HUN
il se rendait h Téglise, sans gardes, pour assister aiïi Vêpres, ils regorgèrent sur Tautel même. H(*rbort alla en Italie, où lo Papo Ale!ianJre il! le fit archevêaue de 6énéveni, et cardinal en tl78. Il a écrit VHiS' loir» de la tnorl de saint Thomas^ dont fait mention Baronîus dans le tome XII de ses Annaleê eceiésiaêliques ^ et une Relation de ses pèlerinages.
HERBERT. — Voy. Jacqobs.
HERM AN , sous-diacre et notaire apostolique, fut créé prêlre-cardinal du litre de Snime-Susanne en 116^ par le Pape Alexandre 111. (|ui régna de 1159 à 1181.
HERMAN, fut nommé, en 1180, par le Pape Alexandre Itl , diacre-cardinal du titre de S.-iint-Ange.
HÉRULO (Bérard), né h Narni, en Ombrie, après avoir fait de bonnf^s éludes, fini, jeune encore, à Rome, où il fut référendaire apostolique, puis auditeur de Rôle.— Il était évêqtie de Spolète quand le Pape Pie II le fit cardinal en U60, et t'envoya h Pérouse en qualité de légat, flénilo, habile jurisconsulte, homme d'une droiture et d'une équité bien connues, était d'une opiniAlreté obstinée. Il en uni avec une hauteur ridicule à Jégard de Frédéric, second tlls de Ferdinand, roi de Naples, qui vint h Rome, et qui fut logé dans le palais du Vatican, par ordre du Pape. Tous les cardinaux lui firent visite; Hérulo manqua seul à cette civilité. On lui en demanda la raison; i\ répondit qu'il Toulait conserver l'honneur du cardinalal; ajoutant qu^ja prince de l'Eglise ne devait point de visite au second fils d'un roi tributaire du Saint-Siège. Hérulo, évêque de Sabine sous le pontificat de Sixte IV, mourut à Rome le 3 avril 1479. (Voy. les Conimeniaireê de Pie II ; — Garimbert; — Ciaco?iius; — Osuphrk; — Ughelli; — Au-
BBRT. )
HERZAN DE HARRAS (François), né à Prague en 1735, ministre pléiiipoientiaire près le Saint-Si(^ge , fut fait cardinal par Pie VI en 1779. Il mourut eu 1804.
HESLER fCiEORGEs), né à Wurtzbourg, ville atijourd hui à la Bavière, Irouta moyen de se faire connaître h l'empereur Frédéric III, qui renvoya comme ambassadeur en France, et lui obtint, en H77, de Sixte IV, le chapeau de cardinal. — Hesler se noya en passant le Danube dans un bateau, en septembre 1482. Garimbert ne fait pas Téloge de ce cardinal. {Voy. Philippe db Comikbs, llv. IV, chnp. 2; -~ Garimbert, I. iv et vi;
— AUBERT
HESSE-DARMSTAD (Frédéric de), fils de Louis 1«', landgrave de Hesse-Darmstad, et de Madeleine de Brandebourg, nacpjii le 28 février 1616. et se fit catholique en 1636. Ch^ valier de Malte 4't grand prieur d'Allemaune, il se signala comme général des galères de la religion, et fut revêtu de la pourpre, par le Pape Innocent X, le 19 février 1652. Nommé par l'empereur prolecteur d*Allemagne, évêque de Breslau en Silésie, Tan 1670^ puis gouverneur de Si-
lésie, il mourut le 25 février 1682, Agé de 66 ans.
HIEROME, chanoine régulier de la congrégation de SainUFridien de Lucqne»j fiH créé, cnll6(, diacre-cardmal du titre do Sainte-Mario la Neuve, par le Pape Alexandre III, qui, pendant un règne de vinçrt-deux ans, créa cinquante cardinaux en cinq promotions.
HIEUOME ASCDLANO (db Pjsr), généra) de l'ordre des Frères mineurs, créé» en 1878, par Nicolas III, prêtre-cardinaF du* titre dé Sainte-Pudentfane , puis évêque de Palês- Irine, fut Pape sons le nom de Nicolas IV.
HIEROME SODCHIER, Français, ahbé de CIteaux, fait, en 1568, par le Pape Pie V, prêtre-cardinal du litre de Sainl-Uattbîea,. mourut en 1571.
HILDEBERT fut créé, en 1180, par le Papo Alexandre III, prêtre-cardinal du tîtrB (ït*s Douze-Apôtres.
HILDEBRAND GROSSUS, Bolonais, curé de Saint-Germinian de Modène, créé en 1150, par le Pape Eugène III, diacre-cardinal du litre de Saint-Eustache, puis prêtre du titre des Douze-Apôtres, fut évêque de Modène.
HOHENZOLLERN-SIGHARINGKN (EitbIi^ Frédébig dk)^ fils du comte de Hohenzollern (petite principauté sur le Danubo, ait sud de Sluttgardk né le 16 septembre 1583». chanoine de Cologne et de Strasbourg, c/r» mérîer du Pape Clément VIII, nommé cardinal par le Pape Paul V, le 11 janvier 1621, élu évêque d*Osnabruck en 1623, mourut le 25 septembre 1625, non sans sou()^ çon de poison.
