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PES CARDINAUX

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Marie sur la MiDèrve. Il mourut à Rome le 91 férrîer 1730, peu d*heures après le Pape Benoît Xni, son patron, dans la soixantediiième année de son âge. Ses obsèques furent célébrées le 24 dans Téglise de Sainte- Marie sur la Minerve, où il lut înbumé. Le cardinal Pipia laissa tous ses effets à trois couvents de son ordre : à celui d^Orestan, eu il prit Thabit; à celui de Majorque, oix il avait fait profession; à celui de la Minerve, à Rome, où il avait été élu général de cet ordre.

I PIRELLO (Philippb-Marib), Napolitain, né en 1708, fut fait cardinal en 1766 par Clément Xni. Il mourut en 1771.

* PISANI (FRANGoia), archevêque de Narbonne, d*une illustre famille vénitienne, était appelé le cardinal de Venise. — Il reçut le chapeau en 1517 des mains de Léon X, et 8*eiposa courageusement au plus grand danger pour sauver Clément VII, lors de la

Srise de Rome par les impériaux en 1527. In ton absence, il fit tenir h Narbonne un concile en 1551. Ce cardinal ceignit la tiare î Marcel II et à Paul IV, fut aussi évoque de Padoue, d*Albano. de Frascati.de Porto, d*Ostie, et mourut, doyen des cardinaux, en

PISANI (Louis), neveu du précédent, qui lui remit Tévêche de Padoue, promu par le Pape Pie IV au cardinalat en 1565, à l'Age de quarante-cinq ans, mourut à Venise le 31 mars 1570.

PIZZUTI (Je4!i), Napolitain, chanoine ré-

fulier de Saint-Victor de Paris, fut créé, en 155, par le Pape Adrien IV, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie In Neuve, puis prêtre du titre de Sainte-Anastasie.

PLATI (Flamihio], Milanais, créé, en 1591, par le Pape Grégoire XIV, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie m Dominica, puis de Saint-Cdme et de Saint-Damien, prêtre du titre de Saint-Clément et de Saint-Onupbre, et de Sainte-Marie de la Paix, mourut en

PODOCATOR (Louis), né d*une illustre famille, h Nicosie, dans I*lle de Chypre, vint sur la fin du xv* siècle en Italie. — Recteur de l'université de Padoue, il fut élevé, en 1500, à la dignité de cardinal par le Pape Alexandre VI. Philosophe éminent, autant qu*bomme de bien, il mourut le 25 juillet 1504, à Milan, comme il se rendait en Espagne. Ses restes, transportés à Rome, furent inhumés dans Tégllse de Sainte-Marie du peuple^ où l'on voit son épitaphe.

POGGE (Jbar), Poggio, né à Bologne, fut marié jeune par ses parents. — Devenu veuf, il embrassa l'état ecelésia<itique, et se rendit à Rome. Le Pape Paul III l'envoya, comme nonce, en Espagne et en Allemagne. Jules 111 l'envova de nouveau eh Espagne, et le fit cardinal en 1551. De retour à Rome, il fit un voyage à Bologne, où il mourut te 12 février 1556. Son corps y fut inhumé dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, qu'il avait fondée en Tégiise des Augustins. On a deux de ses lettres dans les Lettere mémo* rabili; elles sont de Tan 153^, et roulent

sur les affaires ecclésiastiques et civiles de son temps.

POLI (Fauste;, ne a Jascia en Ômorie»

archevêque d'Amasie, fait en 161^3 par le Pape Urbain VIII, prêtre-cardinal du titre de Saint-Chrysogon, évêoue d*Orviéto, mourut en 1653.

POLIDORI — Nous empruntons à rAmi de la religion l'article suivant :

« Nous apprenons avec la douleur la p us vive la mort de S. Em. Paul Polidori, du titre presbyteral de S&inte-Praxède, abbé commendataire et ordinaire de Subiaco et préfet de la Sacrée Congrégation du concile. A la suite d'une longue et cruelle maladie qu'il a supportée avec une admirable rési-

5 nation, il a rendu son Ame à Dieu, le vendredi S3 avril 1846, vers six heures et demie du soir.

« Le cardinal Polidori était né h Jési, le h janvier 1778 : il avait été créé cardinal par le Pape Grégoire XVI dans le consistoire du 23 juin 1834.

