‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 166 sur 350 · MED · texte numérisé non relu

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puissance absolue el tranquille, depuis son dernier retour jusqu'à sa mort, ne furent marquées par aucun établissement glorieux ou utile; car le collège des Qualre-Nations ne fut que Peffet de son testament. Il gouvernait les finances, comme l'intendant d'un

Majesté; mais monsieur le cardinal vous en prêtera,» Mazaria était riche d'environ deux cents militons, h compter comme on fait aujourd'hui.

« Ce n'est pas une pénétration supérieure qui fait les nommes d'Etal , c'est leur ca<ractère; notre conduite et nos entreprises dépendent uniquement de la trempe de notre Ame, et nos succès dépendent de la fortune (entendez Providence). Si César Borgra avait eu la Rochelle h prendre, il aurait invité dans son camp les principaux chefs sous un serment sacré, et se serait défait d*eux. Mazarin serait entré dans la ville deux ou trois ans plus tard, engainant et en divisant les bourgeois. D. Louis de Haro n'eût pas hasardé Tentreprise. Richelieu fit une digue sur la mer à l'exemple d'Alexandre, et entra dans la Rochelle en conquérant; mais une marée tin peu forte, ou un peu plus de diligence de In part des Anglais, délivrait la Rochelle, et faisait passer Richelieu pour un téméraire. Oi peut juger du caractère des hommes par leurs entreprises. On peut bien assurer que l'Ame de Richelieu respirait la hauteuret la vengeance; que Mazarin était sage, souple et avide de biens... Celui qui a le plus d'esprit échoue, et celui qui a dans le caractàre plus de patience, de force, de souplesse et de suite, réussit. En lisant les lettres du cardinal Mazarin, et les Mémoires du cardinal de Retz, on voit aisément que Relz était le génie supérieur. Cependant Mazarin fut tout puissant, et Retz fut accablé. Enfln il est Irdsvrai que pour faire un puissant ministre, il ne faut souvent qu'un esprit médiocre, du bon sens et de la fortune ; mais (K>tir être un bon ministre, il faut avoir pour passion dominante, l'amour du bien public... Le monument qui immortalise lecardinal Mazarin, c'est i'acQuisition de l'Alsace. Il donna cette province a la France dans le temps que la France était déchaînée contre lui ; et par une fatalité singulière, il fit plus de bien au royaume lorsqu'il était persécuté, que dans la tranquillité d'une puissance absolue. » (Voltairb).

MAZARIN (Michi$l}, frère du précédent, naquit en 1607, à Rome, où s'était établi son père, originaire de Palerme. — l^ntré dans l'ordre de Saint-Poa)inique, il y enseigna la philosophie et la théologie. Le parti de la France le nomma général de Tordre, dans un chapitre tenu k Gènes; inaia comme les Espagnols s'y opposèrent, il renonça h cette charge dans I intérêt de la paix, et devint maître du Sacré Palais. Le cardinal son frère lui Qt donner, en 1645, l'archevêché d'Aix, le chapeau de cardinal eu IQVJp et la

vice-royauté de Catalogne en 16i8. Il Qt sob entrée h Rorcelone en février, et, étant allé h Ro'iic, il y mourut le 2 septembre suivante Agé de ki it\9.

MAZIO (Raphaël), né h Rome en 176S« fut fait cardinal en 1830 par Pie VUL 11 mourut en 1832.

MECRAW (Melghior), né en Autriche, était Gis de Gaepard Mecknw, conseiller d'Etat de l'empereur Maximilien ^^ ^ C% prince, pour récompenser dans la personne du fils les bons services que lui avait rendus le père, procura à Mclchior l'évèché de Brixen et le chapeau de cardinal que le Pape Alexandre VI lui donna en 1503. Le cardi-* nat Meckaw, d'une conduite et d'un zèle exemplaires, se fit extrêmement considérer sous [epontificatdeJulesII,èRome, où il était ehargé des affaires de l'empereur Maximi*» lien, et y mourut le 3 mars 1509.

MEDICI D'OTTAIANO (François dbI, né à Naples le 8 novembre 1808, a été créé et proclamé cardinal -diacre par Sa Sainteté Pie IXf dans le consistoire du 16 juin 1856. Il était auparavant majordome de Sa Saio«* télé.

MEDICJS (Jean). — Voy. LAon X.

MEDICIS (Jules), né le 27 mai 18^78, che« valier de Malte, puis archevêque de Florence, créé cardinal en 1513 par le Pape Léon X, son cousin ; élu Pape en 1523 sous le nom de Clément VU, mort le 25 novembre 1534.

MEDICIS (Hippolttb) était fils naturel de Julien de Médicis, dit le Magnifique^ei duc ds Nemours. Son père te fit élever aveesoin.-^ Le Pape Clément VII, son cousin, le créa eardinal le U janvier 1529, et, peu après le nomma administrateur de l'archevêché d'Avignon et vice^-chancelier de l'Ej^lise.Ces di« gnités n'étaient pas fort au goûtd'Hippoljle» passionné pour la musique et la poésie ( néanmoins il les accepta pour ne point déplaire au Pontife, qui l'envoya, comme légat» auprès de l'empereur Charles-Quint en guerre avec le sultan Soliman. Le légat s'empresse de mettre sur pied huit mille Hongrois qu'il paya lui-même, et de former quelques corn* jiagnies de chevau-r légers des meilleurs nommes de sa suite. Ces troupes rendirent de grands services à l'Allemagne, et à l'em*»

{lereur, en particulier; les Turcs furent re^ oolés hors des domaines héréditaires delà maison d'Autriche. Quand Charles -Quint passa en Italie, Hippolyle qui le suivait» se laissant emporter è son humeur guerrière, s'habilla en général d'armée et devango l^em-r pereur suivi des plusbravesgentilshommes ce sa suite, L'empereur, naturellement soup« çonneui, craignant que le légat n'eût ne mauvais desseins, envoya après lui et le tit arrêter; mais ayant appris quelle était l'hu'» meur du jeune prélat, il le mit en liberté einq jours après. Le succès de la légation du cardinal Hippolyle lui fit beaucoup d*hon-v neur; et sur la fin de la vie de Clément V|I» en 1534, lorsque le corsaire Barberousse eut fait une descente en Italie et eut pillé les villes de Stecaccio et deTerracine, leSacié Collège craignant pour Romei qui uVyaî)

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