‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 20 sur 350 · SOS · texte numérisé non relu

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geancos de toute la nature, il sembla dès lors (]u*il prit autant de plaisir à le défaire et k rabattre, qu'il avait eu auparavant de contentement à le faire et à l'élever.

« El vii*on à cette occasion combien il est véritable qu'une grande fortune ne se ruine jamais peu à peu, et qu'il arrive d'ordinaire à tous ces favoris, qui ont plus d'heur que de mérite, comme aux vaisseaux qui sont emportés en pleine mer d'un vent fort impétueux, qui Tout beaucoup de chemin d'une vitesse exlrème, mais qui se brisent aussi au moindre écueil qu'ils rencontrent, d'autant plus aisément que le vent est plus violent. Ce qui fût véritié au cardinal de la Balue, qui, ayant été traité comme une créature de faveur, et élevé soudainement à une haute crue de biens et d'honneurs, se vit aussi tout à coup déchu de faveur, et quasi en un moment ruiné de moyens, d'honneur et de crédit.

. « Le roi, sur la connaissance qu'il eut de ses délovjijes pratiques, le ût emprisonner,

Eremièrêment à Monlbazon, confisqua ses iensy donna ses meubles somptueux aux commissaires qui faisaient son procès; la vaisselle d'argent fut vendue, et l'argent remis entre les mains du commissaire des guerres. Il fut après mené en la tour de Loches, où il futdélenu prisonnier l'espace de onze ou douze ans, dépouillé de toutes les marques de son ancienne fortune. Quelques écrivains étrangers mal instruits ont voulu dire qu'il fut enfermé dans une cage de fer, d*où il sortit par un stratagème dont il usa, buvant si secrètement son urine que l'on crut <|ue telle rétention le ferait mourir, s'il n'était tiré de cette étroite prison. Mais la ▼érité est que ce fut par l'auresse et par les prières du cardinal Julien du Rourc, qui fut depuis Jules H, qu'il obtint enfin son élar-

Ïissemeat. Car ce cardinal qui était venu en rance pour moyenner la paix, ayant sagement préparé l'esprit du roi, et tout & propos fait sentir l'offense de l'Eglise en la longue captivité du cardinal de la Balue, pria fiour sa liberté, qui fut incontinei.l accordée, à condition qu'il quitterait la France, où il ne pouvait demeurer au déplaisir do celui qui Ty avait élevé.

« Ce fut alors que désabusé par son expérience des tromperies de la fortune qu'il avait follement servie, il commença à se réeoneilierk bon escient avec la vertu qu'il avait méconnue durant le cours de ses fausses prospérités. Il alla ensuite à Romo, où ses disgrAces |>assées lui tirent trouver de la compassion et de la faveur dans les esprits. Le Pa(>e lui donna divers emplois dedans et dehors la ville de Home, desquels il s'acquitta avec l'approbation d'un chacun; témoignant partout qu*il n'avait plus que de louables et d'honnêtes passions pour son devoir, comme il n'en avait eu autrefoisque de vaines et de vicieuses pour se faire grand. « fl fut envoyé légat pour Sa Sainteté en la Marche d*Ancone, avec commission d'arrêter au |»ouvoir du Pape le frère de Bajazet, empereur des Turcs, qui si'était réfugié en

Europe; et pour d'autres affaires importantes qu'il acheva au contentement de celui qui l'avait envoyé ; il fut fait protecteur de la religion de Malte, réconcilia Ferdinand roi de Naples, au roi de France, son ancien maître, et se montra jusqu'à la un si bon ménager du temps, qui lui fut laissé assez lonç, pourse vengera loisir des injures qu'il avait reçues de lafort4ine, qu'il s'étudia non* seulement de ne point faillir, et de ne tom» ber plus en reproche, mais encore de se faire remarquer en bien faisant, achevant ainsi sa vie^vec honneur et dans le sein de la vertu, qu'il avait commencée avec peine dans la misère, ei continuée dans une étrange vi^ cissilude de biens et de maux, il mourut à Ancone, durant sa légation, en l'année 1^99, âgé de soixante-dix ans ; de qui on peut dire avec vérité qu'il était perdu , s'il n'eût été perdu. » — Voy. Garimbbbt,

TOMBEAU DU CARDINAL DE BAtCB.

