‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 133 sur 350 · HUG · texte numérisé non relu

HUG

DSS f AIIDUfA€X.

nuG

dance de la BiblA, où l'on trouve, par ordre nlpbabétiqiie, chaque m^t qui a é(é employé dans les Livres saints II imagina le premier ces concordances, y fil travailler Ws reli* gîeux de la maison :1e Saint-Jarques« comme il avait fait pour le corps de la Bible, et il ctut la satisfaction de voir achever ces deui ouvrages. Ces concordances n'étaient pourtant pas entièrement semblables à celles que nous avons aujourd'hui , puisque, lorsqu'il n'y avait pas de rai.«oo particulière de répéter plusieurs fois le môme mot, on s'était rontenté de TéiTire une seconde fois, sans indiquer ceux qui suivaient. Cet homme distingué avait compjosé lui-même un grand nombre d'autres ouvrages. Pour ne parler que «le ceux qui ont été imprimés, il y a de lui des Commentaires sur les quatre Evangile«. et qui Oftt pnrn en 5, 6 et 8 vol. iii-fol., à BAte, en 1^S7, 1^9âi et 150i ; h V(>nise, en 1187 et en 1600; è Paris, en 1508, iS38el 1548; è Cologne, eu 1621, etc.; d'autres Cammeniairei sur les éptlres et les évangiles, que l'Eglise fait Ure aux fidèles, et imprimés b Paris, 1506, 3 vol. in-i^*;d*aulres, enfin, sur les Psaumes, publiés à Venise, en J498, et attribués k tort à Alexandrf-deHa- \è^; des sermoHê; un traité intitulé iSpecu* lumEeclesiœ. Lyon, 1554, 1569, in*i6, etc. {Voy. le P. KcBkKD, Scriplores ordinii Prœ^ ajcalorum, t. I ;— Flbuby, Histoire ecclésias^ tique, i. XVIII, p. 49.)

Voici sou éloge historique par le P. Alby 11644]:

« Comme il n'y a point de louange plus légitime, que eelle qui nait par réflexion de la ▼ertu, et dont elle se couronne comme un soleil de ses rayons ; ni de plus noble ou de plus précieuse que celle qui fait un trophée du temps, un théfttre è l'imitation, et un trésor è la mémoire: aussi n'y en a-l-il point de plus belle, ^ue celle qui n'est point recherchée, et qui se préseute d'elle-mème^et comme è la main d'un chacun. C'est aussi ce

3ui a fait trouver de tout temps la pourpre es grenats et des rubis d*lnde plus belle, \|uana ils se laissent voir au travers des sàliions qui les couvrent, sans donner la peine aux fossoyeurs de fouiller dans la mine. Et la rose sera toujours la belle entre les fleurs, 6t gagnera par l'avantage de ses qualités J'approbation de deux de nos sens, quoiqu on la cueille à la main, sans forcer le corps, et sans choix sur la palissade.

c Certes entre les grands prélats dont la ▼le a paru dans l'Egli.se avec un singulier éclat de doctrine et de vertu, le cardinal Hogues de Saint-Cher a donné de si exquises et de si solennelles preuves de l'une et de l'autre, que pour ignorer qu'il ait été le premier des savants de son temps, il laut n'avoir jamais eu de commerce avec les livres; et pour n'estimer point le mérite de M vertu, et l'excellente pureté de ses mœurs, il faut s'être déclaré partisan de tous les vices qu'il a glorieusement vaincus.

