‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 171 sur 350 · HOR · texte numérisé non relu

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1839, et sacré le 3 août de la môme anné.^ Il fut évoque ce qu'il avait été dans les degrés successifs de la hiérarchie , un modèle des vertus ecclésiastiques. Ses visites pastorales se faisaient de la manière la plus exacte ei la plus complète, rien n'échappait à sa vi{^i4ance paâloJULla.

Peodaai les courtes années qu'il administra le diocèse, il établit l'admirable association de la Propagation de la foi, eu 1840, et la société si uliie de Saint-François- Régis. Il enrichit sa cathédrale de tableaui et d'ornements, sans compter deux belles cloches dont il fit l'acquisition. Nous n'avons pas besoin de rappeler des œuvres sublimes de charité et de bienfaisance : ou n'ignore pas tout ce que son cœur lui inspire.

Nommé è l'archerôché de Tours en 16^2^ jl s'y concilia tous les suffrages , et c'est aux acclamations de la France entière, qu'il iut promu au cardinalat en 1853. Après la 'mort si lamentable de Mgr Sibour, une dépêche lélégraphiqué viut offrir l'archevôché de Paris au pieux cardinal , qui élait'en ce moment à Rome pour une mission particulière. Nous savons qu'il opposa de vives résistances, et qu*il fallut un désir formellement exprimé par le Souverain-Pontife, pour vaincre une répugnance dont il présenta encore les motifs au moment de sou retour à Paris.

Après avoir publié pour sa prise de possession, un Mandement admirable d'onction, de touchante simplicité, de tendresse pastorale et de charité, Mgr Morlot fut installé en présence d'une foule innombrable » le samedi 18 avril 1857. .

On doit remercier la Providence du choix qu'elle a fait de ce vertueux prélat pour un siège aussi important. La rare prudence , ia charité sans bornes , Tactivité infatigable et toutes les vertus du saint cardinal, rendrott son ^piscopat, sans doute, un des plus utiles et des plus glorieux à l'Église de Paris.

MORONE (Jean), né à Milan, était fils de Jérôme Morone, chancelier des derniers ducs do Milan, et l'un des plus habiles négociateurs de son temps. — Ce chancelier accompagnait le connétable de iBourbon, quand celui-ci fut tué sous les murs de Rome, el H fut un des principaux médiateurs du traité qui rendit à ia liberté le Pape Clément VU, le 31 octobre 1527. En récompense de ce service, le Pontife nomma Jean Morone à r<év£chédeModène. En 15^2, Paul 111 pnvoja cet évèque nonce en Allemagne. Morone s'acquitta si bien de la mission qu'il avait reçue, que Ferdinand, roi des llomainsi, depuis empereur après Charles V, son frère, et les autres çrinc^s, haut ecclésiastiques que séculiers, qui se trouvaient è la diète, souscrivirent à la convocation du concile. Morone fut récompensé par un chapeau de cardinal en fuin de la même année 1542, nommé légat h Bologne et président au concile général indiquéèTrenle. Jules III l'envoya a une dîèfe, dereropire,convoquéeàAugsbourR.PaullV»

élu le 23 mai de la môme année, ut arrêter le cardinal Moione qui faisait partie du con-

clave auquel ce Pontife devait la tiare. Hais Pie IV lui rendit une éclatante jus* tice; il Venvoja même, en qualité de légat, pour présider au concile do Trente, qui fut heureusement terminé le vendredi 3 décembre 1563. Ainsi ce cardinal eut la gloire de présider à l'ouverture et à la clôture du dernier concile général, de co célèbre concile,qui dura plusde dix-huit ans. Après la mort de Pie IV, saint Charles donna sa voix au cardinal Morone, qu'il jugeait digue de la tiare, et qui déjà avait eu vingt*huit voix dans un précédent conclave. Dans toutes «les occasions» le cardinal Morone rem- Elit exemplairement tous les devoirs d*uu on prélat, et prit un soin particulier de son diocèse de Modène. il couronna par une pieuse mort les actions de sa glorieuse vie. Envoyé, en qualité de légat, par Grégoire XiU, àGônes, puis en Allemagne, il mourut, après son retour, h Rome le premier décembre 1580, dans la 72* année de son Age. Son corps fut inhumé dans le chœur de l'église, dite la Minerve. Ses neveux, Jérôme, comte de Pont-Coron, et Horace Morone, évoque de Sutri, lui firent élever un tombeau, avec une épitaphe, qu'on voit dans la même église^