UOMODEI (Louis), Milanais (de la famille du célèbre jurisconsulte Signorclla Homodi'i, qui florissait à Milan vers 1390)» nommé, en 1652, cardinal par le Pape Inuo-^ cent X, i}{ légat d'Urbin, mourut on 1685.
UOMODEI (Louis), neveu du précéiient,.
clerc de chambre, créé cardinal, le 13 février 1690, par le Pape Alexandre VIII, mourut 1» la avril 1706, Agé de 50 ans.
HONORATI (Bbanabdin), né h lësi en 172^, év(^que de Sinigaglia, fut tnii cardintl par Pin VI l'U 1777. li mourut en 1807.
U0N0RIUSII,Laiibebt dbFAGNAN, évêque d*Ostie, parvint au pontiticat d^'uno manière extraordinaire. — Après la mort di Calixte II, les cardinaux élurent Thibaud» cardinal du litre de Saint- Anastase, qui prk le nom de Célestin ; mais tandis qu'on chantait le Te Deum^ en action de grâces de celte élection, Lambert était proclamé Pontife par Robert Frangipane et son parti, qui était l'on puissant. Célestin abdiqua volontaire ment,, et Uonorius prit le même parti ; mais \^3 cardinaux, approuvèrent Télectlon du dernier, le 2t décembre 112V. [Voy. le DicL den Papes.)
HONORIUS III,. Cencio SAVELLI, noble Romain, nommé cardinal en 1192 par Célestin III, fut élevé au pontiticat, dans la ville de Pérouse, le 17 juillet 1216, le lendemaiode la mort d'Innocent III. — Camérier de rSglise romaine sous Uément 1I1« il étailr
nos
DICTIONMr sKE
nos
MM
devenu soccessivemenl cArdinaUdiacre du litre de Saintr-Lucie et cardinal-prêtre du litre de Saint-JeaD et de Saîpl-Paul. {Vop. le Dirt. dei Papeâ.)
HOKOBIUS IV (Jacques SA VELU), Romain, fut élevé sur le Saint-Siège, à Pérouse, le S avril t385»qualre jours après !a,njori de Bfartio IV, son prédécesseur. 11 avait été rréé cardinal, en 1261, par Urbain IV. {Voy. le Diet. des Pnpts.)
HONOUIUS, antipape, s*appelait CADA- LODS ou CADOLUS, évoque de Parme;]!
lut élu P/«pe, en lOGl, par la faction de Tempereur Henri IV, contre Alexandre 11, qui avait été élevé sur le siège t»ar les cardinaux, après la mort de Nicolas 11. Cadalt)ûs fut reconnu» sous le nom d*Honoré 11, par les évèques et par les princes deçà les Alpes. Tenu avec une armée devant Rome pour prendre possession de celte ville, il fut repoussé par les troupes de Godefroi, marquis «Je Toscane, qui avait pris le parti d*Alexandre, et contraint de se retirer à Parme. Cette première tentative ne lui ayant pas réussi, il revint une seconde fois avec plus de troupes, et sVmpara de la partie de la ville, nommée Léonine, et de I église de Saint- Pierre; mais il fut encore chassé, et ses lrou(»es mises dans un si grand désordre» qull pensa être pris, et fut obligé de s*enfermer dans le château Saint-Ange, d'oCi il eut bien de la peine h se sauver, et en Irai*» tant, moyennant tinanres, avec ceux qui Tavaient assiégé. Quelque temps après, un courile s*assembla è Manloue, pour juger le différend pendant entre Alexandre et Cadaloiis. Ce dernier, après avoir donné de faibles raisons, se retira. Alexandre fut reconnu Pontife légitime, maison l'obligea à pardonner h Cadaloû^. Ce concile fut tenu, en 1064, en présence d'Uannon, archevêque de Cologne, principal administrateur des affaires d'Allemagne sous l'empereur Henri IV. Cadal iis mourut misérablement, sans avois voulu renoncer à son litre de Pape. (Voff. Léon D*OsTiB, I. m, c. 20;— Platine, wita AUxandri II ; — Baronicjs, Annalei ; — DvpiN, Bibliothèque des auteurs ecclésiasL du XI* sHeleJ)
HORNES (Aruoul de). Liégeois, évêque d'Utrecht, puis de Liège, créé prêtre cardinal en 1385» par le Pape Urbain VI, n'accepta pas et mourut en 1389.