Deo Opt. Mai.

Joanni Gard. Andegavensi Episcopo AlbanensS, Hic Herus prospéra, et adversa varia usus forliina iii Piceno sub liinocenlio VIII Legaium agens sepiuagenarius glorîose obiil, infelicllalis buman», et felicilatis exempium ineiuorabile,

Antonius Eplscopus veleris amicitiae menior posuii.

fiALUFFI (Gaéta?i). Nous résumons une longue notice italienne qui nous arrive sur le cardinal BaluQi.

[1788] Le 28 mars, il naît à Ancône, do Pierre lialufTi, descendant d'une ancienne et noble famillede Crémone, et de Paule Micholetti. Deux fois, dans son enfance, il échappa è la mort par une protection visible de Dieu : la première fois étant sur le point de se noyer dans l'Esino, la seconde étant tombé d'un balcon élevé. Il fait ses études de littérature, de philosophie, do théologie, de droit civil et canonique au séminaire-collège d'Ancône.

[1812] Il se décide à embrasser l'état ec< clésiaslique; il résiste aux intentions contraires de ses parents, refuse un mariagtt brillant, et enfin se relire au couvent des Mineurs Héfurmés d'Osimo, d'où il no re« tourne à la maison naternelle que quand ses parents consentent à le laisser suivre sa vo« cation.

[1813] Il est ordonné prôtre , et consacrn son temps, partie à ses études, notamment aux sciences sacrées, à l'histoire, h la littérature, à l'économie politique, partie h la prédication et aux autres devoirs de son ministère. Elu maiire de rhétorique dans son Ivcée natal, il est bientôt chargé de la direction de toutes les classes. H est guéri instantanément d'une maladie mortelle par hi protection desaint François de Paul. Il prend les grades et devient chanoine do la cathédrale.

[1817] Il publie pliisieiirs ouvrages en prose et en vers, qui lui ouvrnnt les portes de beaucoup d'académies, et lui obtiennent l'estime universelle.

[1821] Il fait imprimer la belle Disserta"

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tian sur Us Siculeg et la fondation d'Ancônef et celle sur VUnité de Vespéce humaine,

[1824]Le cardinal César Nembrini, évoque d*Ancônef le prend pour son vicaire général, charge guMI exerce dix ans avec la plus grande distinction.

[1827] Le conseil municipal d'Ancône l'envoie à Rome avec d'autres citoyens estimables, pour obtenir de Léon XII la révocation du décret par lequel il avait ôléè Ancône et h Civita-Vecchia leur port franc. Ame de l'ambassade, il surmonte tous les obstacles, et plaide sa cause avec tant de noblesse et d'éloquence, que non-seulement il obtient la ^râce demandée, mais se concilie la bienveillance de Tauguste Souverain. I] donne alors ses Observations politico'économicoeommerciateSf où se révèlent toutes les qualités d*un homme d*Elat.

11831] Par la volonté de son évoque, il soutient seul dans Ancône tout le poids de Taulorité ecclésiasli(]ue pendant la révolution; il domine la situation par son énergie. L*armée autrichienne se disposant Centrer à Ancône en ennemie, le cardinal Benvenuti, légat a latere^ envoie (le 27 mars) M. Balufii» avec deux autres depulés, è la rencontre du général Gcppert, commandant en chef, pour lui persuader de respecter les concessions faites par S. E. aux chefs du gouvernement provisoire des provinces unies italiennes, qui s'étaient déjà soumises, et de faire une entrée paciûque dans la ville. Le général vient à Pavie, et s'établit à Sinigallia,où Monseigneur atteint le but de sa mission.

Le gouvernement pontifical étant rétabli h Ancône, Monseigneur ordonne un solennel triduo d'actions de grâces à la Reine des saints, et publie une éloquente notification, qui calme les es|>rits et rétablit la concorde, oa patrie reconnaissante l'inscrit au rang des nobles.

[1833, 29 juillet.] Il est élevé par Grégoire XVI à la dignité épiscopale, malgré sa résistance, et l'évéché de Bagnara lui est conflé; le, sans com})ter les largesses privées, il bâtit à ses frais la façade de la cathédrale, enrichit la sacristie, et achète un grand édifice pour y placer de pieuses mattresses d'école.

