‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 167 sur 350 · MEL · texte numérisé non relu

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alors d'autre défense que deux cenls bonimes do la garde ponlincale, chargea le car- Jinal de Médicis d*alier protéf;er les côtes les plus exposées aux déprédations des Barbares. En arrivant sur la côte» le cardinal trouva heureusement que Barberousse s'était retiré. Il revint à Rome, entra dans le conclave et contribua beaucoup à l'élection du cardinal Farnèse»qui prit le nom de Paul III. Il ne fut pas content de ce Pontife, qui lui refusa la légation de la Marche d*Ancône qu'on lui avait promise dans le conclave. Au reste, il ne devait s'en prendre qu'à lui-même qui tenait une conduite si peu convenable. Ses actions n'avaient rien d'ecclésiastique; il portait l'épée comme un cavalier, passait son temps à faire des armes ou à monter à cheval; ne prenait les insignes du cardinalat que lorsqu'il était obligé de se trouvera quelque consistoire, paraissant plus souvent au cours, à la chasse cl à la comédie que dans son cabinet et dans les églises. Il était au désespoir que le Pape Clément VU lui eût préféré son cousin Alexandre de Médicis, duc d Urbin, pour la principauté de Florence dont il se croyait plus digne. Son ambition lui persuada qu'il y pourrait encore parvenir en se défaisant d'Alexandre. I! conjura contre lui et résolut de le faire périr au moyen d'une mine; mais la conjuration fut découverte, et Octavien Zenga» Tun des gardes du cardinal, fut arrêté comme un des principaux complices. Hippoljrte en prit l'épouvante et se retira dans uu ch&teau près de Tivoli. Informé que Gharles-Quinl allait passer en Afrique pour ch&tier le corsaire Barberousse, il résolut d'aller le joindre. Mais, tombé malade à Istri, sur le territoire de Fondi, il fut emporté par une lièvre maligne, le 15 août 1535, âgé de 2^ ans. Quelques-uns ont dit qu'il avait été empoisonné par l'ordre de son cousin Alexandre. Au reste, ce jeune cardinal était généreuxi affable, aimé des gens de lettres, ami Qdèle; sa maison était ouverte à tous les malheu* reux; on y parlait quelquefois vingt langues différentes.

MEDICIS (Jean-Ange), Milanais, archevêque de Raguse, créé, en 1549, par le Pape Paul III, prêtre-cardinal du titre de Saint- Pudentiane puis de Saint-Etienne in Cœlio mofi^e, fut Pape sous le nom de Pie IV.

MEDICIS (Jean), QIs de C6me I*% grandduc de Toscane, et d*£léonore de Tolède, frère putné de Ferdinand, fut élevé avec beaucoup de soin et se tit aimer par l'aménité de son caractère et la douceur de ses mœurs. — Le Pape Pie IV le fit cardinal Tan 1560, dans la dix-septième année de son âge. Uude ses frères, nomméGarcias, farouche et emporté, prit un jour querelle avec lui à la chasse et le tua , le 12 décembre 1562. Garcias avait 15 ans et Jean 19. On dit que le père, au désespoir d'un si grand malheur, s'emporta jusqu'à poignarder lui-même Garcias son fils pour le punir de sa brutalité. Ces faits ont été révoqués en cioute, et on répandit le bruit que les deux frères étaient morts de la peste; io graod duc surtout s*eC>

f«drça de Taccréditor. En 1752, on a Imprimé à Home, en un vol. in-4% un recueil Je lel* très du cardinal de Médicis, avec son éloge latin prononcé par le sénateur florentin PietroVellori.

MEDICIS (Ferd^and}, premier de ce nom^ grand-duc de Toscane, second fils deCômel*' et d'Eléonore de Tolède, sa première femme, avait été mis au nombre des cardinaux, en 1563, par le Pape Pie IV. — 11 soutenait à Rome avec éclat les iulérèis et la gloire do sa maison, et s'était formé à la grande école de politique, la dire«Mion des conclaves, où il avait déterminé les élections de Grégoire Xlll et de Sixte V. En 1587, la mort de son frère aîné, Frangois-Marie, lui ayant laissé le trône ducal de Toscane, il ne déposa la pourpre qu'au moment où il fut pour épouser Catherine de Lorraine, fille de Charles II, duc de Lorraine, et de Claude da France ; il mourut en 1608.

M lîJOICIS (Alexandre), né en 1536, archevêque de Florence en 157^, cardinal en 1583, élu Pape sous le nom de Léon XI, le 1" avril 1605, mort le 21.—{Voy. Léon XI.) MEDICIS (Charles), fils de Ferdinand I" et de Catherine de Lorraine, mentionnés plus haut haut, né le 19 mars 1595, créé le 2 décembre 1615, par Paul V, cardinal-évèqua de Velletri etd Ostie, prolecteur d'Espagne, doyen du Sacré Collège, mort è Florence Its 17 juin 1066, à i'â^ede 71 ans.

MEDICIS (Jean-Charles), fils de Côme II, grand-due de Toscane, généralissime des mers de Toscane pour le roi d'Espagne, fait cardinal par le Pape Innocent X en lôVi, sacré évoque de Sabine en 16^5. mort à Florence le 22 janvier 1662.

MEDICIS(LÉoP0LD).frère deJcan-CharleSt né le 6 novembre 1617, créé cardinal par le Pape Clément JX en 1667, mort le 10 novembre 1675, en sa cinquante-neuvième année.

MEDICIS (François-Marie), né le 15 novembre 1660, nommé cardinal parle Pape Innocent XII, le 2 septembre 1686, se trouva à l'entrée de Philippe V, roi d'Espagne, dans le royaume de Naples, en mai 1702, fut nommé protecteur des affaires de France et d'E<;pagne en 1703, et pourvu des abbajes de Marchiennes et de Saint -Amand, en Flandre. Ayant remis son chapeau entre les mains du Pape, dans le consistoire du 19 Juin 1709, il épousa le 1^ juillet suivant Eléonoro de Gonzague, fille du duc de Guaslalla, et mourut sans postérité le 3 février 1711, en sa cinquante et unième année, Eléonore de Gonzague, sa veuve, mourut à Padoue en 17^2, dans la cinquauie-sixième année de son Âge.

MELIOR, Français, créé par le Pape Lucelli en 1185, prôire-cardinal du titre' de Saini- Jean et de Saint-Paul, fut légat en France. MELIORATI ou MELIORATO (Côme), de Sulmone en Italie, évêque de Bologne, créé, en 1389, \)ar le Pape Boniface IX, prêtre*' cardinal du litre de Sainle-Lroii do Jérusalem, fut Pape sous le nom dlnnocent VII. MELIORATI (Jean), ué à Sulmone. au

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