HOSIUS (SrANtSLAs), un des plus illustres prélats du xvi* siècle, naquit en 150fc, h Cracovie, de parents qui s'étaient enrichis légitimement dans l'administration des domaines du roi. — Il n'eut point d'enfance» montra de bonne heure un grand éloignement pour les frivolités du monde» et une ()iété sincère. Elevé dans Tétude des lettres» )l fut envoyé, nour se perfectionner^ è Pa-* doue, où il se lia d'une élroite amitié avec Renaud Polus, depuis cardinal» comme lui» et où il eut pour maître Lazare Bonamicï. Après y être demeuré quelque temps» il passa i Bologne, s'y fit recevoir docteur 6n droit» et retourna i^n Pologne» où le roi Tavalt fait son secrétaire ; et» depuis» ce prince»
l'ayant avancé dans la chancellerie, lui confia les affaires les plus délicates. Hokîus, s'élant engagé dans les ordres sacrés , fut pourvu d'un cannnicat h Cracovie, et reçut du roi Sigismond-Augusterévêchéde Culm»
aujourd'hui possession prussienne; de \h il passa sur le siège de Warmie, un des plus riches de la Pologne. 11 remplissait avec zèle tous les devoirs de l'épiscopat, instruisant et édifiant son troupeau. Il combattit victorieusement, soildans la chaire, sollpar ses écrits, les apôtres de la prétendue réf(»rme» qui cherchaient è faire en Pologne (les prosélytes. Le Pape Pie IV renvoya auprès de^l'empereur Ferdinand I*', pour lai annoncer la réouverture du concile de Trente, interrompu par les guerres religieuses de l'Allemagne. On dit que ce prince, après qu'Husius se fut entretenu avec lui, et lui eut fait connaître le sujet de sa légation» lui dit en l'embrassant, qu*il ne pouvait pas résister à un homme dont la bouche était un temple^ et la langue un oracle du Saint'Esprit. En 1561, le même Pontife envoya le chapeau de cardinal è Hosius, qui était alors à Vienne; celui-ci refusa cet honneur par humilité; mais» sur l'ordre formel de Pie IV, ii fut contraint d*accepter. Pie IV lui ordonna encore d'aller rouvrir le concile de Trente» comme son légat, avec le^ cardinaux de Mantoue et Séripande. Il s*acquitla de cette mission avec tant de bonheur qu*après la clôture du célèbre concile, il reçut du Pontife une lettre flatteuse de félicitations. Une maladie» ilont ii fut afDigé assez longtemps» l'empêcha de se trouvera la vingt-.|uatrièmo session de ee concile, (|ui était la huitième du pontificat de Pie IV et où il s'agissait des mariages clandestins. Il ne laissa pas néanmoins pendant ce temps d'envoyer par écrit son opinion, d'indiquer ses répugnances, s'en remettant toujours pour le tout au jugement de Sa Sainteté. Il se retira ensuite dans son évêché, où il travaillait à retoucher quelques-uns de ses ouvrages. Les protestants rappelaient le Dieu des PolonaiSf et donnaient è Torthodoiie le nom deFot Aoiienne. Appelé è Rome» pour y traiter d'atfaires relatives è l'Eglise de Pologne, il y fut retenu par Grégoire XIII, qui le fit grand pénitencier de l'Eglise. Il mourut de la mort dés justes, à Caprarola^ où il s'était retiré pour se garantir des grandes chaleurs de Rome» le 5 août 1579^ âgé de 76 ans. Les Souverains Pontifes, et les écrivains de sou temps l'appelaient la colonne de l'Eglise^ r Augustin de son siècle. Les ouvrages d'Uobius ont été plusieurs fois imprimés, La plus complète des éiitions de stes Œuvres est celle de Cologne» 1S8V» 2 vol. in-tbl. Ses écrits de controverse en sont la partie la plus estimée. Voici les titres de quelques* uns. I. De expresso Dei verbo^ Rome» 1559; in-8*; II Diafogus^ nwn calicem taicis et uxores sacerdotibus permitti , oc divina officia vulgari lingua peragi [as sit^ Dillengen, 1SS9» iti*8*; Ui. Judicium et censura de t'adicio ministrorum Tignrinorum et Beâel*
HOS
DES CARDNAUX.
nos
ItTSP
bergensîum de dogHkate contra adorandnm irinilaiem in Poionia nuper $par$o^ 1S64; IV. Confesiio cathoiicœ fidei Chrintianœ « me txplicaiio confessionii a Putrîbuê fada in synodo provinciaii habita Pelrieoviœ.
