‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 16 sur 350 · AUT · texte numérisé non relu

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missi par une bulle consisloriale, signée de louR les cardinaux assemblés y au droit de pourvoir h quelques bénéfices de Tordre que ce fût , même à ceui qui viendraient à vaquer en cour de Rome • déclnranl par la môme bulle» que la disposition de toutes les commanderies appartenait entièrement au grand maître, sans Qu'elles pussent être comprises au nombre des bénétices que les Papes s'étaient réservés , et se pourraient réserver dans la suite. Il donna encore au grand matlre le pouvoir de disposer absolument des bénéfices et des revenus des ordres militaires du Saint-Sépulcre et de Saint-Lazare, en réunissant ces ordres à celui de Saint-Jean de Jérusalem. Le cardinal grand maître redoubla d*efforls pour faire Qeurir la religion ; et , voyant les affaires dans un état paisible, il rétablit les églises ruinées, et fonda plusieurs chapelles en différents lieux de l'Ile de Rhodes. En ce temps , Isabelle de Léon , qui descendait d'une des plus illustres maisons de l'Andalousie , résolut de fonder, dans Séville, un couvent de chevalières, sous la règle et Thahilde Saint- Jean de Jérusalem. Elle en obtint Ih permission du grand maître, en mai 1489, et fut nommée prieure du couvent dont elle était la fondatrice. Pour y entrer, il fallait faire des preuves de noblesse , à la manière des chevaliers. Llnstilut de ces religieuses avait pour but de seconder, par leurs prières, le zèle des chevaliers, et de travailler autant que leur sexe le pouvait permettre, à la dilTusion de la foi catholique. Isabelle Fernandfez établit en Portugal un monastère du même ordre dans la ville d'Evora.

Cependant Bajazet, qui avait tenu à être toujours en relations avec le grand maître , envoyait, à sa persuasion, vers le Pape , un ambassadeur, qui fut accompagné à l'audience par le grand prieur de Blanchefort. Cet ambassadeur ptésenia à Sa Sainteté le fur de la lance qui perça le côté de Jésus- Christ, et que Mahomet H avait fait déposer dans son trésor, avec toutes les riches dépouilles des églises de Constaotinople. La relique fut d'abord suspecte, parce que les Français et les Allemands prétendaient avoir te fer de celte lance ; mais , après mûr examen, on trouva que la lance, qui perça le côté de Notre-Sei^neur, fut apportée d'Antioche à Conslanlinople , du temps des conquêtes de Godefroy de Bouillon; que Tempereur Baudouin II engagea aux Vénitiens la pointe du fer de la Tance , pour une somme d'argent , dont il avait besoin ; que saint Louis racheta cette relique , avcc la permission de Teuipereur, et l'apporta en France, et qu'ainsi il n'y avait à Paris que l'extrémité du fer. Pour la lance , gui se gardait à Nuremberg, on sut que c'était celle de Constantin le Grand , enrichie d'une partie des clous de la croix , formée en pointe de lance. Avec celte relique, l'ambassadeur présenta des lettres de Bajazet, dans lesquelles il suppliait le Pape de trouver bon que son frère Zizim demeurât toujours sous la garde des chevaliers, suivant les conven-

tions faites Qvec eux. En ce temps, don Diego Ordogna, Espagnol, plus barbare que les infidèles, exerçait la piraterie dans la Méditerranée, et prenait même des vaisseaux en vue de Rhodes. Le grand maître envoya un vaisseau de guerre contre ce pirate , qui, pris et conduit à Rhodes, fui rompu vif sur une roue.

Enfin le grand maître, convaincu plus que jamais, de la mauvaise fol du Grand Seigneur, se joignit aux princes croi.vés, et fut choisi pour généralissime de la croisade. Mais cette ligue fut bientôt dissoule ; et son zèle pour les intérêts de la religion lui Gt vaine** ment chercher tous les moyens d'exécuter cette sainte entreprise, par U réconciliation des rois de France et d'Espagne. Ainsi , re« mettant tout entre les mains de la Providence, il ne travailla qu'à régler les mœurs du peuple et des chevaliers. Il s'appliqua ensuite à réformer les statuts, et fit de sages ordonnances.

Toutefois, la rupture de la ligue, et tes mauvais procédés du Pape Alexandre Vl avaient jeté le grand maître dans une mé« lancoli<3 qui l'abattit peu è peu, et le fit tomber dans une maladie mortelle. Il montra une piété exemplaire dans les derniers jours de sa vie, exhorta les chevaliers à défendre généreusement la foi, à bien garder leur rè* gle, et rendit son âme è Dieu le 3 juillet 1503, ftgé de plus de 80 ans, après avoir gouverné Tordre plus de 27 ans. On lui fli de magnifiques funérailles, et le premier chapitre général, qui se tint à Rhodes, sous Emery d Amboise, son successeur, ordonna que, pour honorer la mémoire du grand maître d'Aubtisson, la religion lui élèverait (aux frais du trésor public) un magnifique mausolée en bronze, et qu'on j graverait une épitaphe, où seraient mentionnées les plus illustres actions de sa vie. D'Aubusson a été honoré des plus n)aj;nifiques éloges de la part des Papes, des princes et des écrivains. (Foy. le P. BouflouRS, J7û(. d'An* basson.)

AUTRICHE (André, archiduc d'), créé, en

1576, par le Pape Grégoire X.I1I, diacre-car* dinal du titre de Sainte-Marie la Neuve, et évèque de Constance, mourut en 1600.

AUTRICHE (Albert, archiduc D'),créé,eo

1577, par Grégoire XIII, uiacre-cardinal, puis prêtre du titre de Sainte-Croix de Jérusalem, archevêque de Tolède, remit le chapeau, fut gouvernour des Pays-Bas, se maria, et mourut en 1621*

AUTRICHE (Ferdinand d'), dit le Cardinal infant^ llls de Philippe III, roi d*Espagne» créé, en 1619, par le Pape Paul V, diacre* cardinal du titre de Sainte-Marie m Porltcn, puis archevêque de Tolède et gouverneur des Pays-Bas, mourut en 16^1.

AUTRICHE (Sigishond-Françoisd'), frère de Ferdinand, archiduc d*lnspruck, naquit en 1630. — Il fut évêque d*Augsbourg et de Trente, puis cardinal en 1655. A la mort do sou frère, dont il héritait le litre, il renonça à ses bénéQces pour se marierè II mourulf

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