« Il porta de sa naissance, qu'il prit aux contins de Daupliioé, au diocèse de Viennci un naturel doué de toutes les belles qua-

lités qui penvent mettre un jeune homme en possession de grandes espérai>ces, et le produire avec avantage sur lesYangs de Thonneur. Ce qui obligea ses parents qui se touchaient bien fort de ces beaux gages de sa bonne fortune, h faire un eflbrt sur leurs petites commodités , pour l'envoyer aux études à Paris , où s'appliquant è tous les exercices de c»M te noble académie avec des soins qui égalaient In vivacité de son esprit, il fit de si soudains et de si visibles avancements dans tontes les connaissances les plus sublimes qui bornent la curiosité des hommes, qu'il sembla avoir promis en môme temps au public, et montré les fruits d'une science consom^née.

m Et il était bien à craindre qu'il se laîssAt chatouiller aux applaudissements que lui rendait ce grand théâtre des savants ; si la vertu et la piété qu'il cultivait chèrement ne l'eussent purgi^ de la trop grande vanité, que l'opinion de la science lui inspirait, et dt^s fumées dont elle était capable de l'enfler. Ce qui augmenta fort l'estime de son mérite, et qui lui acquit autant d'admirateurs qu'il eut des témoins de son profond savoir, qui jugeaient de lui plutôt par son noiis que par son éclat, lecrurent d'autant plus sa vaut, qu'il était plus retenu h se produire, et qu'il tAchait de dérober aux yeux du public par sa modestie lesplus dignes objets de son estime.

« Aussi è peine eut-il reçu le degré de bachelier en théologie, et avec cet honneur public, le témoignage extraordinaire que la vérité devait au mérite d'une si rare suffisance, que l'ardeur commune des étudiants le ravit malgré lui, des bancs sur la chaire pour leur interpréter les saintes Ecritures. En laquelle profession il réussit avec une approbation si universelle de ses auditeurs, qu'il gagna tous les cœurs sans chatouiller les oreilles; el releva avec des interprétations si naïves, si saines et si solides, les belles el les pures lumières de la doctrine que Dieu nous a révélées sur les ombres et les clartés mali^^nes du mensonge et de l'opinion, ou'il fit- triompher la vérité, toute nue qu'elle est des armes de la philosophie, et sa simplicité des atours de rélo(|uence profane.

« El il lui arriva que, contemplant les divines lumières de l'Evangile de plus près que les autres, il s'éprit vivement la volonté do ses feux, et se rendit amoureux de la première des beautés, quoiqu'il ne l'eût regardée qu'aux travers de %e8 voiles. Duiic il se résolut & bon escient de quitter le monde, et de dégager son esprit des attachements qui l'avaient jusqu'alors retenu, pour lui rendre ses services avec plus de liiîerlé : ne croyant jamais goûter de parfait contentement que dans M recherche, ni trouver du repos t]ue dans sa possession.

« Pour cet effet il entra dans la célèbre famille de saint Dominique, sous le bienheureux Jordain, lors général de l'ordre, où il lit des premiers essais de sa vertu, les exemples d'une perfection accomplie; el eut tant d'amour iK)urles eiercices les plus humbles de

DumoraïAiRB

miG

sa profession, qu'il sembla avoir londu toute sa siinTisancft, et restimede son mi^rilo dari*: reilrème ba5fie«se, pouren faire des hasesà la gloire do Dieu. Mais non-seuleroenl ses grandes qualités ne déchurent rien dans son histiîililé, elles y haussèrent d'éclat et d'honneur, et furent si universellement reconnues, qi)*il n'j eut personne qui ne se déclarai |K)ur le mérite d'une vertu qui avait vaincu l'envie et l'ambition.

9 Aussi fut-il bientôt après tiré par ses supérieurs de Tombre où il vivait caché dedans soi-m6me, faisant de Dieu el de sa conscience son théâtre et son monde , pour être produit en un boau jour, et faire des vertus secrètes de son âme, un rejaillissement de splendeur et d'honneur h la renommandalioa de son ordre et h la gloire de TEglise, à qui sa religion préparait un sage prélat et un grand docteur. On lui Ht ensuite prendre ses degrés et (es marques du doctorat, qu'il honora de l'estime et des preuves de sa capacité; et incontinent après monter en la chaire de la théologie qu'on nomme scolastique dans l'IIuiversilé de Paris, où il enseigna celte divine faculté le troisième de son ordre , et où il releva tellem«'nt el éclairrit tout ensembleces augustes matières, qui ont souvent servi de précipices aux esprits téméraires, qu'il sut contenter les plus curieux, allécner les plus dégoûtés, et satisfaire les plus faibles qui le venaient ouïr en concours.