« La mort de cet illustre membre du Sa* cré Collège est une grande perte pour l'Eglise, en même temps qu'un sujet d'unfver* sels regrets pour la ville de Rome. Non moins distingué par sa science, que par son éminente piété, le cardinal Polidori était l'une des plus pures gloires qui entourent la chaire apostolique. Chargé de plusieurs missions importantes et difficiles, il a toujours su les remplir de la manière la plus honorable pour lui-même et la plus avantageuse pour le Saint-Siège. Le Pape Pie IX, comme son vénérable prédécesseur, le Pape Grégoire XVI, Thonorait d'une estime et d'une confiance particulière. Le cardinal Polidori s'occupait avec le plus vif intérêt des affaires religieuses de la France : il parlait avec facilité notre lansue et accueillait avec la p\fi$ affectueuse bienveillance les ecclésiastiques français qu'il charmait par la douceur et la grâce de ses manières. » '

P0LI6NAC (Melchior de), né le 11 octobre 1661, au Puy en Velay, était le second fils de Louis-Armand, vicomte de Polignac, marquis de Chalençon , gouverneur du Puy, etc., et de Jacqueline de Reauvoir-Grimoard du Roure, sa troisième femme. Voltaire, dans le r«mpfe du Goâ/, le jugeant sous le rapport littéraire, disait de lui fort superficiellement, suivant son usage :

Le cardinal, oracle de la France

Béunissaut Virgile avec Platon,

Vengeur do ciel, et vaioqaeur de Lucrèce.

Le prélat ne fut pas moins connu comme diplomate et négociateur, que comme poëte et érudit. Destiné è l'Eglise par son pè'-e, il fut amené de bonne heure h Paris, etfpUcé au collège de Clermont, depuis appelé de Louis le Grand, où il se distingua dam le cours ordinaire des classes. Il fit sa philosophie au collège de Harcourt, sous un professeur dévoué à la philosophie d'Aristolev ce qui n'empôcha pas l'abbé de PoXx^'^ d'étudier, de goûter la philosophie ^?^^^ cartes, quoique les ççvxNR.x^^'îk "^^ ^"^

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alors formellement proscrits eo France, où il était en même temps ordonné de n'ensei-

§ lier que la philosophie d'Aristole. Instruit e ces deux philosophies, Tabbé de Poiignac Foutint Tune et Tautre dans deux thèses publiques en deux jours consécutifs. Mais par déférence pour son professeur, il commença par la philosophie d*Aristo(e, la mit dans son plus beau jour, et le lendemain il défendit avec un succès égal celle de Descartes; sa prédilection pour celle-ci ne se faisant sentir que par la force des raisons qui la justifiaient. Les thèses de théologie, qu'il soutint quelques années après en Sorbonne, ne lui firent pas moins d'honneur : c'était Ters Tan 1683» deux ans avant la fameuse révocation de l'édit de Nantes. En 1689 , après la mort du Pane Innocent XI, le cardinal de Bouillon remmena à Rome» le fit entrer avec lui dans le conclave, et remploya non-seulement lors de réfection du nouveau Pontife Aleiandre VIII, mais encore à régler des différends aui régnaient alors entre la cour de France et la cour de Rome, et que le cardinal de Bouillon était chargé de terminer. Ces différends, dont les uns semblaient intéresser les droits d<{ la tiare, et avaient trait ani quatre fameux articles de la déclaration du clergé de France, dont les autres regardaient la police de la vflle, relativement aux franchises des ambassadeurs, avaient été poussés fort loin du vivant d'Innocent XI, et n'étaient pas faciles à apaiser. Louis XIV y avait encore envoyé le duc de Chaulnes pour le même objet; mais informé de la capacité de l'abbé de Poiignac, de l'estime et du crédit qu'il s'était acquis h Rome, ce prince déclara qu'il voulait aussi que l'atibé eût part à la même négociation, et eelui-ci, bien gu'Agé seulement de vingt-huit ans, justina complètement toutes les espérances qu'on avait conçues de ses talents. Le nouveau Pontife, séduit par ses manières distinguées, par son éloquence insinuante et en même temps solide, lui disait un jour. « Je ne sais comment vous faites : vous paraissez toujours être de mon avis, et c'est moi qui finis par être du vôtre. » Les affaires ayant été heureusement terminées, et les articles de l'accommodement étant réglés, il revint k Paris pour en rendre compte au roi. C'est en cette occasion que Louis XIV, au sortir d'une longue audience qu'il avait accordée au jeune négociateur, s'exprima ainsi sur sou compte : « Je viens d*entretenir un homme, et un jeune homme, qui m'a toujours contredit, et qui m'a toujours plu. » Aussi Madame de Sévigné disait- elle de lui : « C'est un des hommes du monde dont J'esprit me parait le plus agréable : il sait tout, il parle de tout; il a toute la douceur, la vivacité, la complaisance qu'on peut souhaiter dans le commerce. » En 1691, l'abbé de Poiignac accompagna encore à Rome le cardinal de Bouillon qui s'y était rendu pour la conclave, où fut élu Innocent XII. De retour en France, il évita la cour, et alla s'eufermer au séminaire des Bous-Enfants,