MOÎiOSlNi (Pierre), l'un des plus habiles jurisconsultes de son temps, travailla avec succès à la compilation du sixième volumo des Décrétales ; il a laissé d'autres ouvrages de droit, qu'on trouve manuscrits dans les bibliothèques. — Fait cardinal, en 1W8, par le Pape Grégoire XII, il se trouva depuis au concile de Constance, et fui envoyé par Martin V, en qualité de légat, dans le royaume deNaples, oji il couronna la reine Jeanne 11. Ce cardinal , employé utilement dans fautres circonstances, mourut à Gallicano, château dans le diocèse de Paleslrine, le 11 août 1424. Son corps, transporté 5 Rome, fut inhumé dans l'église de Sainte-Marie

la Neuve.

HOROSINI (Jeaîi.Fhaiiçois), né, en 1537, de l'illustre famille vénitienne de ce nom, suivit d'abord la carrière diplomatique. — Après avoir été ambassadeur de la république en Savoie, en Pologne, en Espagne, en France, il fut envoyé pour remplir les mômes, fonctions auprès du sultan Amurat III, k Constantinople, oji il fit paraître une grande fermeté. Des Vénitiens aVant traité cruellement quelques Turcs è Corfou, le grand seigneur résolut de les venger. Le grand visir menaça même Morosini de lui faire couper la lôte. Celui-ci répondit vigoureusement, et l'en défia, ajoutant que sa patrie saurait bien en tirer vengeance. Néanmoins, il mit tout en œuvre pour calmer le sultan, et il y réussi!, en promettant que le podestat, qui avait toléré l'outrage don! on se olaignaii, serait puni. Morosini, de retour à Venisp, se fit prêtre, et fut pourvu de l'évêché de Brescia. Sixte V, voulant utiliser un homme de ce mérite et de ce caractère, l'envoya, avec le titre de nonce, en France, el, pendant sa nonciature, le créa cardinal, en 1588, par une promotion spéciale: le même jour

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il rhODora du tilre de légat a ItUertf pour qu'il tachât de réconcilier les princes de (juiseavec le roi. Le légat était fort considéré à la cour de France ; il suivit le roi Henri III à Blois, où il se trouvait tors du massacre des Guise. On l'accusa d'avoir été dans le secret» d'avoir même conscilié le meurtre; ce qui obligea le Pape à le rappeler. Hais le cardinal se justifia si bien, que le Saint-Père lui conféra la protection d'Aile- .magne et de Hongrie. A Rome il voyait fréiqueroment saint Philippe de Nén « avec lequel il était très-lié. Enfin , son diocèse réclamant sa présence, il s'y rendit pour j établir la discipline ecclésiastique ; mais il n'eut pas le temps de réaliser ses bonnes intentions, étant mort le ik janvier 1596» dans sa 59* année. Il laissa aux pauvres tuas ses biens » meubles et immeubfés. Le P. Etienne Cosmi, général des Sojwsques, oa cter» réguliers, a publié, en 1606, des Mémoi' res sur la vie de ce grand cardinal.

HOROZZO. — Voici d'après la Gazette piémontaiief quelques détails sur la vie du cardinal Morozzo, mort archevèque-ôvéque de Novare :

« Joseph Horozzo de Bianzé naquit h Turin le 12 mars 1758 d'une famille illustre» dont plusieurs membres ont, è diverses époques, servi glorieusement la maison de Savoie, dans les armes et la diplomatie, tandis que d'autres se sont adonnés aux sciences, à la littérature, ou ont rempli avec honneur les fonctions du ministère sacré. Le père du cardinal était un écrivain distingué. Son frère, le comte Carlo-Ludovico Morozzo, fut en son temps un des flambeaux des sciences physiques; et, c'est à lui, après les fondateurs Saluzzo, Cigna et Lagrange, que l'Académie de Turin doit une grande partie de sa splendeur. Le cardinal eut six autres frères. Sa mère était fille de Giulio-Cesare Beriooe dei Baibi, comte de Sambur, et sœur de tfarco-Aurollo dei Balbi, évoque de Nova ri*. «:

« Joseph Morozzo avait naturellement J'esprit vif et prompt et fait pour pénétrer aisément dans les mystères de la science. Privé de son père dès ses premières années, son enfance se passa entre les soins do sa mère et ceux de son oncle l'iWèque ; il prit de bonne heure l'habit ecclésiastique, se distingua par son zèle pour catéchiser les enfants du peuple, et montra tant de maturité» que ses parents en conçurent les plus heureux présages, et que ses égaux la traitaient avec une respectueuse distinction.

