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t^iego-Hurlndo de Mendozn» comle de Cagfiàte, et iï'Elisabetk Bobadilla, futen?ojë, jeune encore, à ruDiversitédeSalaroanque, où il Hr, en peu de temps, de si grands pro-
g es dans les Icttre.H et dans les sciences, qu'il t bientôt ea|>able de les enseigner.— Ponrtii successivement de l'arcbidiaconé de Tolède, de révè(:h4 de Coria, de celui de Burf[os, il fut, en 15U, élevé au cardinalat par e Pape Paul m. Après avoir été quelque temps gouv»irncur de Sienne« en Italie, pour IVnipereur Charles - Quint , ce prélat fut choisi par Philippe 11, roF d'Espagne , pour aller recevoir a Runcevaux Elisabeth de France, qui devait épouser ce prince, tl se retira ensuite dans son diocèse, où il Técut uniquement occupé des devoirs de son miflisterpict s'entretenant avec les gens de lettres. Ses ouvrages n'ont pas été publiés, il mourut au bourg d'Arcos, le 8 décembre 1566. Ce cardinal, vénéré de ses contempo» rains. Tenait d'être nommé h l'archevêché de Valence, dont il ne put prendre possession.
MKNDOZA (Jean de). Espagnol, créé, en 1587, par le Pape Sixte V, prêtre^sardinal du titre de Sainte -Marie au delè du Tibre, mourut en 1502.
MHNDOZA (don Alvarez i>e). Espagnol ^ patriarche des Indes, fut créé cardinal en 17^7, par !e Pape B^'notl XIV.
HEN0OZA (Joseph - François de), né h Lisbonne en 1736, fialriarche de Lisbonne^ fut fait cardinal par Pie VI , en 1788. Il mourut en 1808.
MERCDRIO (Jean-Audré) de Messine, archevêque de Manfrodonia, puis de Messine, nommé en 1551 , par le Pape Jules Itl, (irêtre-cardinal du titre de sainte-Barbe, puis de Saint-Cyriaque et des Saints Quirice et Julitte, mourut en 1561.
MERINO (Etiennb-Garriel), né d'une famille obscure à Jaën en Espagne, s'éleva par son savoir-faire, à la cour de Ferdinand pt d'Isabelle « et à celle de Rome, où le Pape Léon X lui donna l'évêché de Léon, en Espagne. — Mérino , qui était déjà archevêque de Bazi, fut ensuite évêque de Jaën, sa patrie, fiuis i atriarche des Indes. Le Pape Adrien VI Tenvova en 1623, légat en France, pour tâcher de reconcilier le roi Frangois 1" et Charles-Quint. Quoique le légat n'eAt pas réussi dans cette négociation, il ne s'en acquit pas moins Testime de Tempereur, qui le fit revêtir de la pourpre en 1533. Ce cardinal mourut, le 28 juillet 1535, èRome où l'on voit son tombeau et son épitaphe dans Téglise de Saint-Jacques des Espagnols.
MERUNl (Louis), né h Forti en 1690, fut fait cardinal par Clément XUl en 1759. il mourut en 1762.
MESMER (Jean-Baptiste), Milanais, trésorier-général de la chambre apostolique, fut fait cardinal, en 17^7 par le Pape Beiiott XIV.