« Ce fut en ce même temps qu'un nombre de docteurs de Paris ayant Apremenl choqué l'opinion qu'il avait en8eignée,qui condamne la pluralité des bénéfices, qunnd l'un sufiit pour donner de quoi vivre; il soutint contre eux le fait de la dispute en présence du savant Guillaume, évoque de Paris, on une conférence publique, où il fit de ses juges, ses partisans, et montra qu'il savait aussi puissamment armer la vérité do ses raisons, que la venger jusleaient de ses ennemis par leur confusion.

« Cependant les soins laborieux qui exerçaient son espr't en la théorique des hautes sciences ne diminuaient en rien ceux qu'il prenait pour la pratique des vertus; sa sainte cl religieuse vie faisant un des exemples les plus accomplis de la perfection, comme sa rare doctrine faisait un des plus beaux ornements de l'académie. Ce qui obligea les plus zélés de son ordre à leti* rer de la fonction de la chaire pour l'appliquer au gouvernement de la religion, n*ignoranl point que des charges qui embrassent tant de soins, et qui guident tant de nersonnes dans leschemins de la perfection, (iemandeut des hommesqui soient tout de lumière el de feu, et qui par leur sage et exemplaire conduite montrent autant h leurs sujets à bien faire, en mieux faisant devant eux qu'en les ÎDStruisant.

« Ainsi il passa par tous les emplois et Jes charges les plus honorables de Tordre, dans lesquelles il égala les avantages de son rang |v«r réminence de ses belles actions; Qui le mirent eu si haute estime, qu'après

le décès du B. Jordain, il onira trois foison concurrence éc^ale de suffrages avec Albert le Grand pour succéder à ce saint personnage en la charge de général de la religion, dans Tespérance que I on avait quil remplirait dignement celle place, et qu'il composerait la plus juste et la plus heureuse des harmonies par l'union de Tautorité supérieure, avec une sagesse parfaite, el une excellente piété ot probité de mœurs*

« La réputation de tant de rares qualités porta le Pape Grégoire IX (qui durant la persécution de l'empereur d'Occident Frédéric méditait de faire reconnaître le siège de Rome aux peuples d'Orient), à le choisir avec trois autres hommes capables qu'il lui associa pour aller à Constantinople, et traiter avec le patriarche des moyens d'unir l'Eglise grecque avec la latine. A laquelle négociation il contribua tant de soins et de peines qu'il eût pu se promettre de voir les deux langues de TEglise concertées en accord sous une même autorité, si les droits de la vérité eus^îent été aussi puissants que la vanité de Topinion, el si l'amour du bien général de la chrétienté, eût prévalu h la passion de l'intérêt.

c Le Pape Innocent IV, ayant succédé k Grégoire en la souveraine prelature, comme en la volonté de reconnaître les sciences et le mérite de notre Hugues; el jugeant bien que sa dignité des charges ecclésiastiques prêterait de l'avantage à sa suflisance, et de l^autorité h sa vertu, pour servir plus utilement le Saint Siège et l'Eglise, lui conféra de son mouvement l'archevêché de Lyon. Et qu('l(|ue temps après s'étant retiré deçà les monts en France, commune è l'unique refuge dt*s Papes affligés pour éviter les violences de l'empereur Frédéric ; el ayant assemblé contre lui un ooncil général h Lyon où assistèrent les patriarches de Constantinople et d'Antioche, avec l'empereur d'Orient Baudouin, le roi de France saint Louis, el un grand nombre de princes catholiques; il le créa cardinal du titre de Sainte-Sabine, durant la tenue du conci.le, el en la première élection depuis son entrée au pontitical, en lar^uelle il donna le premier des Papes le chapeau et le bonnet rougo h douze cardi* naux do grand mérite, pour être désormais le propre ornement do leur dignité, et la marque d'honneur, qui les fit reconnaître comme les princes du sang de l'Agneau» les séraphins qui environnent le trône de l'Eglise, les grands ministres de l'Etat, et du sacerdoce royal, les sénateurs du sacré capiiole, les palatins de la cour romaine, et les zélés champions du Seigneur des armées, toujours prêts pour défendre son tabernacie« el pour épandre où il en serait besoin, leur sang pour les droits et les libertés du Saint- Siège.