unito 1551, Klaypnce, 1557, in-foL; Romo, Paul Manuce« 1565, in-i*. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, en Italien, en allemand, en flamand, en polonais, en anglais, en écossais et en arménien ; et imprimes dans les principales vHles de l*Europe, quelques-uns même ju^qtr'à trente fois du fÎTant de l'auteur. L*aversion que ceux qui étaient séparés de l'Eglise portaient k ses doctrines, D*a pas empêché pl^usivnirs de rendre pleine justice èce grand homme. Reicius a écrit sa Vie; Petramellarius et Viclorel son Eloge. (Yoy aussi Cbsebrard-, Ckron.: — Spoude, Annales ; — Pâllavigi!i, HiêL du concile de Trente^ liv. xiii, c. ^
Voici son éloge par le Père Alby [I6&V]. • Tous ces grands sages des siècles passés»
3ui ont recherché la vertu pour 1 amour 'elle même, ont fait encore du mérite^ aui tient k elle, comme k sa racine, la- Qne leurs mouvements; et de la conscience du mérite, Taccomptissement de leur repos; vivants comme animaucp de ^oire- (Tbatoll.), qui remâchent leur nourriture,, et se iNiissent de la vanité- d'avoir biep fait. Mais tous ceux qui ont reconut» dos vertus plus hautes que les morales, e^sur qu4 il s*est levé une Tumi^re plus pure que ceik de la philosophie, comme ils ont eu une visée plus élevée que les premiers, ils ont aussi eu des mouvements plus nobles et
Plus vigoureux au bien; àf^issant, non (lour amour de la vertu, ou des couronnes du Biérite qu'elle plie de sas branches ; mais pour Tamour du souverain bien, qui ^esl bi nn de îa vertu, et qui couronne tous les mé* sites,
« Donnons place parmi ceui-ci au cardinal Hiosiiis, qui a laissé au monde un exemple très -accompli d'un philosophe chrétien,, et de qui ses belles actions ont haussé do grade par-dessus celles de ses
Sraiids sages du siècle, j)0ur avoir été prouites selon l'esprit de la grftco, et le génie du christianisme.
« Il naquit k Crncovie en Pologne d'une ancienne et noble faniille, dans les exemples de la vcrtOy qu'il cultiva dès son bas âge, avec la science; faisant aller u*un pas égal se? avancements en Tune et en l'autre, comme un soleil qui crott depuis son lever en chaleur, et en lumière jusqu'b la perfection de son jour.
c La crainte de Dieu, qui est comme fe premier langage, et la première bande qjii enveloppe la sagesse quand elle uatt dans i*âme des grands hommes (S. Grkgor.), parut h si bonne heure dans les actions de bà vie, qu*il sembla en avoir eu l'usage, aussitôt que de la vie. Un i hacun était ravi de voir les ardeurs de sa dévotion au pied des autels. Il ne pouvait su sé|)arer de la lecture des vies des saitils, d'où comme un
soigneux peintre spirituel, il traçait sur son cœur le tableau de la vertu, accomplie sur tant de belles idées, que ce livre lui fournissait. H ne savait que deux rues à Cracovie, et depuis à Pavie, où il continua ses études; celle qui le menait au collège, et celle qui menait h l'église, où il allait toujours les yeux baissés gardant soigneuse* ment tous ses sentiments comme des tem^ptvs dédiés h l'honnêteté , et ne craignanf rieiT tant que de voir, ou d*ètre vu des femmes, desquelles il fuyait l'abord et la conversation, comme l'on fuit les serpeotsf et la peste.
« Il commença dès son jeune âge à nourrir la secrète flamme du zèle de la religion qui éclata en tout le reste de sa vie. Bt comme un bon chien qui apprend de bonne heure à abboycr en la salle la peau !du lièvre, qu'il doit après courre en la campagne, ir grondait déjà des invectiver, faisait de petites tempêtes de sa bouche contre les religionnaires, .et brûlait tout . autant de livres hérétiques qu'il pouvait ftâncoiitrer: ce qui fut comme le signal des comfiats qu'il devait livrer cimtre les noinreliiessectes, ei l'éclair des tonnerres qu'il devait lancer, et de la bouche et do la plume» contreras monstres du temps.
« Il eut à Pavie Theureuse rencontre de Lazare Bonamie pour son luattre, et de Regnaud Polus pour son compagnon de conversation et d'étude» qui lui communiquèrent avec avfntage, l'un par sa saine instruction^ l'autre par Tex^^nple de sa sainte conversation» toutes leurs bonnes qualités ; et turent pour lui, ce que Tare dn ciet est aux fleurs de la terre» quand il courbe ses cornes sur leurs boutons et les parfume d*'une céleste odeur.
« Comme il vivait dans une merveilleuse pureté d'inclinations et d'amitiés, jbI connaissait bien combien lui valaient ces deux personnes, il les suivit de Pavie à Bologne, où il acheva ses éludes, et apprit toutes les sciences qui sont capables de faire un habile homme,, prit Si^s degrés de docteur, et acquit en ces oocasions tant d'applaudissemeut eld'estim^, qu'un chacun commença à se promettre des premiers essais de sa suffisance, tout ce que donne de prix et de fruits une doctrine accomplie.
« Rn efl'et, il ne fut |uis plutôt ne retour en Pologne, que le roi jeta les yeux sur IuL pour s'en servir a4i cabinet, et pour expliquer par &a plume les plus importantes résolutions, (lesquelles dépendait le service du prince, et le salut du royaume; il entra, eucore dans la chancellerie, c'est-à-dire dans le sanctuaire dn ll^lat, pour avoir i»afrt' à ce» augustes mystères, dont la révérence fait une partie de Tobéissance dos peuples.