MEZZAROTA (Louis), né, en 1391, è Padoue , d'une famille obscure , enseigna tl'abord la médecine. ^ S'étanl insinué dans
les bonnes grâces du cardinal ConJoIiniero, il le suivit è Rome, et embrassa la cifrrière des armes. Les troubles dont l'Italie était alors le théAtre lui donnèrent Toccasion de se signalcr« et Martin V le récompensa en lui confiant l'administration du diocèse deTraUt en Dalmatie, elposé aux déprédations des Turcs. On TO^ait alors des généraux posséder des bénéfices, et des prélats commander les armées. Pour parvenir plus sûrement» il entra dans les ordres sacrés, sachant que, dans TEtat ecclésiastique la profession des armes ne conduisait à rien. Le cardinal Condolmiero, son protecteur, ayant ceint la tiare, en 1431, sous le nom d'Eugène IV, la carrière des dignités de l'Eglise rut ouverte pour Mezzarota. C'est lui oui conseilla de faire mourir le cardinal vitelleschi, convaincu de trahison, et qui en eut toutes les dc'pouilles ; il en eut les grandes richesses et l'archevêché de Florence. Nommé bientAt après patriarche d'Aquilée, il fut, en ikkî^ promu au cardinalat. Par sa fermeté» il imposa aux Colonne, aux Romains révoltés; et ses talents militaires servirent puissamment Eugène dans ses guerres contre les Milanais , et contre le roi de Naples, qu'il força h s'éloigner. Mais ce n'est pas seulement h la tête des armées qu'il se signala» il était encore un habile négociateur, et il s'acquitta avec succès des différentes missions qui lui furent confiées. Fait camerlin- Sue de rEglise par Eugène IV, il ne cessa e jouir de la plus haute faveur sous les successeurs de ce Pontife. En 111^56, il fut envoyé parCalixte UI au secours d'Hun jade
3ui s'immortalisait par sa belle défense e Belgrade contre Mahomet H. A son retour, déclaré général d'une croisade contre les Turcs, Mezzarota, qu'on appelait le cardinal de Padoue, et que quelques-uns surnom*> maieul le cardinal Lucullus, è cause de soo faste et de son luxe, monta quelques galères et alla disperser la flotte ottomane près de Rhodes; il prit Lcmnos , avec plusieurs autres îles derArchipel, et revint chargé de butin. Le caractère, la cupidité de Mezzarota étaient hautement improuvés du cardinal Barbo ; aussi quand ce prince de l'B« glise fut élevé au trône pontifical sous le nom de Paul 11, en li6i, le cardinal de Capoue vit-il cette exaltation avec déplaisir. 11 mourut Tannée suivante , âgé de Gk ans.
MEZZA VACCA (Barthélemi), né è Bologne et habile jurisconsulte, fut successivement auditeur de Rote, évêque de Riéti» en Ombrie, et créé cardinal par Urbain VI en 1378. — Ce Pontife, entièrement occupé de son ambition, rejetait toutes propositions propres è rendre la paix è l'Eglise pendant le schisme, et donnait tous ses soins à l'élévation d'un de ses neveux , homme d*un mérite très-médiocre. Il avait accordé Tin* vestiture du royaume de Naples à Charles de Duras, sous condition que ce prince donnerait au neveu du Pontile les duchés d'AmalQ et de Canoue. Urbain lui envoja trois cardinaux pourlui rappeler sa promessoiel
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rengager iTexécuter. Mezzavaccat qui étnit du nombre» ne suivit pas les instructions du Pape. Urbain en fut d'autant plus irrité « qu'il ne put se venger sur la personne du cardinal qui resta h Naplp^. Il le priva de la
fiourpre ; mais Boniface IX la lui rendir, et 'envoya, en qualité de légat, è Gênes et a Yiterbe. Le cardinal Hezzayacca mourut le 20 juin 1396.
MEZZOFANTI. — « Joseph HezzoPanli naquit eu Bologne, en 17711^ cl*une famille bien connue. 11 reçut les premiers rudiments de D. Philippe Ciccotti, prêtre de la ville , le'P. Bespighi, savant oratorien, le conduisit plus avant dans la voie du savoir; puis enfln , il fréquenta les écoles pies. Sa promptitude h saisir, la facilité et la ténacité de sa mémoire, son infatigable application en faisaient un objet d*admiration pour ses maîtres et ses condisciples; aussi, après avoir remporté les prix dans ces écoles, il en sortit avec la réputation d*un talent déjà extraordinaire. En effet, à Tige de 15 ans il avait uni son cours de philosophie et possédait quelques langues étrangères, parmi lesquelles le latin et le grec qu'u savait à fond.
« Sa piété le portait h Télat ecclésiastique. Il s'appliqua h la théologie, et, en 1797, il célébra sa première Messe. Depuis lors, les divins Offices, les instructions aux jeunes gens, la préparation des enfants à la première communion , Tadministration du sacrement de pénitence formèrent ses plus chères délices, et il s'y livrait avec tant de zèle, qu'on ne conçoit pas comment il lui restait dû temps pour se livrer è l'étude comme il Ta fait. Non -seulement les sciences sacrées, mais la philosophie de l'histoire, la géografihie, la botanique, la poésie et toute sorte d'érudition s'étaient classées dans cette pro* di(;ieuse mémoire, qui tenait toujours prêtes h son appel les plus vastes connaissances. Il possédait parfaitement les classiques grecs et latins et ce qu'ont écrit les auteurs les plus fameux, tant anciens que modernes. C en eût été assez pour lui valoir un rang parmi les savants les plus distingués. Mais ce qui Ta fait admirer particulièrement, c'est le don qu'il avait pour l'étude des langues.
