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aui-l envoya comme légal en Ombrie, et lui onna les evèchésde Frascati eide Lucques. Il nous reste de lui un volume de lettres» et Tbistoire de son temps, publiés par Jacques de Volterre, son secrétaire, qui a aussi écrit sa Vie. Ce savant cardinal» attaqué d*une fiè^ vreauarte» se 6a à un médecin de village* qui lui administra un remède si violent, qu*il fut enlevé peu de temps après Tavoir pris, dans la 58* année de sun âge. C'était le 10 septembre U79, à Saint -Laurent, près du lac de Bolsena ou de Viterbe.

Son corps, transporté è Rome par décret de Sixte IV, fut inhîin^é dans Téglise des Au-

f^ustins. L*histoire que nous avons de lui est a continuation des commentaires de Pie II; elle fut imprimée pour la première fols à Milan, en lS06, avec 782 lettres» les unes de Tauteur, les autres à lui adressées. Ses autres ouvrages sont restés inédits, ou ont été perdus : 1. Vies des Papes: II. Légation du cardinal Capranica à Gènes; IIL Deof/icio Summi Pontificis et eardinaium ; IV. Homelies et harangues; V. Commentaires^ différents des commentaires imprimés.

/ PAZMANI (Pierre}, né à Waradin en Transylvanie, entra, jeune encore, dans Tinslitut des Jésuites, y fit de fortes éludes» et enseigna avec éclat la philosophie et la ihéo- Ipgie dans le collège de Gratz en St^rie. -^ Plus tard, missionnaire en Hongrie, il y prêcha avec tant de succès, qu'il opéra une transformalion complète dans ce pays, où ]es nouvelles opiriions avaient fait des progrès. L'empereur Matthias et la noblesse hongroise résolurent de l'élever, après la mort du cardinal Forgatz, à l'archevêché do (jran, ou Slrigonie, qu'un ordre du Pape le contraignit d'accepter. Ce prélat v remplit Qxemplairement les devoirs de l'épiscopat, et» à la recommandation de l'empereur Ferdinand II, fut honoré de la pourpre romaine fin 1629. Envoyé» en qualité d'ambassadeur à Rome» il s'y Gt admirer par son zèle» sa science el sa piété» et mourut le 19 mars 1637. Il avait publié les actes d'un synode tenu en 1629, et d'autres ouvrages en latin et en hongrois : Diatriba iheologica; De vîsibili Christi in terris ecclesia ; Yindiciœ ecclesiasUcœ^ etc.

PECCI (Joseph), né à Gubbio, en 1776, et évâ<|ue de cette ville, fut fait cardinal en 1850, par Pie IX. 11 est mort en 1855.

PECCI (Joaghim}, né au diocèse d*Anagni en 1810, évéque de Pérouse, a été créé cardinal en 1853.

PECORARIA (Jacques), né è Plaisance, dans la haute Italie, était archidiacre de Ravenne» quand le désir d'arriver è une plus haufe perfection le fit passer en France pour se cloîtrera Cfteaux. — Dans la suite, élu abbé de Trois-Fontaines près de Rome, il fut connu et apprécié de Grégoire IX,

aui, en 1231, le Ot cardinal et l*envoya eu Hongrie revêtu du caractère de légat. Comme il iH3venait de sa légation, passant de France en Italie, il fut pris sur mer par les gens de l'empereur Frédéric 11» qui, ennemi du Sainl-Siége, le retint deux ans nrisonuier.

Il se trouva à Télection d'Innocent IV. m 1341» et mourut k Lyon pendant la tenue du concile général en ISUhS.

PEDICINl (GnARLES-MABiE)» né à Béné* vent eu 1769» évèque do Porto, fut fait car« dinal par Pie Vil en 1823; il devint sous^ doyen du Sacré Collège et moorut en 18i3«

PELAGALLO DE FERMO (Chables-An- DRé)« né è Rome en 17th7» évèque d*Osimo» fut fait cardinal en 1816 par Pie VII; il mourut en 1822.

L PELEGRUE (Abnaud de)» né k Bordeaux»

était très-estimé de Bertrand de Goth, ar» chevèque de cetle vrile» qui avait souvent utilisé ses services» et c^ui» parvenu k-la pa* pauté sous le nom de Clément V» le nomma cardinal en 1305. En 1309 ce Pontife l'en-» voya en Italie avec le titre de légat. Pelegrue défit les Vénitiens h la t>ataille do Francolin, et reprit la ville de Ferrare) il mourut è Avignon en 1335.

PELLEVE (Nicolas de), d*une ancienne famille do Normandie» fils de Charles Pellevé» seigneur de Joui» de R(*bets» etc., et d'Hélène du Fai» naquit au château de Joui le 18 octobre 1518. — Après avoir étudié le droit è Bourges, il renseigna et devint conseiller aux enquêtes, puis maître des requêtes. On l'appelait alors des Cornets, du nom d'un prieuré qu'il avait dans le diocèse d*Avranches. Il s'était attaché au cardinal do Lorraine, qui contribua à son élévation, et lui procura Tévêché d'Amiens, que lui donna le roi Henri II et dont il prit possession en 1553. Six ans après on l'envoya en Ecosso avec quelques docteurs de Sorbonne pour essayer de ramener les presbytériens soit par la douceur, soit par la force. Elisabeth ^Angleterre envoya du secours aux Ecossais ; Pellevé» de son côté, vint en demander en France. Sur ces entrefaites la paix se conclut sous le règne de François II. Trans* féré du siège d'Amiens à l'archevêché dé Sens, Pelleve sui?i le cardinal de Lorraine au concile de Trente et se déclitra contre les libertés de l'Eglise de France. Fait cardinal en 1570 par lePape Pie V, il n'alla que deux ans après à Rome, où Grégoire XIll lui donna le chapeau. Il y passa vin^t années consécutives, et, après avoir servi les rois de France avec zèle, comme on peut le voir par les lettres de Paul de Foix, il devint un des coryphées de la Li^ue. En 1585, il fut le huitième des vingt-cinq cardinaux qui souscrivireut h la bulle de Sixte V, déclarant Henri, roi de Navarre, el Henri, prince de Condé, excommuniés et incapables de par* venir eux et les leurs à la couronne de France. Les deux princes excommuniés, sur l'avis du parlement, firent leurs proiestalions et appelèrent comme d*abus de cetto bulle «soutenant» »d*après un contemporain, « que Sixte, soi-disant Pape, en avait (sauf Sa Sainteté) faussement menti ; que lui-mèiB<^ était hérétique» qu'ils le prouveraient daiui un concile libre et légitimement assemblé, et qu'ils sauraient bien châtier la témérité do tels galants, comme ce prétendu Pape Sixte, lorâqu'ils s'oubliaient de leur deioir^et pas«

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