« Mais reconnaissant bien ques'-engageaDt tous les jours plus avant da4is les aiiîiires delà cour, il rencontrait autant d'obstacles au repos de sou âme» que de commodités pour sa fortune, pour ne corrompre la pureté de ses mœurs, il emt>rassa le sacré célibat, cl se dédia à la profession ecclésias--
HOS
HOS
flM
tique: dont il fut premièrement chanoine en l'Eglise deCracoTîe; puis nonobstant ses résistances, pourvu de rév(^ché de Cuiro, h rinstance du roi Sigismond l*' ; et sur les inviolables assurances que Sa Majesté avait prises de sa suffisance» employé en toutes sortes d*iroportantes négociations ; envoyé è Rome vers le Pape iules III et peu après en Allemagne rers l'empereur, et le roi des Romains, pour conclure un traité de paix, dont le succès salutaire à tout le royaume, fut le caractère autant de sa fidélité, que de «a sagesse génért^use dans les aflCa ires publiques.
« Il fut ensuite nommé par le roi à Té- Tèché vacant de Warmie, dans laquelle les Tices et les hérésies naissantes avaient fait de notables dégâts» et qui servit désormais d'attache è ses soins, et aux devoirs plus religieux de sa profession, de sujet h son industrie, et d'exercice aux ardeurs du zèle incroyable qu'il avait contre les fausses religions, qu'il choqua partout, comme Tad- Tersaire juré de tous les partis contraires è l'Eglise romaine, ot poursuivit sans repos comme des furies et des monstres d'enfer capdbles de jeter le désordre et le venin dans toutes les parties du monde.
« Le Pape Pie IV voulant remettre le conciJe de Trente, sursis par l'espace de dix ans, bien informé des grandes qualités de l'évéone do Warmie, l'envoya son légat vers l'empereuf Ferdinand, et Maximilicn, vers le roi de Bohème» et les autres princes d'Allemagne, pour les disposer .à consentir au concile, et a y envoyer leurs députés et ambassadeurs. A laquelle négociation il se prépara par beaucoup de prières, déjeunes et d'aumônes: et dans laquelle il se comporta avec tant de saçesse, de zèle et de piété, que l'empereur a son abord, et aus^ sitôt qu'il eut ouvert la bouche pour expliquer sa commission , reconnaissant véritable le dire de cet ancien [Socrat.)» que la bouche d'un homme sage était uu temple à l'ouverture duquel on voyait les merveilles des vertus, se leva de son trône, et se penchant sur In tête du légat, lui dit en pleurant, qu'il n*avait pas de quoi résister à un homme, de la bouche duquel le Saint-Esprit avait fait Son temple, et de sa langue un oracle.
« 11 ne fut pas moins puissant envers les autres princes, qu'il tira tous è s'accorder aux intentions du Pape et auprès desquels il donna tant de preuves de sa piété vers Dieu, de son zèle vers le public, tlo compassion vers les dévoyés et de charité vers les misérables, qu'il paraissait parmi les hommes comme s'il fût venu du chœur des séraphins; et quoi qu'il ne fût pas moins savant et habile homme qu'il était bomme de bien et fort capable de défaire par les éclairs de la vérité l'illusiGn des nouvelles erreurs quioiM^upait ces grandes provinces; si est-ce qu'il y convertit plus d'hérétiques nar les exemples de sa vertu que par les discours do sa raison, et par les effets de sa bonne vie que i>ar les paroles do sa doctrine.
« Il était à Viennp, en Autriche, occapé aux louables exercices de sa profession,
3iiand le bonnet de eanlinal lui fut apporté e la part du Pape Pie avec un commandement exprès de l'accepter sans contredit, ce qu'il fit enfin après beaucoup de larmes qu'il versa dessus et après d'honnèles reproches
3ue l'empereur lui fit, qu'il n'y avait fioinl e parti assuré dans la vertu ou l'on pensait quitter celui do l'obéissance. Il écrivit au Saint-Père plutôt une complainte qu'un rerocrcfment, avec une protestation qu'il ne regarderait jamais le présent qu'il lui avait envoyé que comme la livrée des martyrs, qui 1 avertirait tous les jours de pâtir tout, voire la mort, pour la défense de la religion et pour l'honneur de l'Eglise et du Saint- Siège, et qu'il ne gardait pas une goutte de sang qui refusAt de sortir pour d'aussi glorieux sujets.
« Deux mois après il reçut un nojjveau commandement du Pape d'aller ouvrir le concile i Trente, comme son légat, avee les cardinaux de Mantoue et de Séripande, où il se rendit en diligence, et n'y présida pas moins par l'exquise suffisance de son savoir, par la clarté de son jugement et par la gravité de son éloquence que par la dignité do sa charge q^u'il y exerça jusqu'à la fin. En
auoi il rendit de si grands services au Saintiége et k l'Eglise qu'il mérita du Pape, à la clôture du concile, une lettre de remtretment, et eut pour organe de ses louanges la bouche par laquelle la vérité souveraiiMi parle.
