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talents, et on te chargea de professer dans cHfférenles maisons ; h Pezaro d'abord, puis è PéroQse, où il prit le bonnet de docteur, et à Padoue, où il acheva son Histoire pelagienne. Le grand-duc de Toscane, honorant son rare mérite, Tappela à Florence en 1671^, le prit pour son théologien, et le fit aussi professeur d'histoire ecclésiastique dans l'unirersité de Pise, où il resta seize ans. L'année précédente, il avait publié, è Padoue, son Hittoria Felaginna^ où il parle do la condamnation prononcée, dans le cinquième concile général contre Origène et Tbéodorede Mopsuesle, qu*il regarde comme les premiers auteurs de l'erreur pélagieniie. Il y joignit aussi une Histoire du schisme d^Aquitée et une Défense des livres que saint Augustin avait faits contre les pélagiens et Tes semi-péiagiens. Cet ouvrage, qui acquit une grande réputation è son auteur, lui suscita en même temps beaucoup d'envieux.
On l'attaqua par divers écrits; il répondit; )a querelle s'échauffa, et fut portée au tribunal de l'inquisition. Le livre accusé fut examiné avec rigueur, et trouvé irréprochable; il fut depuis réimprimée Leipzig, è Louvain et h Padoue, et suivi de cinq dissertations, dans lesquelles l'auteur ré|)ond aux différeolea critiques qu'on avait faites de son ouvrage. Après ce triomphe, le' P. Noris fut honoré par .le Pape Clément X du titre de Qualificateur du Saint-Office. On revint pourtant à la charge contre i Histoire pélagienne ; elle fut de nouveau, en 1676, déférée à l'inquisition, d'où elle sortit avec le môme succès. Le P. Noris travailla alors sur les médailles, la chronologie, les antiquités et donna L Disserlatio duplex de duobus num-^ mis Diocletiani et Ltcïfiit, cum auctuario chro' nologico de votis deeennalibus imperatorum et Cœsarumj Petavii, 1675; IL Cmnotaphim Pisana Caii et Lucii Cœsarwn^ dissertationibusillustrata, Venise, 1681, in-fol. Ce mémoire estdivisé en Quatre parties; la première traite de l'origine de la ville de Pise, de ses magistrats, do ses prêtres ; la seconde contient la vie de Caius et de Lucius, petit-Ors d'Auguste; la troisième, fait connaître les cérémonies usitées dans les funérailles, et les honneurs rendus aux deux Césars; dans la quatrième, l'auteur discute l'antiquité et le stjrle des deux inscriptions; IIL Epistola eonsularis in qua collegia 70 consulum , ab anno christianœ epochœ 29, usque ad annum 219, in vulgatis fastis hactenus perperam deseripta^ corriguntur^ supplentur et illustrant êur , Bologne, 1683, in-V ; IV. Annus et epochm Syro-Macedonium^ in telustis urbium Syriœ nummis^ prœsertim Mediceis expositœ etc., Florence,.1689 et 1692. La seconde édition est augmentée d'une Dissertation sur te Cycle pascal des Latins. Tous ces ouvrages sont remarquables par l'érudition la plus variée. Enfin, en 1692, le Pape Innocent XII appela à Rome ce savant, et l'établit sousbibliotbécairedu Vatican. Comme cet emploi l'approchait du cardinalat, ses accusateurs se réveillèrent, et renouvelèrent leurs attaques ; ce qui obligea le Pontife d'ordonner k