« 11 ne peut se dire l'extrême joie que le public témoigna pour une si digne promuelion : et quoique tous les gens de bien eussent unis leurs vœux avec le choix du S.ûnU Père pour le regard du cardinal Hugues, il fui nèanm^ius si retenu dans l'eslime de

iCSCUMXAlV

0Bf hiiiixieur, liimt tout le inraide >e jurai?! digne. El i! H&ii i*our pmij^ifir dàm les premiers reiui qo'^i' ei. fit, si te rramimiMle» ■ml absciin dy Sèmi Père, ei les Binialile9 «cncni^es du r{M shîIjI Louii, ne Feusseni eiBfiorté SUT Be« rés!si»»cy^ el ne feossefil Uis«é Mes coi.Tuuru qo'.. ijV a ih^îdi de ▼«rto qui lif resse de Téire, sî die fi)i pur^ tîe cctnïre roitéisf^nce.

*< riouTe) ies àicti ités, pour aroîr nelerê

•I mgruuà'} sm eoodiiion « ne firent point ponnnilir'enflured»n»»on ime; ù demeun toinours ie mèiie, comine îe poiul du centre^ q«i ne s*t4jfie ft ne sVtend jâmnis qoel^'.ie gnode qne Ton la^se li circonférence, ^es vwlDS seulement en fianirent pins t>e!ies, evec Se nooTean lustre de l^aulorilé^ el en furent plus efficaces jnour le bien des autres «jant ajouîé ie créJii à la réputat;on, et le pbownir à la rolvuté.

« Le Pape lnnc»renl font giorieui d^avoir froaré un houjfue qui pouvait autant )^r sa fufDsanee que par son courage el f»ar sa fldéliié, seeondfrr ses grandes et ses juslcs inclinations, remploya uon-seulenieni dans •on eonseil ierrtt, et' dans la conduite df la police eedésiastiqiie, mais dans reiécution de la plus diflîrile de ses entreprises et d'un dessein conjn»e démesuré qu il s*était pn>posé; qui était après avoir déposé, comme il avait fait dans le concile de Lyon» Tempereor Frédéric, pour rénonnité de $u5 eicès, et pour sa rébellion envers le Salht-Si^^ge» de lai bailler un successeur dans ses Ktat5, lui vivant, et rétablir dans le siège de sou empire. Donc il envoya le cardinal Hugues comme son légal t:réîl*auprès de son propre Aanc vers les princes électeurs de l'empire, pour les {[Kjrter, par la vigueur de ses remontrances à créer, un empereur à la place de Frédéric, el à décharger le trône impérinl de cette infamie publique. En laquelle néi^ocialion il essuya une iiiliinié de peines et de fatigues, et lit des corvées iiicroyabius i^ travers de beaucoup de périls, et d'embûches qui lui furent dressées, aimnnt toujours mieux mettre sa personne en h«i$ard, que la réputation du Saint Sié^^o, et 6U vie que son devoir.

« Il eut un soin particulier parmi ses voyages, de semer partout les sentiments de la dévotion ; tant envers la sainte Vierge, de laquelle il fut appelé le dévot chantre, comme envers le divin Sacrement de lAiilel, exhortant le monde à reconnaître cet inesti« roable bieiifait par une commémoration solennellf, qui fut depuis instiluée en l'Eglise par les Papes Urbain IV et Clément V; et il lui arriva une fois, qu'étant sollicité avec des offres d'une notable somme d'or, de taire une seule parole qu'il jugeait devoir servir à la gloire de Dieu; il fut si dédaigneux et si brave à refuser ce présent, qu il fit bien voir que les inléréts du monde, (|ui altèrent souvent les bonnes intentions ékts hommes, ne pouvaient non plus corrompre la pureté de son cœur, que les fumées de la terre souiller celle des astres.

