeleS juin 1817, et le chapeau fut la récom|)ensH de son zèle et de ses soins. Le cardinal HaeffeliD continua de résidera Rome comme ministre de Bavière près le Saint- Siège; il avait le titre de Sainte-Anastasie et était membre de diverses congréçntinns. il est mort à Rome le 27 août dernier dans M 91* année. »

HALAN (Robbrt), Anglais de nation, vivait sous les règnesde H^^nri IVel de Henri V. — Né è Oxford, il fut successivement chancelier de Tuniversité de cette ville en H03, arehidiacre de Cantorbéry, évèque de Salisburjr, |Miis créé cardinal en 1^11 parle Pape Jean XXII. Ses talents bien connus le firent i'hoîsir pour être un des députés chargés de refTésenter le clergé anglais aux conciles de Pise et de Bâîo. Il mourut en H17.

HARRACH lËR.^iEST-ALBEaT, comte di^), fils defCharles, comtede Harrach, né à Vienne te 25 octobre 1598, fut élevé h Rome au collège des Jésuites allemands, où il écrivit son Opus fyiii(io/fC/icum,dédiéau cardinal Scipion Bt>rghèse.— Dans la suite il fut de la chambre du Grégoire XV; en iG23Jl obtint l'archevêché, de Prague. Urbain VIII, h la solli- Gitatiou de l'empereur Ferdinand II, féleva au cardinalat, le 9 janvier 1626, en lui conférant le titre de Sainte-Praièie ; il lui donna le chapeau è Rome. L'empereur se servit du cardinal pour chasser do Prague les prédicateurs luthériens, et apaiser en Bohême les troubles de religion. En 1627, ce même cardinal couronna Eléonore, l'eiiiiiiede l'empereur Ferdinand II, et Ferdinand III ; en 1637, Marie-Anne , première femme de Ferdinand III; en 16i6« le roi des Romains Ferdinand IV ; en 1655, Léopuld, et entiii Eléonore» troisième femme de Ferdinand III,

comme rois et reines de Bohême. Le dernier le nomma son conseiller privé on 1637, et renvoya è Rome auprès dlJrbain VIIL llirrach était au<;$i gran*! matlrc^ de Tordre de la Croix de rétoile rouge^ en Bohême, en Silésie e*. en Pologne; chancelier de l'université de Prague, et comprotecteur des Etats héréditaires de l'empereur. En 16H, il faisait partie du conclave où fut élu Innocent X, successeur d*Drbain VIII. La même année, il fut arrêté dans son palais par le colonel Kanenberç, lorsque les Suédois s'emparèrent d*une partie de Prague : il perdit, en cette occasion, une partie de ses biens, et dut sa tiberti^ au cardinal Mazarin, qui fit solliciter pour lui auprès de la reine Christine, moyennant quinze mille écus de rançon et un billet de sa main, par lequel il promettait de ne point se venger. Le29octob e 16V8, Il bénie le mariage do Philippe IV, roi d Espagne, avec Marie-Anne, fille de Ferdinand III, e* ensuite accompagna la nouveMe reine, au nom de rempereur.jusaue sur les frontière.^ d'Italie. Le I mars 165i, il assista à Tactc solennel par lequel les doux académies dn Prague, la Clémentine des Jésuites, et It Caroline fondée par Charles IV, furent réu nies en une seule, sous le nom de l'unirei site de CarolO'Ferdinande 9 dont le Jésuite Molitor fut le premier recteur. L'année suivante, il entra dans le conclave qui élut Aleiandre VII, et contribua bHaucoup à l'érection du nouvel évêché de L'Mtmeritz, en Bohême. Nommé h l'évêché do Trente, après la résignation de Sigismond-François, archiduc d'Autriche, il assistait encore, on 1667. au conclaveoCifut éluClémontlX, et, tombé malade à Vienne, à son retour, le 11 octohro, il y mourut le 15 du même mois 1667. {Voy.CÀnuFFk^Gennania eacra; — le P. Bal- Bifi,/1fifce//aiieff Bohem )

HÊLIE DE SAINT-IRIER, Français, évêd*Uzès, créé, en 1356, par le Pape Innocent VI, prêtre-cardinal du titre do Saint- Etienne in Calio monle^pw'is évèque d*0$tie, mourut en 13G7.

HENNIN BOSSDT DE CHIMAY (Tbomas- Philippb dk), appelé leCardinali d Alsace^ second fils de Philippe-Anloitie de Hennin, comte de Boussut, prince deChimay, chevalier de la Toison d'or, et d'Anne-Louise de Werregcken, naquit h Bruxelles le 22 novembre 1680; il était connu dans sa jeunesse sous le titre de comte de Beaumont. — A l'ûge de 17 ans il fut nommé, par le roi d*Espngne Charles II, à la prévôté de Téglise cathédrale de Gand ; et, anrès avoir fait sa phi4osophie è Cologne, il alla à Rome y étu* dia en théologie dans le collège germanique de Saint-Apollinaire,' et est le premier qui y soutint des thèses polémiaues en présence d'une nombreuse assemblée de prélats et de docteurs. Après quatre ans d'études, il prit le bonnet de docteur dans l'université grégorienne, et «^eçut ensuite la prêtrise. De retour

fini

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