des théologiens éclairés d'examiner de nouveau les livres du P. Noris. Leur témoignage fut si favorable è Tauteur, gueSa Sainteté le Ht consulteur de l'Inquisition. Cela n'empêcha pas le P. Hardoumde s'élever encore contre lui, et de l'attaquer vivement sous fe nom emprunté d'un docteur de Sorbonne scrupuleux. Noris essaya de lever ses seruimles dans un ouvrage publié en 1695 avec le titre de Dissertation historiqxu De uno exTrinitate came passo^ et dans lequel , après avoir justifié les moines de Scythie, qui s'étaient servis de cette expression, il së justifie aussi lui-môme de ce qu'on lui imputait d'avoir, dans son Histoire de l'hérésie pélagienne, porté atteinte à l'infaillibilité du Pape , d'avoir traité Vincent de Lérins, et quelques évoques des Gaules, de fauteurs du semi-pélagianisme, et d'avoir donné lui-mfrme dans les erreurs de l'évAqued'Ypres. Ces justifications furent goûtées du Pape Innocent XII, qui rendit enfin Justice à l'auteur, en le décorant de la pourpre le 12 décembre 1695. Il fut alors appelé dans toutes les congrégations, dans les plus grandes affaires; ce qui lui enleva tout le temps de travailler, comme il s'en plaignait amèrement \ ses amis. Il trouva néanmoins le loisir de donner une 4* édition de VHistoria Pelagiana^ à laquelle il ajouta ses défenses Augustiniennes, et quelques-unes de ses dissertations, dont la dernière était dirigée contre le P. Macedo, Franciscain, qui avait attaqué le monachisme de Saint-Augustin, et quelques époques de la vie de ce grand docteur. Le cardinal Noris, devenu, en 1700 , bibliothécaire du Vatican, après la mort du cardinal Casanate , fut , ueux ans après , nommé par le Pape pour travailler & la réformation du calendrier. Il mettait la dernière main è son Histoire des Donatistes^ quand une bydropisie de poitrine l'emporta le 33 février 1704, dans sa 73* année. Voici les titres de quelques-uns de ses autres ouvrages : Bistortœ Pelagianœ libri duo; Dissertatio historica de Synodo quinta œcumênica; Tindiciœ Augustinianœ : Dissertatio de uno ex Trinitate came passa; Apologia monachorum Scythiœ ab anonymi scrupulis vindicata; Anonymi scrupuli circa veteres semi'Pelagianorum sectatores^evulsi^ ac eradicati ; Responsio ad appendicem auctoris scrupulorum; Janseniani erronis calumnia sublata : Somnia Francisci Macedo; Epochm SyrO'^Macedonum parenesis ad Joannem Har^ duinum;Traso, seu miles MacedonicuSf PlaU" tino sale perfrictus. Les Œuvres complètes du savant cardinal ont été recueillies en 5 vol. in fol., Vérone, 1729-17U. Le 1" volume contient les ouvrages théologiques; le 2*, ceux de chronologie: le 3% les Diuerlations sur les cénotaphes de Pise ; le V, Y Histoire des Donatistes^ et quelques opuscules; et le 5*, des Œuvres posthumes.
NOVëLLI ou de NOUVEAU (Arnaud) , d'une riche et noble famille de Guyenne, entra dès son jeune Age dans l'ordre de Ctteauxy et fut élu abbé de Font-Froide , au diocèse de Narbonne.— Le Pape Clément Y.
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qui le r/)nnaiss8it particulièremenl, l'investit de rofllce de vice^hancejier de I Eglise , et le créa cardinal le 19 décembre 1310. Quelque temps après il Tenvoya comme légat en Angleterre, et il né cessa do lui U^moigner l'estime et rafTection qu'il lui portait. Le cardinal Novelli mourut à Avignon en 1317. , NUMALI (Christophe), né à Forli, évoque de Sogui et d'Alalri, était d'abord entré dans l'ordre de Saint-François, dont il devint général. — Il fut élevé au cardinalat par le Pape Léon X, le 1" juillet 1517. On dit qu'il avait été confesseur de Louise de Savoie» mère de François V'. Il est sûr au moins qu'il tit un voyage en France après sa promotion. Il était à Rome en 1527, lorsque cette ville fut prise et saccagée par les Impériaux aux ordres du connétable de Bourbon, et fut très-maltraité par les soldats protestants, qui, n'ayant rien trouvé chez lui, s'en prirent h sa personne. Ce cardinal mourut nenfou dix mois après h Ancône, le 23 mars 1528.