« 11 savait et parlait tant d'idiomes qu'on pouvait l'appeler l'homme de tous les temps, de toutes les nations du monde entier.
En voici la liste alphabétique : albanais, allemand, amaric, anglais, angola, arabe, aramien, arménien ancien et modernet bulgare, catalan, chaldéen, celtique, chinois, cophte, curaçao, curde, danois, espagnol, éthiopien, français, géorgien, grec*ancien et moderne, hébreu, hébreu rabbinique, hollandais, hongrois, illyrien, inJoustau, ir« landais, italien, latin, malais, maltais, mongol, norvégien, perse, polonais, portugais, russe, samaritain, sanscrit, sarde, singalais, sjriaaue, suédois, tarlare, turc, valaque, et enfin la langue, ou si l'on veut l'argot des Bohémiens.
« Il semble impossible qu'un seul homme ait su tant d'idiomes différents, il faut pour-
tant que nous ajoutions prodige k prodign en disant qu*il connaissait beaucoup des dialectes des langues vivantes, avec leur prononciation, et d'une manière si délicate qu'en entendant parler un étranger il reconnaissait à son accent quelle était sa province et lui répondait dans son patois.
1 On oserait h peine raconter do telles merveilles si on n'avait le témoignage de Rome et de Bologne, celui des élèves de In Propagande avec qui il conversait chaque jour dans leur langue respective, celui des savants de toutes les nations qui vinrent pour le connaître. Son nom était devenu si fameux qu'il faisait comme partie dos curiosités de Rome et que pas un touriste no voulait partir sans l'avoir vu et entendu ; plus d'une fois ceux qui savaient plusieurs langues s'en servirent tour è tour pour tenter cette science si fameuse, et plus d'une fois il arriva que Hezzofanti pariait mieux qu'eux-mêmes leur propre langue. Le célèbre astronome, baron de Zach, l'entendit parler en anglais avec le capitaine Smith, en russe et en polonais avec le prince Volkonski , lui-même l'entretint en hongrois, en allemand, eh vnlaque, en autrichien , et il s'écria qu'il était venu à Rome pour voir une merveille dans le ciel et qu'il en rencontrait une sur la terre.
« Lord Byron, qui fait profession de mépriser les lettres, dit en parlant de Mezzo* fanti : «Qu'il est un prodige do langues, un Briarée des parties du discours, une polyglottie ambulante, qui aurait dd vivre aux temps de la tour de Babel pour servir d'interprète universel ; vrai miracle et sans prétentions. Je Tai éprouvé sur tous les idiomes, dont je ne connaissais qu'un blasphème ou une imprécation, et, morbleu I il m'en a remontré dans ma propre langue. »
« Quand il fut élevé au carlinalat, quarante-trois évêques de la Propagande le complimentèrent chacun dans sa langue, et le cardinal traduisant ces petites pièces en italien pour ceux qui assistaient à la fête, causait avec les élèves et les encourageait dans leur idiome.
« François I*', empereur d'Autriche, passant à Bologne en 1819, voulut voir Mezzofanti et le fit interroger par les personnes de sa suite appartenant aux diverses nations^ de l'empire. Le savant parla couramment polonais, hongrois, allemand^ iHyrien.
L'empereur Nicolas, lors de son voyage a Rome, déclarait qu'il parlait le russe comme un bourgeois de Saint-Pétersbourg.JJn prince indien fut ravi de trouver en lui un* interprète près du Pape Grégoire XVI.
« L'ambassadeur de Tuniuie, la reine des Pays-Bas, le prince héréditaire de Russie, tous les personnages, en un mot, qui ont visité Rome de son vivant, sont restés émerveillés de cette prodigieuse facilité. Presque tous ont emporté sur leurs albums quelques vers ou quelques lignes qu'il ne refusait jamais d'écrire dans la langue qu'on lui désignait.
« Dana sa bibliothèque on a trouvé cent
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DICTIOMNAIIIE
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<|uaraiite dicdonnaires» dont qaelques-uns très-rares, et autant de grammaires annotées de sa main. Il reste de lui, entre autres papiers, Teipfication malheureusement inachevée d'un curieux manuscrit mexicain.
