‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 137 sur 350 · ISA · texte numérisé non relu

ISA

DES GàRMNAUX.

lEâ

par Tantipape Clément VU, prêtre-cardinal du titre de Saint-Clément, mourut en 139i. JACQUES D*ARAGON» Espagnol, créé en 1^9 par Tantipape Clément VII, prêtrecardinal et évêque de Sabine, mourut en

JACQUES, né à Udine en Frioul, fut nommé, en 1408, par le Pape Grégoire)XIl, diacrecardinal du titre de Sainie-Marie-la-Neu?e.

JEAN XXI (Pierre-Julien), nommé aussi PETRUS HiSPANDSi cardinal-évêque de Frascati, fut élu Pape le 13 septembre 1276 dans le palais de Viterbe. Il n*est que le vingtième du nom pour cent qui ne mettent E[>iDt au nombre des Papes Jean^ fils de obert*, qui mourut qualre mois après son élection, sans avoir été sacré. Après la mort d'Adrien V, les cardinaux; prétendant que la eonstitulion avait été suspendue par ce JPontife, se refusaient à procéder à Télection, Les Romains les y contraignirent par la force, et les tinrent enfermés, jusqu'à ce

Îo'ils eussent élu Jean XXI. Le nouveau ootife» né à Lisbonne, s'était d*abord distingué comme médecin et comme philosophe. Il fut ensuite archidiacre et archevêque de Braga en Portugal, et élevé au cardinalat en 1268 par Grégoire X. {Yoy. le Dict. d$ê Papes. )

JEAN XXII, Jacques d EDRE, succéda, le 7 août 1316, à Clément V, après la mort duquel le Saint-Siège, alors transféré à Avignon, vaqua plus de deux ans. — Les cardinaux, assemblés à Carpentrasau nombre de vingt*lrois, ne pouvant s'accorder sur Téiection, Philippe le Long, comte de PoilierSi depuis roi de France, se rendit à Lyon par ordre du roi Louis X, son frère, pour travailler à faire remplir le siège vacant. Après six mois d*efforts, ce prince parvint à rassembler vingttrois cardinaux, qu'il enferma en conclave dans le couvent des Dominicains do L^'on, les prévenant qu*ils n*en sortiraient qu*après avoir fait un Pape. Quarante jours après, ils éluronl d*une voix unanime Jacques d*£use,

8ui prit nom Jean XXII, et fut couronné le septembre dans Tégiise de Saint-Jean de Lyon. Il alla ensuite tenir le siège à Avignon. On est loin d*ôlre d'accorJ sur son origine : on sait seulement qu'il était né à Cahors, en Querci, et que sa fortune fut extraordinaire. Dans un frôle corpb, il renfermait un grand caraclère, était inslruit pour •on temps, surtout dans la jurisprudence civile et canonique, qu'il avait éludiéo en France et en Italie. Dans su jeunesse il s'attacha à la cour do Ciiarlcs il , comlo do Provence et roi de Na[)les (]ui, vers 1282, le donna pour précepteur k Louis, son tils. Evèque de Fréjus en 1299, il deviul, en 1308, chancelier de Sicile. Vers 13iO, le Pape Clément V le transféra à l'arclievôcho d*Avignon, el, deux ans après, le Hl cardinal et évèque de Porto. (Vo(/* le Oicl. des Papes.) .

JEANXXni, BALTHAZAIl COSSA, né à Naples, d'une famille noble, mais pauvre, fut fait cardinal, en 1^02, par Bjuiface IX, qui )\ 1 voya à Bologne, mu qualité de légat. Onze

jours après la mort d'Alexandre Y, le U mai lUO; il fut élu dans cette ville par seize cardinaux. Après sa démission et Sélection de Martin V^ il fut doyen des cardi* naux. {Voy. le Dîci. des Papes.)

JEAN, Bolonais, généra! des Camaldules, fut nommé cardinal-évèque d'Ostîe, par le Pape Honoré II, dans sa première promotion, en 1125.

JEAN, chanoine régulier de Saint-Fridien de Lucques fut, en ll^i^, créé, par le Pape Célestin II, diacre-cardinal du titre de Sainte- &larie*la— Non ve

JEAN DE SUTRI, créé par Eugène UI, en liSiO, cardinal du titre deSiint-Jean et de Saint-Paul, fut légat en Allemagne et en Orient.

JEAN DE MERCONE, de Pise, archidiacre de Tyr, fut nommé, en 1150, par le Pape Eugène III, prètre-cardinal du titre de Saint- Sylvestre et de Saint-Martin*aux-Monts.

JEAN fut créé, en 1150, par le Pape Eugène III, cardinal-diacre du titre de Saint- Serge et de Saint-Bacche.

JEANi Français, religieux de Tordre de Saint-Benoit, et abbé de Déols, fut nommé cardinal en 1150, dans la troisième et der* nière promotion, par Eugène 111 qui régna de nus è 1153.