[18.36] 11 est envoyé par le Saint-Père à la Nouvelle-Grenade en qualité d'interoooce auprès du gouvernement de cette république, et délégué apostolique pour toute l'Amérique méridionale et centrale. Le 11 septembre, il part de Rome ; il est présenté à Paris au roi et è la famille royale. Le roi lui donne le passage gratuit sur la Dtdon, et le recommande au brave de la Bretonnière, commandant de l'escadre des Antilles, qui se montre pour lui plein d'égards, ainsi que tous les oniciers et les soldats. 11 célèbre la fête de Noël è la -Martinique, oit il est accueilli parfaitement par le gouverneur général de Mackau ; comblé d'attentions par le Î préfet apostolique , et fêté par toute la co<^ euie. Il alja plusieurs fois visiter les nègres

dans rintêricur de l'Ile, et admira la bonté avec laquelle on les traitait.

[1837,l8mars.]llarriveàSanta-Fédi Bogota.

Les voUairiens, les jansénistes et les démagogues, qui partout haïssent TEglise, voient avec colère la venue de l'internonce, et lui suscitent une guerre violente, pendant qoe les populations l'accueillent avec bonheur. Les premiers redoublent d'efforts pour assujettir l'Eglise h TËiat, et tâchent d'introduire, dans la législation de la république, le mariage civil, Tabolilion du célibat ecclésiastique, Id suppression des couventa, la confîscation des biens de TEglise, la dépendance des prêtres h l'égard du pouvoir civil, môme pour la faculté de prêcher et de confesser. Monseigneur, opposant k la violence des attaques le calme et la douceur de son caractère, cherche les movens de déjouer les complots hostiles 2( l'Eglise. Il réunit autour de lui l'épiscppat de la république, ericouragt^ les hoiUmes les plus distingués par la piété et par la science, entreprend à ses frais la publication d'un journal, en cni'ourage d'autres à soutenir les droits de la vérité; suscite une association qoi s'établit par toute la république sous le nom de Société catholique; donne de i'im* pulsion aux pétitions et à l'usage de tous les droits légitimes, organise dans tout le pays une tranquille et puissante réaction pour proléger la religion de ces peuples. D'un autre côté, la noblesse et la loyauté de son esprit, le charme de ses manières, son intelligence, son éloquence, et surtout l'exemple de ses vertus, ne tardent pas è lui gagner tous les cœurs honnêtes, l'estime du corps diplomatique, et l'estime des enmis mômes de l'Eglise.

[1838] Un journal des Etats-Unis répand le bruit que Mgr Baluffi va être rappdé è Rome pour occuper un poste plus élevé. Les habitants de Bogota et de la province, prêtres et laïques, sénateurs et députés, mag'strats, professeurs,généraiix, etc., signent une adresse publique, où ils témoignent à Monseigneur,avcc la joie que leur cause sa promotion annoncée, le regret de le voir partir. A celte manifestation en succède une autre plus splendide et plus po|)ulaire. Lesoirda jour de saint Gaétan, on prépare un char triomphal richement orné, où l'on p'ace le portrait de Monseigneur avec de petites filles de six ans couronnées de fleurs, et on le tratne à bras par les rues de la ville, au milieu des symphonies et des feux d'artifice, et d'une foule innombrable qui remplit Pair des cfis : Vive la religion I vive le Souve* rain Pontife 1 vive l'internonce I vive le gouvernement! La procession s'arrête au palais de Monseigneur, et quand il est entouré des premiers de la ville, une des pctitesi filles offre» avec des vers affectueux, le portrait ei l'hommage de cette fête, pendant que des chœurs de musiciens se font entendre en son honneur jusque bien avaut dans la nuit.

[1839] Pendant la révolution el la guerre civile de deux ans« qui ensanglante la capi-

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DES CARDINAL

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laie et les rroTinces df la NijUTelIc-Gre- Dade, Ifgr' BalJiIj. cor.servsnt inaUérable son respect r*^ur le gouTern<?meDC ét.ibii, ouvre sa maison à d<^« familles injustement poursaÎTJes. ssure d'?s proscrits de la furear du peurle. ^«'court !es b!ess-:'S ot Ir-s

Erisonnîers, ^t cf'n5'''e ::j*qi'3 cc'ji qai,en aine d'J ?iir.t-S rz- tiaier.t ses ennemis. Grâce h !a Jéîrren^e :u souveruemeM pour lui, î! ob'.ieiit .'3 gri:e Je L-eauco-jp Je coldamn^^s.