mais sa retraite n'y fut pas longue; le roi l'en tira, en 1693, pour l'envoyer en Pologne, en qualité de son ambassadeur. Le grand Sobieski vivait encore, mais sa mauvaise sanlé l'approchait du tombeau. II étnit de l'intérêt de la France, attaquée par los principales puissances de l'Europe ligui^es contre elle depuis 5 è 6 ans, d'empêcher qu'un prince dévoué à ses ennemis n'obtînt la couronne de Pologne. Tel était le Gis aîné di^ roi Sobieski, C|ui avait pris des engagements avec la maison d'Autriche, en éfiousant la princesse palatine de Neubourg, sœur de l'impératrice, et dont la partialité pour l'empereur était connue. Louis XIV aurait souhaité qu'il fût possible do procurer la couronne a l'un des deux cadets, et l'abbé de Poiignac comptait trouver un puissant parti en leur faveur; mais la nation polonaise, indisposée contre l'atné, regardait l'exclusion, qu'elle lui donnait d'avance» comme une raison valable contre les deux autres. Il fallut donc travailler sur un autre

Elan; et l'abbé de Poiignac y travailla si eurensement que, Sobieski étant mort, il eut assez de crédit pour éloigner du trône tout ennemi de la France; mais il put en* core concevoir l'espérance de mettre celte couronne sur la tête d'un prince de la maison de France. Il en écrivit au roi le 29 juin 1696, deux jours après la mort de Sobieski. Son projet fut approuvé; le prince de Conli fut élu et proclamé roi de Pologne. Ce prince se mit en route pour aller prendre posées* sion ; mais diverses circonstances retardèrent sa marche ; et tout était changé quand il débarqua à l'abbaye d'Oliva, près deDantzick, qui se déclara contre lui par plusieurs actes d'hostilité, et dont les autres villes Je Prusse suivirent l'exemple. Le prince fut donc bientôt obligé de se rembarquer. L'abbé de Poiignac, contraint aussi de se retirer» demeura quelque temps dans la Poméranie citérieure, à Steltin, ou aux environs, et ne revint eu France qu'au commencement de 1696, après avoir perdu tous ses équipages, sa vaisselle et ses effets, qui furent pHlôa par les Dantzickois, à la suite du naufrage du bAtiment qui les portait ; lui-même courut des dangers.

Comme le résultat déOnitifde son ambassade avait été malheureux, sans que toutefois il y e&t de sa faute, Louis XIV lui ordonna de se retirer dans son abbaye de Bon -Port. Jouant sur le mot, l'exilé disait qu'elle convenait à sa situation présente. Rappelé en 1702, il reparut à Versailles avec plus d'éclat que jamais, La place d'auditeur de Rote étant devenue vacante par la promotion de l'abbé de la Trémoille au cardinalat le 17 mai 1706, le roi la donna à l'abbé de Poiignac qui partit de nouveau pour Rome, où le cardinal de la Trémoille, chargé des affaires de la cour de France, eut pour lui les mêmes égards ûue le cardinal de Bouillon, et le fit entrer dans presque toutes ses négociations. Clément XI, qui occupait alors le Saint-Siège» honorait d une amitié particulière le nouvel