JEAN, Napolitain, fut créé cardinal, en 1155, par le Pape Adrien IV, qui régna de 1154 à 1159.

JEANCONTI, d'Aniane, créé, en 1158, par le Pa[)e Adrien IV, diacre-cardinal du titre de Ssinle-Marie m Porticu^ puis prêtre du titre de Saint-Marc, évèque de Palestrine, lëgRt en Lombardie, en Franco, en Hongrie et en Angleterre, mourut en 1196.

JEAN fut, en 1178, nommé diacre-nardinaidu litre de Saint-Ange par Alexandre III, Pape de 1159 à 1181, et qui, pendant un pontificat de vingl-deuxans, créa cinquante cardinaux en cinq promotions.

JEAN fut, en 1180, proclamé, par le Pape Alexandre III, prètre-cardinal du litre de Saint-Jean et de Saint-Paul.

JEAN fut créé, en 118^, par le Pape Luce 111, prèlre-cardinal du titre de Saint* M^'irc.

JEAN FÉLIX, Romain, fut créé, en 1188, par le Pape Clément III, diacre-cardinal du titre de Saint-Euslache, puis prêtre du titre de Sainle-Siisanne.

JEAN MALABRANCA, Romain, fut nommé, dans la môme promotion, diacre-cardi* nal du titre de Saint-Théodore par Clément 111, Pape de 1188 è 1191, et qui créa vingtquatre cardinaux en trois promotions.

JEAN, de Lombardie, créé, en 1188, par le Pape Clément JU , prètre-cardinal du litre do Saint-Clément, fut évèque de Viter^^ be ot d*Albano.

JEAN BARRATI, Romain, fut nommé diacre-cardinal , dans la troisième et dernière promotion, par Clément III, Pape de 1188 à 1191.

JEAN fut créé clans la même promotion, par Clément 111, Jiacre-cardinal du litre de Saint*Serge f t de Saint^BAccbe.

nos

JEA

IMI

JEAN, de Sfllerne, cr-éé par Céleslin III» en 1191, prôtre-cardinal du titre de Saint- Etienne in Cœlio monte^ fut légal en Alleniagne, en Sicile, en Angleterre, en Irlande.

JEAN COLONNE, créé, en 1192, par le Pape Célestin 111, prêtre-cardinal du lilr-e de Saint-Prisque, fut évèque 'de Sabine, et légat à Pise.

JEAN, nommé par le Pape Innocent II!, en 1205, diacre-cardinal du titre de Sainte- Marie m via LatOf fut légat en Angleterre et en France.

JEAN fut créé, en 1206» diacre-cardinal du titre de Saint-CAme et de Sainl-Damien par Innocent III, Pape de 1198 à 1216.

JEAN fut déclaré, en 1211, par le même Pape Innocent III, prêtre-cardinal du titre de Sainle-Praxède.

JEAN fut nommé , en 1252 , cardinalévêque de Sabine par Innocent IV, Pape de 12^3 à 12511^, et qui, pendant son règne, créa vingt-trois cardinaux.

JEAN, de Plaisance, créé, en 1272, par le Pape Grégoire X, son oncle, cardinal-évêque de Sabine, mourut en 1278.

JEAN BUCCAMATUS, Romain, archevê^ que de Monréal, en Sicile, cardinal-évêque de Frascati, en 1285, légat en Allemagne, doyen du Sacré Collège, mort en 1309, fut le seul cardinal créé par Honorius IV, Pape de 1285 à 1287.

JEAN DE CASTROCALl, natif et arche* vêque de Bénévent, nommé, en 1294, par le Pape Célestin V, prêtre-cardinal du titre de Sainte-Vesline, mourut en 1295.

JEAN DE CARMIN , Français , créé , en 1350, par le Pape Clément VI, diacre-cardioal du titre de Saint-Georges m Velabro^ mourut en 1361. 11 était neveu du Pape Jean XXII.

JEAN LASSI, Espagnol , religieux de Tor^ dre de la Merci, mort en 1366, fut créé prêtre-cardinal du titre de Sainte-Marie au delè du Tibre par Innocent Vj qui, pendant son règne de 1352 à 1362, nomma 16 cardinaux.

JEAN, archevêuue deCorfoUf nommé, en 1378, prêtre-cardinal du titre de Sainte- Sabine par Urbain VI, fut mis è mort par ordre de ce Pontife, en 1385, avec quatre outres cardinaux.

JEAN, Espagnol, évêque d'Urçel , fut créé prôire-cardinal en 1378 par Urbain VI, Pape de 1378 à 1389, et qui, pendant son règne, créa cinquante-six cardinaux.

JEAN STEPHANESCl, Romatn, fut créé par le Pape Uibain VI, en 1385, diacre-cardiual du titre de Saint -Georges m Yelabro^ puis prêtre du li(re de Sainte-Cécile.

JEAN DE PIZZOLPASSIS , Bolonais, fut nommé, en 1385, cardinal-évêque d'Ostie, par Urbain V], Pape de 1378 à 1389 et qui 1 créa cinquante-six cardinaux.

