‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 189 sur 350 · PAT · texte numérisé non relu

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bre aposloUaue, votant de la signature de

5rAce en 1696, surintendant de la voirie en 701» puis nommé nonce apostolique à Napies, et archevégue de Séleucie; établi, en 1702, par un bref particulier du Pape, administrateur du spirituel et du temporel de l'archevêché de Naples, le siégeélant vacant, la collation des bénéflces seulement réservée au Saint-Siège, fut, en 1707, déclaré trésorier général de la chambre apostolique. Le Pape Clément XI lui donna une pension de cinq cents écus en 171^, et le créa cardinal Tannée suivante. Ce cardinal occupa la trésorerie jusqu'à ce que, nommé légal de Ferrare, en 1718, il partit pour sa légation, qu'il remplit jusqu'à sa mort arrivée à Ferrare, le 29 juillet 1727, dans la 69* année de son âge. La comraanderie de Saint-Etienne, dont il était investi, valait 28 mille écus de re« venu.

PATRIZI (Constantin) est né en 1798, du marquis Naro Patrizi et de la princesse Canégonde, fille du prince Xavier de Saxe. — Son père était sénateur de Rome. Sa famille est une des plus nobles et des plus anciennes de Rome. Le chef de la famille est porteétendard héréditaire de l'Eglise romaine lîntré fort jeune dans la prélature, Mgr Patrizi fut bientôt élevé à la dignité d'audileur de Rote. Nommé successivement nonce à Florence, m^u'ordome de la cour pontificale, il a été promu au cardinalat te 11 juillet 1836. Appelé à faire partie des principales congrégations qui se partagent le gouvernement ecclésiasliaue, il a été promu à la dignité de cardinaUvicairesous le pontificat de Grégoire XVL A ce titre il eicrce au nom du Snint-Père les fonctions épiscopales dans le diocèse de Rome; c'est-è-dire qu'il est le lieutenant du Pape, non comme souverain temporel, ni comme chef de l'Eglise universelle, mais comme évéquede Rome.

Nommé légat a lalere et avec la mission toute spéciale de représenter le Saint-Père, en qualité de parrain, à la solennité du baptême du prince impérial, il partit de Rome le k juin 1856, et alla s'embarquer à Civita- Yecchia, où l'attendait une corvette française. Des piquets do cavalerie, échelonnés de distance en distance, se relayaient pour faire escorte à Son Eminence.

Arrivé à Paris, il y fut reçu, le 13 juin, en audience publique, dans la salle du trône, par l'empereur qui, au discours latin du légat répondit en ces termes : « Je suis très-reconnaissant envers Sa Sainteté le Pape Pie IX, de ce qu'il a bien voulu être le parrain de l'entant que la Providence m'a donné. En lui demandant cette grâce, j'ai voulu attirer d'une manière particulière sur mon Gis et sur la France, la protection du Ciel. Je sais qu'un des moyens les plus sûrs de la mériter, c'est de témoigner do toute ma vénération pour le Saint-Père, qui est le représentant de Jésus-Christ sur la terre. •

Le cardiiial présenta ensuite à Sa Majesté Iqs prélats et les personnes attachées à sa mission, et l'empereur s'est entretenu quelques instants avec Son Eminence.

DicTio^tf. DES Card^aux.

Le cardinal-légat, conduit à raudience* impériale avec des voitures de la cour, fut» après l'audience, reconduit' avec le môme cérémonial au pavillon Marsan, assigné pour sa résidence.

Le ikf il procéda, en présence de tons les grands corps de TBlat, à la cérémonie du baptême, dans la basilique de Nolre-DamOf qui avait été peinte à l'intérieur, et qu'une décoration splendide avait complètement transformée.

Le 20 juin, après fa Messe célébrée dans la chapelle du palais de Saint-Cloud par Son Eminence le cardinal légat, a eu lieu In cérémonie de la remise de la rose d'or à l'impératrice.

Le présent pontifical consistait en un rosier d'or couvert de roses en fleur, au-dessus desquelles domine la fleur consacrée. Le rosier sort d'un vase également d'or mas« sif, et le vase pose sur un socle de lapis* lazuli où sont incrustées en mosaïque les armes du Pape et celles de l'empereur.

Après la cérémonie, le cardinal légat a oflort à l'empereur, au nom du Pape, un tableau en mosaïque, de très-beau travail, re'^ préseùiani saint Jean-Baptiste çiu désert. Son Eminence a remis ensuite pour le prince impérial un magnifique reliquaire, orné d*émaui et de pierres précieuses gravées, contenant une relique de la sainte crèche- La haute réputation de science et de piété du prélat lui assure la considération universelle. Dans les fêtes auxquelles il a été invité, on a été touché de l'afi'abiliti^ et de la dignité pleine de bienveillance qui distinguent Mgr Patrizi. Le 5 juillet il a quitté Paris pour retourner à Rome.

On lit dans les Mémoires du cardinal Pacca : « Ala fin de Tannée 1811, on conduisit à Fenestrelle, pendant que j'y étais détenu, un illustre prisonnier qui mérite une mention particulière, le marquis Naro Patrizi. Il arriva le 28 décembre, jour où l'Eglise fait mémoire du massacre des Innocents.»

Les Mandements que l'illustre carainal oublie à différentes époques, au nom du souverain Pontife, dont il est le vicaire, se

rai eutreautres la belle Instruction pastorale, ou invita sacra ^ pour ordonner des prières publiques en 1851.

Pendant le séjour qu'il a fait à Paris en 1856, pour le baptême du prince impérial, S. B. le cardinal Patrizi a visité les principales églises et les institutions religieuses, en montrant partout non -seulement une piété profonde, mais une rare intelligonce. Il s'est fait un bonheur de distribuer les grâces et les bénédictions attachées à sa haute dignité ; il a laissé dans tous les cœurs des encouragements dont on gardera le précieux souvenir. Ses remarques sur bien des institutions dont la ville de Paris est enrichie par une providence miséricordieuse, ne seront pas perdues, et on les ve'^r» -*^«*

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PaULUlCI (.1 mille . Je F» r i , nonce i VirL'V, I it c-ic cirj.'j cl 1T#:3, : ar^e Pape B n il XIV.

PAVIE Ji.:o'.E> Mi:NSB0NA.iV:d:n3Î de),

COI.Iiîl sOUS V • O .: /AllUOiTO ei de Picco»

Lonm. ft i\é 3 L-o;^.e5 c'j:.»? ûajiiie j>eu cor.siJcTaL-ie. Lt wVx^.t;.v:-.oi éiuje*, et nlli à Rome, où ■ fiit se» .'■eca re du earilinal Caf ranica, }u 5 J-.- Ca :tie III, cl eniio de Pie IL — Ce Jerner, ami :e5 ieure» el de ceu» qui les Cii..;vaier.t, col-^uI pour lui une grande eslimo. i'ajo^la ùjqs a famille de P.ccoloiiiiiji, 'qui eia t 11 j^ieiinei le nouiiua évé^uc de Pafie, el cardiua! eu 1^61. La carJina! de Pôvie eier^ja de» emplois élevés soas ce {-OLiiâcal el sous celui de Siile IV.

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