[1812] L'c sLiisserreni d-; î:- n nciature a}''OSto!î'q^j»'à S\n!»-Fè de Bo-otâ est sanctionné par us iêrrel J. s ..:.*.::.: r-^*: '»;? éréques Je îa rê;'JL- i-je s'-r î 5'j':r.^-}sâ cûrresrc-n ire ar^c e S* rit-Si-r.:-: le *:Urz^ est îaiss^ !:: 'e Je r*T:' " s'-î r:.:::* t--»:- : CD rfCi'iL'^iîî rïL^i: il: :;•- îrst tui rt ies associaiiOLS n:"*»*:.:-*?. •-'. i-s Liers ie l'Eglise; réij:a::.D :es :: .^^^5 :.:-: :r.^ux e$l*réf'"»rn7ve ; :es i' *s "? $:T.l i'-s'i: .i^s; les Jésu les »:<": '^î^ ' r rs •• -- .'ecs. -c.— ment. L{:s sotis -e M:: f .:-:.e'j- re V.nî («as mo:nJrec v'-r s =.:re5 Etits :e !a plus Tasîe Jé'rJrfrT. ■:■ «.■.:"; Je, ni Sjindres les fru.s ; jM ^r. ?'•:■:::?■.' f.

Sa perséT* -iti :» oi: en :j ^: jTrrTserrer.i de Vénézurîa, i-r '-^ s^etî:.: tI zt^ crh^- Tèque ir Cpr?.ci5. Ri -: r : M. r. : z, r - ^^«r gouTerD-rr > ' - -:?:■: :- r-:vf:''rxî. et qu'orj r/' • r-rT..- ::.« '-.i^' c -e ^É , j- diclior.. I-* .::>'": £-5» ■-':" î: î-".:''-' :.e Jes jroe:s .-. :-rEur:-: j- -r'. tit^s r:: csiasli ]ues, -î h-r.t c^-lt- '-é; ui. :-•. ^w le peLcLfcr.! jj ^'■^• sxe eî :t * f-?;r. 1 ob'icTa j "i- -: ^■'-'«r'-ieiLer--. i- f^f:..*.-:. i

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la réfoîûtivîj d^ 1^10. nvft-.i rer-'-îs it Tie sauvage. Le sfc *îi.ei vtux £-î.re'(-:jt M- ridez se mel CL TOJ^g^ :»'ur rexer'. !*■• . :-»lemonce, et il* ur": ;-es ce B.ç^'li. M :':>*-=goeur prend ses mesuris r«v-r tji s'- ; pourru au TeuTiçt .:e "èj se ^r Cî.*^ii'.BS ^t de deux aLi:r<;s îJi-.cv^e*' nu W-.^-rjf .^

Dans la reî»ui.» jue Jt "E:uî- e-ir. ;•'-•!-daiil qu'wL tX'.-cce :£ su;;-eï^." l d'.-s <:»'dres relipeux, ''éne-g'.e ..e *.= rî.»'rii'»ri»:t . dans sa vmhe 6:t;»s:\.» .iJt . iMe'-'-or; pt r'.c-i:t înjusiice, et <i:»L!ei.i nié-mi ;;u*'.*î. rMiïi'iisNe guelques-uris ti'-'* c-iu^f^ls -jt-jj- ^u;•;'--:■t■^ : il fail reci»!ini:Urt t«f6Uf.;ouî 'Jt ^1". "s de rEg-i>e attaqué* ;jiïr ie? ;aiisèrj:> t-j^-LeiiiiT-ihlr«!f des atJfli»"es él'"8n;;e"e^ '1*. •«••i'* '-♦^•îuib •que écTJl à M«mseij^iieu' T tlî'-j 18i2 :* ^ m,brenxsonlies bon^ elîeis'if ^o.'f uij>-i -t a Daos le réputi'iqut cJ* ''Aibe-i pj»- oeii "«i»-, le chanoiue D. J-tsept: |i:ii'. MJjcirt cap tulaîre du diucèse --ir Caii; va^jua, 8;«ii: •*i*j forte de luir la i-'.-rsêcu'.i'jr. »•: ic lU'jrî ?va'it atteîuile pelil ii'»rulirv vie » riiiLUîii^s .ju- r»-^laienl depuis Ifc Tt-voluiiCL rit celle ito* nic*^, des ticairf^s i!i«'*ç;iLinies Muieut usu'-i'é ie gouverneuieni uu dici'»'*»e, C''*L :c iiu'iiit dVctKS ionouitirpiiit'ï. JS'inseij^weu*^ ii>'. un li'fiïie à fe dé'»ï»"d''e *'T" i'r"j'a*îtiil '"••;••••!. fiii d^ao uouvel é^équt 11 3 a^ait ut ^ic^ve^ dil-

