‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 152 sur 350 · LOU · texte numérisé non relu

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les IX, duquel il prononça la harangue funèbre : donnant ae tristes larmes k la mémoire de ce bon prince, qu*il dit avoir tu f)lenr6r au jour de son sacre, et mêler ses armes aui réjouissances publiques* comme les funestes présages des calamités de son règne.

«Quelque temps après étant descendu en Avignon a la rencontre du roi Henri III, qui ▼enait de Pologne pour recueillir la succession de la couronne qui lui était échue par le décès du roi son frère ; comme il assistait h la prédication au jour de la conception de la Vierge, il sentit soudainement des douleurs de tète, des éblouissements de vue et des affaiblissements de nature, qui obligèrent ses serviteurs k le remener en hâte au logis et à le porter sur le lit d*où il ne descendit plus vivant, que pour recevoir avec plus de respect le corps do son Dieu qui lui fut apporté; devant lequel, soutenu sur un carreau k genoux, il prononça la profession entière de la foi en laquelle il voulait mourir, et pour la confession de laquelle il protesta qu'il ne lui restait goutte de sang dans le corps qui refusAl de sortir. Et s'arrôtant spécialement sur la sacrée vérité et la réalité du corps et du sang du Sauveur en TEucharistie, il attesta le Dieu <]u'îl j adorait, qui était le même que celui de qui il attendait d'être jugé, et lequel il espérait de voir bientôt eu la majesté de sa gloire, qu*il n*avait jamais eu d autre créance que celle de rEglise catholique, apostolique et romaine, en laouelle il dit qu'il voulait recevoir ce bienoeureux arrbe' de son salut, prononçant d'une voix élevée, mais avec les plus profonds sentiments dont son Ame était caf)able, les paroles de saint Thomas: Mon Seigneur et mon Dieu. Après quoi ayant dit le dernier adieu an roi et a la reine mère, qui lui avaient fait l'honneur do le venir visiter; et leur ajant recommandé par une grave et sérieuse exhortation la défense zélée de la foi de leurs devanciers, s'ils voulaient que Dieu affermît leur sceptre dans la race de Valois; il demanda le dernier sacrement pour se fortifier k l'assaut de la mort qu'il sentait approcher, et Quoique sa vie ne semblât plus tenir quk un petit filet, il Templova par de vifs et amoureux efforts de sa dévotion k chanter des hymnes de la Passion du Sauveur, et k serrer par de tendres embrassements le crucifix, qu'il reposa sur sa poitrine, ajoutant, avec les paroles de l'Epouse sacrée, que son Bien- Aimé lui serait un bouquet de myrrhe, en qui il espérait d'être tiré de la corruption de son corps, k l'état immortel de la gloire qu*il lui avait acauise. Ainsi passa du munde cette grande âme, pleine de foi, d'espérance et d'amour, et s'envola comme une colombe sur l'air de celte voix, dans le sein du repos éternel, le 7 de décembre de l'année 157ik de son âge la M*. »

LOUIS DE CAPOUE fut nommé, en 1378, par le Pape Urbain VI, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie-la-Neuve.

LOUIS DE LUXEMBOURG fut élevé , en ik\k , k l'évêché de Tiiérouanne , par une

fiàrtie des chanoines , uuoigue les autres se ussent tipposés k son élection. — Il se déclara pour les Anglais, et, en 1^25, fut fait chancelier par Henri VI , roi d'Angleterre , se disant roi de France. Louis exerça cette charge jusqu'en H35, et obtint, l'année suivante, l'archevêché de Rouen. Il ne voulut accepter le chapeau do cardinal que le Pape Eugène IV lui conféra en U39, qu'k condition que le roi d'Angleterre approuverait cette promotion. Il était entièrement dévoué k ce prince , qui lui donna Pévêché d'Kly en Angleterre , et qui lui confia ses plus importantes affaires en France. Ce prélat les poussa avec vigueur, conduisant luimême du secours aux places assiégées, animant les faibles , s'opposant k ceux qui étaient fatigués du joug des Anglais , et ne négligeant rien pour rétablir ce |)arti chancelant. En U36 , il se jeta dans la Bastille, lorsque la ville de Paris fut soumise au roi Charles VU; mais obligé d'en sortir par composition , il se retira en Angleterre, où il mourut le 18 septembre 1H3. (Voy. Mo!f8« TRKLET, t. II; — GoDwiff , De epiicopis Eliengibut; — Sainte-M*arthe ; — Acbbrt; — le P. Anselme.)

LOUIS , Portugais , évêque de Viseu , fut créé prêtre-cardinal, en ikkkf par l'antipape Félix V.

LOUIS D'ARAGON, ais naturel de Ferdinand T', roi de Naples, évêque d'Aversa, puis de Léon en Espagne, créé, en 1&-96, par Alexandre VI , diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie m Aquiro^ puis de Sainte- Marie in Cotmedint mourut en 1519.

LOUIS DE BOURBON, fils de François de Bourbon, comte de Vendôme, et de Marie de Luxembourg, comtesse de Saint-Paul, de Marie, etc., naquit h Ham , en Picardie, le 2 janvier 1^93. — Elevé au collège de Navarre, et pourvu avant T/lge, en 1510, de l'évêché de Laon , vacant par le décès de Charles, duc de Luxembourg, son grand oncle, il fut revêtu de la pourpre, par le Pape Léon X , à 211^ ans , l'an 1517. Il succéda aa cardinal Duprat, c^ans l'archevêché de Sens, en 1536, et eut Tadministration de divers autres évêchés, de ceux du Mans, de Luçun» de Tréguier; des abbayes de Saint-Denis, de Saint-Corneille, de Compiègne, de Saint- Faron, de Meaux, de Ferrières, etc. Il mourut à Paris le 11 mars 1556. Pierre Gemel fit son oraison funèbre, et Petramellarius a écrit sa vie. [Voy. Ughelli , Fnizon , Du- CHÊ!iE, Saihte-Marthe : Al^bert, Doublet»

Uisi. de l'abbaye de Saini-Denie; Hilarion DE CosTE, Elog»; Gaucher et Louis de Sainte- Marthb, Eittoiregindaiogique^ etc. — Le P. Anselme.)

LOUIS DE LORRAINE. - Foy. Guise.

LOUIS, duc de Vendôme, de Mercœur»

dTlampes , pair de France , prince de Martigues, etc., gouverneur de Provence, naquit en 1612. — Il était Ois de César, duc de Vendôme, Qls naturel de Henri IV, et de

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