« Savais le bonheur d'ôtre de sa familiarité, et sauvent nous parlions de Tétude des langues et des moyens de les apprendre avec facilité. D'après ce que j'ai pu conclure de ces entretiens, où de ma part l'interrogation ne pouvait être que très-réservée, il m'a semblé qu'il s'était formé une méthode coml>aralive et pour les règles de la grammaire et pour les mots. Quand il voulait apprendre une nouvelle langue, il cherchait celle qui, |)ar son caractère, semblait lui offrir le plus d'analogies; puis il s'imprimait, pour ainsi dire, dans la mémoire les rapports de différence qui existaient entre elles. De là celte connaissance délicate des sens divers d*un même mot et de son emploi dons les dialectes d'une même langue. Si cette explication fait entrevoir sa méthode, elle n*ôte rien au prodige qui ne peut s'exf>liquer qu'en reconnaîssnnteu lui un être extraordinaire par La force d'esprit comme Samson par la force physique. L'élude chez 'lui a dû être sans relâche, mais elle n'a produit des fruits aussi abondants que parce qu'elle fécondait une aptitude et une mémoire exceptionnelles.
« H est plus rare peut-être de voir un homme si richement doué, non-seulement se préserver de l'orgueil, mais encore rester si modeste qu'il ne connaissait même pas le prix de son savoir. Aimable avec tous, il J'était principalement avec les petits et les pauvres, auxcfuelsil témoignait son affection par d'abondantes aumônes et surtout par une tendre sympathie.
« Il me reste è parler des honneurs dont il fut revêtu ; mais pour un pareil homme qu'est-ce que les honneurs, les décorations, les titres académiques? Les charges ont reçu de lui plus de lustre (qu'ils ne lui en ont donné. Â Bologne, il avait la chaire des langues grecque et bébraïaue qui lui fut 6tée sous le gouvernement de Napoléon par refus de serment. Joachim, après la chute de l'Empire, la lui rendit et le décora de l'ordre des Deux-Siciles. A plusieurs reprises il fut le régent de TUniversité, sous-bibliothécaire d*abord, puis successeur du P. Pozzetti ; il enrichit la bibliothèque à ses dépens et lui donna un manuscrit ancien.
« Pie VII, en 18U, h son passage à Bologne, quand il allait reprendre possession de son siège, l'invita à l'accompagner pour occuper le poste de secrétaire de la Propagande, mais il refusa pour ne pas abandonner sa chère patrie, et résista aux instances réitérées du cardinal Consalvi. En vain l'empereur d'Autriche et le grand-duc de Toscane lui firent-ils adresser les mêmes sollicitations: ce dernierlui donna la croix de Saint- Joseph du mérite, puis la grande croix du même ordre quand il fut cardinal.
« Le cardinal Capellari, depuis Grégoire XVI, étant préfet de la Propagande, l'employa dans les affaires do la congrégation,
et, comme récompense, lui envoya uneforlo somme d'argent, que le savant modeste refusa, disant qu'il valait mieux l'employer aux missions étrangères. Ce trait ne fut f^s Ohblié, et Grégoire XVI s'informait souvent de Mczzafanti près du cardinal Opizzoni» archevêque de Bologne.
« Il ût partie de la députation envoyée à Rome par sa ville natale, et c'est à cette oocasion qu'il fut fait prélat domestique et protonotaire apostolique non participant.
« En octobre 1832, il fut appelé Je nou* veau è Rome, et dès lors il y resta pour obéir aux or^ires souverains.
« En 1832, il fut fait chanoine de Sainte- Mariu-Majeure, puis premier conservateur de la bibliothèque du Vatican et chanoine de Saint-Pierre. Le chapitre lui confîa la direction de son séminaire, dans lequel il dépensa une grande partie des revenus de sa charge et de son canonicat. Il y entretenait plusieurs élèves è ses frais. Bon connaisseur, il retrouva parmi de vieilles toiles abandonnées quelques tableaux de prix, qui maintenant décorent une des salles de la bibliothèque.
« Dans le consistoire du 12 février 1848, il fut promu au cardinalat, et fit partie des congrégations de la Propagande , de l'index des Rites, des Etudes (dont il fut préfet), de l'examen des évêques et des affaires ae la Chine. Après la mort du cardinal Sala, il fut visiteur apostoliaue de l'hôpital de Saint- Jacques, et président de la commission administrative de l'archlbôpilal de Saint-Sauveur ad «atir/a sanc^orum. Il fut enfin visiteur apostolique de la maison pieuse des catéciiumènes, où ses rares connaissances étaient très -utiles,etdumonastèrede l'Annonciation.