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auditeur de Roto'; et le cardinal de la TrëmoiJIe en 8ut4>ieB proflter dans plus d'une oceasion délicate. Hais il en faisait honneur k Tabbé de Polignac auprès du roi, tandis que Tabbé, de son côté, écrirait que le succès des affaires dont on l'avait cnargé» n'était dû qu'au crédit et h l'habileté du cardinal. Après trois ans de séjour à Roue, l'abbé de Polignac eut permission de revenir en France pour mettre ordre à ses affaires, fprt dérangées par suite des dépenses et des pertes qu'il avait faites en Pologne. Il était encore h la cour en 1710, lorsqu'il fut question d'ouvrir de nouvelles conférences en Hollande pour mettre fin k la guerre sanglante qu'avait allumée la succession à la couronne d'Espagne. Le roi nomma le maréchal d'Dxelles et l'abbé de Polignac ses plénipotentiaires h Gertruydenberg, où délaient se trouver ceux des étals généraux des Provinces-Unies. Choqué du ton altier des.plénipotentiaires hollandais, l'abbé leur disait : « On voit bien que vous n'êtes pas habitués k vaincre. » Comme l'entière restitution de la monarchie d'Espagne, avec des circonstances encore plus dures que la res* titution elle-même, était exigée des alliés, l'abbé de Polignac envoya au roi un Mémoire très-étendu. Où il exposait, en s'appnyant sur de lortes raisons, qu'il fallait courir les plus grands risques, braver les derniers événements, plutôt que d'abandonner l'Espagne aous de pareilles conditions. C'est le parti que prit Louis XIV; il rappela ses plénipotentiaires, et les conférences furent rompues. D'heureux succès couronnèrent cette résistance : les armes de Louis XIV, celles de Philippe V, son petil-Uls, furent partout vif:torieuses. L'empereur Joseph mourut; Villars vainquit h Denain; TAngleterre seconda les désirs de la France; tout changea de face, et la paix fut proposée k des conditions équitables. Pour en traiter, on établit les conférences k Utrecht. C'est alors que l'abbé de Polignac, qui était encore un des plénipotentiaires, écrivait : « Nous prenons la figure que les Hollandais avaient k Gertruydenberg, et ils prennent la nôtre; c'est une revanche complète. » Les négociateurs hollandais, soupçonnant (]u'on leur cachait quelaues-unes des conditions de la paix entre la France et l'Angleterre, menaçaient de faire sortir de leur pays les ministres français : « Non, Messieurs, » dit l'abbé de Polignac, » nous ne sortirons pas d'ici : nous traiterons de vous, chez vous et sans vous, i» Le traité de paix fut signé le 11 avril 1713. Toutefois, il ne crut pas devoir apposer sa signature au bas d un traité qui excluait du trône d'Angleterre son bienfaiteur. En effet, le Saint-Siège fayant réservé un chapeau de cardinal k Ta disposition du prétendant, que Louis XIV et quelques autres appelaient Jacques III, ce prince, k la demande du roi de France, en disposa en faveur de l'abbé de Polignac, qui fut créé cardinal le 18 mai 1712. Hais, comme il se trouvait en pays calviniste, il ne fut déclaré que le 3 ianvier 1713, et il reçut la

calotte ronge auprès d'Anvers , sur son retour en France. Il obtint la même année la charge de maître de la chapelle du roî^ dont il se démit en 1716. Louis XIV n'était plus. Les liaisons du cardinal avec le duc, et surtout avec la duchesse du Maine, le firent soupçonner d'avoir pris une part active k la conjuration de l'ambassadeur espagnol Cellamare , conjuration dirigée contre le régent, et dont le but était do transférer la régence de France au roi d'Espagne Philippe V. Par égard pour la cour de Rome, que 1 on ménageait alors, le cardinal ne fut pas poursuivi; le 29 décembre 1718 il eut ordre de se retirer dans son abbaye d'Anchin, en Flandre, d'où il fut rappelé vers la fin de 1721. Innocent XIII étant mort le 9 mars 1724, il retourna k Rome prendre part au conclave où fut élu Renolt XIII. Il y demeura huit ans, chargé des affaires de France, en remplacement de l'abbé de Tencin, et fut également agréable aux deux cours. Renoît XIII, et, après lui^ Clément XJI ne cessèrent de l'entourer de leur estime, et le placèrent dans les principales congrégations. Après bien des difficultés, il eut /a satisfaction de voir la fin des querelles qui divisaient l'Egliso de France, au sujet du formulaire et de la bulle Unigenitus; il présenta k Renolt XIII l'acceptation du cardinal de Noailles.

En 1726, pendant son séjour k Rome, il avait été appelé k Tarchcvèché d'Auch, ca qui lui donnait le titre de primat de la Novempopulanie; outre les abbayes, dont nous avons parlé, il possédait encore celles de Corbie, de Mouzon et de Regard. Revenu en France, il fut fait commandeur de Tordre du Saint-Esprit, dont il avait eu permission de porter les insignes dès 1728. Les distinctions littéraires ne. lui manquèrent pas plus que les autres. En 1704, il avait remplacé Rossuetk l'Académie française; en 1715, il fut nommé membre honoraire de I Académie des sciences, et, deux ans après, membre de celle des inscriptions et belleslettres. Il mourut k Paris le 20 novembre 1741, Agé de 80 ans. Diplomate distingué et érudit, le cardinal de Polignac était aussi homme du monde, et faisait les délices des sociétés choisies où il était recherché. Son discours de réception k l'Académie française fut remarqué, comme les discours latins qu'il avait prononcés k Rome, lorsqu'il prit possession de l'emploi d'auditeur de Rote, peu de temps aurès un tremblement de terre, qui avait ébranlé le dôme de Saint- Pierre, et jeté la consternation dans les esprits; ce terrible événement, et le calme religieux montré en cette occasion par Clément XI , furent retracés vivement et avec bonheur dans son discours. Mais le premier des titres littéraires du cardinal de Polignac, c'est son ArUùLucrècef publié en 1745; cet ouvrage lui assure un rang distingué parmi les poètes latins modernes. Ce poème, tel que l'auteur Ta laissé (car la mort le surprit avant qu'il eût pu y mettre la dernière main), se compose de huit livres, comprenant

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