I JEAN DE MUROL, Français, évêque de Saini-Paul Trois Châteaux (Drôme), créé, en 1385, par l'antipape Clément VU, prêtrecardinal du titre de Saint-Cvriaque, mourut en U04.

JEAN DE MORELUS, Frappais, é? Aquo

de Genève, fut nommé, dans la même promotion de 1385 prêtre-cardinal du titre de Saint-Viial.

•JEAN ROLLAND, Français évêque d'Amiens, créé prêtre-cardinal, dans la même promotion de 1385 , par le même Clément VU , mourut on 1388.

JEAN FLANDRINI, Français, nrchevêçiue d'Auch, fut créé, en 1390, prêire-cardinal du titre de Snint-Jean et de Sainl-Paul, et évêque de Sabine par Clément VU qui, pendant son règne de 1378 à 139'*, créa trentehuit cardinaux en treize promotions.

JEANCARRÈRE, Français, bachelier-èslois, fut créé, en 1409, prêtre-cardinal du litre de Saint-Etienne in Cœlio monte par l'antipape Benoît XIII.

JEAN , Portugais , évêque de Coïmbre , puis arôhevêque de Lisbonne, créé en lUl, par le Pape Jean XXllI, prêtre cardinal du litre de Saint-Pierre^ès-Liens, mourut en U15

JEAN KEMP, Anglais, archevêque dTork, puis de Cantorbéry, nommé en H37 ou 1439 par le Pape Eugène IV, prêtre-cardinal du litre de Sainte-Baibine, mourut en 1^56.

JEAN IV, archevêque de Besançon, en 111^27. — Il devint cardinal, chancelier du rÊglIse romaine, et légat du Pape à Bologne.

JEAN, Messinois, abbé de Saint-Paul de Padoue, créé en 1W6, par le Pape Eugène IV, prêtre-cardinal du titre de Sainte-Sabine mourut en 144^9.

JEAN, Allemand, évêque de Strasboupjr, fut créé, en UiO, par l'antipape Félix V, prêtre-cardinal du lilre de Sainl-Xiste.

JEAN DE RAGUSE,de Tordre des Frères prêcheurs, fut fait cardinal en ikkh^ par i'anlifhnpe Félix V.

JEAN D'ARAGON, fils de Ferdinand, roi de Naples, créé,enl477, par le Pape Sixte IV, diacre-cardinal du litre de Saint-Adrien , puis prêtre du litre de Sainte-Snbino et de Saint-Laurent in Lucina , mourut en 11^5.

JEAN DE CASTRO, Espagnol, évêque de Girgenli, en Sicile, et administrateur de Tévêché Sieswig, en Danemark, créé, en 1W6, par le Pape Alexandre VI, prêtre-cardinal du litre de Saint-Prisque, mourut en

JEAN VERA, Espagnol, archevêque de Salerne, créé, en 1500, par Alexandre VI, prêtre-cardinal du titre de Sainle-Balbine, mourut en 1507.

JEAN CASTELLAN, Espagnol, archevêque de Trani, créé, en 1503, par Alexandre Vl, prêtre-cardinal du litre de Sainte-Marie au delà du Tibre, et archevêque de Honréal,

JEAN, ambassadeur du duc de Saxe à Rome, fut fait prêtre-cardinal du litre de Sainte- Croix de Jérusalem par Alexandre VI, Pape de 1^92 à 1503, et qui nomma quarantequatre cardinaux.

JEAN DE LORRAINE , fils de René II , duc de Lorraine, et de Philippe de Gueidres, irère de Claude, premier duc de Guise, remplit, pour sa part, cette vie commune è tous les princes de sa race établis en France»

If05

jon

JOY

iioe

de réunir dans .eur famille les Irois principaux moyens d*influence sur les peuples : les dignités ecclésiastiques , la gloire dpn Brmes et Tadroinistralion de rElaU — Né en 1498, il reçut, n*é(anl alors â$;é que de quatre ans, du Pape Alexandre VF, le 3 noverahre 1501 « des bulles de coadjuteur de son grand-oncle Henri de Lorreine-Vaudemonl, évoque de Metz, mais à condition qu'il n*exprcerait Tadministration que quand il aurait atteint Tâge de vingt ans. En 1518, le Pape Léon X le fit cardinal du titre de Saint-Onuphre. Le cardinal de Lorraine , outre révèché de Me»z, eut les archevêchés de Reims , de Lyon , de Narbonne, les évôchés deTonI, de Verdun, deThérouane, d*Alby, de Valonce et de Luçon, les abbayes de Gorre, de Cluny, de Fécamp, de Marmoutier, etc. Il fut ministre d^Elat sous François 1" et Henri 11. Sa maison était l'asile des gens de lettres et de la vertu. Sa libéralité, qui allait jusqu'à la profusion, a été célébrée par ses contemporains. Un aveugle lui ayant demandé Taumône à Rome, et recevant de lui une somme considérable , ft*écria : c Tu es le Christ ou le cardinal de Lorraine ,« tant la réputation du cardinal était bien établie. Il mourut en 1550, dans sa 53* année.