ficuit/-^ entre iech/^pitre de Nii:ara;çija. qui, depuis la mort de l'évéque, administrait par $00 vicaire, et le gouvernernpnt de Cosia- Rira, ipii roul.iit se sér^arer dij diocèse de Nicaragna. L'interytniion de Monseigneur rétaMii" :a paix, et prépara rérection d'un évêché inuT C'jS!a-Rlca.

Dans !es 3ijlres république», ou il arrête h prooiai aiion imrninen'e 'Je '^ .b'-rlé des cultes: ou i! roi.pl •}« 'ra^J.•s «le* hommes férrers qji tâchent J'èieTer à ré;.isçopal des sujets inJiZ'.es: ou en ra:iim»M le lèle du f'i^r^é stc'i':-":r, el ccco^'i^î.t 'its privi.'clies o\: -jT'.iis, î" ra:;e e i 'a vi^ les m:ss o:.5 .-ies i:i'^^:.-rî. -^o^n Jonriées de; uis 'onjter*.,' s ; 0*1 :î C''n?-:rre s-iX ecrlésiasliqjcs c-irs irL:-.M'.''.:- ; ou ii o:;tieLt 'îe$ s:ouT,:-r..i'JC'~iti 1 ri.-j :j-^ii>n des églises renv.rr5..--.-â r-jr •: !r-.::iLerr.'^nl de terre de 1812. DiriS rr-^ :::::'^ .iiS'.s ré^ior.s, i répand d'.-s livrrs. en : .«u '>*'.? i*fs e..r.T4iri5. ÎLlervie-îl &'j''i'i :«:s riiinislres, soutient les èic îucs. Jcfeni es rj.o.'îes, acc'/url rarlojl cù . y a à JOffrn i'e a .!LerL-j Jv "E^'-ise, et rar v- jarfui afrrvejr ir*^ îlièfS. Surtout 1: îo; u sr'se 'z souTirrifi poLliiioa: par ces L'e:.f-: ts ssr^s ru^^nr^, ^jui s'^tcn- ■i^L\ ;us jj'ê .'Eg!i;e Lassa'it»r Je "Auslrai.e. Ce l'JÏ fa:t f re au rûinisîre i<^s i^i re$ é:rar-'è'''.s ce !s rv- \L'' ^ue :•- "E^uaieur, da- s -'.r e.îre • ii.» iri^ : ir é Giz'îlf offi* cûl'i, e 0 " ! : l»»i : Qutfli atti détint a^ m»nificir,za l^.fc*3no ntlianottra A'hr*'icn i p-m çrjti ric'jrdi dt Ut. e carat frizzrriU it fe-

1^*^ .L-^.• .1-. fc :. F.-ni'îe* è'^e. :•. 2S.ai.- T.-.r.M \^t ^:i-'-'', i'J î'.f^ecrçlj tp>'. j;»b. 3e Ce •:>•'.■:■,?• .j -je -rsl .!.■!. te .■aJ:l:■.Ij'^î^8il'-*n 'f'fT'.'v'.-i': .-. :e ."•.lètijé Je Tre a, ei le ra:*r-e e jAj.-.r'i^Ur, sur sa ôerLi'iiJr lu^'aj t»« /îf!.''jeT l'rt-'.r^er.'.e ;«OLir Jes m •::f5 ;i.sr:icuîitrs. Lt ^ou^err.eîLe: i çreuBJ'iî aiîe.^i'.e 6j itr.-e-jx :rt.aî m ;!r:ne sa^sla.lîjb et >s r-:j*-.> qj'î .6 sse fp'ès 'j : es j.«urnaux I-; 'Eia: ti jj JviiOrs proc-.Mi*eîi: »'S Kranies a'.li'j:i> ^-i elef'iSer.'nl e K»u'eiiîr de M'.i-'se.JTieiir jaris '.c N-.»UTe"ie-<rirfnaûe: it prrMjeLi: Hr-r^-a u- j-juixt p:»ur -e Saîi)i-Pf"t