NUZZI (Ferdinand) , né le 10 septembre 16^5 , è Orta , dans l'Etat ecclésiastique , perdit son père h Tâge de 9 ans. — Comme il annonçait les plus heureuses dispositions, sa mère l'envoya h Rome pour y faire ses études. Il les ûi avec le plus brillant succès, et obtint la permission de consulter les livres de la bibliothèque des Auguslins; ce dont il sat bien profiler. Après avoir terminé ses humanités, il s'appliqua h la jurisprudence, tant civile que canonique , et fut bienlOt regardé comme un des plus habiles jurisconsultes de ritalie. En 1686, le Pape Inno«
cent XI le'nomma commissaire ile la chaniK* bre apostolique , et chanoine de l'église de Saint- Pierre. Alexandre Vlll , successeur d'Innocent XI, qui n'avait pas moins d'estime pour Nuzzi, le confirma dans ces^ emplois, el eut souvent recours à ses conseils. Après la mort d'Alexandre Vlll, Nuzzi fut nommé par le Pape Innocent XII trésorier de la chambre apostolique, et successivement secrétaire de la congrégation du concile, assesseur du
Saint-OlBco, et membre delà congrégalîx)n des Rites.Au milieu de tous ses emplois, il conservait son affabi lité, sa douceur, son amour pour les sciences. Sa maison était le rendez-vous des savants, auxquels il proposait des questions sur toutes sortes do sujets : on eût dit que l'étude était sa seule préoccupation. Et cependant il remplissait tous ses devoirs avec un zèle exemplaire. En 1715, le Pape Clément XI voulut reconnaître ses services el honorer son mérite, en le révélant de la pourpre, et en lui donnant l'évôché d'Orviéto. Le cardinal Nuzzi se rendit à son évèché, et y mourut le 30 novembre 1717, d<ms sa 73' année. Son^neveu lui fit faire des obsèques magnifiques, et élever un superbe mausolée dans sa cathédrale. Etant préfet de l'Annone , Nuzzi avait publié : Ditcorso intorno alla coltivazione délia Cam* pagna di Roma , de l'imprimerie de la Chambre apostolique, 1702, in-fol. Il y signale les tristes effets du défaut de culture dans la Campagne de Rome. Mais les propriétairee trouvent leur intérêt à la laisser en pftlurage plutôt qu'5 la mettre en culture.
OCTAVIEN DE MONTICELLO, de la famille des comtes de Frascati, antipape, fut créé cardinal par le Pape Innocent II en 1138, etenvoyé légat en Allemagne.— Lorsqu'après la mort du Pape Adrien IV, Alexandre III eut été élu en sa place, Octavien, qui prétendait au pontiflcat, se (it élire par deux cardinaux , et prit le nom de Victor IV. L'empereur Frédéric soutint cet intrus , qui , en 1161, ouvrit à Pavie un conciliabule où fut déposé Alexandre. Ce pontife fut contraint de so réfugier en France, asile ordinaire des Pontifes persécutés. Par cette fuite, Octavien jouit de son. usurpation; il mourut, dit-on, de frénésie, à Lucques, vers la fête de Pâques de Tan 116V.
OCTAVIEN, Romain, créé cardinal par le Pape Luce III, en 1182, fut légat en Sicile, puis en France, à l'occasion de l'affaire du roi Philippe-Auguste, qui avait quitté sa femme Ingeburge de Danemark, pour prendre Agnès de Méranie. — Le cardinal Octa<* Tien fut aussi évêque d*Ostie. On suppose qu'il mourut en 1206.
OCTAVIEN, né ^ Florence, de la maison des Ubaldins, fut élevé h l'évéché de Bologne, oi^ il avait été chanoine et archidiacre. «—Nommé cardinal en iSAk par le Pape In- Docept IV| il fut légat dans la Romagne, puis
en Sicile, aQnde réclamer du tyran Main«> froi, au nom du Pontife, la tutelle du jeune Conradin, que son oncle Mainfroi Gnit par dépouiller de la couronne. Octavien fut encore légal h Venise , en Lombardie , en France, et mourut vnrs 1274..