JEAN D'ORLÉANS , dit le Cardinal de Longueville , archevêque de Toulouse , et évêque d'Orléans , né en li^8^ , était Qls de François, comte de Dunois, duc de Longueville 9 et d*Agnès, fille de Louis, duc de Savoie, et d'Anne de Chyr.re, et sœur de Charlotte, femme de Louis XI.— Le d uc d'Orléans, qui fut depuis le roi Lotiis'Xil, prit soin de son éducation, et le pourvu t de l'abbaye du Bec. Enl502, il lui fitoblenir l'archevêt hédc Toulouse, et depuis lui confia des aiïaires importantes. Le roi François l" lui obtint nn chapeau de cardinal, qu'il reçut en 1533, du Pape Clément VU; mais ce prélat nu jouit pas longtemps de sa nouvelle dignité, car il mourut è Tarascon en octobre de la même année , en se rendant au-devant du Pontife, qui devait se trouver h Marseille pour le mariage de sa nièce Catherine de Médicis, avec Ht^nri,duc d'Orléans, depuis Henri II. {Voy. Bertrand, Hisl. de Toulouse; — RoBBRT etSiiNTE-MiRTHB, GaUiaChnsUana.

JONAÎHAS, diacre, fut fait par le Pape Calixte II, en 1119, cardinal du titre de Saint-Côme et de Saint-Damien.

JORZ, ou JOYCE (Thomis), Anglais, religieux de l'ordre de Saint-Dominique , docteur en théologie dans l'université d'Oxford, et prieur du couvent de son ordre dans la môme ville , succéda, en 1296, à Gautier de Wioterburn dans l'emploi de

firovincial d'Angleterre , et fut aussi après ui confesseur d'Edouard 111 , qui , en octobre 1305 , l'envoya à Lyon avec Henri de Laci, comte de Lincoln > Hugues le Dépensier, Amanien, seigneur do Lebret, Otton deGrandson,un autre Frèreprêcheur nommé Jean de Wroiham , Jean de Benestède , et Philippe Marteil , pour traiter avec le Pape Clément Y, ou tous , ou au moins quatre

ensemble, d'affaires qui intéressaient l'honneur, l'Etat, et la couronne de ce prince. — C*est le 15 décembre suivant que Thomas de Jorz fut fait cardinal-prétre du titre de Sainte-Sabine. Depuis, il fut employé dans des afTairos importantes. On le trouve entre les commissaires nommés pour écouter les témoins qui , vendus à Philippe le Bel , se présentaient pour déposer contre Boniface YIII ; et encore entre ceux qui examinèrent la doctrine de Jean Olive, religieux de Saint-François, persécuté par ses confrères. C'est 5 celte occasion qu'il composa un Traité de la pauvreté de Jésus-Christ^ traité qui s*est perdu comme sq& autres ouvragcsi A l'exception de son Commentaire sur le premier livre des Sentences , où il prend à tâche de réfuter Jean Duns Scot, partout où le Docteur subtil pense autrement que saint Thomas. Le Commentaire sur les vjng;tsept premiers psaumes , que Sixte Lamberti a publié à Yenise en 1611, sous le nom de ce cardinal, n'est pas de Jorz, mais de Thomas de Galles, à qui appartiennent encore d'autres ouvrages , que divers écrivains ont voulu attribuer à Jorz. Cet illustre cardinal allait à Rome avec quelques autres pour la cérémonie du couronnement de l'empereur Henri Ylll, lorsqu'il fut retenu à Grenoble par une maladie, dont il mourut en décembre

1310. Son corps, transporté à Oxford , fut inhumé dans le couvent de son ordre, où il avait cinq frères. L'un d'eux , Gautier de Jorz, après avoir enseigné à Oxford, fut fait, en 1307, archevêque d Armagh, en Irlande; puis, préférant la vio religieuse à la «iignité épiscopale, il renonça à son archevêché en

1311, et eut pour successeur un antre de ses frères, qui se démit aussi en 1330. {Voy. EcoARn, Scriptores ordinis Prœdicalorum recensiti , notisque historicis et crilicii illustrati. Tom. I", Paris, 1721,2 vol. in-fol.)

JOUUDAIN de Ceccano , abbé de Fosse- Neuve, ordre de Clteaux , nommé par io Pape Clén)ent III, en 118S, diacre-cardinal, puis prêtre du litre de Sainie-Pudentiane, légat en France et en Allemagne, mourut en 1206.

JOURDAIN, Espagnol, fut fait diacrecardinal, en 1^09, par Benoît Xlll, antipape, de 1395^ à 1425k.

