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C09ur religieux le goûl des vérités graves et sérieuses de la religion.
«Je prie Dieu« » écrivait Fénelon au P. Quinni , « qu'il vous remplisse de son f esprit de simplicité et de force, aGn que « vous ne suiviez ni votre goût naturel, ni « votre curiosité pour la science, ni le plai- « sir de Tesprit, ni celui de la société avec « les personnes savantes, mais Tenfance de « la crèche f^t la folie de la croix : Nos stuUi. « propier ChrUlum^ vos autem prudentet in « Christo. (I Cor. iv, 10.)
« N*aIIez pas augmenter le nombre de ces « esprits pénétrants et curieux que la science « enfle ; mais nourrissez-vous des paroleg « de la foif pour apprendre aux hommes è « se renoncer et è être pauvres, d'esprit... ff Quittons tout ce qui n'est que curiosité, « qu*ornement d*esprit. Depuis que la Pro- « vidence m*a imposé des devoirs sacrés, en a me plaçant au rang des premiers pasteurs « de I Eglise, j'ai renoncé h ces douces dis* « tractions qui firent autrefois les délices de 9 ma jeunesse ; et je me permets è peine de
« parcourir quelque ouvrage de littérature, « lorsqu'il tombe sous ma main. »
« Le cardinal Quirini ajoute que, lorsqu'il eut lu cette lettre de Fénelon, il prit avec luinnème rengagement d'être fidèle aux sages inspirations qu'elle renfermait, de les adopter comme une règle invariable dans le choix de ses études, et de se défendre de cet esprit de curiosité, de cet extrême ardeur pour Ins sciences humaines, dont l'attrait trop vif Pavait peut-être s(^duit et n'avait pas échappée la pénétration de Fénelon : il croyait môme, en publiant cette lettre de l'archevêque de Cambrai, rendre service à tous ceux qui ne savent pas assez se prémunir contre une passion si séduisante, ni observer cette modération si nécessaire pour diriger les penchants les plu.s estimables. »
QUIROGA (GispiRo), Espagnol, évêaue de Cuença , puis archevêque de Tolèae, grand chancelier de Castille, et grand inquisiteur, créé en 1578, par le Pape Grégoire XIII, prêtre-cardinal du titre de Sainte^Balbine, mourut en 159i.
RABASTEINS (Pilfort de), né au cîiâleau deSaint-Géri,dans le diocèse d'Alby, sortait de l'illustre maison de Rabasteins.— D'abord religieux bénédictin, abbé de Lombez en 1310, puis évoque de Pamiers , il essuya dans cette ville bien des tracasseries de la part des chanoines. Il en triompha enfin grâce à son esprit de conciliation. Peu de tem[)5 (iprès il fut élevé sur le siège épiscopai de Léon en Espagne, et, en 1318, sur celui de Rieux, dont il fut le premier prélat. LePiipe Jean XXII, son compatriote et son ami, le créa cardinal en 1320. Rabasteins mourut peu après en 1321, avec la réputation d'un prélat irré|:)rochdL)]e, aussi pieux que savant. On le choisissait comme arbitre pour terminer les différends qui s'élevaient dans son pays.
RABÀUD fut, en 1138, dans la quatrième promotion du Pape Innocent II, nommé cardinal, puis évêqiie de Moiiène.
RADZEVILL (Georges de), Polonais, condjuteur de Vilna, nommé, par le Pape Grégoire XIII, en 1583, prêtre-cardinal du litre de Snint-Xiste, évêque de Cracovie, mourut
RADZIEJOWSKI (Michel), était fils de Jérôme Radziejowski, starosie (14), deLomzen, et depuis vice-chancelier de Pologne, et d'une fille du comte de Tornow, qui mourut eu accouchant de lui, le 3 décembre 16iS« — Il perdit aussi son père à l'âge de 9 an:?. La reine Marie-Louise de Gonzague prit soin de son éducation, l'envoya étudier à Paris au collège d*Harcourt, et le fit voyager dans les pays étrangers en fournissant à ses dépenses. Le maréchal Sobieski, son parent, devenu roi sous le nom de Jean lil, le nom-
ma h Tévêché de Warmie en 1679 « et lui donna la charge de vice-chancelier du royaume. En 1686, il lui obtint du Pape Innocent XI un chapeau de cardinal. Ce prince le nomma enfin archevêque do Gnesne, et par là le fit monter à la primatie du royaume. Après In mort de Jean III, le cardinal-primat convoqua les états pour qu'on procédât à l'élection. Il fit tout ce qu'il put pour empêcher la division des esprits, et cependant ils se partagèrent entre 1^ prince de Conti, qui eut plus de voix, et l'électeur de Saxe. Celui-ci sa fit couronner sans la participation du primat, qui, préférant le repos de sa patrie è Thonneur de sa dignité méprisée, consentit enfin à reconnaître le roi Auguste. Ce monarque, après avoir manqué à bien des engagements qu*il avait signés lors de son couronnement, et avoir attaqué mal è pro* pos le roi de> Suède, Charles XII, en Livonic attira dans la Pologne ce jeune conquérant, résolu h ne point poser les armes, qu'il n*eût détrôné son ennemi. Le cardinal primat vit échouer tous ses efforts pour rétablir la paix dans sa patrie. Les affaires se troublèrent de plus en plus. La cour de Rome parut mécontente du primat, qui avait fait bien des concessions au roi de Suède, dans l'espérance de l'amener h des pensées de paix. On procéda à une nouvelle élection, et lecomteLeczinski,qui fut élu, prit le nom de Stanislas. Le cardinal Radziejowski, retiré è Dantzig, y mourut, le 13 octobre 1705, dans sa 60* année, avec la réputation d*un prélat honorable et d'un bon citoyen.
RAGGI (Octavibn), né à Gènes, d'une famille noble, se fit considérer è li cour de Rome, où il fut protonotaire apostolique
(14) Noble polonais, investi d'un grand fief.
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