« il était protecteur de la ville de Bologne, du bourg de Medicina et de la commune de Gavignauo, dans le Lalium, de tout l'ordre des Carmes, de la congrégation des Hospir lalières et de beaucoup de monastères et de confréries.
« Il se prêtait volontiers à confesser les étrangers, et il ré(>était souvent que l'espoir de pouvoir accomplir cette œuvre de charité avait été le plus vif stimulant do ses longues études. Dans la dernière année de sa vie, il accepta la charge de confesseur du nouveau couvent des Polonaises.
« Il est inutile de dire qu'il appartenait à beaucoup d'académies qui s'honoraient de le compter parmi leurs membref^. On a trouvé dans ses papiers une quantité considérable de ces diplômes.
« Pendant les mois de février, mars et avril 1848, il fit une grave maladie, dont il ne se releva jamais bien. Le chagrin que lui causaient les troubles politiques de Rome contribuaient au mauvais état de sa santé, et le départ du Saint-Père le frappa tellement qu'il disait souvent n'avoir plus que trèspeu de temps à vivre. Dans le fait, vers la fin de février 18^9, il fut attaqué u'une pleurésie, et no fit que languir jusqu'au 15 mars» qu'il passa à l'éternel repos, après avoir souffert avec la plus grande résignation, et
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8*6Cre préparé k la mort des justes par la dévotion a saint Joseph, son palron, qu*il invoquait encore une demi -heure avant d'expirer.
« Les circonstances ne permettaient pas de pompeuses funérailles. Le 16 mars» au soir, ri lut porté, comme un simple particulier, h réglîse de Saini-Onuphre, son titre de cardinal, où, par disposition testamentaire, il avait désigné sa sépulture. C*esl, dans cette petite église, dépositaire des restes du Tasse, au'on admire l'humble séftulcro du cardinal Mezzofanli. » (Extrait de lAmi de ta religion.)
MICARA (Louis). — Nous empruntons 5 l'Ami de la religion les lignes suivantes :
« S. Rm. le cardinal Micara est mort le ^ mai, à la suite d'une langue maladie II éiait né le 12 octobre 1775, avait été réservé cardinal in petto par le Pape Léon XII dans le consistoire du 20 décembre 1824, et publié dans celui du 13 mars 1826. 11 était doyen du Sacré Collège , évèque sutmrbicaire d'Oslie et Velletri , préfet des saintes congrégations du Cérémonial et des Rites, pré^sident du conseil suprême de la chambre apostolique, et membre d'un grand nombre d autres congrégations. Son élévation au cardinalat n'avait apporté aucun changement aux habitudes austères de sa rie. Il se conformait rigoureusement aux règles de l'ordre des Capucins, auq ael il appartenait, et qu'il a honoré par ses vertus, par sa science et par son talent de prédicateur. »
MICHI£L(Jean), né à Venise, et fils d'une sœur du Pape Paul 111, était protonotaire apostolique, quand il fut revêtu de la pourpre par Paul 11 en décembre 1468. — Nommé successivement patriarche de Constantinople, évêquo de Padoue, de Vérone et de Vicence, il fut ensuite envoyé par le Pape Innocent Vlll, en qualité d'inspecteur, dans l'armée que ce Pontife avait envoyée contre Ferdinand, roi de Naples, sous le commandement de Robert de Sanseverin, lequel ne demandait pas mieux que d'entretenir la guerre. Le cardinal Michiel ménagea si bien les esprits, qu'il les disposa à la paix qui fut heureusement conclue. Alexandre vl le Gt, dit-on, empoisonner, pour avoir une partie de ses biens qui étaient considérables. Il se serait servi, pour exécuter ce forfait, d'Ësclin de Forli, attaché à la cuisine du cardinal. Ce crime ne resta pas impuni. Alexandre VI mourut, dit-on, lui-même empoisonné. Le fait de la culpabilité du Pontife est contesté. Ce qui ne l'est pas, c'est que le domestique infidèle, gagné poursedéfairedeson maîtreet bienfaiteur, lut exécuté sous le poniificat de Jules II. Le cardinal Michiel expira le 10 avril 1503, et fut inhumé dans Téglise de Saint- Marcel, où Ton voit son épilaphe. Il avait eu le temps défaire ses dispositions testamentaires, par lesquelles il donnait ses meubles précieux et degrandessomnies d'argent aux églises de Padoue et do Vérone.