JOYEUSE (François de), second fils de Guillaume II , marécbal de France, gouverneur du Languedoc, etc., et de Marie de Ba* farnai , naquit le 24 juin 1562 , reçut une bonne éducation, et fut élevé en 1582 à Tarcbevêché de Narbonne. — L'année suivante, il fut revêtu de la pourpre par le Pape Grégoire Xlll, et Quoique très-jeune encore* appelé, sur la réputation de sou mérita, par le roi Henri 111 , qui lui donna entrée dans son conseil , et l'envoya à Rome pour y être protecteur de France. Il y soutint avec fermeté les droits de la couronne con« tre lanibassadeur d'Espagne qui lui disputait la préséance , et sut détromper Sixte Y, à qui on faisait accroire que Henri III soutenait les bérétifjues. A son retour en France» il fui transféré à l'archefêclié do Toulouse,

iîtfl

JOT

lOT

lltt

vl retourna h Rome, en 1591 , pour prendre part au conclaye où fut élu Clément VIII. Il y Qt encore un voyage en 1593, pour travailler k la réconciliation de Henri lY avpc le Saint-Siège , et fut un des trois commissaires ecclésiastiques qui prononcèrent la dissolution du mariage de ce prince avec Marguerite de Valois. En 1600, il alla recevoir h Marseille la nouvelle reine Marie de Médrcîs, et, Tannée suivante, il tint sur les fonis baptismaux , au nom du Pape , qui Pavait fait son légat , le dauphin , q*ji fut depuis le roi Louis XlII. En 160^^, il succéda k Charles III de Bourbon en I*archev6ché de Rouen , et présida , en 1605 , rassemblée générale du clergé, « en laquelle, • suivant un contemporain ( TEtoile , Journal de Benri /F, tom. III , p. 223). c se Grent de belles propositions, peu ou point de résolutions , de faste assez , de profit pas , de rféftenses beaucoup. » La même année 1605, il se trouvait à Rome aux élections des Papes Léon XI et Paul V. Ce dernier Pontife ie nomma son légat en Franco. Henri IV le renvova encore en Italie pour réconcilier la cour de Rome avec les Vénitiens; ce qu*il négocia avec tout le succès qu*on s*etait promis de son tact et de sa prudence. Il les signala en plusieurs occasions; aussi les Papes et nos rois , qui étaient pleins d'estime pour lui, lui en donnèrent-ils souvent des preuves. Nommé mcMnbrede la régence établie par Henri IV peu de temps avant sa mort , il sacra , en 1610 , la reine Marie de Médicis h Saint - Denis , et le jeune roi Louis XIII h Reims. En 161^, il présida au nom du clergé, les éluls généraux, et, le 23 août 1615, il mourut h Avignon, doyen des cardinaux, âgé de 53 ans , illustre par ses emplois, par sa dignité, par sa libéralité , dont il laissa des témoignages en fondant un séminaire à Rouen, une maison pour les Jésuites h Ponioise , une maison à Dieppe pour les Pères de TOraioire.

(Foy. AuBERT, Histoire du cardinal de Joyeuse^ avec plusieurs mémoires^ leilres ^ dépêches^ ambassades^ relations et autres pii' ces. Paris, 165^», in-foL Les lettres , dont on voit des extraits dans cet ouvrage, existent en original h la Riblioihéque impériale. On y remarque celle qu'il écrivit à Henri IV, le 2 octobre 1598, sur la jonction des deux mers , et qui contient la première idée du canal du Languedoc, exécuté par Riquet. — Voy. encore de Thou , Bist.^ I. 137; — Sai!mtic*Martiib , Galt, Christ, ^ i, I, pag. 392, 606 se(|. , et 703; — Spondb; — Pbtramellaril'S ; — Frizon ; — le continuateur rtc Ciaconius; —Gautier, Chron.; — le P. A!HSELME, Hisl, généaL et chronologiq. dii la maison de France et des grands officiers de la couronne.) Voici son éloçe par le P. Alby [16W] : « La vertu qui ne fait de couronne que de Torde sa mine, et qui n'a de prix plus beau qu'elle-même, tire néanmoins souvent sa recommandation et son prix des sujets où elle déploie son action. La main de Phidias élaitf iit-OD| autrefois adorée aussi bièo en

Targite et en bois commun, comme en l'ivolro et en iVbëae : il faisait tout dans la perfection que pouvait avoir la matière qu'il maniait; mais, k vrai dire, les plus - belles pièces étaient toujours les plus riches.Aussi voit-on souvent qiie la vertu a plus d*éclat dans les richesses que dans la pauvreté, dans la noblesse du sanç que dans la bassesse de l'extraction. Ce qui ne provient pas seulement de ce que la gloire de la naissance porte l'instinct des actions glorieuses, et qu'il est plus aisé de bien faire dans les commodités que dans les incommodités de la fortune; mais encore de ce que le bien faire est plus précieux dans le pouvoir et la licence du mal ; et que tous les avantages qui sont externes è la vertu, prêtent de la vigueur à son action et du crédit à ses exemples. Ce qui est tout visible en la vie du cardinal de Joyeuse, qui a produit toutes sortes de grandes et éclatantes actions , qui ayant été conçues, pour ainsi dire, sous les éclairs des grands astres de la famille trèsillustre dont il était issu, naquirent depuis sous la faveur des dignités et des grands moyens qu'il posséda, tant de sa maison comme de TEgiise.

