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puis en 1753 » à celui* de Narbooiie. Dès 1735t il Qt partie des assemblées du clergé, assista h toutes depuis 1755, et les présida à |>artir de 1760. Il Tenait d*ètre nommé
frand aumônier. Archevêque de Reims eo 762, il fut, en 1771, ministre de la feuille des bénéfices, et décoré de la pourpre romaine. Quand il allait administrer les der« niers sacrements à Louis XV, il dit à haute Yoix aux assistants que le roi le chargeait de déclarer qu*t7 élaii tris '-fâché d'avoir donné du scandale. C'est encore lui qui bap^ Usa le duc de Berri, depuis Louis XVI, qui célébra, en 1770, In mariage de ce prince» et qui le sacra en 1775. « Maintenant,jidisait« il, « je puis réciter le Nunc dimittis servum /ttum. Domine, 9 {Luc. n, 29 ) Il s'éteignit le 27 octobre 1777, comblé d'années et de diccniiés
ROCHECHOUART (Jean db), fils de Jean, premier du nom, vicomte de Rochechouart, et de Jeanne de Sully, évoque de Saint- Pons de Tomiers, puis archevêque de Bourges en 1386, et, en 1390, administrateur de celui d'Arles, s'attacha è l'antipape Benoit XIII, oui le fit cardinal en 1394. — Il racheta uu prince de Galles la seigneurie de Tonnaj-Charente, qui lui avait été engagée par Louis, vicomte de Rochechouart, frère de ce prélat, qui mourut le 13 septembre
ROCHECHOUART (Jeah-François-Joseph db), né à Toulouse en 1708, évèoue de Lflon, fut fait cardinal en 1761 par Clément XIII. li mourut eu 1777.
ROCHEFOUCAULD (François db la), né k Paris, le 8 décembre 1558, était le second fils de Charles de la Rochefoucauld, comte de Randon, et de Fulvie Pic de la Mirandole. Son père, colonel-général de l'infanterie, blessé à la tête au siège de Bourges en 1562, mourut d'une blessure reçue à celui de Rouen le k novembre de la même année. — Orphelin de bonne heure , le jeune François fut placé, sous la surveillance d*un précepteur particulier, au collège de Clermont, dirigé par les Jésuites, et où il 6t d'excellentes études. Son attachement pour ses premiers maîtres, ne se démentit jamais, et il ne laissa échapper aucune oc* casion de le leur témoigner dans la suite. 11 n'avait que 15 ans, quand le cardinal de Guise lui résigna Tabbaje de Tournus. Sur ce riche revenu il ne prélevait pour son entretien qu*une faible portion, réservant le reste pour les pauvres et pour la restauration de son église. Il Ot le voyage de Rome, et visita Tltalie pour s'instruire, recherchant les savants, parcourant les bibliothèques. Après sou retour en France, et âgé de 26 ans, il fut élevé par Henri III en , 1585 à Tévôcbé de Clermont, qu'il gouverna avec autant de piété que de prudence. Son diocèse n'avait pas été a l'abri de Tin* vasion des nouvelles doctrines; il ne négUgea rien pour les comprimer, et pour ramener dans la bonne voie ceui qui s'en étaient éloignés. C'était aussi le temps où la Liçue divisait les Français sous plusieurs
bannières ; le prélat resta en dehors de la lutte politique. Toutefois il ne reci>nnut Henri IV qu'après que ce prince eut fait abjuration uu calvinisme. Henri, appréciant le noble caractère du prélat^ lui manifesta son estime en plusieurs circonstances, et obtint pour lui la pourpre sacrée qui lui fut conférée en 1607 par le Pape Paul V. Après la mort de Henri IV, le conseil de régence, voulant rapprocher delà cour le prélat, (mur proQter de son expérience et de la sagesse de ses conseils, le transféra sur le siège do Senlis, puis l'envoya en qualité d'ambassadeur à Rome. De retour en France, il assista, en octobre lOli, au lit de justice* où Louis Xm déclara sa majorité, et è l'ouverture des derniers états généraux de la monarchie. Il jr proposa, et n'oublia rien pour faire recevoir en France les décrets du concile de Trente, sous réserve toutefois des droits du roi et de la couronne de France^ des droits^ immunités et libertés de VEglise gallicane. Cette proposition ne fut point, accueillie. Il fut plus heureux, en J6t5, et fit admettre ces décrets dans une assemblée générale du clergé qu'il présidait. En 1618, devenu grand aumônier après la mort du cardinal Duperron, il fut, 1 année suivante, nommé abbé de Sainte-Geneviève. En 169^ il se démit de Tévéché de Senlis et de la présidence du conseil h laquelle il avait été appelé deux ans auparavant, pour s'occuper uniquement de la réforme dos onires de Saint-Augustin et de Saint-Renoit, dont Tavait chargé Grégoire XV. Il s'était également démis de son abl>aje, dans laquelle il avait introduit la régularité, et où les abbés devinrent électifs. Il mourut à Sainte-Geneviève le li février 16^5, dans sa 87* année. Sous-doyen des cardinaux, il avait crdonné
?[u*aucune pompe ne fût déployée dans ses unérailles. Son corps fut inhumé dans l'église de Sainte-Geneviève, et son cœur déposé dans TEglise du collège des Jésuites, où il avait étudié. Toute sa vie il conserva les principes ultramontains de ses premiers maîtres, et fut un des plus ardents adver* saires du fameux syndicde la faculté de théologie de Paris, Edmond Richer, qui s'était fait le champion des libertés de l'Eglise de France et des immunités du royaume. La Vie de ce cardinal, qui avait toutes les ver* tus de son état, et qu'honorait un noble ca^ ractère, a été écrite par le P. de la Aiorinière, chanoine régulier do Sainte-Gene^^ viève, Paris, 16S^6, in-V; et en latin par U P. Rouvière, Jésuite » Paris, 1645» in-8% — Voy. Rbllarmin.
ROCHEFOUCAULD (FaiDiRic-JiBânB d« ROYB DB la), né le 16 juillet 1701, de l'iU lustre maison de ce nom, oui a produit tant d'hommes distingués par leur esprit ; était fils de François II de la Rochefoucauld; lieutenant général. Depuis que François, comte de la Rochefoucauld, eut tenu le roi FraiH çois I" sur les fonts de baptême et lui eut donné son nom, 1^9^ l'atné de la famille a toujours porté le nom de François. -^ Destiné à la carrière ecclésiulique» le jeune