« Après ce grand emploi il obtint congé du Pape de se retirer en son Eglise de Warmie, où était l'attache de son cœur, et où, non une simple bienséance, mais |a nécessité des peuples et de sa charge l'appelait. Là il n'eut rien de plus à cœur que d'établir comme il fit les saints décrets du concile de Trente, et d'opposer son zèle et la force de son esprit comme un rempart de feu ot un mur de bronze aux funestes ravages de Thérésie. Là il devint un trompette do vérité et une voix de tonnerre contre les sectaires, un flambeau de bon exemple et un astre pour verser les influences de sa doctrine et de sa charité sur le petit monde qu'il avait en charge. Ce fut le premier qui donna entrée en ses provinces et en la Brussie et y fonda les Pères de la Compagnie de Jésus, pour servir d'aides et d*instrumeiils à 9es pieux desseins. Ce fut lui qui étouffa du poids de son autorité le de.ssein factieux d'introduire en l'assemblée des états la confession d'Augsbourg, qu'il appelait le brode* guin polonais et Vabcii de l'hérésie lutlii^rienne. Et ce fut enfin lui, dont la piété généreuse et agissante, comme devait être celle d'un grand prélat, s'opnosa à la puissance et aux menées des grands, soutint tout l'effort de la faction protestante, retira une infinité de personnes abusées d'entre les bons du schisme et de l'erreur; servit de bouclier à la foi, de langue à la vérité, d or- Uf meut ot d'appui aux autels, de lampe ar-
DE!i CARDINAUX.
nVG
dente et de parrumde bonne odeur à TEglise de Dieu.
€ El comme il n*j a?ait rien d'oiiif en lui et qoetoni allait h la piélô et au zèle d'avancer de tout son (louvoir te règne de Dieu* il eserça sa riclie et saTanle plume h écrire des lettres pleines de saintes ardeurs et des livres remplis d'une si excellente tradition pour la défense de l'Eglise oi des vérités Q«(holique5$, qu*il suffit de dire pour leur fecommanJation qu'ils furent imprimés en divers endroits et en différentes langues du Tîvant de Taoleur jusqu'à trenle-deux fois, et que les ennemis même de rEjjiise, pour Teslime qu*ils en faisaienU appelèrent la foi catholique romaine la foi Hosienne et te cardinal Hosius le Dieu des Polonais, en même sens que tes Huns nommèrent autrefois le grand évéque Théolime, pour ses émiuentes ▼ertus, le Dieu des Romains.
« La Pologne était trop heureuse d'avoir cet homme incomparabie, quand Rome.jalouse de ce bien l'attira en sa cour, où il no fut pat plutôt arrivé que le Pape Grégoire XIII le nomma en plein consistoire grand pénitencier avec cel éloge d'honneur» qu'il mettait entre les mains les plus nettes qu'il connaissait la charge d'absoudre les crimes des autres et de nettoyer les ordures du monde. Il exerça ce saint office dans Téglise de Saint-Pierre avec les autres moin« dres pénitenciers, avec un soin et une assi- .duité nonpareille, n'estimant pas produire d*acte de cliariié plus excellent que de retirer les âmes do leur gouffre de perdition, ni Iirendre d'emploi plus noble que de rccueilir dans ces sacrés tribunaux le sang du flls de t>ieu.
< 11 vivait k Rome dans une merveilleuse innocence et dans une grande réputation de sainteté, amassant une infinité de bonnes oeuvres dans les exercices de piété et de charité qu'il pratiquait sans relâche, quand les chaleurs excessives de Tété Tayant contraint de quitter la ville et de se retirer à la campagne, allumèrent la fièvre dans ses veines qui l'emporta en peu de jours ; il ne manqua pns néanmoins de loisir pour se préparer h sa sortie du monde et éclairer des actions de sa piété le chemin qu'il avait à faire è l'éternité, il prit tous ses sacremenls avec une merveilleuse tranquillité d'esprit, De se troublant non plus à sa mort par le regret de sa vie qu'il s'était jamais troublé en sa vie par la crainte de la mort. Il se fit lire, un peu devant que de mourir, la Passion du Sauveur pour fortifier les faiblesses de sa nature et la confiance de son âme. Récita Prime, Tierce et Sexte de son Odice, et sentant les forces lui défaillir, dit en abandonnant doucement sa tête sur le chevet, qu'il s'en allait dire None en paradis avec les anges. Puis répétant le mot uu'il avait souvent en bouche. Seigneur aemeurex aftee «eus, il trépassa doucement, le 5 du mois d^ioût de l'année 1379, de son âge la soixante-seizième.
« Les éloges que les Papes, les grands personnages et le:> écrivains du teai(»s lui ont
donnés, le 'nommant le grand Hosius, la colonne de l'EiHscle martoau des hérétiques, le boulevard du Siège apostolique, l'ornoment du sénat romain, le phénix des cardinaux, TAugustin de son lemp.^« le mirai !« du monde, et les autres, seront les monuments éternels de sa vertu incomparable «i de son mérite. »
TOHBEAD DU CARDINAL HOSIfJS.