MIGAZZl DE VALLE ET SOLLETERIN (Chbistopue), né à Trente en 1714, archevê-
que devienne en Autriche, fut fait cardinal par Clément Xni en 1761. Il mourut en
MIGNANELLI (Fabio), Siennois, évêque de Lucera, nommé, en 1551, par le Pape Jules ni, prêtre-cardinal du titre de Saint- Sylvestre, et préfet de la signaturedejustice, mourut en 1557.
MILA(Louis-Jran del), né h Xativa, dans le roynumn de Valence, était tils de Jean dol Miln, et de Catherine Borg'a, sœur du Papo Calixte HI. En Ud5, élevé à révêehé d'Albdrazin,etau cardinalnt par le Pape son oncle, il fut envoyé à Bologne, on qualité de légal. — Sous le pontificat de Pie If, nommé à Tévêché de Lérida, il alla se fixer dans son diocèse, où il mourut en 1507 dans un fige avancé. C'est là une preuve péremptoirequ*iln*eut aucune part aux actes déplorables qui eurent lieu sous le pontificat d'Alexandre Vf, son cousin. Son corps, qui avait été inhumé h Lérida, fut transporté en 157^ à Albaida, comté qui avait appartenu au cardinal del Mila.
MILLO (Jeak-Jagques), de Casai, dataire, né le 16 iuin 1695, fut fait cardinal par le Pape Benoît XIV le 26 novembre 1753.
MINIO, connu sous le nom de Jean di MABVAUX, parce qu'il était né dans ce bourg de la Marche d'Ancône, entra dans l'ordre de Saint-François où il enseigna la théologie avec éclat. Le Pape Nicolas IV le choisit pour être professeur du Sacré Palais.
— Elu général de son ordre dans un chapitre général tenu h Anagni, où Boniface VIII présidait lui-même, il fut envoyé, en 1209,
f)ar ce Pontife, comme légat en Flandre, où e roi Philippe le Bel avait remporté de grands avantages sur les Flamands, alliés avec Edouard I" d'Angleterre, et, après son retour, fait cardinal en 1302. Miniosetrouva au concile général de Vienne en Dauphiné» y défendit avec courage la mémoire de Boniface, et mourut à Avignon en 1312.
MOLINA (Jean Gaspard), Espagnol, fut créé cardinal en 1737 par le Pape Clément
MOLINO (Jean), Vénitien, né en 1705, évêque de Bresse, fut fait cardinal en 1761 parLlément XIIl. 11 mourut en 1773.
MONALDI (Benoit), né à Pérouse, portait aussi le nom de DE ÙBALDIS, parce quM avait été héritier de son oncle François Ubaldi. Il parut avec distinction à la cour de Home, où il fut auditeur de Bote. Nommé ensuite dataire du cardinal Barberin, légat en France et en Esfiagne, il fut revêtu de la pourpre, en 163V, par le PafieUrbain VIII, et mourut, en 1041, à Pérouse dont il était évêque. Il avait écrit un volume de Déci^ siens de la Rote, volume qu'on publia h Pérouse, 1654, avec des notes de Torelli.
MONCADA (Louis-Antoine de Belluoa de) naquit le 30 novembre 1662, à Moiril, dans le royaume de Grenade, d'une noble et illustre maison de Catalogne, alliée aux premières de la Castille et de l*Andalousie.