« Après les premières éludes domestiques, Morozzo passa sous la direction de l'abbé Paolî d*Allègre, son précepteur, qui fut plus tard chanoine de la cathédrale de Movare» archevêque d'Amasie in partibus et évoque de Pavie. Ses progrès furent si rapides qu'à quinze ans il tut jugé capable de commencer les hautes» études théologiques : il entra à l'université de Turin, et quatre ans après» le 23 avril 1777, il obtint le grade de docteur. ▲ cette occasion, deux illustres pro-

fesseurs d'Ecriture sainte et de langues orientales , Boyer et Régis » firent le plus grand éloge» non-seulement de Tintelligence du jeune théologien et de ses profondes études» mais de son zèle, de sa piété, de sa noble conduite ; ils le proposèrent pour modèlo à ses condisciples et émirent le vœu de lu voir bientôt inscrit au rang des docteurs du grand conseil théologique, honneurque Ton n'accordait qu'à un petit nombre d intelligences privilégiées. Morozzo l'oblinX le 11 novembre de la même année. En 1778, il fut élu par ses condisciples recteur de l'université. Les progrès de l'âge lui firent comprendre la nécessité de s'ouvrir une plus large carrière. D'après le désir de sa mère et de son oncle , et accompagné de l'abbé d'Allègre, il se rendit à Rome et entra dans le collège noble ecclésiastique.

« Ses progrès rapides lui valurent bienlAt les honneurs de la prélature romaine» et il fut inscrit dans le corps distinguédes protonotaires apostoliques. Sa capacité reconnue dans des emplois subalternes le fit appeler successivement à la vice-légation de Bologne et au gouvernement de Pérouse et de Civita-Vecchia. Les devoirs de ces emplois ne le détournèrent pas des éludes ecclésiastiques, et il trouva encore du temps pour les sciences profanes et surtout pour l'histoire, il écrivit l'éloge du cardinal Bolba, évèque d'Aoste, ambassadeur d'Ëmmanuel- Philibert, duc de Savoie, auconcile de Trente, commenta la carte cbrorograpbique du pa« trimoine de saint Pierre» et montra dans cette œuvre combien il avait étudié les sciences économiques. Le Pape Pie VI goûta beaucoup ce dernier écrit et en accepta la dédicace.

« Morozzo se préparait ainsi à illustrer son nom, quand la révolution française vint bouleverser l'Europe. Les Etats de l'Eglise furent envahis, et Pie VI emmené prison* nier. Morozzo revint-dans sa patrie et s'y li< vrait à l'étude et aux bonnes œuvres, quand le Souverain Pontife mourut dans son exil le 29 août 1799, laissant au monde un noblo exemple de ce que peut la vertu, même dans l'extrême vieillesse et dans la plus dure captivité. Les cardinaux, après beaucoup dn contrariétés et d'obstacles de tout genre, s'assemblèrent le 1** décembre à Venise pour donner un successeur à l'illustre confesseur de la foi. Sans s'arrêter aux périls que sa démarche pouvait entraîner, Morozzo se rendit à Venise avec le cardinal Gerdil.

« Le nouveau Pape rentra à Rome le 3 juillet 1800 et Morozzo reprit son service auprès du Saint-Siège. Pie Vil lui confia une mission très-délicate (auprès du nouveau roi d'Etrurie, Louis I^de Bourbon » et» après la mort de ce prince, auprès de la reine douairière Marie-Louise. Le 29 mars 1802, il fut préconisé archevêque deXhèbes in partibus et revêtu des fonctions de nonce apostolique et légat a latere de Toscane. Il mena à bonno fin des négociations de la plus haute importance pour l'Eglise. Quelques années après Pie vil le rappela auprès de lui et lenomoui

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secrétaire de la congrégation dos évéques et réguliers, puis examinateur des évéqaes et cousulteurdu Saint-Office.

ff Contraint d*aban»lonnor sa charge. Morozzo fut quelque temps retenu b Paris. Plus tard on lui permit de retourner h Turin» et là il se consacra au ministère épiscopal dans les diocèses privés de leurs pasteurs* sans être jamais retenu par les incommodités et la fatigue, au milieu des montagnes. Ses travaui le firent tellement chérir et vénérer, qu'on n*ose dire s'il ne fut pas plus grand dans sa retraite* si humble et si laborieuse, que dans les hautes fonctions qu'il avait exercées jusque-là.