Sisnîslao llofia Poloiio S. R. E. presb. card. Vamiieiisi eplsc, ninjorî pceiilienliario, vila sanclilale, eriisliliouis« eteloqiieiiliae glorîa ce-
Icberriino, catholicas fidei acerriino propugiialnrL Qui ciiin antiqii:n proliitaiis, eiepisc. vigilant!» preslantiaiii in hiimilhaie, cliarilate, casfilale, lM>iieficciiiia exprcÀsissel,; luerel, sectas scriplis ei ciinsiliis SHpieniiss. ferirenier oppugii it- * sel, miiUos ab erroribiis revorasscl, gravissiiiiisque legadoiiilms pro pace &*clesiae Dei, mm apiid Caroliiiii V. et Fcrdiii. Caess. liim pras cipue in sarro eoiicilio Trident., Pli IV Puniif. nomine felicissime perfiiiicliis.CbrlsriaitJsreip. pluriiiium profiiissel, omniiiin virliilinii hiudibiis, et excmpli^ ad imilandiiin abiindans, olidoriiiivit in Doniîno Nonis Aiig. aiino salulis M. D. LXXiX, a*uiiis sn» lxxvi.
Sinnislaus pairiio, et Slaiiislaus tiescius Pairi beneficeiiiiss. execui. tesi. poss.
(F02^.Stani$lasRB8CI08,elPETRAMBLLARICS.)
HOWARD ( Thomas -PfliLippBj, Anglais»
frère du duc de Norfolk, prit Thabil de religieux de Tordre de Saint-Dorninique et fut nommé, le 37 mai 1675, par le Pane Clé*ment X, cardinal du titre de Sainte-Cécile.— Grand aumônier de la reine d'Angleterre, femme de Jacques II, il mourut à Rome le 16 juin 169^, en sa soixante -cinquième annéo et fut inhumé h Sainte«Marie de la Minerve.
HCBAULT, créé tliacre-cardiiial du litre de Sainte-Marie in Via Iota par IcPapelnnocent II, c*n 1133, mourut en 11 H.
HDBAULT de Lunnla, Lucquois, fut nommé prôlre-cardinal en 1133, dans la môme promotion, parle Pape Innocent II.
HUUAULT, fut en 1138 créé diacre-cardinal du titre de Saint-Adrien par le Pape Innocent H.
HCBAULT ALLCCINGOLI, Lucquois, créé, on liiO, prélre-cordinnl par Innocent 11, fut évoque d*Oslie puis Pape sous le nom de Luc«9 III.
UUBACLT, nommé en IIU), par Innocent II, prôlre-cardinal du titre de Saint- Jean et de Saint-Pauly mourut en 1150.
HUBERT, prôlre-cardinal du titre de Sainte Prisque, en 1159, fut le vingt el unième et avant -dernier cardinal de la création d*Adrien IV, Pjipe de 115^à 1159.
HUBERT, créé cardinal par Innocent III, Papedel^96àl216,futarchefôquedeMilan^
HUGOCIANO (Fbançois} , nommé U Car* dinal de Bordeaux^ parce qu'il fut archevô-
3ue de cette ville, était Anglais, ou suivant ^autres. Italien, et né à Pise. — Sa réputa«* tion comme jurisconsulte, le fil connaître au Pape B<iiill«ce IX, qui luidonna, en 1389, Tarchevôché de Bordeaux, et qui lui conféra le titre de son lé^^at eu Gascogne, et dans les rojrauuies de NavarrCf d0 Castilie, do
HIG
IIDG
îmi
Léon el d^Acagon. Revêtu de la pourpre, en 1^05, par le Pape InnoceiU Vil, employé on diverses affaires importantes, et notamment è mettre fin au schisme, il le trouvait (Ml 1^09, au concile de Pise. Il mourut trois ans après, è Florence, le l^août H13. (Voy. MoNSTRELET. Chroniqut .-^—Sainte-Marthe, G allia Chrùtiana, 1. 1, p. 221, etc.; — Aubbrt.)
HUGONET (Philibert), élevé à Tévèché de Maçon , après son oncle Etienne Hugonel, fut envoyé on diverses ambassades par Charles le Hardi, duc de Bourgogne, et à la considération de ce prince , obtint le cardinalat que lui conféra, en H7d, le Pape Sixte IV.->li était è Rome en U77, lorsqu'il apprit la triste fin de son frère, Guillaume Uu^onet, chancelier de Bourgogne. L<'S Gantois lui avaient fait trancher la tète, à lui et au seigneur d*lmbercourt, sous prétexte de préfenduns concussions, et sans être touchés des prières ot des larmes de Marie de Bourgogne, fille et héritière de Charles le Téméraire, et plus tard aïeule de Charles V, laquelle vint tout éeheveiée sur la place publique, leur demander ,1a vie de ces deux fidèles serviteurs. C<'ito nouvelle affligea vivemei t le cardinal Hugonet , qui ne voulut plus retourner en Flandre. Protecteur des g«*ns de lettres, il fut légat h Viterbe et mourut à Ronie en Ïk8k, {Voy. Phil. db ComPiEsJ. V, c. 17;— SwBBTius et Sainte-Marthe, Db epiicopii Matiic; — Frizon, Gallia purpurala ;— Aubbry.)
UUGDES LECTIFREDl, prêtre- cardinal du tilre de Saint-Vital, fut le vingt-sixième Ht dernier cardi nal de la création de Cal i x te H, Pane de 1119 è 1120.