« li j/^uî! lo-t i*»Mi, ^^f^pois >rtfc DolMir nn lial»e« ai la 4/u>rcur i)ù rinp{«s cni ^»c»m après W fidèîfîS «f^nw*^ « ^s trt«>iA >w>* iionibles , \t Pane sViant ^i^rtuvr^ sur ^« mas d'une pikT ne d# r«i $7anor< /K'rnria*» t ions COI p^rienl Pwdre N îa p^'n,-^ t\^n% PE al au rhri5tiafiisine« rt ft^rm^ni i^i foif.^uè péTïéraie da ro^f^de, El !nî-nr»fme vAijl^nl df!r{iai •er$4'^n r5;"Cil .1*-$ le *i."*nx :r;*ra:. de i etode, c*inr.n>e ^e# f.^nsa ni\< l^>^i^ es q^\%n écîaîrci; *vf^r de 'h.:: ;^, **a.'p i^ua 3^ a Im'^ inre i-i l ^ Ci^nVjn'isUFor, «les 'jt e*, f(\(^ nw aoin si exArt et i;ne assiduité si ot^r:iiiti<- ,a» qu'il en n laissé TEglise M îes csN'k'rs n'.eî.b'^rs des richesses incomparj^bies lie s*>n esj^riî. Entre ses LCbles ouvrages ^os e(Mf<sM*dances de la KblequM a dra.^(sées lO pnenuer av«v on travail inâni ; et les Iwvaut ci>mmontaires qu*il a écrits sur te maître d^^s seiUeiK'M; et sur tous les hvros do la mMi voile et aiN'iienne alliance, où il découvre |>art<>iU« «fune m«in savante et iudicieuso, les véiitès infaillib^s, et le-s t>eautés vi^ntables des quatre sen^ de la sainte K^'riture, seront les inonuinrnts éterneis qui |H>rteroni $i>;i nom et sa rNSMUmandation, tant que les scieinvs sacrées et la parole de D:eu aurtint de> respects et du crédit au monde.

« Et il ménagt^a avec tant do soin et de fidélité son temps, que toutes les vertus chréiiennes et religieuses y tn^uvaienl leur placo, sans se contraindre on leurs ftMtctivns et sans se presser ave<' ses études. Mais i>n augmentant %t% occui»alions ot les sujets de son mérite, il diminua les jours de sa vie. En quoi Dieu Hl voir le soin |>articuliorqini avait |>our lui comme pour un des favoris de sa providence ; ayant fait pressentir k M>n cœur par des ineVsag<^rs serrels, le dessein

Su'il avait sur sa prochaine lin. Ce qui lui t donner congé k tous ses livres p«>nr étudier avec Tosprit tout entier, relui do ^a conscience, dont il lui fallait au plus t«M faire l'o'iverturo devant lo grand censeur dt*s actions do sa vie. Auquel temps ay.int Orlairt^ d'une vue plus Une et plus neito, tmil 1rs obligations do sa charge et la dignité qu'il avait portée, comme les >ujnls partiouliorn de mérite qu'elle lui avait dérobés, et rassurnnct^ pluscertaino d'une Iiouk'Um? hii nuM eût trouvée dans la simplicité de sa preinij^re condition, dit d*une voix irancthéo dt* soupirs : lia 41 c'était à rrftHr$ que faimnaii oien mieux mourir $imple rrtitjifux ^ couvert de ladrerie, que de cette pourpre de rat dînai! \\\ néanmoins il avait rxar.ti'niiMit fourni t\ Iuuh ses devoirs, et fait aloia de ni»s lidM»rii*ux emplois, et des vertus qu'il cultiva sans répit jusqu'aui derniers jours de aa vu*, non |ui« tant clôture, qu'une ridio couroiuu* poui rimmortalllé bienheunuMe , h laquelle II passa, comine il i*8t h piésuiner, de aa ialnin vie le quniorzième du niaia de raiiiif^i* \î,i\)^» Le Pafie Uibain IV rontribua ans M'gretN a rhonnoiir de sa mémoire, cl na |»ré5irnri* /i la pompe do ses funérnlllov : et tout iloino pitMira en sa niorl, In perte du |ién* t\v* finit yvi^Sf du i)n)l()<:ieur dcM inuornit^, de l'n^iltt des atlligé.*(^ de l'nppui du clergé, du lu«ii«)

