‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 188 sur 350 · PAT · texte numérisé non relu

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des brillantes au collège Clementirio.'-II se lirra à une étode approfontlie des antiquités •acrées et profanes, et entra en relations avec les principaux savants de son époque, avec Martianav, Gronovius, Montfaucon et autres. C*est lui qui empêcha la congrégation de I Indice de censurer les Mémoim pounervir à Ihisloire icciéi. de Tillenionl, qui av/iient été déférés à ce triliunal. En 1705, Fonlanini lui arait dédié \à Défense de la Diplomatique de Mabilion, enrichie de notes de Pnssionel. Chargé, en 1706, de porter la barrette h Guallerio, nonce apostolique à Paris, Passionei profita de cette occasion pour s'instruire dans la société des étran-

Î;ers. H resta deux ans à Paris, passa en Rolande, où, quoique sans aucun caractère puliiic, il jouit des mêmes privilèges que les ministres accrédités, telle était la considéralion accordée au sarant.ll allait partir pour l'Angleterre, lorsqu'on 1712 Clément XI le nomma son légat au congrès d*Uirecht, destiné à mettre fui h la guerre de la succession d'Espagne. Le légat suivit ses instructions avec une grande fermeté. Passant par Paris, pour retourner à Rome, il fut présenté h Louis XIV, qui lui fll l'accueil le plus distingué. Bientôt il fut envoyé au congrès de Bnde en Suisse* où devait se compléter, en 1714, la paix d*Ulrecht, et où fut signée la \mi entre la France et I Empire. Le légat, n'ayant pu faire accueillir ses demandes, publia une protestation, dont il déposa 1*0riginal à Lqcerne. L*année suivante. Clément XI le chargea d'aller le représenter h Soleurp, à la cérémonie du renouvellement de l'alliance entre la Fratice et les cantons helvétiques. En 1721, Innocent XIII avait à peine ceint la tiare, qu'il vint arracher Pas« bionei h ses études, pour lui confier la nonciature de Suisse, en le nommant archevêque titulaire d'Ephèse. Dans cette nonciature il déploya la même fermeté inébranlable, dont il avait déjà donné des preuves, < t litiit par triompher des prétentions du conseil de Lucerne. De 17305 1738 il fut nonce h Vienne. Clément XII le rai»pela alors |>our lui confier la charge de secrétaire des brefs, et le revêtit de la pourpre dans sa dixième promotion de cardinaux; il le noinuiaii en même temps dans les principales congrégations. Le cardinal Passionei savait se multinlier assez pour remplir |K)nctuellementses différentes fonctions, et fK)ur trouver encore du temps h donner è ses travaux littéraires et scientifiques. 11 élai.t en correspondance avec les principaux savants de Tltalie et de Pétranger. Il échangea même des lettres avec Voltaire. Il avait formé è Frascati un riche musée d'antiquités, de statues, de tableaux» de marbres avec inscriptions. Ces dernières ont été publiées par son neveu, prélat égale* ment distingué par son goûl pour Tétude des antiquités, sous ce titre: tnscrizioni an^» iiche con annotazioni, Lucqucs, 1705, in-foL A ce musée était jointe unu riche bibliothèque, dont le possesseur faisait les honneurs avec une urbanité qui ravissait tous les éliangers. Cette bibliothèque, achetée 32

mille écus romains, après la mort du cardinal, fut réunie à la bibliothèque Angélique des Augustins. Outre toutes ses cTiargeSt Passionei suppléait, d.ins le soin de la bibliothèque Vaticane, le cardinal Quirini,qui passait une partie de Tannée dans son diocèse de Brescia ; et, après la mort de celuici, en 1755, il le remplaça comme conservateur de ce riche dépôt des connaissances humaines. Il était \h au comble de ses vœux, ethmêiuede satisfaire ses goûts, lorsqu'il fut emporté à Frascati , par une attaque d*apopiexie, le 5 juillet 1761, dans sa 80* année. Comme beaucoup de gens de lettres, ce prélat était très-irritable; ce qui, dit-on , l*empêcha d*êlre élu au conclave de 1758, où il eut un grand nombre de voix, et où Clément XIII finit par remporter. Il avait souvent de vives discussions avec Benoît XIV,qui finissait presque toujours larcéJer, Ce caractère lui avait valu le surnom de Scanderbeg.«C*esl ainsi, »ilit le P. Paciandi, dansses lettres au comte de Caylus, publiées ï Paris, 1802, in-8*,c que nous appelons le cardinal Passionei, qui gronde, qui brave et qui menace toujours. » Mais ces moments passés, il était bientôt revenu è lui, et montrait toute la bouté de son cœur. Il était membre de la plupart des sociétés littéraires d'Italie et associé étranger de TAcadémiedes inscriptions et belles-lettres, où Lebeaii prononça son éloge, inséré dans le tome XXKI du recueil de cette académie. Outre la part

Îu*il eut avec Fontanini è la révision du iber diurnus Poniifijum^ on a de ce savant cardinal deux discours latins, insérés par Pez dans le VI* volume de la Biblio* iheca asceiica ; VOraiion funèbre du prince Eugène, Padoue* 1737, in-^* et in-8*, traduite en français par MuieDuboccage; dus Lettres^ ileux éUècee diplomaiigufi et des £*«- $ais de traduction^ intercalés par Gnilettidaiis les Memorie per servir e alla sioria delta vita del card. Domin. Passionei, Rome, 1762, in-4*, L*abhé tioujei a publié VÈloge historique du cardinal Passionei, la Haye, 1763, in-lîL

PASTEUR, dit ^rAubenas ou de Sarrate^ né è Sarrato en Vivarais, prit Thabit de n*Iitfieux de Saint-François è Aubenas d*où il lut envoyé è Paris.— Reçu docteur dans TU* niversité de cette ville, il revint dans son pays« où il fut élu |»royiiicial de son ordre* En 1337, nommé évoqué d'Assise parle Pape Benoit XII, il succéda bientôt après, sur le siège de l'église métropolitaine d*Ëinbrun, au cardinal Bertrand d*Eux. Pasteur, fait cardinal, en 1350, parle Pape Clément VI, fut employé è la cour de ce Pontife, et oinurut le 10 octobre 1356, è Avignon, où il fut inhumé dans Téglise des Cordeliers. Il avifii écrit divers ouvrages sur des sujets sacrés et profanes , et une Histoire ecclésiastique du son temps.

PATRASSUS DE GUERRIN {Lêoïijird), oncle de Bdiiifuce VIll, fut fait par lui car* dinaUévôque d*Albano, en 1300 II mourut

PATRIZI (J£a:«], Romain, iié \t^2h déceaiibre 1658, sUwCe^sivcme^Jt clerc de la cliaui-

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