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rarcbevécbô de Saragosse; mais le roi ii*Aragon, qui avait demandé cel arohe?âohé pour Alpbonsef fils naturel de son fils Ferdinand llf roi de Gastillei s*en prit au cardinal, du refus qu'il essuya de la part du Ponlifet lequel s'excusait sur le bas Age de ce bAlard, qui n'avait que six ans. Il alla même jusqu'à menacer le cardinal de lui faire saisir ses revenus* et ceux de Louis del Pucb, son oncle» grand mettre de l'ordre militaire de Sainte- Marie de Montesa, dans le cas où il prétendrait s'autoriser de la nomination du Souverain Pontife. Is cardinal renonça donc au droit qu'il avail sur l'arcbevècbé de Saragosse, et resta à Rome, où il s'occu|)a à agrandir l'église de Sainte-Sabine, qui était celle de son titre; il y fonda môme des bénéfices. C'est le au'il fjmt inhumé, étant mort le 7 septembre l(83f k TAge de 60 ans.
PULLDS ou PDLLEIN (RoBiar,, AoglaiCt passa en France au commencement du su' siôclct et y brilla dans les écoles de Paria, — 11 repassa ensuite en Angleterre vers 1180, y rétablit en 1133 l'académie d'Oxford« et fut pourvu de l'arcbidiaconé de Rochester Mais l'amour qu'il avait pour Paris le porta è y revenir. Sou évAoue ni saisir les revenus de son archidiacone. Ptillus fut obligé de plaider à Rome, où. l'appela le Pape Innocent IL Gréé cardinal et chancelier de l'Eglise de Rome par Célestin II en llU, il mourut vers IISO. Son livre des Stnlences .a été publié par le P. Malhoud et D. Uili^rion ^févre, 1655, 1 voL in-fol. Voici les titres de ses principaux ouvrages : Seiileiilûiniifi d$ Trinitate libri VIII ; In Ap^calypêin son* eti Joanni$;In aliquot P$almo$: De ooiu tempiu mundj, etc.
PDY (Du). Voy. luam et Du Pu^-
QQAGLIA. — Ce cardinal, nommé par le l^pe Pie IX, remplace le cardinal d'Andrétf comme secrétaire de la congré^tion du Cou* elle. , ^
QUARANTOTI (Jsaii*Bapt.)» de la famille
des marquis de ce nom, cardinal de l'Eglise romaine, né a Rome, le 37 septembre 1733» V est mort le 15 septembre 1830 , h FAge, par conséquent, de 87 ans moins douze jours. Il avait été d'abord chevalier de Malte, puis étant entré dans laprélature, il fut fait rapporteur de la congrégation du Bon gouYernement, par Clément XIII. Clément XIV le nomma votant de la signature» charge qu*il exerça pendant trente ans avec autant de capacité que de droiture. Sous le pontificat actuel, il fut fait successivement cilerc de la chambre, préfet de TAnnone et secrétaire de la Propagande. C'est en cette derniôre qualité qu'il donna sur les aSàires des Gatholioues d'Angleterre, pendant la captivité^du Pape, un rescrit qui excita du bruit et des réclamations assez vives ; nous en avons parlé ailleurs. Le 39 juillet 1816, Sa Sainteté déclara le prélat Quarantotti cardinal ; il l'avait précédemment réservé in petto. Il reçut le titre presbytéral de Sainte-Marie in Ara cii/t, et entra dans di-* verses congrégations; depuis le Saint-Père lui donna la charge de préfet de la signature, après la mort du cardinal Taracciolo, et en dernier lieu, le titre de préfet de l'imprimerie de la Propagande, qu'avait eu le cardinal Litta. Le cardinal Quarantotti joignit à une grande connaissance des matières de jurisprudence et de droit canonique, beaucoup de douceur et de modération dans le caractère, un esprit conciliant et une piété solide. Ses obsèques ont eu lieu le 18, dans Tégllse de son titre, en présence du Sacré Collège. » QCEVEDO Y QDINZANO (Pibbbk}, né au
diocèse de Badaiox en 1736, évèqued'Orense« fut fait cardinal par?Pie VII en 1816. Ii mourut en 1818.
QDI6N0NES (François db), d'une ancienne maison du royaume de Léon, était le second fils de Dtego-Fernandez de Quignones, comte de Luna, et de Jeanne Henri^ quez. — - Entré jeune parmi les religieux de Saint-François, il fut, en 1522, élu général dans un chapitre tenue Rurgos. L'empereur Charles Y témoigna une grande joie de cette élection du P. Quignones, qu'il nomma membre de son conseil de conscience. Ce Pèreétait, enl627^ à Assise, lorsqu'il fut informé de la prise et du sac de Rome par l'armée impériale, composée d'ayenturiera et de Luthériens, regardant la cité sainte comme une proie qui n'était pas à ménager. Il s'empressa d'aller offrir ses consolations au Pape Clément VII, prisonnier dans \h cbflteau SaintrAnge. Le Pontife, connaissant le pouvoir du P. Quignones sur l'esprit de l'empereur, l'envoya pour négocier la paix. Celui-ci acheva la négociation avec assez de succès, et mérita ainsi le chapeau de cardinal, que lui donna Clément VII re'*s la fin de Tannée 1527. Nommé ensuite évoque de Coria, en Espagne, légat dans ce royaume et dans celui de Nanles, il mourut à Véruli en 15i0. Ce cardinal avait réduit le bréviaire è trois psaumes pour chacune des heures canoniales, et h trois leçons pour Matines; il l'avait dis[»osé de manière qu'on pouvait réciter le psautier chaque semaine. Clément VII et Paul 111 avaient approuvé ce bréviaire, qui fut imprimé, en 1536, à Rome et ail« leurs. Sa brièveté, ou plutôt les retranch^if ments qu*il avait subis, excitèrent de Jua« tes réclamations, de sorte que ce bréviaire fut supprimé par Pie V. La préface en est belle et mérite d*ètre lue. Elle se trouve
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dans plusieurs ouvrages, notamment dans la seconde édition du traité de Claude Joli, De reformanëis horis eanonicif.
OUIRINI ou QUEigiNl (JénÔMB, et en religion» ÀNeB-MARfB), né« le 16 mars 1680, à Venise, d'une illustre famille, est un des érudtts les plus distingués du xvih* siècle. Son aïeui maternel , son père et deux de ses frères furent procurateurs de Saint-Marc. Dès 1687, enroyé par sa famille, arec son frère atné, au collège des Jésuites h Brescia, il y passa neuf anse étudier les humanités et la philosophie. L*étude était sa passion favorite ; il ne voulait rester étranger à aucune espèce de connaissances, et s'appliquait particulièrement h la langue française. Les Jésuites firent de vains efforts pour agréger à leur (Compagnie ce sujet d'élite; mais il leur préféra un ordre qui convenait mieui h ses coûts, celui des Bénédictins de la congrégation du mont Cassin. Entré, en novembre 1696, dans un monastère de cet ordre à Florence, malgré sa famille, qui tenta de Ten détourner, il y fit profession le 1*' jan« vier 1698. Dans une lellre latine, adressée, en 17H, àFréret, secrétaire deTAcadémie des inscriptions et belles-lettres, après avoir rendu compte des études qu'il a faites à Florence dans sa jeunesse, il ajoute qu'y ayant été professeur, il y composa une harangue intitulée : De Mosaicœ historiœ prœ^ stanliOf que Gt imprimer son général Ange Ninci, a homme de mérite, » dit Lebeau, « et oui ne croyait pas que l'ignorance fût une des vertus monastiques. » Outre la théolo* gie, le jeune Quirini étudia le grec, l'hébreu, les mathématiques. Il ne s'instruisait pas seulement dans les livres; il recherchait avidement la société des littérateurs, des savants et des antiquaires. Ses amis le mettaient en rapport avec tous les étrangers instruits qui passaient à Florence. C'est ainsi qu'en 1700 il se lia avec Montfaucon, Bénédictin comme lui, lequel passa deui mois è Florence, et lui inspira le goûi de l'érudition. En 170^, on le trouve au sein de sa famille à Venise. Il habitait toujours Florence ; ce qui ne l'empêchait pas de visiter les villes savantes de l'Italie. 11 vint en France en 1710. Dans une lettre précédepte, adressée au même Fréret, il rend un compte détaillé du séjour qu'il fit dans ce royaume pendant les années 1711, 1712 et 1713. 11 ûous apprend que de ces trois années il en passa Jeux h l'abbaye de Saint-Germain des Frés, chef-lieu des Bénédictins de Saint- Maur, et l'une des plus savantes académies de l'Europe. Il y parle des liaisons qu'il fit avec une foule de savants distingués; il les nomme, les peint d'après nature, fait l'éloge de leur caractère, de leurs mœurs, de leurs ouvrages, des lettres qu'il en a reçues. En mars 1713, il commença h s'éloigner de Paris, non pour quitter encore la France, mais parce qu'après avoir pleinement joui des richesses littéraires qu'il avait trouvées dans la capitale, il était bien aise, avant de repasser les Alpes, de connaître les trésors du même genre que nos provinces pouvaieni
lui offrir. C'est dans cet esprit qu'il parcoa** rut d'abord la Normandie et la Bretagne» ensuite l'Anjou, la Touraine et l'Orléanais; de là la Champagne, la Picardie et les deux Bourgognes; qu'il voulut même voir Genève» berceau du calvinisme, et, après y avoir passé quelques jours chez l'envoyé de France, il se rendit h Avignon pour terminer sa course par la Provence et le Languedoc. Dans cette lettre on voit que rien d'utile ou de curieux n'échappait à ses regards; qu'il recherchait avec la même avidité les gens de lettres de toute condition, et les monuments de toute espèce. Ce mélange répand une grande variété dans la relation de son voyage, et l'on y trouve beaucoup d'anecdotes sur les personnes qu'il a connues et sur les affaires du temps. 11 parcourut, suivant le même système , l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Angleterre.
On donnerait une énuraéralion presque complète des hommes distingués alors dans les sciences et les lettres, s'il fallait nommer tous ceux qu'il connut soit en France, soil dans ces contrées. £n Hollande, il connut Gronovius, Kuster, Quesnel, Jean Leclero etBrigode; en Angleterre, Gilbert et Thomas Burnet , Bentley , Hudson , Hickès et Newton ; à Ulrecht, le savant légat Passionei» depuis cardinal ; h Leyde, Périzonius, Jac-
3ues Bernard et Casimir Oudin ; à Rotteram, le ministre protestant Jurieu (car tous les savants étaient ses amis; il se contentait de déplorer les erreurs de ceux qui n'appartenaient pas à sa croyance). A Anvers, il vit le savant associé de Bollandus, le P. Pape* brock, et à Cambrai Fénelon , qui le reçut è bras ouverts. A Paris, chez le cardinal d'Ëstrées et chez d'Aguesseau, comme à Saint-Germain des Prés, il se trouva en rapport avec l'élite des savants de cette capitale. Rentré dans sa patrie, il obtint l'amitié de Lambertini , depuis fienott XIV, et les bonnes grâces du Pape Clément VII. Toutefois, ce Ponlile ne lui permit pas de donner au public son Essai sur Vhutoire du célèbre monailire de Furfe^ situé dans le duché de Spolèle : les examinateurs y avaient trouvé certaines dispositions qui pouvaient compromettre les droits du Saint-Siège. Qui* rini publia alors une dissertation , un plan de l'histoire monastique de l'Italie, sous ce titre : De monastica Italiœ historia conscrit benda dissertatio; Rome , 1707 , in-k* ; puis une édition des livres de l'Office divin , à l'usage de l'Eglise grecque, intitulés : 0//fcium quadragesimale Grcecorum^ ad fidem codicis Barberini^ cum versione Lalina^ et diatribis ; Rome. 1721, in-4*; mais le pi;e^ mier volume seul parut, de nouvelles (difficultés étant venues interrompre la publi« cation. Après d'autres travaux dédiés à Innocent XIII, et approuvés par lui, il re^ut de ce Pontile l'archevêché de Corfou. 8es amis le plaignaient d'une telle destination ; il ne songea qu'à la bien remplir, et, après avoir été passer deux mois è Venise , au sein de sa famille, il alla s'embarquer k Otrante , et prit possessiou de son siège ea
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ÙEB CARDINAUX.
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tain Vt9h. Les magistrats s*6mpres8èrent de lat accorder les préséances et les privilèges
ao'its avaient disputés è ses devanciers, et sut également se concilier l'attention des Grecs schismatiques. Comme cliez lui la prière ne pouvait pas marclier sans Tétude, il se mit h composer son livre : Primordia Coreyrœ tx antiquissimii monumenth tV/uitrata; Lecee, 1725» in-4* ;ad«uc^a Brescia» 1738, in- V : on y joint : Appendice denomi" ntfrti^ Corcyrcv, Rome,174â, in-4%en réponse aux objections de Mazzochi, sur Torigine des anciens noms de Gorfon. En 17i6, il se rendit à Rome ; dc^jà il avait été nommé abbé du monastère où il avait fait ses ^(j»i\ t et Gonsulteur du Saint-OflSce ; en 1727 » après avoir mis au jour son Enchiridion Grwco^ rum^h Tusago de ses diocésains 9 dédié à Benoît XIII, et publié à Bénévent» pendant fe séjour qu'y fit ce Pontife* en 17S7, in-i^% Il fut déclaré cardinal par le même Benott XIII, qui lui destinait celte dignité dès 1726, et qui Pavait alors nommé évoque de Bres<» cia. En 1730, Clément XII, successeur de Benott XIII, voulant avoir ie cardinal auprès de sa personne, le nomma bibliothécaire da Vatican. La désolation ^e répandit à Brescia » qui craignait de perdre un prélat si bienfaisant. Celui-ci concilia tout : il rassura ses diocésains, promit de ne pas les quiUcr; en effet, il passait neuf mois de 1 année au milieu d'eux , et les autres trois mois à Rome. En son absence , il se faisait rein()lAccr; son dernier suppléant fut le cartiinal Passionei. En même temps qu'il enrichissait de sa propre bibliothèque le vaste dépôt confié h ses soins, il faisait don h la ville de Brescia d*une autre bibliothèque « qu*il rendit publique et pour Tentretien de laquelle il fonda dos revenus. Tel était le noble usage quMI faisait de sa fortune; et encore la meilleure portion était pour les pauvres. Voulant faire honneur h son second diocèse par quelques ouvrages qui le concernassent , comme il avait fait dans le premier, il tit travailler et travailla lui-môme è une édition des ouvrages de quelques saints évoques de Brescia, sous ce titre: VeUrum Brixiœ episcoporum sancti Philaitri ei saneii Gaudentti opéra ; n/fc non beati Ramperti et venerabilît Aldemanni opuxcula^ nune primum in unum colUetm\ ad veteres manuicri^ pton coUala , notii atiisque additionibus t7iuitrata ei aucta : prodeuni jumu eminentis" êimi ae reverendissimi Angeli'Mariœ eardinalis Quirinif Brixiœ epiicopi^ ei apostolicœ sedis bibliothecarii ; Bresci.i, 1738, in-foi. Il
Iiublia aussi Spécimen variœ litieraiurœ qum n urbe Brixta ejusque diiione paulo po$i îypographiœ incunabula florebai^ etc.; Brescia, 173^, in-^% précieux morceau d'histoire littéraire. Lorsqu'allait s'ouvrir le conclave de 1740, les cardinaux auxuuels il montrait sa collection de uiéJailles, 1 ayant évaluée è 180,000 francs, il en fit don à la bibliothèque du Vatican, disant qu'il ne lui appartenait pas de posséder un pareil trésor au milieu des pauvres. Sa réputation le tit associer à toutes les sociétés savantes de l'Eu-
rope ; c'est après qu'il eut été nommé à celle des inscriptions et belles-lettres de Paris qu'il écrivit la première lettre dont nous avons parlé. Voltaire, qui entra en correspondance avec lui dès 17U, lui adressa la Disieriaiion sur la tragédie ancienne et ma* deme^ qui précède Sémiramie^ représentée en ilkS : « Il était digne, » disait Voltaire, « d'un génie tel que te vôtre, et d'un homme nui est h la tète de la plus ancienne bibliothèque de l'Europe, de se donner tout entier
aux lettres Hais si tous les lettrés vous
doivent de la reconnaissance, je vous en dois plus qu'aucun autre, h vous qui avec traduit en si beaux vers latin.^ une partie de la Henriade et le Poëme de Fontenoy. » Ce savant cardinal fut emporté par une attaque d'apoplexie, au milieu de ses fonctions épiscopales, à Brescia, le 9 Janvier 1755; il était dans la 75* année de son Ase. Dans sa jeunesse, se croyant attaqué de Ta pierre, il alla, pour consulter, è Florence, Laurent Bellini, le célèbre anatomiste, et son ami ; mais celui-ci expirait en ce moment même dea suites d'uu régime qu'il s'était imposé pour se guérir d'un mal imaginaire. Dès lors Quirini n*eut plus recours h la médecine. Nul n'a rendu plus de services à ceux qiii se consacraient aux travaux littéraires. Plein de prévenances, aimant è obliger, il était toujours prêt à compulser les manuscrits, k recueillir les notes dont on avait besoin, sans faire acception de personnes ou de crojaiices ; car il était très-tolérant, en même temps que ferme défenseur de la sainte Eglise romaine. Voltaire exprimait le vœu qu'on publiât une collection complète de ses Œuvres; ce vœu n'a pas été rempli. Ces œuvres sont trop nombreuses pour que nous en fassions ici Ténumération ; outre celles qui sont mentionnées plus haut , nous donnerons seulement les titres des suivantes :
I. Anitnadveniones in proposiiionem vicesi^ fitam primam libri vu Euclidis^ eum nova demonstratione, et demonttrationum algebri'carum specimine^ Brescia, 1738, in-4\
II. Edition des OBuvres de Saint-Ephrem, en syriaque, en grec et en latin, imp. du Vatican, 1732 à 1746. 6 vol. in-fol. III. Dia^ triba prœliminarii ad Francisei Barbari et aliorum ad ipsum epistolas^ Brescia, 1741, in-4» —Fr. Barbari gesia et epietolœj Brescia, 1743, in-4*. IV. Pauli il vita, où il défend ce pontife contre les attaques de Platine. V. II0eat Epistolarum quas^ desumptie plerumque earum argumeniit ex Vaiicanœ bibtiotkeeœ manutcriptiê ^ ad eam lusirandam de more quotanniê Brixiam accèdent , tolivagas ante miserai ejusdem prœfectus S. R. E, eardinalit biblioihecarius. Rome, 1743, in-4'. — Différents autres recueils deses lettres ont encore été publiés, tant en latin qu'en italien ; nous en avons mentionné en parlant d'autres cardinaux, et notamment à l'article du cardinal Pôle. VI. Diatriba qua epiiiolœhujus volumi" nis recenseniur^ locaque illa prœiertim profe^ runtur^ ex quibus enitescat Romanœ Ecclesiœ ea œtaie conspectus^ indegue consiet injuste ab eadem fcciarios dffectsse, Brescia, \lkfi%
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in-i% C/esl une dissertation q>ii f>rjeè<i«- le second Toliime drs lettres du cardinal Pôle.
VII. imago opiimi pentifich « txprma in tifitis Pauii ///, qualiter txhibentnr in Rrgi" n'ildi Poli epiêtoliê^ Brescia, 17i5, in 4*.
VIII. Dt*8 lettres paslorales« des fiiècos fiigiliviSv etc. Cet illustre rardinal a écrit luimême sa Vio sous ce titre : Commeniarim cfe rebui pertinentibuê ad Angelum JUariam Qui» rinum, 5. R. E» cardinalem. Rrescia-, 1749, S fol. in-8*; cum appendice^ 1750. Ces mémoires coniJuisont le locleur jusqu*cn 17M>. On efi trouve le complément dans les ouvra* grs suivants : Vicennalia Briximsia Emin. rardinali» Ang. M. Quirini^ célébra fa in aea^ d9mia^ (ro//in(^ffi«i,fiotlingnp, 17(8, in-8^. — Lfttera inlorno alla marie del rard Quirini^ Brescini 1759» in 8*. Leb^au, secrétaire de l*Académie des inscriptions et helles-lettres, Jut l'éloge du cardinal dans rassemblée pul)li<pje de cette académie» tenue après Pflques 1756. Aux termes de son testament, le cardinal léguait le quart de ses biens pour achever la construction de Téglise catholique de Berlin.
On lira avec plaisir ce qu'a écrit sur le cardinal Qiiirini M. de Bausset dans son Hiitoire de Frnelon, Mous lui emprunluns la lin dn cet article.
