‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 216 sur 350 · RU F · texte numérisé non relu

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frtrnn), fut fait canlinnl par Léon XIJ en 18i6. Il mourut en 1831.

RUFFO (Thomas), Napolitain, archevêque (le Nicée, créé cardinal par Clément XI on 170G, légat (le la Romagne, puis de Ferrare, évéque de Ferrare, légat de Bologne en 1721, pniséipèque de Paleslrinc, mourut doyen des cardinaux, en 1753.

KCFFO {Ai«Toi?iE), Napolitain, auditeur de chambre, fail cardinal en \lk3 par le Pape Bc^notl XIV, mourut en 1753.

* RUFFO (Fabrice^bnis), neveu du pri^cédeht, naquit h Naples le 16 septembre 17/i4, <i*uno famille noble, mais peu riche alors, -qui lui fit embrasser la carrière ecclésias* •tique.— Il entra doncdans les ordres, n*alla pas plus loin que le diaconat, et se rendit à ■Rome, où Pie VI, reconnaissant en lui des capacités, fe fit assesseur du gouverneur, puis trésorier général, charge importante, et qui est un échelon pour monter au cardinalat. Il y montra des talents administratifs, et porta un décret qui accordait des primes aux propriétaires qui planteraient hes oliviers, mesure féconde en heureux résultats. Homme entreprenant, î1 arait toujours de nouveaux projets. Le penpto, fati« gué de ses innovations, manifestait son fuécontentement, et le représentait, sur la "Statue de Tarquin, montrant d'une main le inot ordre^ dans Tautre, le mot conir^ordrCf €t.portant écrit sur In front désordre. Ruffo, obligé de se démettre , retourna dans sa patrie, où le roi Ferdinand lui confia TintentJance du château de Caserte. Proclamé cardinal-diacre en 179^, il revint à Rome, où il était lors do Tinvasion française, qui ne tarda pas h s^étendre h la Péninsule entière 11798]. Il alla joindre la famille royale de 'Naples réfugiée en Sicilo. Bientôt son influence conlre-balaniça celle du tout-puissant ministre, le Français, ou plutôt Tantifran- «ais Acton. Cependant sur difl*érents points du royaume de Naples le peuple se soulevait contre les Français. On résolut d'envoyer ftuflTo diriger le mouvement. Il accepta avec joie et au plus grand contentement encore d*Acton. Débarqué en Calabre en février 1799, le général-cardinal [c'est ainsi qu'on rappelait) vK accourir à lui les populations conduites par des nobles et par des prêtres. Son armée s'éleva bientôt a plus de vingt mille tiommes, troupe nombreuse, il est vrai, mais peu aguerrie et mal disciplinée. Elle fit des progrès, s'emparadeHileto,Monteleone, Cutro,Cotronc,Paola,Consenza;àAltamura, tout fut pillé, dévasté, égorgé; les plus grandes atrocités furent commises. Le général n*élait pas mattre de ses soldats; parmi eux se trouvaient tous les brigands de l'Italie et les forçats déchaînés. Les Français avaient été rappelés par les événements de la guerre vers la haute Italie. Ils ne tenaient plus que Naples, qui fut forcée de capituler en présence de RuOb, soutenu alors par une armée russe et anglaise. Aux termes de Ja capitulation, les républicains compromis s'embarquaient pour être transportés en France, torique apparut defanl Naoles la Ootte de

Nelson, portant Ferdinand IV, lequel annula la capitulation. Ruffo devait user do tout sou pouvoir pour la faire observer, ou se démettre sur-le-champ; il résista faiblement, imprimant h sa mémoire une tache ineffaçable. Alors eurent lieu d'épouvantables boucheries qui, dit un historien, surpassèrent, s'il étail possible, les horreurs de 93 en France. Pendant que la cour de Na|>les continuait d*assouvir ses vengeances , Rufl'o était k Venise pour le conclave de 1800, où enfin fut élu Pie Vil. Il suivit à Rome ce nouv<.'au Pontife, qui le nomma préfet de TAnnone. Le roi de Naples l'avait comblé de faveurs et lui avait donné plusieurs domaines d*un revenu de plus de 100,000 francs. D*autres souverains, et notamment le czar Paul r\ lu-i envoûtèrent des distinctions honorifiques. Ce dernier alla même jusqu'à lui écrire une lettre autographe pour lui exprimer son enthousiasme et son admiration pour l'énergie que le prélat avoit montrée en Calabre. Le cardinal Ruffo, retourné à Naples, nù il faisait toujours partie du conseil do la cou* ronne, y était en 1805, lorsque le faible Ferdinand fut poussé par l'Angleterre à se déclarer de nouveau contre la France. Il tenta vainement de s'y opposer; ses consi*ils ne furent pas écoutés. Aj)rès la con juôte de Naples par les Français, il revint à Rome, où il fut témoin impuissant de l'enlèvemenl de Pie VII, Appelé ensuite lui-même à Paris, comme les autres cardinaux italiens, il fui du |)etit nombre de ceux qui assistèrent au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, et reçut en récompense le grand-cordon de la Légion d'honneur. Il fut aussi de ceux qui parvinrent h arracher à Pie Vil le com ordat de 1813 ((ui coû'a tant de larmes à ce Pontife. En 18li, le cardinal Ruffo retourna h Rome, puis è Naples; dans ces deux cours on accueillit avec froideur l'homme qui avait faibli devant Napolécm. Cependant, en 1821, quand Ferdinand, grâce à l'Autriche, eut comprimé la révolution ei réiabli le pouroir absolu, il rappela le cardinal dans son conseil. Celui-ci, après la mort de Pie VII, Ht encore le voyage de Rome pour prendre part aux travaux du conclave où fut élu Léon XII; il revint ensuite dans sa patriCf nu*il ne quitta plus. Après une vie si agitée, il^ se retira h la campagne, où il s'occupait d'agriculture, et mourut le 13 décemtire 1827, dans sa 74* aimée. Il a laissé quelques écrits, en italien, sur la tactique militaire, sur les fontaines, les canaux, etc. Ses mœurs n'étaient pas irréprochables, et n'avaient pas la pureté qui convient è un Chrétien, et surtout à un homme de son état. 11 était d'ailleurs d*un commerce agréable et facile, modéré dans ses opinions et dans son caractère.

ROFFO (Louis , de la même famille que le préccdeiit, mais de la branche dont le chef porte le titre de prince de Scilta, naqeit k Saint-Onuphre le 25 août 1750. -— Revêta de la pourpre en 1803, il fut, l'année auivante, nommé h Tarchevêché de Naples.

Après la conquête du royaume par les Français en 1806| il refusa de reconoaitre le roi

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