HUGUES, Bolonais, archiprètre de Saint- Pierre, ^ut nommé, en 1125, par le Pape Honorius Il,cardinaldu titre de Saint-Théodore.
HUGUES de Saint-Victor, Saxon, chanoine régulier de l'ordre de Saint Augustin, fameux théologien h Paris, fut, en 1138, créé c?irJinal-évAque de Frascati par ie Pape Innocent II.
HUGUES DE LA FEUILLE, Français, religieux de l'abbaye de Corbie, fut, en lliO, fait diacre-cardinal par Innocent ll,dans^sa cinquième promotion.
HUGUES, fut, en IIH, créé prôtre-canlin.'il du titré de Saint Laurent in Lucina par Célestin II, qui pendant son pontificat ne créa que 13 cardinaux.
HUGUES, Bolonais, en UU, fut nommé, par le Pape Lurell, prètre-cardinal du titre deSaint^Laurent in Lucina.
HUGUES DE CJTEAUX, Français de nation, disciple de saint Bernard et abbé de Trois-Fontaines, fut fait cardinal et évèque d*Ostie, en 1150, par le Pape Eugène III, qui avait été religieux avec lui. Il écrivit plusieurs ouvrages, et entre autres, une relation de la mort de ce Pon-tife, et mourut en 1158. Plusieurs des lettres de saint Bernard lui sont adressées. Les auteurs de son ord're ne sont pas d'accord sur une circoos* tance de sa vie. Les uns prétendent mrilfut ahbé de Trois-Fonlaines, près de Rome; d'autres soutiennent que c'était au monas-
tère de ce nom, en Bourgogne, et plusieurs croient qu'il ne fut point abbé, mais siiupie religieux. Tous s'accordent è dire que le cardinal Hugues était un prélat de grand mérite, et au'il mourut dans les sentiments (l'une grande piété. {Voy, Arnoul Wion, I. I, rh. kk ; — Henriquez, Menai. Ciêiereienâi; — Ughelli, llalia sacra ; — Frizon, G^ilia purpurala ; — Charles de Visch, Bibliotktea Ciilfrcienêis ;— Aubery.)
HUGUES de Risacoli, Florentin, créé, en 1163, par lePapo Alexandre lil, diacre-cardinal du titredeSainl-Eustache,mourutenft77.
HUGUES, Romain, fut nommé, en tl64, par le Pape Alexandre III, cardinal, évéque de Plaisance et de Frascati.
HUGUES, Romain, créé, en 1173*, par lo Pape Alexandre III, diacre-cardinal du titre de Saint-ClémenU fut légat en Franco, en Anprleterre et en Et'os^e.
HUGUES DE SAINT-CHER, ainsi nommé du lieu de sa naissance, près de Vienne, en Daupliiné, où était une église collégiale dé* diée }i Saint-Cber ou Cherfs, en latin TAeiicferttt5,est le premier Dominicain qui ail été revêtu de la pourpre. — Ayant fait ses éiu* des à Paris, il y fut reçu bachelier en théologie, étudia ensuite le droit qu'il enseigna publifjjuement; et, après s'être débarrassé du soin des affaires de Guillaume de Savoie, cinquième fils du comte Thomas I*', il prit h Paris l'habit de Saint-Dominique, le 2S février 1225. Il paraît qu'on ii'atlendît pas que l'année du noviciat fût expirée pour le recevoir, puisque, dès 1227, il était provincial de France. Il lut ensuite les aenlences, fut reçu docleur ea théologie, et, en 1^36, fait firovincial pour la seconde fois. Bnfin^ le 28 mai 12iV , le Pape Innocent IV le nomma cardinal-prêtre du tilre de Sainte-> Sabine, et depuis, il fut employé, tant par ce Pontife, que par Alexandre IV, son snciresseur, dans les affaires les plus importantes, oili on le trouva toujours également sage, modéré, équitable et ferme. Il mourut à Orviette le 10 mars 1263; et, l'année suivante, son corps fut transféré à Lyon. Voici quelques-uns des ouvrages de ce grand homme: le premier auquel il a eu part est une Bible, corrigée soigneusement, avec dos notes marginales,. o£i sont indiquées les va* riantes des manuscrits Rrecs, hébreux et lalins* On en conservait a Saint-Jacques de Paris l'exemplaire original, écrit sur de beaux parchemins en lettres demi-gothiques, k vol. in*ft»l. Mais le Psautier y mau* que. Il y avait dans la bibliothèque de Sor* bonne, un autre exemplaire complet des variantes seulement, et connu sous le titre de Correelorium Sorbonicum. Hugues ne Ht pas seul cet ouvrage ; il en connut l'idée, el l'exécuta de concert avec les religieux de sa province. On en fu-tsi satisfait que, dans les chapitres généraux, il fut ordonné aux religieux de se conformer à cet exemplaire, et défendu de se servir de la Bible, dite de 5fiis, dont on a les variantes dans le seconJ correciorium deSorbonne. C'est encore eni soins de Hugues, qu'on doit cette concur*
mn