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LeJO.-'j!". M.t'^.st'ifiieurpart deB.tçoifi. aecoîi ;ja^ue ues ii.eux oe tes popu-aïuiiis quî, fieiiiaut le vo,vh*:v, .u. aliesieni ''aîïeciion '.ïi:'.' ieu' Mispirt. ei -."lui î»arl.'»uï où 1 s'arr(*Le, se 'J:s;»uierii la (v.»iiSi'.»iHlK»!i de -e voir piur .8 oen.îe-t luis. 1 reîL'uriie ei; turo;»e. t^t-i la çlcti'^r .i'îvoir digneiuei.: loDiie la ;treiuierL iiunviaiLfe du Sainî-Siége dniiS l'Aiij'.Tique e>:»ag'»Oie. 1. eiui'orie oe Loutes \vb ^;: ise^ 'Je ct «asie ccin^inenl. uue iou<e Oe .lOCumeii'S p'ei:ieui, '. Iioisis 8*et UI: zè^e iijlaii-;abie oaiis les nrciiMes publlque^, dfttis ies' I»lî.»i^l:ile'Jue^ lies coiiV./iji? el ues; pari»'jui»e-s. ei u«ii? itt lra'Jll^on^ uu î»ny^.

Le 2b ocloiire , il arr-vt aux ElBls-Cnii- OÙ h t*arr6:e quer^ues juurs, lan! pouf se rei»'.»ser que pour viMr ue près celle ledérali'.»i. aj*;anie».iue; 1.' i»e aiuilie f^^et îe^ pius sav^Tll^" evé'-iufs d#* celle rej»ul»ii'iuc , qui

i enti/ureDl d'iitiuiuageb» pendaut que Ivs

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journaux, surloot le Courrier des Etati- Unis et le Friemari's de New-York, répèlent le bien qu'il a fait dans rAmérique du sud, en reproduisant les articles et les lettres de la Nouvelle-Grenade. 11 officie pontiOcalement à New- York et à Philadelphie, le jour de la Toussaint et de saint Charles; il visite les plus grands établissements de ces deui villes, où Ton se souvient de sa science et de sa bonté. A son arrivée en France, il est accueilli avec empressement par la cour, comblé d'attentions par divers évoques, surtout par Mgr Afïre, visité par d'illustres personnages, agrégé è beaucoup de sociétés scientiGques, loue par les journaux, surtout par VUniversp la Quotidienne^ VVnion eathoUqueé

[18U, 18 janvier.] 11 arrive à Rome et met aux pieds du Saint-Père, la relation de sa nonciature et les hommages des fidèles d'Amérique. Le 25 mars, il fait son entrée dans l'église métropolitaine de Camerino, où il répare h ses frais le palais archiépiscopal, améliore la mense, et avance des fonds à la cathédrale. Il fait faire plusieurs retraites ecclésiastiques, commence la visite pastorale, et fait donner des missions dans les principales localités. Il fonde h Camerino un hospice pour les enfants pauvres; il attribue une portion du legs Merli, laissé è sa disposition , è l'établissement d*uue école pour les petites filles du peuple ;ap«pelle à l'université d'excellents professeurs'; termine de longs et inextricables procès, et répand partout ses bienfaits. A Tréja, il assure la prospérilé de la Fia Casa di Lavoro^ rétablit le mont-de-piété, et ouvre à la jeunesse des établissements d'instruction pour les lettres et la théologie.

[i8H-1845.] Il publie le premier et le second volume de son ouvrage : V Amérique espagnole sous le rapport religieux^ excellente histoire, où, dans un style éloquent et élevé, il raconte les commencements et lea progrès de la foi et de la civilisation dans le nouveau monde par les travaux du clergé catholique.

[i8tô, 21 avril.] Il est fait archevêque de Pirgi,et secrétaire de la sacrée congrégation des Evèques et réguliers, et, peu après, chanoine de la basilique valicane. Le clergé et le peuple de son diocèse demandent avec instance è être laissés sous son gouvernement, malgré son absence nécessaire.

[22 avril.] Dans cette secrétairerie, il expédie avec lantde promptitude etdeiustesse une multitude d'affaires, qu'il gagne la pleine confiance du Saint-Père , qui le réserve m petto cardinal, la bienveillance du Sacré Collège et de la prélature, le respect et les louanges de Rome entière. Il est nommé correspondant de TAcadémie archéologique de Rome, de celle de la religion catholique et de plusieurs autres; l'Académie physicotnedico-^slatistique de Milan l'élit en même temps que le prince de Metternich, le vice* roi d'Italie, le cardinal Gaysruk, et d'autres gronda personnages; funiversitu de Flo-

rence le range parmi les docteurs de soo collège théologique.

[18^6, le 16 juin.] Pie IX, è peine Pape, décide que Mgr Balufli lui succédera sur le siège d*Imola, et le prévient qu'il sera proclamé cardinal au premier consistoire.

[16 octobre.] Monseigneur est reçu àlmola a vecdes transports de joie. 11 lit à la cathédrale une éloquente Homélie^ qu'il livre à rimpression, sur lademande du corps municipal.

[21 décembre.] Il est le premier cardinal fait par Pie IX, et, par une faveur presque jamais accordée en Italie, il reçoit sur son aiége la barrette cardinalice; le cardinal Falconieri étant délégué pour la lui remettre.

[18W, 10 janvier.] Avec une pomne solennelle et au milieu de Télite des nabilant.<t de Ravenne et d'imola, il reçoit dans Tégliso métropolitaine de Ravenne les insignes de sa nouvelle dignité. La municipalité d'imola lui fait présent de mille seudi^ et il les distribue aussitôt moitié è l'Institut de Saint-Pierre Chrysologue , moitié h la maison du Bon -Pasteur, faisant en* même temps d'abondantes aumônes è Ravenne» è Imola, et dans son diocèse.

[4 juin.] Il va à Rome recevoir le chapeaOp et il est accueilli avec une bonté sinçuliire, par le Saint-Père, qui lui assigne le titre des SS.-Pierre et Marcellin, déjà possédé par lui-môme. En quittant Rome , il visite Bagnara et Camerino, qui te revoient avec enthousiasme.

[18^8.] Les premiers symptômes de la révolution se manifestent ; le cardinal Baluffl, par son énergie, sauve plusieurs prêtres persécutés par les démagogues.

[18^9.] La république est proclamée à Rome, et l'anarchie grandit partout. Le cardinal vei le avec plus de sollicitude qu<9 jamais au salut de son troupeau, et ft la défense des droits de TËglise. Aucune loi contraire aux lois canoniques n'est exécutée dans son diocèse ; aucun de ses prêtres ne prévarique. Les Autrichiens approchent de Bologne en mai. Imola est plein de corpsfrancs; les commissaires delà république, expédiés de Rome, veulent que la ville dispute le passage aux Autrichiens. Parto.ut le désordre et la confusion. Arrivent les ïlogatibns'pendant lesauelles l'image de la Vierge du Piralello est uabituellement portée solennellement dans la ville. Le cardinal est prié de' ne pas permettre cette cérémonie, jugée dangereuse dans de telles ccmjonctures. Il rejette ce timide conseil , et proteste que si les autres ne veulent pas le suivre, iî ira seul è la porte de la ville recevoir la sainte image. Une telle fermeté relève les courages ; la procession est plus solennelle encore que de coutume : les soldats républicains sont ébahis à ce spectacle de foi et de piété. L'ordre de barricader la ville est mal reçu. Bologne tombe ; les Autrichiens approchent d'imola : les républicains au désespoir menacent de saccager la ville. Le cardinal ordonne qu'on promène la sainte image pendant trois autres jours dans là cathédrale. La confiance renaît avec le calme*

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