«Le 23 janvier 181&,Pie VII quitta Fontainebleau. Maison ne permettait pas qu'il voyageât rapidement. On espérait que la situation de l'empire deviendrait meilleure et qu'on pourrait ramener le prisonnier. Retenu quelque temps è Savone et en proie à de nouvelles angoisses, Pie VU vit accourir l'archevêque de Thèbes. Il l'accueillit avec effusion, et partagea avec lui les amertumes de son cœur paternel. Remis en6n en liberté, il voulut avoir ce prélat à ses,côlés pendant le reste du voyage, et lorsque Murât prétendit empêcher son retour k Rome« ce fut Morozzo qui alla négocier avec lui dans cette capitale et le fit renoncer è son dessein.

« Le 8 mars 1816, Pie VU créa Morozzo cardinal Qt enrichit le Sacré Collège des vertus et des talents dont ce prélat avait donné tant de preuves dans les diverses charges qu'il avait remplies. Cependant le roi de Sardaigne, Victor-Emmanuel, voulant remettre toutes choses dans leur ancieii étal, avait obteuu du Pape le rétablissement des sièges épiscopaux supprimés. Ce prince jeta les yeux sur le cardinal Morozzo pour un des plus importants. Pie VU ne consentit qu'avec peine à se séparer de lui. Le i" octobre il le préconisa comme évêque de Novarre, et au mois de décembre suivant le cardinal prit possession de son siège.

« Le bien opéré par le cardinal Morozzo dans son diocèse fut immense. Les gouvernements du royaume d'Italie avaient sup« primé les corporations religieuses et les chapitres, et aliènèleurs biens. L'évêque parvint a rétablir la plupart de ces saintes maisons; on lui dut Quatre couvents de Franciscains, deux de religieuses Drsulines, une maison de Sœurs de saint-Joseph, deux des filles de Saint- Vincent de Paul ; il établit les Sœurs de la charité dans plusieurs hôpitaux et autres établissements, et fonda des maisons des Sœurs de la Providence et d'autres communautés religieuses pour l'éducation des jeunes filles. On lui doit le séminaire de Saint-Charles près Arma, celui de Missino, le perfectionnement de celui de Gozzano, entin la construction de la magnifique maison qu'il élevait dans le même but sur Tlle. de San Giulio, ancien domaine des èvènuesi de Novare. Il.avait aussi créé dans le bourg

d'Oleg^io un ample domaine rural pour l« récréation de ses élèves chéris, dont Inimême avait réglé les éludes par les plus sages dispositions. Sa sollicitude lui fil réimprimer et améliorer d'anciens ouvrages propres à l'instruction du clergé, et il écrivit des directions pour faciliter aux moins intelligents l'étude du catéchisme.

« C'est au milieu de ces soins, de ces actes de bienveillance paternelle et de sage administration, que le saint prélat a terminé le 22 mars 1842, une vie si précieuse à ses administrés, w

MORTON (Jean), né k Béer, bourg du comté de Dorchester, en Angleterre, reçut les honneurs du doctorat à Oxford. — Habile jurisconsulte, il s'acquit tant de réputation en plaidant devant la cour ecclésiastique de Londres, (ju'il fut appelé dans la conseil privé du roi. Il dut cette faveur à Thomas fiorlieur, appelé par les historiens français Bourchitr^ archevêque de Caotorbéry, depuis cardinal, et servit TEtat avec tant de zèle et dé dévouement, qu'après la mort de Henri VI, de la maison de Lanças- Ire, en IMl, Edouard IV, de la maison d'York, dont l'emblème était une rose blanche, le nomma pour tenir le même rang dans le conseil. Ce prince mourut en 1483, laissant sous la tutelle de Richard, duc de Glocester, son frère, Edouard V et Richard» ses Qls. Le duc fit égorger s^s neveux par Jacques Tyrrel, et usurpa la couronne sous le nom de Richard Hl. Désespéré de ne pouvoir corrompre la fidélité des principaux conseillers d Etat, et, entre autres, de Morloo, qui était évêque d'Ely, il les fit arrêter. Ce prélat parvint è s'échapper de prison, et entra dans une ligue contre Richard, qui fut défait et tué è la bataille de Rosworth, le 24 août 1485, bataille gagnée par Henri Tudor. Ce prince, fils d*Edmond, comte de Richmond, et petit-fils d*Owen Tudor, et de Catherine de France, veuve de Henri V, monta sur le trône, sous le nom de Henri VII. Par son mariage avec Elisabeth, fille d'Edouard IV, il réunit les droits des maisons d'York et de Lancaslre, et mit fin aux guerres civiles des deux roses, qui avaient ensanglanté l'Angleterre pendant plus de trente ans. Le nouveau roi rappela révêqued*£ly, qui était dans les Pays-Ras, le nomma à Tarohevêché deCantorbery, le tit chancelier d'AngleterrOt et lui obtint le cardinalat que lui conféra en 1493 le Pape Alexandre VI. Le cardinal Morlon mourut en octobre 1500, âgé de 90 ^ns. Thomas Morus, dont il avait été le bienfaî* leur, fait de lui un éloge, dicté peut-être par la reconnaissance. < Sa figure grave et sérieuse, » dit-il, < inspirait la vénération, eu même temps qu'elle attirait la confiance. Ses lumières et sa vertu le faisaient respeo ter encore plus que l'autorité de ses charges. Ses goûts étaient simples et tranquilles, ses manières douces, ses mœurs irréprochables. Il s'occupait lui-même de Ja culture de ses jardins. m% erands uu'il avaient abaissés 'e

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détesiaîénl; le peuple murmurait de la lour« deur dMmpÂls uécessaires pour réparer de si grands désastres. Mais il fit entrer TAng^le-^ terre dans une ère nourelie de prospérité. IlestTraî que Pavarice, qui lut fut commune arec son mattre, est une flétrissure h sa mémoire; toutefois une partie considérable des grandes richesses qu'il avait amassées, fut employée è des ouvrages publics, »

MOSCA (Acabit), né à Pezaro, dans le duché d'Urbin en IGTS, admis dans la prélature par le Pape Clément XI, son parent, fut successivement chanoine de la basilique de Saint«Pierre du Vatican en 1707, vice-légat de la Romagne en 1713, puis gouverneur de Lorelte, président de la chambre apostolique, enUn clerc delà même chambre en 1728. — Le i^ape Clément X1I« voulant rendre h la famille de Clément XI le chapeau qu*il avait reçu de ce Pontife, créa et déclara rûrdinal Agabit Mosca en 1732. Il lui assigna la diaconie de Saint-George in Velabro^ et plusieurs congrégations. Pour Taider è soutenir sa dignité, il lui donna une pension de mille écussur les revenus de la dateric, tribunal è Rome oiï Ton délivre les expéditions relatives aux bénéQces, ou aut dispenses de mariage, et, en 17311^, le déclara légat de Ferrare.

MOTTA ET SILVA {Jean de), Portugais, Dé le 1^ août 1685, cnanoioe théologal de Péglise patriarcale do Lisbonne, fut nommé cardinal, par le Pape Benoit XIII, le 26 novembre 1727, sur la présenlalion du roi de PorlugnL

MOULIN (Jean de), né dans le Limousin, entra chez les i-eligieux Dominicains è Brive^ la-Gaillarde, s*y distingua par ses talents, et, après avoir enseigné la théologie, il fut^ en 13H, élu inquisiteur de la foi dans le Languedoc. ~ Trois ans après, il fut maître du sacré fialals, et, en 13^9, général de son ordre. L'année suivante, créé cardinal par le Pape Clément VI, il mourut h Avignon en 1358. Son corps fut inhumé dansTéglise de son ordre.