Ht'G

nuM

du Sacré Collège, et de Tiinc des Termos colonnes de TEial de la chrétienté. Quelque temps après s^on chaste corps ayant été trouvé entier et sans corruption, fut tranporté à Lyon, et déposé* loPapeClénsent IV présent, en Téglise des Pères de Saini-Dominique, dans un cercueil plus ennobli de la dépouille de ce grand liommo, que de l'éclat dos pierres qui la couvrent, au\quelles ces glorieux r«?stes servent de litre, et de monument éternel. •

TOMBEAU no CARDI!(AL nUCUES

In hoc scpiilom jaret vir venerabilis Oeo, et hoininil)ii^gratiosii<F. Ugode Olidorio Vieiim*iisis til. diœrcsis S. Sabina; quoiidain presli. cnnl. Iiimiiiare in:ignuin Ecolesix, orditiis FF- pr«K(licaionim Iucorf):i,iheologiie Parisiis iloctor fK*"**giiiA, fainosiis Scripliiniriim iraditor, ei •'X|H>sisilor pnelucidus, vcrlii Dci praediciitor exiinius, nliva pietatis, paliua jiisliline, spéculum hotiestatis, religiosortiiii paironus, veriialis prxco« paler paiipenun, ei solaMiiu iiiiserorinii. Ohiit aiino MCCLXII, qua rtodeciiii Kal. April.

AUTBE.

ErIvpsîm paiiiiir, sapîoiui« sol sepelitfir Felici fiiH*, saiicia* qiHiqiie^ardo S;il)iiix. Iste fiiii per qiieiii patuil doctrina sophiae, Prseeo Del, docior fldei, cyiliarisia flariaiï. Hugo sibi iioiiien, et gardu pre.slivier oiiicii Palria iiaialis Burgiiiidia, tloiiia localis, Solvitur in cincres Hugo, oui si foret lixres lu terris uniis, non tani esset flebile fuuus.

Vincent Justinien a écrit la Vie de ce cfirdinal. Les Chroniques de Vordre de Saint" Dominique^ Saint*Anlonin,Bzovius et beaucoup d*au(res en foni honorable mention.

HUGUES AYCELIN DE BILLON, nommé Hugues SÉQUiN par quolques*uns qui In font sortir de parents pauvres de la ville de Biilon, nommé Hugues Séguin par Tabbé fleury, tirait son origine de la noble famille des Aycelin, seigneurs de Billon et de Montaigu. — Né è Billon, en Auvergne, vers 1230, il fut élevé dans l*église collégiale de Saint-Sirène, et prit Thabit de Saint-Dominique dans le monastère de Clermont, Ses rapides progrès dans les éludes lui valurent le degré de docteur, qu*it prit dans TUniversité de Paris. Il exerça avec une grande réputation le ministère do la parole, et professa la théologie à Paris, à Orléans, h Angers, à Rouen, à Auxerre ; et, depuis, è Rome, à Viterbe, et dans d*autres maisons de son ordre. Le Pape Honoré IV le fit maître du sacré palais, et Nicolas IV l'éleva au cardinalat dans la promotion du 15 mai 1288. Célestin V le lit doyen du Sacré Collège ; et lorsque ce Pontife eut déposé la tiare, c'est le cardinal Hugues qui couronna Boniface VUl, successeur de Célestin. Il mourut h Roiue le 29 décembre 1297. Son con)s fut transporté, ainsi qu'il laviiit ordonné, chez les Dominicains de Olermont en Auvergne; on lit, sur son tombeau, cette épiiaphe :

Hic jacet venerahili« paterdominus HugoAyce-

liiii , ordinisfratHiuiPraediraioruni, Osueusiuui

ei Veleirensiuui episcupus cardhialis, qui ohiit

die 29 mtiisis Decemiiris aiino Doiniui 1297.

