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Joseph» $6 r<*lira h Rome» et ne reprit son s\é?fi qu*sprès le retour de Ferdinand, en 1815. Quand éclata rinsurrecllon de 1820, il se déclara pour la nouyelle constitution qui fut proclamée» en protestant toutefois contre la liberté des cultes* Affligé d'une surdité presque complète» il n*exerça pas longtemps les fonctions de chef de Tinstruction publique» auxquelles il ayait été appelé par le roi» et mourut le 17 nofembre 183S» dans sa 83* année.
RUFIN » évé(]ue de Rimini » fut créé» dans la troisième et dernière promotion» prétrecardinal du titre de Sainle-Praxède fier Clément 01, Pape de 1188 à 1191.
RCFINI (Philippe], roligieui de Tordre de Saint-Domini(|ue» célèbre théologien et
J»rédicaleur, transféré de Tévéché d*Isernia I celui de Tivoli en 1387» y tint» deux aiit après, un synode dans lequel il fii de beaux règlements, r^ui sont conservés manuscrits dans les archives de cet évèohé. — - KIové au cardinalat en 1378, par Urbain VI» et grand néiiitencier, il soutint avec vigueur» comnio légat aposloli(fue dans toute l'Italie» les inlérêisdeson bienfaiteur contre les partisans de Clément VII» et, après avoir écrit dos Commeniairei sur la physique d*Aristote» il mourut k Rome en 1380.
RUSCONI (AifToiNB), Bolonais, né en 1713. évoque d*Imola» il fut fait (ordinal en 1816 ^lar Pie VII. Il mourut en iSSO.
RUSPOU (Babtbélemt), né & Rome le 23 eoût 1697» était le fils aine de François- Marie Ruspoli » prince de Cerreteri. - - N'écoutiint que sa vocation» il prit le parli de la prélature» et fut nommé» en 1721» secrétaire des Mémoriaux par Innocent Xlli» sou tiraud-oncle materuel qui le fit aussi proio-
notaire apostolique participant. Après la mort de ce Pontife, il perdit la promière charge dont le Pape Benott Xlli» après stm ' exaltation» disposa en faveur de Nirolas Coscia, depuis canlinal. Déclaré peu après secrétaire de la congrégation de la Propagande, il reQul, en 1725, les ordres mineurs, et» en 1730» fut déclaré cardinal de Tordre des diacres par le Pape Clément XII» dé*la famille Cor^ni» son parent. L*aonée suirante» après la mort de son père» il céda son droit de primogéniture à D. Alexandre Ruspoli» son frère putiié, moyennant une pension de 12,000 ecus» avec la réserve du fief de Vignanello. Le cardinal Ruspoli» déclaré en 1737 protecteur du collège germanique hongrois è Rome» et peu après du collège dos Maronites, mourut h Rome le SI mai 17i^l, dans sa kk' année.
RU8T1CUCC1 (JBaÔMB)» né h Fano» dans la Marche d*Ancône» vint ilès VAge de ?ingt ans à Rome» où il entra dans la maison du cardinal Alexandrin. — Ce cardinal ayant ceint la tiare sous le nom de Pie V» honora Rusiicucci de la pourpre en 1570, et maria Michel Bonello» son neveu» avec Leonarda Rusiicucci» nièce du nouveau cardinal» qui par là acuuit un grand crédit sous ce pontificat. Il alla» comme légat» en Portugal, en Espagne» en France du temps de la Ligue, l'ivesti par Sixte V do la charge de cardinalvicaire, il s'acquitta honorablement de ces fonctions sons cinq Papes^ et mourut le 14 juin 1603» âgé de 66 ans.
RUSTIQUE» de Bustkis, Romain» et archiprètre de Téglise de Saint- Pierre» fut nommé» en 1127, par le Pape Honorius 11, cardinal-diacre du titre do ï^aint-Georges ûi Yelabro.
SABRAN (GLÉA2AR m), évéqne de Chiéti* nommé, en 1378» par le Pape Urbain Vi» prèlre-carJinal du titre de Sainte-Bilbine» puis grand pénitencier» mourut en 1394.
SACHETTI (JuLB), de Fhirence» secrétaire de la congrégation du Concile» nonce en Espagne, nommé cardinal en 1626 par le pape Urbnin VIII»évèquedeGravina,de Frascatiet de Sabine, préfet de la signature de justice» mourut à Rome le 28 juin 1663, âgé de 76 ans.
SACHETTI (Umain), neveu du précédent»
au'iileur général de la chambre apostolique» créé cardinal par Lmocent XI le 1*' septembre 1681» mourut à Rome le 6 avril 1705» d*une attaque d'apoplexie» dans la 65* année de son âge et la SA* de son cardinalat, et fut inhumé auprès de son oncle dans Téglise de Saint-Jean des Florenlins.
SACRATUS (FfiANçoisJ, Ferrarais, arche- Yèuue de Damas» créé, en 1621» par le Pape Grégoire XV» prôtre-cardinal du titre de Saint -Matthieu in Merulanaf évèque de Césène» mourut en 1623.
SACRIPANTI(JoSEPH},deNarni»dansrEtat ecclésiastique» naquit le 19 mars 1642. Référendaire de Tune ei de Tautre signature.
sous-dataire des Papes Innocent XI, Alexandre VII et Innocent XII» il fut élevé par ce dernier h la dignité de cardinal le 12 décembre 1695. Préfet d« la congrégation du Concile, protecteur de Tordre des Carmes» dalaire du Pane Clément XI, préfet de la congrégation de la Propagande et protecteur des Calholiaues d'Ecosse» il était le plus ancien des cardinaux-prêtres, quand il fut enlevé» k Rome» des suites d*uno inflammation de poitrine» le (k janvier 1727» dans la 85' année de son âge et la 32- de son cardinalat. Il arait noblement dépensé en aumônes presque toute sa fortune. Ce qui lui restait, il le partagea par son testament, et par portions égales» eulre tous ses neveux» qu'il substitua les uns aux autres» assignant par préciput une somme de 25 mille écûs à celui d*entre eux ui se marierait au gré et du consentement e ses neveux ecclésiastiques. Pour ceuxci» il avait fondé une espèce de prélature» k laquelle étaient attachées des rentes sur divers monts-<le-piété.
SACRIPANT! (Chable^^-Mahic) fut le 33* et avaut-Jernier card*nal créé par Clément X*l» dans sa onzième promotion^ en 1739.
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DICTrONMAIRE
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SADOLET (Jacques), un des 6€riT;tins les . plus éminculs do la rennissance* naquît h Modèno an WII. Son père,- jnrisconsiiHo célèbre, et professeur de droit à Pise, puis ^ Ferrare, lui donna les premiers soins. — Doué des pins heureuses dispositions, il fit de riipides progrès dans les langues anciennes et dans les diverses branches de la littérature. Il surfit surtout avec un grand succès 1rs leçons de rihilosophie que donnait à l'uniTersilé de Ferrare Nicolas Léonicène. C*esl dans cette villequ*il se lia arec-fiemlio, depuis cardinal comme lui, de cette étroite amitié, qui ne finit qu'avec leur vie. Son père lui ayant permis d*aliorèl\ome, il enira dans la maison du cardinal Olivier CnralTa, dont il devint le secrétaire^ et qui était pour . lui un ami plutôt qu'un patron. Après la mort du cardinal Caraiïa, Sadolet s'attacha h Frédéric Fré^oso« archevêque de Salernc; mais, en 1513, Léon X, aussitôt après son exaltation» lo choisit pour secrétaire en inème temps que<neml)0. On conviendra que le Pontife savait b'en choisir. L*étude avait toujours été la passion de Sadolet; remploi epvié qu'il occupait ne Ton détourna point. Il était toujours I âmcdes réunions de Pacadé- .mie romaine, rendez- vous de ce qu'il y avait alors d'hommes distin(^ués par le talent ou par . Ja naissance. Théologieu et orateur, philoso« phe et poëie» uniquomrnt homme d*étude et sana ambition personnelle, il ne sollicita jamais que pour ses amis. En 1S17, pendant nn voyage qu'il fit è T^otre-Darae de Lorette, )>our raceomplissement d'un vœu^ Léon X le nomma à I évëché de Carpentras, dans le comtat d'Airignon ; et il fallut un commandement exprès du Pontife pour le déterminer à accepter. Sous le sévère Adrien VI, les gens de lettres n'étaient pas en faveur ; Sadolet fut même en butlc à d'injustes accusations. Il était dans son diocèse à l'avénemc^ de Clément VII, qui lo rappela et lui rendit son emploi. 11 ne revint qu'à la condition «le pouvoir retourner au bout de trois ans, au milieu de son trourieau. Il essaya vainement de déleurirer le Pontife d'entrer dans •la ligue qui si3 formait contre Charles V, et Clément eut l>îcn è regretter de n'avoir pas suivi un si sa^n conseil. Sadolet partit de .Rome en 1527, peu de temps avant l'entrée '.des .troupes impériales qui pillèrent et sacca- ^.èrent cette ville. Sa maison et ses meubles furent détruits. Il penlit sa bibliothèque d'une autre manière ; elle avait été embarquée •&ur un bAiiment faisant voile pour la France; .la peste se déclara i bord ; tous les ports lui lurent fernoés, et l'on ÎKnora ce qu'il éiait devenu. Sadolet qui n'avait pasd*autrc bénéfice que son évèché, dont il ne relirait qu*un reTcnu de 1^000 écus d'or, trouvait moyen cependant de faire des fondations utiles, et de secourir les nnuvres. Paul 111, successeur de Clément Vif, anacha de nouveau, en 1530 l'évéque de Carpentras à son diocèse» et le rappela h Home pour fadjoindre aux prélats chargés do préparer les matières qui .devaient être soumises au concile, qui eufin a ouvrit h Trente en 1545. Ce travail terminé,
Sadolet voulait retourner dans son diocèse; mais le Pontife le créa cardinal-nrélre dans sa troisième promotion, en décembre 1536, et le retint auprès de sapersonno. Deux ans après, le nouveau cardinal accompagna Paul III i Nice, pour assister à l'entrevue de Charles V et de François I" , qui conclurent cette Irôve de dix ans, si mal observée. Il profita de cette circonstance pour demander aafler visiter son diocèse. Cette permission lui lut accordée, mais pour un temps fort limité. Néanmoins, sous différents prétextes, il prolongea son séjour au milieu d'un peuple Îu'il aimait, et qui lo payait bien de retour. 'est de Carpentras qu'il écrivit, en 1539, aux habitants de Genève, qui venaient d>ni- -brasser le calvinisme» celte lettreai touchante, modèle d^éloquence et de charité . chrétienne, comparable k ce que saint iean Chrysostomo a laissé do plus pathétique. Imitant la manière d'écrire de saint Paul , il commence par celte adresse : Jacobuê Sad^» fe/uf, episcopus Cnrpenlorali^ S. R. £. tit. tancti CalixtWpretbyttr eardin, iuis de$id&raiinjrairibus, magulratuù eoncilio ^t-civu^ bus Gebennensibus. Il continue en leur souhaitant la paix : Chari$$imi in Christo ffûtreê: pax vobii et nobiicum^ koe tit tum caikoiiem Eccleêia. • • . Calvin ne tarda pasàré|>ondrei. En 1542. le cardinal» rappelé èlleme» fut envoyé auprès de François l" pour le porter k la paix. Lo pir$ des lettres connaissait Sadolet » qu'il avait déjh vu à Lyon en •1527, et qu'il honorait d'une estime particuMèro; il tenta encore de se L^attacher, el promit de faire tout ce qu'il demandait ; -maisCharlesV rendit toute négociation inutile. Lo prélat, retourné èCarpenlras, fut de nouveau rappelé par Paul III, qui ne pouvait se passer de ses conseils. En iSU il accompagna ce Pontife à Parme, et, de concert avec lui, détermina Charles V à faire la paix avec la France. Tranquille désormais sur l'administration de son diocèse, qu'il afait remise h Paul Sadolet, son eousin, il mourut k Rome en 1547, dans sa 71* année, et fut inhumé sans pompe • comme il l'avait erdonné,dans l'église de Sainl-rPjerre-ès-Liens» qui était celle de son ti tre. Le cardinal CaraflTo, defiuis Paul IV, pronanca son oraison fui)è'l)ro en présence du Pa|)C; et Jacquet .Gallo en prononça une autre dans lYglisa de Saint Laurent, «c Plein de doucetir et cle sensibilité, il avait une noblesse d*âroo et un désintéressemont admirables : pieux sans superstition, zélé pour la foi, mais ennemi de toute violence, son exemple aurait d4 sufllre pour rendre les hommes bons et heureux. Bien éloigné de rabaisser, comme tant' d'autres, le mérite de ses adversaires, il rendait justice aux talents de Calvin et de Bucer, ainsi qu'aux qualités aimables dn Jllélanchthon. Erasme le consul taitfouvcnt, et iie repentit toujours d'avoir négligé sgs conseils. Enfin il fut aimé des protesiants c-t admiré des Catholiques. » (BiograpUie 4«ni<« versc»!lo.) L'édition la plus complète de ses oeuvres est celh de Vérone, 1737-1740,4 vol. in-4% sous ce titre : Jacobi Sadotetip
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DES CARDINAUI.
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cnrdinalii, et epiicapi Carpenloraeiensiê opéra quœexlant omnia, Elleeontiont seize oûvrngos (lonl voiri les principaux: 1. Deliberis recte inêlUuendi$9 Venise et Paris, 1533, in-8*; LyoD 1535, in-S**; II. De philosophica comolalionij et meditalione in adversié ^ Rome, 150%; Francfort, 1577, iii-8*; Il|. Commeutariun ia epistolam S. Pauti nd Aomanoê^ Lyon, 153$, io-foK, 1536 et 1537; IV, De philosophiœ laudibus^ Lyon, 1538, in-i^''; comme tou$ les ouvrages de Sadolet, ce traité est écrit avec une grande perfection de stylo. V. Epiilolarum libri XVIi,elc., Lyon, 1550, in- 8*. VL Ad principes populosque Germaniœ exhoftolio gruvissima^ ut^ deseriie el abjeclis pestilenii34imi$ bœreeium imanUi^ in gremium ealholicœ et epostolicœ Christi Eccleeiœ ref deant, D.îlingon, 1560, irv-l2; VII. de» Harangues^ un Commentaire $ur les PêaU" meSf des poésivaiatines, parmi lesquelles on distingue son Curtius et son Zaocoiin, elc.
Voici son éloge par le P. Alby [16i4] :
« 11 n*oppnrtient qu*aux sages de faire, comme Von dit,, leur fortune, et de tailler justement ses mesures au calibre dQ leurs désirs, après quMI les ont ajustés aux règles de la raison. En quoi leur travail est d^autant plus recommandable, qull est |)lus rare; se trouvant moins de personnes qui sachent Tart de la vertu, pour assujettir à leur gré la matière désobéissante d*uù se taillent leé Images d*m)e l>eiteét glorieuse fortune, qu^il n'est d'experts ouvriers qui aient l*adresse de travailler de bonnes tigures, du marbre ({rené ou du serpentin, et faire obéir la du« reté rebelle de ces pierres à leur plaisir.
« Or entre ce peu de personnes qui entsu eu perfection ce grand et noble métier, j'y compte te cardinal Sadolet; de qui Ton peut dire avec vérité^ au'ayant toujours possédé moins de dignité de la faveur et de U bien* veillance des grands, que de mérite du fonds , il fut néanmoins ce qu'il voulut
de sa vertu
être, et jeta pour ainsi narler, sa fortune dans le moule qu'il voulut, la façonnant selon les mesures (|u'il s'était prescrites parla singulière modération de son esprit.
«L'emploi qui détenait son père^ Ferraro, où il avait été appelé par le duc pour y fairi» lecture publique du droitcivil, le tiraen.ses
rilus tendres années de Modène, qui fut le ieu de sa naissance, auprès de son père, qui voulut prendre le soin, et avoir le contentement de donner la première teinture des mœurs et des lettres à son enfance, sachant bien les effets que la première institution influe dans le cours de la vie, et qu'un chacun est quasi ce qu'il a appris d'être en ses plus jeunes ans.
« Il montra une incroyable vivacité d'esprit è apprendre les langues latine et grec(|ue. desquelles il fut rendu savant en un degré louable de [icrfection, en un âge où l'on se contente, si les autres se rendent capables des principes. Son inclination et la gentillesse de son esprit le jetèrent plus aux exercices et -à l'étude du bien dire, qu*à nulle autre : lequel il voulut puiser vlaus lessources
les plus nettes, et dans les livres do cenx qui en avaient fait la profession avec plusde majesté et d'éelat. En quoi il réussit avec une louange qui égala le travail et l'assiduité de êon étude, et surmonta celle de ceux qui de son temps aspirèrent à l'exftression de là latinité et de l'éloquence romaine. Ce que- Ton peut encore reconnaître dans les pièce» qui sont parties de sa main, et au'il a laisr 8ées à la postérité, dans lesquelles on remarque un discours si ferme et si concluant au raisonnement ; si facile et si naturel au sens; si cultivé et si exprès au langage ; si exact et si religieux au choix des paroles; si égal et si vrai è la tissure; si régulier et si limé autour des périodes; qu'il a mérité des mieux entendus la louange d'avoir approche de fort près le parfait exemplaire^ qu'il s'était proposé d'Imiter.
« Ayant déjà passé les premières années* do sa jeunesse à Ferrare, et acquis bien de- Testime dans tous les essais quMI rendit de' son érudition et de sa sudisance ^ il obtint' congé de son père pour aller à Rome, où chacun le flattait de belles espérances d y rencontrer un théâtre plus résonnant au mé* rite de son esprit. La connaissance qu'il y donna tout aussitôt des rares cl excellentes qualités qui étaient en lui, le tirent recherché du cardinal Olivier CarafTe, personnage do grand mérite, et bien entendu au. choix des bons esprits, dans le palais duquel les belles-lettres avaient pour lors dans Roroa leur académie, la philosophie ses prome-^ noirs, l'honnêteté son domicile^ et la vertir son temple. Il reçut avec les autres témoin gnage» des libéralités et delà bienveillance de ce cardinal, un bénéfice d*hoooète revenu, dans Home; et à même temps il lia imo étroite amitié avec Frédéric Prégose, évèqu^ de Salerne, et avec Pierre Bembe, qui étaient deux esprits |>oliis, tft de la taille dusieu,. avec les<iuels il entretint autant qu'ils vécurent une particulière commuuicatioud*études, d'affaires et do dosseins.
H Cependant le décès advenu du cardinal Garaffo,nc le laissa point dansRomedépourvu d'appui, pour V soutenir et élever sa lortuno naissante. Le Pape Léon K, do qui le grau) et leprofond jugement était le caractère des belles qualités de ceux qu'il appelait à soi^ service, succéda avec avantage aux bonnes volontés que ce cardinal avait pour Sadolet; il le choisit d'entre plusieurs habiles hom* mesquiabondaientpour lor&cn sacour,^pour être son secrétaire et le servir aux dépèches des aSaires les plus importantes de l'Église. Enlaquellechargeilsecomportaavectantd'adresseetdelidélité, que,.desecrétairedu Pa(»o étant devenu son principal confident, il était en rc^puta|ion de gouverner ses faveurs en lu distribution dcsolFLces, et eu la promotion des prélats. Et néanmoins il etit le cœur si épuré de l'intérêt, et râmo si blanche et si franche d'ambition, qui est souvent la tare des meilleurs esprits, que parmi tant de charmes d'honneur, et dans la coolideuce privée quM possédait do co girand Pontife, il n'ouvrit jamais la bouche pour lui demander
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chose qui fûl poor soi, qnoiqu*il procurftt ardemment en loiil ptotn d'occasions, s.ins ^irciiiêtne reclierché, des faveurs |>our les Autre.^;.HH réservant ce qui tieat du difin» la gloire de faire grniuilement du bien, sans en prétendre ou recevoir de personne.
« Il arriva cependant» comme il était allé rendre un vœu k Notre-Dame de Lorette, que le Pape le nomma de son propre mouvement h i évôclié de Carpentras, vacant au comtal d*Avignon: dont la nouvelle» gui eût épanoui uncieur plus étroit que le sien, ne sembla pas seulement le toucher ; et il élarl disposé h refuser Htonneur qui lui était oTft^rl, 8*11 nVAt eu plus de crainte d'offenser TaOTectionnée volonté de son bienfaiteur, qu'il n*avail d'indifférence pour la dignité qu*il lui déferrait. Il l'accepta enfln» et reronnaissani en cette vocation les traces Je la Provrdf.nce éternelle, il résolut de faire passer dans ses mœurs la dignité du degré où vl avait été appelé de Dieu« et quant et quant «i:> sVmployer de loule rélen*iuo de sonde* voir aux fonctions de son ministère.
« La mort du Pape Léon, qu, arriva peu de temps aprèst lui en donna le moyen. Il sortit incontinent de Rome pour se rendre Ik son éTÔché, où il acquitta sa conscience, et les bellfs résolutions qu'il avait prises,avec foute sorte d'ardeur et defiiélité. Il y fut fout lelempsdupuntifiratdu Pape Adrien VI «*xerçant les fiiictions épiscopales avec tant de perfection et d'assiduité, que hors de co qu'il prêtait h Toccupatlon de Tétude pour n'entretenir en la rompagnie dos Muses, qui lui fut toujours très -douce et trèsagréable, il vaquait infatigablement au bien des peuples qui étaient sous sa charge, comme hsn principale affaire, faisant partout recueillir l'instruction de sa doctrine, Tédiflcnlion de ses exemples et de ses charitables soins, la consolation et le soulagement des petits et des grands.
9 Après doux ans de résidence^ le Pape Clément VII, neveu du Pape Léon son bon maître, qui succéda à Adrien, Tattira derechef k Rome par des semonces si pressantes et si affectueuses, qu'il fut enfin contraint, quelque résistance qu'il j sut apporter, de ployer k ses désirs; avec cette condition néanmoins qu*il lui fit agréer, qu'après trois années d'absence il pourrait se retirer h sa chère Eghse, de laquelle, lorsqu'il était éloi* Kné, la cour môme de Rome lui semblait un bannissement. Il assista fidèlement le Pape lie ses conseils, en une saison où la chré* lienté était déchirée par les partialités elles finiroositées échauffées des princes, et où, ihirant leurs divisions, il fallait parer è tant de coups adroits et secrets qui portaient ctintre les intérêts et Tautoritéde l'Eglise, fit il eût été bien à souhaiter que le Saint-Père i*ût loujours agi par ses sages avis: mais
G ur s'être engagé k suivre en Teiécution ( conseils de quelques esprits ardents qui •'élaient saisis artificieusement de la principale créance auprès de luiiOt qui, pour aimer mieux le hasard que la sûreté, ber- (nieut $è cré4jiilité par des succès imagi-
naires» il se vit en pou de temps enve!opi*4 on de grands périls, au dessein de la guerra
Sn'il entreprit contre l'empereur Charles V, 'où Sadolet s*étant défié de pouvoir le dégager; et d'ailleurs se voyant toucher ait terme (|u*il s'éiait prescrit deson absence hors 4e son évèché, il obtint par ses instantes prières d'aller revoir son Eglise, et satisfit tout ensembleparsaretraiteautantksaconse'enee»
comme aux secrets émulateurs de sa rertu » qui prenaient un si long séjour h la cour de Home plutôt pour un eflTet de son amb-tfon» que de son atl^'ction k la personne du Pape et au bien de l'Eglise.
c II sembla certes avoir prévu l'orage qui menaçait la ville de Rome : car vin^t jours seulement après son partement, les Gibelins entrèrent en armes dans Rome, et pillèrenl tous les meubles du palais du Vatican et de l'église Saint-Pierre, le Pape s*étanl sauvé dans le château Saint-Ange, où il fut garanti de leur fureur par l'arrivée de la faction guelfe qui les força de se retirer. Mais en même temps l'armée impériale ayant |>ris de vive force et saccagé la ville» assiégea le Pape dans le cliAleau, le prit, et le tint prî* sonniersix mois durant, lui donnant un long loisir de se repentir d'avoir plus aimé Sadolet que ses sages conseils.
c Un accident si funeste comme celui du saccagement do Rome, et de la captivité du chef de TEgliso, apporta une sensible aflliction k l'évoque Sadolet; qui tAcha néanmoins par ses belles lettres de soulasior et d'adoucir celle du Saint-Père, et de plusieurs cardinaux qui avaient eu plus de part k la ccmt>mune calamité de TEglise romaine. Et hiimèmê dès lors pourdonner plus large ouverture dans son cœur aux consolations du Ciel d*où il les attendait, s^adonna d'une grande affection k l'étude des saintes lettres ; au(iuel temps il composa de sa fhçon le beau commentaire qu'il nous a laissé sur l'épftre de saint Paul aux Romains ; qui est bien au jugement des doctes, l'un dos excellents ouvrages qu'on pourrait produire sur ce sujet, ou encore par occasion il prépare des salutaires aolitodes aux erreurs des sectaires qui commençaient de son temt)s d'empoisonner l'air de la France. Ce fut aussi l'un des utiles emplois auquel il partagea les soins de sa charge, d'empêcher que l'infection contagieuse de l'hérésie naissante ne se prît à son diocèse dont il veilla diligemment sur ceux qui distribuaient la parole de Dieu aux fieuples*; comme encore sur les professeurs qui instruisent la jeunesse aux écoles, l'eutrelien desquels il augmenta libéralement, les appiiintant de bons gages après les avoir bien reconnus et fondés en leur créance; pour la crainte qu'il avait que ces tendres es|>rtts ne fussent d'autant plus aisémeni imbus de mauvais principes, qu'ils sont plus curieux de nouveauté, et plus susceptibles d'erreur; comme la |)lus grande blancheur se tache plus aisément, et la noirceur j trouve plus de prise.
c Les vifs et les tendres sentiments qu'il avait des malheurs qui se préparaient k lou*
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DES GARDLHAUi.
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dre snr la France, le Grenl avancer à Lyon 5ur rarrîvée du roi François I" pour lui oomniuniquer ce que »on affection et sa prudence lui aTaicnt inspiré au soulagement des peuples, et pour Tintérôt de la religion. Le roi ajnnt goûté extrêmement son humeur, et estimé au delà de tout 00 qui se peut dire la générosité de son esprit, $a vertu pure et sans artifice, et les lumières de ses conseils, ni faibles, ni intéressés, lui témoigna beaucoup d'affection, et lui offrit de grands avantages pour le re* tenir ksa cour; mais tout le royaume de la fortune n*avait point de présent capable de tenter sa vertu, ni d'apftÂt qui put vaincre Tamouret la fidélité qu*il avait vouée à sa charge.
«Il se retira ensuite à son évAcI^, avec dessein d'y continuer ses soins, et de i'y employer de toute l'éiendue de son devoir. Mais \9 Pape Paul Fil étnnt cependant entré au gouvernement de l'Eglise par le décès de Clément, comme il méditait de grands desseins pour la réformaiion de la cour de Rome, et de l'Etat ecclésiastique, et faisait choix de six prélats éminents en doctrine et en vertu, pour être les mobiles de ses actions et de ses conseils. Il obligea l'évè-
aueSadolet de se rendre en diligence auprès e lui, afin qu'il rassislât k l'exécution de son projet; lequel il voulut d'entrée qu^ traçât en de belles oraisons qu'il composa de ce sujet» pour en proposer la montre au public. Mais comme toutes les grandes entreprises sont plus aisées k projeter qu'à effectuer, trouvant d'ordinaire des obstacles
3 ut se bandent à les traverser , l'exécution e cet ouvrage qui n'était pas d'un peu de temps ayant été dilayée, TévéqueSadolet prit occasion de solliciter son retour k son évé« ché. Ce qui obligea le Pape, pour avoir moyen de le retenir plus longtemps h sa cour, de l'admettre au Sacré Collège, et de lui conférer une dignité qui était déjà due h ses services ou à son inérite.
« Cette élection, (\\}\ avait suivi tous 1rs désirs publics, surprit la modestie de celui en faveur de qui elle avait été faite. 11 crut bien d'en pouvoir arrêter Teffet par une belle et éloquente lettre qu'il adressa au Pape ; mais sa vertu trahit innocemment son éloquence, et le fit juger plus digne de rhonneur qu'il fuyait. Cependant il ne se
1)"Ut dire combien cotte nouvelle dignité ui accrut les véritables sentiments des nouvelles obligations qu'il avait au bien et à la manutention de l'Eglise. Il épousa d'une très ardente affection les intérêts de la religion en Allemagne, qui commençaient à y so<iffrir d'étranj^es et dangereuses convulsions: écrivit de fortes lettres aux ducs Georges de Saxe, et Guillaume de Bavière, pour les exhorter à appuyer de leur crédit •t de leurs forces la muraille branlante de la religion; l'intérêt de laquelle il préféra toujours non-seulement è son repos ou k ses commodités, mais encore aux choses qui hii étaient permises dans l'ordre de la charité, et de la plus sûre justice.
c Ce l'ut en ce même temps que les animosités de l'empereur Charles « QuinI, et du. roi François 1" éclatèrent avec tant de violence, et avec de si visibles dommages de l'intérêt général de la chrétienté, que pour en empêcher le cours, et pour travailler h leur réconciliation, le Pape Paul III ne refusa point d'exposer sa propre personne h un long vovage jusqu'à Nice en Provence, oii il voulut être accompagné et assisté des saaes conseils du cardinal Sadolét. Mais la fatale obstination de ces princes* n&- put être vaincue par une autorité si puissante Dont le Pnpe n'ayant pu obtenir d'eux avec peine qu'une trêve de dix ans, il s'en retourna k Rome, et le cardinal Sadolel poursuivitson voyage pourse rendre à sonévêché.. Toutefois ce ne fut pas pour longtemps : car la trêve ayant été rompue, et la division, ouverte de ces monarques ayant attiré de tous côtés une inondation de maux et d'armées ennemies sur la chrétienté; le Pape rappela en diligence le cardinal Sadoletpour l'envoyer devers le roi de France; comme il envoya en même temps le cardinal Contaren devers l'empereur, h dessein d'adoucir leurs courages, et de les disposer k um) durable réunion si nécessaire, en cette occurrence, tant au bien de la religion qu'aii repos de l'Europe. Hais les esprits tenaient encore trop è leurs ressentiments ; dont le cardinal Sadulel fut contraint sans pouvoir achever Touvrage de la paix, de se retirer encore en son évêché, où il eut permissionduPape, pour les incommodités de sa vieillesse, de passer l'hiver; doniiant à la fin deson voyage et de sa négociation l'exemple de la plus pure et désintéressée vertu qui fut jamais pratiquée par aucun ministre, ayant fait rendre au trésorier du Pape un reste seulement de dix jours, qui lui avait été avancé pour sa dépense ; et faisant biea comprendre qu'il était touché d'une si belleet si entière passion pour tout ce qui est' honnête, qu'il dédaignait d'en avoir pour ee qui est utile»
«A son retour en Italie, il assista* à la conférence que le Pape eut avec l'emfereur k Parme : et comme il était fort* savant au fond de cette négociation, et brien instruit des mouvements du roi, iHuit la dernière main k une action la plus utile et la moins espérée qui fut jamais ;'il porta eflicacement Tempereuf k rétablir la paix, que soixantehuit arméesdressées de part et d autreavaierH renversée ; et pour laquelle toute l'Eglise était en prières, tous les peuples en soupirs», et toute l'Europe en attente. La paix étanb conclue, et les querelles de ces deux gran*^ des couronnes heureusement terminées , le eardinal Sadolet après avoir rendu ses vœux k Dieu, écrivit une belle oraison latine di> bien de la paix, qu'il adressa k l'empereur, l'exhortant au surplus k s'aider courageusement k sauver la religion chrétienne de I» décadence où l'on la voyait tous les jours tomber, et k lui redonner avec sa libertét et sa sûreté, son ancien lustre, sa beauté el sa félicité complète.
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« il s*étailcn ce lemps relire^ h Romcs et aVaitpris son logement an delà du Tibre, où il tomba en une fièvre qui ravagea en peu de temps les restes d'un peu de forces que les fatigues contiruiolies du corps et de Tesprit lui avaient laissées. Il no dilaja pas de préparer en diligence son cœur h la se^ monceque leCiellui fiiisail, le nettoyant dans le bain de la pénitence, et le blanchissant dans le sang de TAgnean, qu'il prit avec une grande dévotion, parlant h son Rédempteur avec des entretiens si tendres, que les pleurs et les sanglots étouffèrent plusieurs fois ses paroles dedans sa bouche. Après quoi, ayant aireclueuscment recommandé son E;^lise de Carpentras h son neveu Paul SadoFcl, qui avait été un peu auparavant pourvu delà coadjutororie, il rendit en paix le tribut h la nature, et son âme h son Créateur, âgé de VOans, en l'année 1547; et fut t;nterré h Saint-Pierre-aux -Liens, qui était !*églisede son titre» sans pompe, et sans cérémonie funèbre, comme il l'avait ordonné. »
TOKBKAU DC CAnDINAL 8AU0LRT.
Jaoobo Sndoicto episcopo Carpentoracicnsi, S. R. £. presb. cardiiinli, vire moniiii graviuiie prudciilia, et vilac inlegriitie pnxstanlissiiuo: «loctriiin, et clor|iieiilia ciiin ils quos mirata ost aiiliqiiiias coinparando Paulus Sudoleiiis opisc. Carpcnloracf. et Camilliis Sadolctiis fralrum filir nrœsttssimi miiltis cum laciymis Pairuo B.
M. posiiennii.
Yîxfl anii. Lxx, niciises ni, dies vi.
(Fotf Anl. Flobebbau;— César Lepacr; — Anl. Sandbrb ; — Aug. de Tuou; — Gariskrt; — Bemdb.)
SAINTE-CROIX, vulgairement SANTA- CHOCE (Prosper}, d'une illustre fnmillo de Rome, prétendant dt'scendro de Valerîus Publicola, étudia la jurisprudence à Padoue. — Pourvu, dès l'âge de 22 ans, d'une charî^c d*svocatconsisloriaI par lePapeCIément Vil, puis d*un office d'auditeur de Rote, et enlin do révèché de Chisam^ dans l'île de Candie, que lui donna le Pape Paul III, il fut, plus tard, envoyé nonce en Allemagne, en Portugal, en Espagne, ensuite eu France, où il 8*acquil tant ihi réputation que la reine Ca« tiierinede Médicis le (il nommer h l'arche* Téché d'Arles, et lui obtint le cardinalat qui lui fut conféré en 1565 par le Pape Pio IV. Le cardinal travailla avec zèle pour lâcher d'obtenir la restitution du royaume de Naples h ses maîtres légitimes, et assura Antoine de Bourbon que les Espagnols étaient disposés à lui céder la plus grande partie do cet Etat avec le royaume de Sardaigne. Le Portugais Almeida alla même en Espagne de la part du même prince, pour négocier avec les ministres espagnols, qui lui firent les mêmes promesses. Mais, comme le remarque avec raison l'historien Strada, les Espagnols étaient trop avides de royaumes, pour en donner avec tant do libéralité. On reconnut, dans la suite que leurs promesses n'étarent qu'un leurre, aQn de déiouroer certaines entreprises qu'ils redou-
taient. Le cardinal do Sainte-Croix, & r|u? ses services valurent une place dans le conseil du roT, ne retr)uripi h Rome que souts le pontificat do Pie V, duquel il recul fe chapf^an rouge. Nommé A l'évèchéd'Albano; il mourut le 2 octobre 1589, âgé de 76 anv. Son corfis fut inhumé à Sninte-Mnrie M.-N jeure, où l'on voit son tombeau de marbre avec une épit&phe que lui fit élever son neveu. II avait écrit en Tatin les Mémoires de sa vie, et d'autres ilf^moirw des guerres civiles do France, qu'on a donnés sous ce titre : Prosperi Sancta-Crucii de civilibue Galliœ di$$ensionibus commenlariornm (ibri JII^ ex manuscripiis rardinalis Barberini eruil MabiUoniii$, Ces Mémoires^ qui commencent après la mort do François I*', et rinissont h l'an 1562^ ont été pubîit^s par les PP. DD. Martène et Durand, \i la Qu dulome V de leur Amplissima collectio vHerum seripiorum et monumenlorum^ etc., 1729, infol. On aune lettre de Sadolel écrite i Sainte- Croix en 15^1^0; elle se trouve dans le recueil des lettres de Sadolet, et est intéressante comme presque toutes celles qii*a laissées l'illustre cardinal. On a aussi dii cardinal Sainte-Croix Decisiones Rotœ Roma* nœ; Epislolœ ad Fredericiim Nauseam^altoi-' qHe;Consli(utione$ laneœ artis a Sixto Y in iirtf/rfc/cp; des harangues ; un manuscrit, De officiis legatiy conservé par les Jésuiles de Rome. Comme c'est ce cardinal qui, nu retour de sa nonciature de Portugal, flt connaître le tabac en Italie, on donna i celte plante le nom de Santa-Croce,denièine qu'en France on l'appela la Nicoiiane, du nom de Jean Nicot, ambassadeur do France en Portugal, qui la présenta è Catherine de Médicis en 15G1. Le cardinal Sainle-Croii s'était démis eu 1573 de l'archevêché d'Arles en faveur de son neveu Silvio qui, après avoir gouverné son diocèse dans les lemps les plus dinTiciles avec autanl de sagesse aue de vertu, s'en démit lui-même en 1599 I)OU^ rotourncT h Rome, oi{ il mourut en 1603.
SAINTE-CROIX (Antoine), neveu du cardinal Prosper, et frère putné de Silvio Sainte- Croix, fut gouverneur de Vilcrbe et de la . Cam|)agne de Rome. -- En 1625 ii accompa^^ gna en France le cardinal François Barberin, neveu du Pape Urbain Vlil, et légat a latere; deux ans après, passa en Pologne avec le caractère de nonce, suivit le roi Sigismond à la guerre contre le roi de Suède« et, en 1629, fut élevé par le Pape Urbain VIII h la dignité de cardinal. Légni de Bologne, archevêque de.Chiéti, puis d'Urbin, il mourut le 25 novembre 1641.
SAINTE-CROIX (Marcel), neveu du précédent, naquit le 7 juin 1619. