‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 138 sur 350 · JUL · texte numérisé non relu

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lionnes au repos de col Etat ; quand, pour a'acqiriUer d'une dévotion qu'il avaîl eue df*puîs longtemps è la Vierge qui est hono^ rée i Montferral» il y alla rendre ses vcoitXi ei après le don de son cœur qu'il apf^endil à ses autels» il til présent à ceux qui serraient la' ehspelle de deux mille (ivrea pour if faire chanler tous (es jours les Litanies de • Vierge k son honneur. Ce fut fuir c$e irojage de dévotion qu'il prépara son eKprk au grand voyage de Télermlé; car inoonlînant après son retour il sentit des faiblesses •l des défailiancès an sa nature qui baiilà* rent (es dernières assignations^ l'espérance que sa honne vie passée lui donnait d'une meilleure et ni us heureuse^ Il s'arrêta en Avignon ou il fut logé dans le superbe paiaia des Papes, et oà» dans les lenteurs de la pÀTrequi rainait insensiblement ses forces^ il dreasa son esprit par le loisir qu'il prit de se préparer k cette heure importante qui tait la crise du salut ou de la perle totale des hommesi h mourir constamment ettran<» qttilleDient comme il avait vécu de mèinei gardant toutes ses vertus jusqu'à son tré* pas comme un soleil qui est suivi de ses clartés jusqu'à son couchant*

e La libérale dis^HOsition et le partafff l|u'il (U de ses biens temporels avant que de nH>urir» témoigna la part que sa eonnaoce lui donnait è la succession des riclieasea étemelles où l'appelait celui qui lui inspi<» rait de si saiutes intentions» car il distribua plus de deux cent mille écus en bonnea œuvres et en legs pies; envoya six mille éeoa h sa chapelle de Notre*Datne de Lorette^ pour recommander ses dernières né« caaiités è la tutrice de son salut ; laissa quatre mille écus pour être erophoyés h faire des prières et è dire des Messes pour son Ame, et par elles payer les restes des dettes dose vie qui pouvaient le tenir obligé è h justice do Sien; dota huit chanoines en l'églisO principale du duché de Joyeuse; fbnda on monastère des ermites de Saint-Basile eO une lie auprès de Narbonne, et une résidence des Pères Jésuites è Pontoise^ à laquelle encore il laissa avec son corps sa bi* bliotbè'jue et sa chapelle^ et six mille écus êwee son cœur au collège d'AtlgnoUyOÙ il mourut, consacrant ani siècles k venir sa mémoire par sa piété, et jetant les semences 4é son éternité dans le mérite de ses bienfaits.

e 11 Gt une mort extrêmement réglée et eomposéeen toutes sea circonstances jusqu'à la 'perfectiony et il sehibla que comme tes oiseaux qui chantent avec plus de! douceur attendant la] fin de leur vie, il avait montré des sentiments de dévotion plus tendres approchant la fin de la sienne. Ainsi , après s'être muni chrétiennement des sacremente de l'Eglise, dit les ûerniers adieux è ses domastîques et donné la bénédiction comme il en Btait requis h tous les assistants, il pria celui qui l'assistait à bien mourir qu'on ne l'eniretint plus que de discours de sa fin et de robjet de ses espérances, pour mieux profitet de ces derniers moments, qui sontde telle

importance que l'éternité ne dépend que d'eox* On le vit souvent la bouche attachée aux pieds d'un crueifli» versent son cœur ntiendri par ses yeut sur cet autel sangfant des miséricordes de son Rédempteur. On loi ouït quelquefois prononcer d'affeelion : Que m9 fardez -pouik Seigneur f dam le ciely et queei - te que j'ai recherché de voue sur la terre? {Psal. lxxv, 9.) El miand il sentait plus vivement son mal : Àugmeniex^ Seigneur ma peine et augmentez ma patience, fit ainsi scellant sa bouche de la recommandalion ordinaire de son finie et du nom ado* rablede son Sduveur^il lui rendit son êf^prlt on paix le 23 du mois d'aoÀt de l*annéel015, de son fige la cinquante-sixième. {Yoy. Robert, France chrétienne; -^ Gautbim, Chranùlog.) »

JUGIE j[GuiLL4i}iiE DE la), né en Limousin, était nls d'une sœur du Pape Clément VI qui le fit cardinal en 13^2. ^ Innocent VI» snceesseur de Clément, l'envoya , avec le titre de légat, en Espagne, pour ramener è de meilleurs sentiments don Pedro^ roi île Casdile, qui maltraitait la reine Blanche dé BourboUf sa femme. La Jugie ne réusait i»as dans sa légation et mourut è Avignon» le 28 avril 137b. (Foy. Bosquet, in Inno* cenie VL)

JUGIE (PiKaiiB BR tkfi frère puîné du pré-» cédet)t« et né eommcluii en Lvmousin, était en 1344, religieux de la congrégation do Clunj^ puis arehevAqne de SaragosSBf en Espagne^ et, en 1347^ de Narbonne. -^ Le roi CltartdS V, dit le Sage^ l'eovo^'a à AtignofI auprès ù\ï Pape Urbain VI, qui devait rilgier les différends existant entre ce monarque et le roi de Navarre. Fterro de la Jugie^ transféra ei>1376i à l'archevêché deRoeen, fut h h fin de la même année promu au cardinalat par le Pafre Grégoire XI, son cousin ger^ main. Il suivit ce Pontifo en Italie, et mourut h Pise le 21 novcflVbre 1376. (Keff. Bos^ QUET, in Oregor, XL)

JUGIB (Marin de la), né fi Amalfi» dfinS le royaume de Naples, s'avança à la cour de Rome, et dkvint un des premiers ôamériens dTrbain VI. ^ Ce Poittife lui donna l'arche* vèché de Tarente, et l'envojra comme iioitce on Hongrie, pour y solliciter le roi Louis i prendre Ie9 armes contre Jeanne, reine der Naples. La Jugie Servit ardemment le dessein du Pape, et, en récompense, obtint le cardinalat en 1381. Urbain employa encore en d'autres légations ce cardinal qui lui ren« dit de bons services ; cependant, suivant quelques historiens, la Jui;ie aurait été du nombre des prélats que ce Pontife fit prendre à Lucéria, etexéculerà Gênes. (Foy. Thierri deNiem; — CiACONius; — Sainte-Marthe; — tnizoN; -- Aubery; — Onupure, ou plutôt

PAUVINIO.) ^

JULES 11 (Julien de la ROVÈRE), né au bourg (f'Abiral, prèa de Savone. d'une famille obsoure* était ne^eu de Pape Sixte IV. Un de ses frères. Barthélémy, l'ut religieux de ftaini-Francols, pois évoqué de Furrort , et patriarche J'Antiochcà utt autre, Jean de la Rovère, était préfet de Ronfe, priflM do

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