— Il lit ses premières études dans sa patrie. En 1678, envoyé h Grenade pour y étudier
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lu philosophie et la théologie scolastique, il se distingua parmi ses condisciples, et parât avec éclat dans tons les exercices littéraires de cette célèbre université. En 1686, il alla à Séville dans le collège-majeur de Sainte-Marie de Jésus* et y reçut les degrés de licencié et de docteur en théologie. L*année suivante il obtint, au concours, le ranonicat lectoral de l'église cathédrale de Zamora, et, deux ans après, celui de Cordoùe. CVst dans cette dernière ville qu'il établit les prêtres de l'Oratoire de Saint- Philippe de Néri; il se Gt recevoir fuirmi eux, et fut leur supérieur pendant plusieurs années. La réputation de ses talents et de ses vertus parvint aux oreilles de Philippe y, qui le nomma ft Tévéché de Carthagène. Il ne fallut rien moins qu*un commandement exprès de son prélat, le cardinal D. P. de Salazar, et de son confesseur, Tun et l'autre de Tordre de Saint-Dominique, pour triompher de ses refus. Sacré le 19 avril 1705, par le cardinal Salazar, il 8*empressa de se rendre dans son diocèse, où il mérita l'estime publique comme à Cordoue. L'Espagne était alors désolée par la giierre civile. Deux prétendants s'v aisputaiont le trône, Philippe V et l'archiduc Charles d'Autriche. L'armée impériale entra en Espagne peu de mois après que révoque de Cnrlhagène eut pris possession de son siège. Le prélat publia un manifeste où il exposaitd'une manière solide les droits incontestables du prince français h la couronne espagnole; Philippe V ordonna que cet écrit fût réimprimé et répandu dans la Péninsule. Cependant les troupes impériales faisaient des progrès; elles tenaient Murcie bloquée. Le prélat, h la tète du peu de troupes qu'il put rassembler, fit une sortie si vigoureuse de sa ville épiscopale, qu'il força l'ennemi à se retirer avec perte; puis, profitant de son avantage, il reprit aux impériaux plusieurs villes et bourgs dont ils s'étaient emparés. En récompense de ce service signalé, Philippe V le nomma, en 1706, vire-roi du royaume de Valence, et capitaine général des troupes deMurcie.il accepta ces dignités par un ordre formel du nonce du Pape, et ne tarda nas à s'en démettre, de môme que de l'évèché de Cor« doue, un des quatre premiers sièges d'Espagne, auquel le roi Pavait nommé. Content de celui de Carthagène, il n'avait d'autre ambition que celle de se rendre utile aux peuples confiés à ses soins par la Providence, et de retracer en sa personne l'image fidèle du pasteur que demandent l'apôtre saint Paul et le concile de Trente. Il lit un grand nombre de fondations pieuses et utiles; il établit la congrégation de Saint- Philippe de Néri, une maison de refuge, une autre pour les orphelins des deux sexes, une autre pour les enfants trouvés, une pour les enfants de chœur de sa cathédrale, un collège pour les théologiens, un séminaire qu'il décora splendidement, un mont de piété, etc., etc. Il laissa in perpeiuum le bénéfice d'Ycda de l'évèché de Murcie, pour
augmenter les revenus des six premières chaires de l'université de Séville, è laquelle il fit encore d'autres donations. Il y fonda aus«i, pour l'éducation de la jeunesse, un collège dont il confia les soins aux Jésuites. Zélé pour le salut des âmes, ce prélat semblait, comme saint Paul, être chargé du so.'n de toutes les églises. La vigueur apostolique avec laquelle il défendit les nroits, les immunités et les privilèges de l'Eglise et du Pape, e>i comparable h celle des Ambroise, des Léandre, îles Isidore et des Ful-
fence. Le même zèle qui porta Clément XI le créer cardinal dans le consistoire du 2^ novembre 1719, lui fit refuser cette dignité, parce qu'il avait fait vœu de n'en accepter aucune qui pût le détourner de la résidence : et, depuis peu, son humilité et son amour de la retraite lui avaient fait prendre la résolution de quitter même son évêché, pour être tout entier à la prière et à l'étude. Déjà il avait tout disposé pour cette retraite, comme on le voit par la lettre do démission qu'il envoya au Pape, le 8 décembre de la même année, et qui est imprimée. Le Pape, ne voulant pas priver TEglise d'un prélat si rempli de lumières et