« Le cardinal Qnirini avait plus d*un rapport avec le cardinal Sadolet » si connu dans le XVI' siècle. L*un et Tanire furent chéris i;i respectés de leurs contom|H)rains par leur goût pour los sciences et les lettres, par leur aUachemeiit sincère à TËglispy dont ils étaient lt*s principaux ornements « par la douceur, Tindulgence et la charité quMs montraient h ceux méniH dont ils combattaient les erreurs. L*u'i et Tautre séparaient les personnes des opinions, et possédaient le talent d*8doucir la controverse sans en affaiblir la force. Les auteurs protestants ont comblé d*éloges le cardinal Quirini» comme les au* leurs luthériens ne cessèrent de vanter la douceur» la modération, Turbanitédu cardinal Sadolet. Le cardinal Quirini, encore simple relii^icux, voulut parcourir toute TEurope pour connaître lui-même tous les savants distingués de son temps. Il (>ossé(lalt il fond les ouvrages de tous les écrivains célèbres qui vivaient alors» et il voulait les entretenir pour 8*iuitier au secret des travaux dont ils s'occupaieni, avant même que le public pût les apprécier et les juger. Il quitta rilalie dont il avait conquis par sa vaille érudition lous les trésors et toutes les richesses» et il visita rAllemagnc, la Suisse» la Hollande, l'Angleterre et la France. Il s'arrêtait partout où il avait un homme célèbre à entrt tenir ou un manuscrit précieux h consulter; il se croyait récompensé de tant de soins et de peines par le bonheur «favoir acquis un ami de plus, ou d*iivoir fait une découverte utile à la ro'igion et aux lettres.
« On peut bien penser (|u'un homme qui mettait un empressement si esiimablu h connaître tout ce qui méritait d*ètre connu» désirait passionément de voir Fénelon. Nous avons dit que le cardinal Quirini avait beaucoup de conformité avec le cardinal Sadolet,
dont Is mémoire était encore chère è tous les amis de la vertu et des lettres. Nous pouvous ajouter qn« la môme confornulé se ro- Irouvatl entre Fénelon et le cardinal Quirini» par les grâces de leur esprit» rurb^iniii^ de leurs mœur^, et cette douceur Inaltérable qui leur conciliait les suffrages des adversaires mêmes de ITglise romaine. Le rardi* nal Quirini a consigné dans la relation do ses voyages les plus petits détails de ses rapports avec Fénelon ; tant il attachait de |»rix aux témoignages d'estime et d'alTectiOii qu'il reçut de Tarcbevêque de Cambrai.
« Je regardais, » dit-il, « Cambrai comme « le principal but de tous mes voyages eii « France; je.no craindrai pas même d*»- « vouer que c'était vers ce seul point», oh « plutôt vers le célèbre Fénelon» (|uc j'étais • alors si vivement attiré dans un rojai*ni# « que j'avais déjà parcouru. Avec quelle « sensibilité, avec quel atlendrissemeril je « me rappelle encore la douce et tendre fa* « miliarité avec laquelle ce gran<l homme « daignait m'entretenir, et recherchait même « mou entretien» quoiiiue son f>alnis fâ4 « alors rempli d'une foule de générnu^x fran- « Çais et d'ofliciers en chef envers bosquets « il remplissait tous les soins de la plus ma* « gnique et de la plus généreuse hospitalité. « J*ai encore présentes à ma pensée toutes « les graves et iniporlanles réflexions qui « faisaient le sujet do nos entretiefis et de « nos discussions; mon oreille recueillait « avec avidité toutes les paroles qui sorc talent de la bouche de Fénelon; ses h I* a Ires sont encore sous mes yeux» et atles* « tent la pureté de ses sentiments et la sii« f gesse de ses principes; je les consi*rve « parmi mes papiers comme le trésor le plus « précieux que j'aie au monde. Il suffit de « lire celles qu'il m'écrivit pen<lant uioii « séjour h Paris ou en Italie, pour roconnal- « tre quel fut son amour pour TEgliso ot « son zèle contre les nouvelles doctrines. •
« Le cardinal Quirini rapporte ensuite quel((Ut3S traguients de ces lettres qui ne dé« mentent point l'opinion qu'il en donne ni le prix qu'il y atlacliail.
9 Etant è Versailles, écrit le cardinal Quirini, le hasard me mit à portée de lire h un ministre une lettre que je venais de recevoir de Fénelon. Le bruit s'en réi^andit h la cour» et tout le monde s'empressa de m'en demander des copies, tant était grande la vénération qu'avaient conservée pour ce prélat les premiers personnages d'une cour où on u'osait plus prononcer son nom en public, depuis que la publication du Télé' maque^ des Dialogues des maris , et l'affaire du quiétistne avaient excité contre lui de si violentes tempêtes.
« Le cardinal Quirini n'a pas même craint de rapporter avec la plus touchante candeur quelques lettres <le Fénelon» où l'archevêque de Cambrai se joue avec autant de délicatesse que de grAce du penchant peut-être excessif qui renlrainait vers des études et des connaissances plus propres h nourrir la vanité humaine, qu'à entretenir daus uQ
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