OCTAVIEN OCTAVIANI, Florentin, fut orée prôtre-cardinai en 1408 , par le Pape Grégoire XII, qui Ql li cardinaux.
OCZKO D WLASSIM (Jean) , d*une des premières maisons de Bohème, jouissait do la confiance de Charles IV, empereur d'Allemagne et roi de Bohême , dont il était chapijlain. — Ce prince lui fit avoir Tévèché d'Olmutz, en Moravie, et l'archevêché de Prague. Urbain VI, qui craignait que l'em-
[)ereur ne s'attachât a Clément VII pendant e long scnisme, cherchaà gagner ce prince en approuvant l'élection qu'on avait faite de son tils Wenceslas comme roi des Romains, et en revêtant de la pourpre Jean Ocxko »
âu*il nomma en môme temps son légat eu ohême. Charles IV étant mort en 1368, Wenceslas , son successeur, s'abandonna à tous les désordres. Oczko seul osa le reprendre, et lui tenir ie langage qui couvenail à son caractère , mais sans succès. Ce cardinal remplit tous les devoirs d'un bon prélali s*oppo$i eux partisans de Wiclefi Ql
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éeu fondations pieuses , et moorut aobitement en 1381.
ODDIouODI (Jacqubs), i>B Péhousè, nonce en Portugal, fut nommé cardinal en 17^, par le Pape Benoît XIV.
lODDI (NicoLAs)y né è Pérouse en 1715, arébefèque de Ravenne , fut fait cardinal en 1766, par Clément XII; il moorut en 1767.f
ODERISE» de la maison des comtes de Marses , dans la Terre de Labour, fut reçu jeune dans Tordre de Saint-BenotL— L*abbé Ricber prédit qu*il serait un des grands hommes de son temps, et ne se trompa point. Oderîsse, dont la vertu égalait la science, fut fait cardinal , en 1059, par le ^pe Nicolas II. Depuis, élu abbé du Mont- Cassin; il mourut saintement en 1105. Ses ouTrages , en prose et en vers , ne sont pas Tenus iusqu*à nous.
ODERISIUS, abbé de Saint-Jean in Venere^ créé diacre-cardinal , en 1163 , par le Pape Aleiandre III, mourut en 1177.
ODESCALCHl (BenoIt), cardinal en 1645, évèque de Navarre., élu Pape en 1676, sous le nom d*Innocent Xl.— Foy. Inrocbiit XI.
ODESCALCIII|(BBNotT-ËîiBA),néli Milan le lOaoût 1679, était tils d'Alexandre ïirba, sénateur de Milan et de Lucrèce Odescalcbi, sœur du Pape Innocent XI. -^Successivement canérier d'bonneur du Pape Clément XI, vicelégat de Ferrare, puis de Bologne, il fut, en 1711, nommé h la nonciature de Pologne. Il prit alors le nom d*Odescalchi, pour satisfaire au VŒU de don Livio Odescalcbi , duc de Bracciano, son oncle, qui, n'élnnt point marié, avait institué pour son héritier Bal- Ihazar Erba, frère de Benoit, à la charge de porter le nom et les armes d'Odescalchi , et de s'établir è Rome. L'archevêché de Tbessalonique , in partibus infidelium , fut peu après proposé pour lui. Pendant sa nonciature en Pologne, Clément XI Tayant nommé h Tarchevêché de Milan , proposa pour lui celle église en consistoire le 5 octobre 171S, et, le 21 novembre suivant, il lui accorda le pallium. Le même Pontife le créa et déclara cardinal le 30 janvier 1713. Revenu de Polo-
((ne, lo nouveau cardinal fit son entrée h Rome e 10 mars 1715, et s'étanl rendu en cavalcade au consistoire le ik dn même mois, il y reçut le chapeau. En juin 1736, voyant augmenter les infirmités dont il était aUni|ué , il fit une démission de son archevérhé de Milan, et il la ratifia le 16 janvier suivant. Ce cardinal mourut à Milan le ik> décembre 17M , dans sa 62* année.
ODESCALCHl. — Nous lisons dans rAmi de la religion , du 11 septembre 18M : « On transmet deModèoe, à la date du 24 août, les détails suivants sur la mort et les funérailles do P. Odescalcbi:-
«Notre ville etTillustre Compagnie de Jésus ont fait une perte très-grave dans la personne du P. Charles Odescalcbi, aulrefors archevfr« uue de Ferrare, cardinal de la sainte Eglise, évoque de Sabine, vicairede Sa Sainteté, etc., etc., mort dans la matinée de mardi dernier, 17 courant, à Tâga de 56 ans et 5 mois accomplis, malgré tous les secours et tout les
efforts de l'art pour le sauver. En attendant qu'une plume habile raconte les actions vei^ tueuses d'un si grand personnage, nops noua bornons h cette triste nouvelle, ^ue ressentiront vivement tous les appréciateurs du vrai mérite, et surtout ceux qui ont pu l'approcher et le connaître dans les diverses positions de sa vie. Ce n*est certes pas sans une disposition admirable de la Providence que, mourant de la mort des justes, il a déposé sa dépouille mortelle dans ce même collège de Modène, où, il n*y a pasèncore trois ans, par un acte sublime, objet de l'admiration universelle, il déposa la pourpre romaine, et renonça è toutes les dignités ecclésiasli-
Îues jpour revêtir Thumble laine des fils de oyola. Ses frères en religion, affligés d*une si grande perle, lui ont rendu^dans lâjour-* née du 18, les derniers devoirs religieux, au milieu d'un concours continuel d'habitanta de Modène et d'étrangers. Dans la matinée du 19, Mgr notre évèque, qui avait reçu la consécration épiscopale des mains du cardinal Odescalclii, a voulu, en témoignage de vénération et d'estime, célébrer pontificalement la Messe de Requiem^ suivie des cinq absoutes prescrites par le Pontifical romain pour les évoques défunts, et données par le prélat et par quatre chanoines dignitaires de la cathédrale. La cérémonie funèbre a eu lieu dans Téglise des RR. PP. Jésuites, avec l'assistance du chapitre et au milieu d'une foule immense de peuple qui venait contempler pour la dernière fois lestraitSy que la mort n'avait point altérés, de Tillustre défunt, et rendre hommage è la renommée, répandue en tous lieux, de ses vertus chrétiennes. Le corps a été enseveli dans la tombe des Pères, après avoir été mis dans une trinle caisse, avec un mémoire écrit, enfermé dans un tube de plomb; le cœur et les viscères ont été enierrés h part. »
Un numéro postérieur du même Journal contient ce qui suit :
« On n*en a pas dit assez sur la sensation ^ue la démarcne du cardinal Odescalclii a 'aite à Rome. Cet exemple d'humilité doit produire le |)lus grand bien. Il étonne les indifTércnls, il console les fidèles, il touchera fes ennemis de la religion, il venge les Jésuites dos attaques dont ils sont l'objeL On dit qu^l a déjà produit d'heureux retours. Un cardinal, qui depuis bien des années sollicite comme une faveur de se démettre de ses dignités, oui s'en va dans un noviciat pratiauer robéissance absolue, et se dévouer aux plus humbles fonctions, c'est une grande leçon donnée au monde
« Le Saint Père a tonu, le 30 novembre, un consistoire secret h l'occasion de la démisaion de M. lo cardinal Odescalcbi. Sa Sainteté l'ouvrit par un petit discours.
« Vénérables Frères, nous vous avonsi^ « convoqués aujourd'hui pour vous annoni^ • cer une chose, sinon entièrement, dif c moins en nartie, nouvelle et inattendue^ « Iftcheuse numainement parlant, mais qui « offre un grand exemple d une haute vertu. « Ce que uotre vénérable frère le cardinal
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