MOULIN (Pierre-Detiis du), d*une famille de Brie, alliée à celle d*uù sortit Anna de Boleyn, seconde femme de Henri VIII, d'Angleterre, succéda à son frère sur le, siège de Toulouse. — Nommé évéque de Paris en 1439, puis patriarche d*Anlioche, il fut fait cardinal, en ihkO, par l'antipape Félix V. Son épitaphe ne mentionne nas; cette dignité, sans doute parce que, Félix V u'étaut point reconnu en France, ses créations de cardinaux n'étaient point admises. De plus, du Moulin mourut avant que la paix de l'Ëglise fût conclue, et par conséquent ne put être confirmé dans sa^ dignité de cardinal par le Pape Nicolas V,' comme le furent les autres cardinaux créés par Félix. Du Moulin mourut è Paris le 15 septembre 1447, et fut inhumé dans sa cathédrale. Au-dessus du tombeau était une plaque de cuivre sur laquelle était gravée l'épitaphe suivante :

Hic jaeei recolend;e inemori;e Dionysius de Mo- ImmIiuo, dnin decestil pairiarcba Aiiliocbeiiu»,

DlCTIONlf. 1>Bf GlHD!?IAlIS.

episcopus Parisieiisls, et per aniea , arcliiepiscopus Tolosanus, Foro neldensi oriuiidus, regiftCarolî VII consiliarîiis faniosissimd9, vir ma^^iti consilii, ai(|ne prailenlissimus, probiiaiis eximisc.el lingua dissenissiniils.quipliiresfecli fiiiidationes bic, Tolosn ac Meldis ; obiil Parisiîs, die Veiieris 15 Sepieiiihris, aimo Domiiii 1447« Anima ejas requiescai in pace. Amen.

MtGNOS ou MUNOZ (Gilles), Aragonais, et antipape sous le nom de Clément VIII^ était docteur en droit canon, chanoine de Barcelone, et avait une grande réputation de lumières et d'intégrité. -^ Après la mort dn Pierre de Lune, autrement fienott XIII, il fut élu Pape, en 1624, par les deux cardinaux de l'obédience de Benotl, qui leur avait expressément ordonné, en mourant, de procéder h une nouvelle élection; ce qu'ils firent, d'ailleurs, à la sollicitation d'Alphonse, roi d'Aragon, ennemi du Pape Martin V. Comme il était impossible qu'un de ces deux cardinaux fût élu' A la pluralité des voix, s'il ne se donnait la sienne, ce qui n'est pas admis, ils s'accordaient h élire un Pape iiors de leur prétendu collège. MuSoz prit les ornements pontificaux à Pe« niscola, forteresse située dans une presqu'île du royaume d'Aragon, et voisine de Tortose, puis se nomma Clément VIII. Pour s'entourer d'un juste consistoire, il fit une promotion de quatre cardinaux, du nombre desquels fut un de ses neveux. Le roi d'Aragon s'étant réconcilié en 1429 avec le Pape Martin V, MuBoz abdiqua volontairement, et même avec joie. Il voulut néanmoins renoncer au pontificat avec solennité; i! créa auparavant un cinquième cardinal nommé François Rouera , célèbre docteur en droit canonique; puis, étant monté sur son trône, la tiare en tète, revêtu de tous les ornements pontificaux, et accompagné de ses cardinaux, il commença, en présence d*uno nombreuse assemblée et des deux officiers qu'Alphonse lui avait envojés pour l'engager h se démettre, par un acte d'autorité et «le Souverain Pontife, en disant qu'il révoquait toutes les sentences d'excommunication que lui et Benoît XIll, son prédécesseur, avaient fulminées contre tous ceux oui leur avaient réfusé obéissance; puis, il déclara que, pour la paix de l'Eglise, il renonçait de tout son cœur au souverain pontificat, et que, le siège étant vacant, les cardinaux pouvaient procéder librement et canoniquement à une élection. Alors, il descendit de son Irôno, se retira dans une chambre voisine, et, après s'être dépouillé des ornements pontificaux, il rentra avec l'habit de docteur. Après avoir pris place derrière ses cardinaux « il le» pria de pourvoir l'Eglise d'un bon pasteur. Aussitôt ceux-ci se rendirent dans un appartement préparé pour leur servir de conclave, et élurent sur-le-champ, comme par inspiration, Olhou Colonua, qu'ils déclarèrent Papo sous le nom de Martin V. Ce Pontife, 1<3gitimement élu au concile de Constance «douze ans auparavant, ne se doutait guère de cette déplorable et sacrilège jonglerie; mais le docteur Muioz, avant de se déposer, avait

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