« Son père, qui fut maréchal de France ot gouverneur pour le roi durant trente-cinq ans, en la province de Languedoc, ayant reconnu, dans les amusements de son enfance après les images et les autels, son inclination auxfonctionsde TEglise.ry destina sérieusement, dans l'espénuice qu'il prit qu'il pourrait mériter les prélalures que ceux de sa famille avaient autrefois possédées, et qu'il no relèverait pas moins Thooneur de sa maison sur les croix de rEg)i$e,que ses autres enfants le feraient sur l<'S palmes du siècle. Donc il fut envoyé h P/iris, [)0ur étudier an collège de Navarre; où se voyant engagé par le dessein de son père dans la route qui était plus selon son humeur, il passa ces premières éludes épineuses sans peine, et avec autant de satisfaction sienne qu'il en donna aux autres ; fit son cours de philosophie, apprit le droit civil et le canon, et comme il s'était encore plus sérieusement appliqué à l'intelligence de la science la plus convenable h la profession qu'il entre* prenait, il prit le degré de docteur au canon, et se tint en état d'acheter désormais, au prix de la vertu, tout ce qu'il pouvait espérer de la faveur des hommes.

« Il fut nourvu de l'archevêché de Narbonne en 1 âge de 23 ans, ses mœurs et sa doctrine lui donnant tous les avantages qu'un autre moins vertueux que lui n'eût pu espérer que du temps. Et comme il était, aussi bien que ses frères et tous ceux de sa maison, grandement cher au roi Henri III, il fut par lui appelé pour avoir place en son conseil étroit, sur la réputation de prudence qu'il avait déjà acquise en un âge où elle parait toujours plus belle, quand elle est en la saison dos fleurs comme un fruit avan« ce. Ce qui porta encore le Pape Grégoire XIII à le créer cardinal de la sainte Eglise* et à donner son agrément k la demandfe du

im

JOT

JOT

fll^

roi et aux vœux pnblics qui s*é(aienl accordas p->ur te voir élevé h cette dignité.

« Et Taffection comme Testime du roi ne s^rrêtèrent pas là, après l'avoir associé k son ordre du Saint-Esprit et nommé à l'archevêché de Toulouse, vacant par la mort de l'archevêque Paul de Foix ; il l'envoya k Rome pour se façonner dans celle cour pnr ses propres expériences, à y soutenir, pour Tbonneur de la France (ce qu'il fit depuis avec grande louange), la Qualité déprime de l'Eglise et de ministre (te l'Etal. Et pour lui donner encore le moyen d'y rendre aux occasions, avec plus d'emcacite,lcs services qu'il attendait de sa prudence et de sa fidélité, il le déclara protecteur de France, voulant que, comme il ne manquait rien à sa vertu pour mérite, il ne manquât aussi rien \ sa dignité pour agir.

« Il se trouva là tout à propos à la cérémonie de la canonisation de saint Diego d'Alcala ; en laquelle ramt>assadeur du roi irEspagne, qui en faisait les frais, ayant entrepris, sur quelques considérations de l'action et du temps, d'emporter Tavantage du rang sur l'ambassadeur de France, contre le droit que la dignité de son mettre et la possession ancienne lui ont acquis ; le cardinal de Joyeuse apporta une si vigoureuse résistance h cette entreprise, que nonobstant les artifices concertés et les |K>ur$uîtes échauffées de la faction ennemie, il conserva , eu la personne de Tambassadeur de France, la prééminence de celoi qu'il représentait, comme du fils atné dé l'Eglise. La résolution où il vit quelque temps après le Pape Sixte Y de faire éclater son courroux contre le roi Henri 111, émut cette grand vigueur de courage et d'esprit, que notre cardinal avait témoignée en toutes les occasions où Thonneur de la France avait été attaqué, à tâcher d'adoucir par toutes voies le zèle irrité du Saint-Père, et d*arrêter, par de fortes représentations, la foudre qui branlait dans sa main. Mais, n'ayant pu être assez heureux pour détourner le coup, il céda au temps et fit place à la nécessité, sortant de Rome, et se retirant è Venise, avec la gloire d'avoir bien servi et d'avoir embrassé en une telle occasion les intérêts de son mattre avec autant de courage que de soin.

« Etant depuis retourné en France, il alla séjourner quelques années en son archevêché de Toulouse, où l'ancienne affection et la dévotion de cette province envers la maison de Joyeuse, lui ayant acquis la première autorité dans les esprits, le faisaient regarder, non pas comme un homme, mais comme nn ange du ciel qui habitait parmi eux. Mais comme il recnerchail plus la solidité de la vertu, qui l'obligeait à de grands devoirs envers son Eglise, que la pompe des démonstrations d'honneur et de respect qu'on lui témoignait , et qu'il aimait mieux combattre les vices que triompher des cœurs et de la bienveillance publique, il vaqua sérieusement à la correclicu des mœurs, tant du clergé que de Tétai séculier; contribua

largement son crédit h l'établissement des Capucins et des Jésuites en la ville de Toulouse ; «t comme il n'était pas moins cou* rageux que bien intentionné, il vainquit pour Dieu tout l'intérêt et tout l'effort contraire des hommes.

« Durant le temps de son séjour à Toulouse il reçut la nouvelle de la mort de Sixte V, et après lui d'Urbain VU et ensuite de la création de Grégoire XIV, de laquelle il prit occasion d'aller revoir sa chère Rome et dy concerter avec Sa Sainteté dos moyens d'éteindre le feu des guerres civiles oui s'ir^ ritait tous les jours du carnage et nu sang dont on t'arrosait. Il y fit lors tout ce que l'homme le plus zélé pour le bien de sa patrie elle plus accrédité dans l'espritdu Saint- Père pouvait avancer en cette saison; et il laissa bien tant de prouves de ce qu'il valait en cette conr, qu'en étant sorti avec le congé du Pape Grégoire pour revenir en France, il le rappela du chemin comme se repentant d'avoir lâché un instrument très-utile qu'il devait conserver avec jalousie comme un bien public dont il lui était quasi aussi malaisé de se passer quedeman(|uer d'avoir de bonnes intentions et de grands desseins pour le repos du monde.

c Mais comme les grandes faveurs dansleur plus haute élévation branlent, et dan« leur plus belle montre trompent ceux qui espéraient beaucoup d'elles, il eut le déplaisir de voir assez tôt les funérailles de ce. grand Pape qui l'avait si particulièrement lionoré de sa confi>lence et de son affection. Et après avoir donné son suffrage à l'élection du P«ipe Clément Vlll, il se retira en France, dans la province de Languedoc, qui était alors un ihéâtre funeste de division et de guerre, où l'hérésie, en furieuse bacchante, maniait à tort et à travers les armes sanglantes de la rébellion; ce qui obligea lo duc de Joyeuse, frère du cardinal, et qui avait succédé à son père au gouvernemeiU de la province, d'armer contre elle et de l'attaquer comme il fit en un combat auprès de VilSeraur, auquel il fut vaincu, et en se retirant noyé au passade d'une rivière en un flge et un temps qui rendirent cet accident autant pleindepiéte qu'il semblait avoir éteint le nom et la gloire de celte famille, avec les. plus chères espérances de la province.

• La nouvelle de celle mort ayant égaltS les tristesses du cardinal h la grandeiu* do la perte que sa maison avait faite el de l'amour qu'il avait toujours eu pour un si bon frère, combla aussi de deuil, d'horreur et de confusion tous les étals de co pays, qui regrettaient dans celle vie si subilement éclipsée et en son plus beau midi, leur chef, leur conducteur, leur luleur el leur père. Kt il arriva que te peuple de Toulouse ne poov.'inl résister à la violence de ce déplaisir^ s'assembla tumultueusement aux places publiques jusqu'au nombre de quatre ou cinq mille hommes, qui, comme emportés d'ijne

f passion forcenée, allèrent en foule cherciier es restes do leurs espérances dans le cou* vont dos Capucins, d'où ils atloulèrcut de ra«

IHI

JOY

IHGTIONNAmK

JOY

nii

Tir nV€ê rMetiûe le P. Ange de Joyeuse» aiipêraVimf le cotniQ de Botiôhagie, fwur lai faire prendre \ê Conduite des affaires publia que» a la place de son frère tféfunl^avee me- T\iM^§ de lettre le feu ao couvenl ai Toa n*acronlait leur demande; et eul^on bien de la pèirie de les faire retirer avec toutes les rfrdmnastiS qti'oD leur fil dé le faire passer, lié PautorilA du S^int-Père^ en Tortire de Mtlle poo^ sàtltfaire è leurs désirs. Cependanf le rrtrdinal h Tinstance de la province «t de raveti do roi, ayant les rênes du gou- ▼emement politique, put bien adoucir par ta bortnè conduite la chaleur et le transport des eaprits, mai^ non Ie5 regrets de la perle publique, qui furent sanseoBSOlatioBeonmie 11$ étaient sanè remède*

«Depuis^ comme lous les maux du monde Ml leur cours et leurs bornes, oe royaume déserté ayant cemmeoeé à se relever de sea pileuses ruiees sous le règne de Henri le Sràftd^ qui pour lui redonner son ancien lustre et i^ouf le combler d*iine fi^licilé dursbieiavftil planté Tolivier delà paixau milieu |kmr scm repos elsea lauriers toute l'entouf pour sa défense. Ce sage monarque jugea à

Cropos d'envojrer le canlinal de Joyeuse h orne a vec les aulres cardinaux français pour se trouver h la nouvelle création du Pape

Îoè Voa e^njecturait être assez prochaine, fs indispositions de celui qui tenait le Si^ge^ Il s y trouva, et dans la contestation lies brigUés les plus ardentes qui furent depuis lotiglèmps dans le conclave, on peut dire que par ua ménage Irès-aocort des voix françaises il fit la («lance des suffrages et des factions opposées et la fit pencher du dÀé du cardinal de Médicis qui fut Léon XI, malgré Téffort du parti qui avait tra« vftillé è ion exclusion. Il agit avec pareil avecès h rélecliondu Pape Paul Y qui suivit biefiMl après, et fit toujours voir dans le conclave que si le parti de France y était moiss fort et moins appuyé de suppôts, il avait su rendre la puissance et le nombre de ses conlreMenants inutiles par sa prudence. • Sa protection ayant été recherchée de divers erdres religieux, il Taccorda aux ordreé de Saint-Antoiiie du Viennois et des Capudns. Il fut pourvu de Tarchevôché de Koneo et reçut de la libéralité du rôi et du Saint-Siège un nombre d'autres bénéfices 1)1 avec eux de grands revenus qui ne furent

S mais superflus è sa vertu. Il fit présent à >tre«*Damo de Lorette de douze mille Hvres, où son frère atné-, qui mourut glorieusement è la bataille de Coutras, avait libéralement fondé un hôpital pour y recevoir les pauvres prêtres de France pèlerins, et en diverses autres occasions il fit si largement coisler ses dons sur les liécessilés pultliques et privées, par des canaux d*ordinâire se^ rreis, qu'il montra bien qu'il cherchait plul&t de servir en bienfaisant quedQ faire paraître ses bienfaits^ bien éloigné de Thu» œeur de ceux qui ne font de dépense qu'autant qu'elle luit, et qui ne savent appliouer leur or qu'en l'éleudanl en lames el en feuilles.

t II fut nommé légat el procureur du Pape Paul y pour porter sik les fonts de baptême avee H/inie Ëléonore» duchesse de Hanloue, Mgr le dauphin, aujoiird'hui rôi de France^ è qui il donna le nom de Louis cdn« sacré par la saintelé de Tunde ses âieux, en présage de sa vertu future, et ce par ordre exprès du âainl-Pérê. en présence de ilgr Haffée Barbcrin, fors nonce apoétoiiquCi depuis souverain ehef de rËglise. U fut encore parrain de Monsieur, frère ufiiqnô du roi^ avec la feine Marguerite de Talois» lui donnant le nom de Gaston pour Tèvertir de la valeur qile ce grand homme avait laissée à son imitation ; et pour la preuve la plus illustre de sa grande autorité» de la forée de son esprit et de sa sagesse généreuse dan» tes affaires publiques, il fut en« Yoyé ambassadeur extraordinaire pour le roi en Italie afin d'accommoder le grand diffé« rend J'entre le Pane Paul T ei fa république de Venisiv duquel le roi ffenri le Grand, dans ia jalousie de tous lel gradds prirïcea et potentats de la chrétienté, avait été agréé des deux partis pour nàédJâieur, S laquôlté négociation le cardinal de ioyôuse rapporta tout ce que Tesprit le plus adrôii et le plus délié pouvait inventer de mojeiis d'accommodement pour faire réussir héureUset^ent, comme il fit, un accord extrèntcfnent diffl«- Cile, où il fallait ajuster Tautorîté d'un parti avec la liberté de l'autre, qui étaient deux intérêts incompatibles et comme deux mé^^ taux si éloignés de nature qu*il semblait n> SToir point de merciifé comolud qui les pût allier.

k Depuis son retour d*Italie, te bOnhéUr dé la France croissant avec la gtoire de son monarque, il reçut toutes sortes d'IiOnneurà et de signalées faveurs dansiez emplois leà plus illustres auprès de Sa Majesté; et rti l'auguste cérémonie du ôourôunemeut dé là séréuissime reine Itarie de IfédicISp Célébrée parmi les triomphes de la joie publia Juci en la convocation dé tous les otâtéé u royaume, il eut la chàrg.è de couronâel* de sa main cette grabde prii^cés^e et d'annoncer à la France là fêté soleubelle de sei contentements qu^un damnable parricide changea bientôt en deuil, et la pompe royale que nous avions dressée d notre bonne fortune aux funérailles de notre prince. Mais Dieu qui prend plaisir à relever ceul qu*il a humiliés et qui fait ses plus éclatantes merveilles des effets de sa miséricorde, ayant soutenu comme par miracle le bfltiment suspendu de cet Etat qui s'allait détecheppar le désordre, depuis que la grande colonne de son moUarque avait défsilli, et donné è la France un digUe et légitime successeur de ce grand héros, qui fut Tamour et la gloire de son temps, notre cardinal eût encore Thonneur de présider aut cérétuonies du sacré du nouveau roi et le bonheur de nous prédire la piété et la justice de son règne.

« 11 avait beurôa^ement contribué là créance que da Vertu et ses grande^ actions lui avaient acquise et ses soiûs les plus affeo

DES CABDIMAUl.

Page 1