Ou attfibae à ce cardinal un traité Delà

riêion béùtipqne ; un écrit apologétique contre les corrupteurs de la dottrine de saint Thomas ; des Exercices sur le livre du prophète Jérémie; un volume de Sermons^ et quelques autres écrits théologiquos , qui n*ont point été imprimés. IVoy, Ecoabd, Scriptores ordinis Prœdicatorum^ 1. 1, in-fol., page WO et siiiv. ; — le P. Touron, Histoire des hommes illustres de l'ordre de Sûint-Do minique, 1. 1, v. 573. 583.)

HUGUES DE SAINT-MARTIAL, Français, fait, en 13G1, j^ar le Pape ini oc«*nt VI , diacre cardinal du litre de Sainte-Marie in Por^ /icti« mourut on H03.

HUGUES DE MONTRELAIX, dit de Bretagne^ Français, nommé par le Pape Grégoire XI, en 1375, prèlr<M',ardinal du titre fies Quatre- Saints-Couronnés, et évoque de Sabine, mourut en 138&.

HUGUES DE LUSIGNAN, frère du roi de Chypre, Grec, archevêque de Nicosie, créé par le Pape Martia V, en 1426, diacre-cardi« nal du titre de Saint-Adrien , puis prêtre du titre de Saint-Clément, mourut en 1^42.

HULN (Guillaume), né h Etain, au diocèfie de Verdun, après avoir étudié avec succèn la jurisprudence civile et canonique, fut pourvu de Tarchidiaconé de Verdun, puis de celui de Metz. — Envoyé au concile de B^le^ il se trouvait è l'élection de Tantipape Félix, qui lui donna le chapeau. Le schisme éteint, Nicolas V le fit de nouveau cardinal le I9décembre ihkd. Il jouissait d*unegranile considération è Home, où il mourut le 28 octobre 1455. {Voy. Frizon, Gallia piirpMrata ; — Aubert, Hist. des card.)

HUMBERT, appelé improprement Hubbkt par quelques-uns, est le premier Français connu qui ait été honoré de la pourpre sacrée. — Il entra, en 1015, comme religieux Bénédictin è Moyenmoutier, dans le diocèse de Toul. C'était un habile helléniste pour son temps , où la langue grecque était peu répandue en Occident. Le Pape Léon IX qui« étant évèque de Toul, avait connu Humbert, rappela à Romo en 10^9 , et te nomma archevêque de la Sicile, que se disputaient les Normands et les Sarrasins, et où il ne put se rendre. Créé cardinal par le Pontife, il l'accompagna dans tous ses voyages, !*aida de ses conseils, et fut, en 1053, envoyé, en qualité de légat, è Constantinople, pour tra* vaillerè la réunion des deux Eglises; mais cette tentative ne réussit pas mieux que too« tes celles qui eurent lieu depuis. Après la .mort de Léon IX , en 1055, il retrouva la même confiance dans son successeur, Victor H, qui renvoya au Moul-Cassin , pour j rappeler les religieux à leur devoir. Chancelier et bibliothécaire apostolique sous les Ronliticals de Victor IL d*Etienne IX^de licolas II et d'Alexandre H, il mourut yer% 1003. C'est lui qui, dit-on, dressa la for* mule de l'abjuration que fit Bérenger de Tours, au concile de Rome, tenu, en 1059, sous Nicolas II. Tous ses écrits sont en latin; voici I iiidication des princif)aux : I. De asymo etfermentato ; II. Héponse à la lettre du patriarche de Constantinople ; 111. Réoon$eau

Page 1