de vertus, lo dispensa de son vœu, et, le 12 mars 1720, lui ordonna, par un commandement formel d'obéissance, d'accepter le chapeau de cardinal. Cet illustre prince de l'Eglise fit deux voyages à Rome pour assister aux conclaves; en 172^, après s'être démis de son évêché, il se fixa dans cette capitale du monde chrétien, où il tut quelque temps chargé des alfaires d'Espagne, et il s'y éteignit, dans le sein de Dieu, le 22 février 17i3. Voici les titres de quelques-uns de ses ouvrages imprimés : Mémoire en défense de$ droiis de Philippe V à la couronne d*Es-' pagne; in-i°; Apologie sur les droits du Saint-Siège, et immunités des ecclésiastiques^ ink"; Défense canonique des droits des évê^ ques de Carthagène dans les vicairies des or* ares militaires d'Espagne: in-fol. ; Autre pour rimmunité ecclésiastique par rapport à Vaugmentation du sel; in-fol.; Mémoire dog^ matique sur la déclaration du mystère de ta Conception de la sainte Vierge; in-^" ; Contre les habillements profanes; in-fol.; Epistola dogmatica ad Armenos^ Jacobitas^ et ulioê schismaticos; in-fol.; Approbatio et élucida^ tio Tractatus de vita abscondita card, CienfuegoSf super illa Salvatoris verba : In me manetj etc., in-fol.; Explication de la doc^ trine chrétienne, à l'usage des Missionnaire» parmi les infidèles; in-S"; Lettres pastorales; 2 vol. in-4*. On peut voir dans Moréri, édition de 1759, le catalogue complet des im- (irimés et des manuscrits du prélat. — On n'entreprendra point de rap|)orler ici tous les éloges donnés à ce cardinal par les Pontifes et par les savants; il sullit de faire mention de quelques-uns. Le R. P. Roman dit de lui, dans son livre, Laus Dei : Inve^ nimus episcopum et cardinalem fama sua longe majorem. Le cardinal de Polignac l'appelait : Prœlatorum spéculum. Louis aIV l'appelait son étéque, et ne put jaoïais lui
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DES CARDINâCX.
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rien refuser. Le Pape Clément XI disait de lui : Fidelii kmreéUaiis Ckristi insiiioriê : invicii Ecelesim Dei anlisiUU. Dans le 83* de ses discours consistoriaux* fol. 27S, n. 9 : Ludovieum Belluga^ episcopum Carlhagi^ nensem Hispanum^ orthodoxœ veriiatis xelatorem maximum: pontificiœ aucioriiatis intrepidum defensorem; Eccletiœ iibertaiis afseriorem forii$$imum ; magnum religiosi»' êimœ nationi» Hiip'inieœ lumen et omamen* tum, et dans le 2* vol. de ses Leitrei^ ffil. 717 : Vt te ad ampliêsimum S. R. E. car* dinalium ordinem una cum alUg egregiis^ ac bene meritis viris eveheremu»^ non kumanœ raiioneSf aui uUiuê fnvoriê suffragia, sed aposfolaius noiiri officium , atque eximia wtulum tuarwn mérita noi duniaxat ad* duxerunl»
Le Pape Benott XIV, dans te bref où il confirme les fondations du prélat, s'exprime ainsi : Horum inier primas le excellerez dtlecte fili nosler^ jampridem novimut^ nune autem luculentiuê comperimus. Dans une lettre écrite è Tarchevèque d'Anazarbi le 19 février 17i3 : Nihil ianti meriii cardinali negare poseumus : est enim plurium anno* rum amicus noeter^ et Sacri Collegii honor; ui possit pro nobis orare Deum in paradieo ; et dans une autre lettre adressée à Tévéque de Murcie le 28 mars 17i^ : Jam ad aures iuas pervenisse credimutj boni cardinalis Belluga mortem, E tila decessit, eieut vixitt pauper videlicet et eanctus, Ejus intentio semper recta fuit^ ejus labor usque ad ultimum vitœ suœ halxtum sine intermissione^ ejus manus semper pauperibus apertœ fue» runt. Vno dicam foerbo , honor erat Slacri Collegii. Benoit XIV lui a fait Tépilaplie suivante, pour ôlre placée sur le mausolée élevé, à la gloire de ce cardinal » par les soins et aux frais du Ponlife.
Ludovico Belluga llispano Qui
El episcopo Carlbagincnsi ,
Inviius et renueiis,
A, Clémente XI, P. Maxime,
le S. R. £. cardinalium collegium coopUUis,
■ - Uispaiiiarum apud S. Sedem prolector,
Jurium K. Ecclesiae viiidex.
Hoc uiium curavit
Ut Dec, non bominibust placerei.
Vif Âposlolico propagande Fidci xelo
Flagranli§simus ;
Ecclesiasiicas discipUnx asser.or :
De alîmoiiia paupcnim, De iiisiitulioue clericorum,
De eaucaiione juveniulls bolliciliis,
Collegia, scliolas, Pias domos, semiiiaria
^re sue fundaviu
Benedicius XIV, P. Maximus,
Perenae boc amoris moiiumenlum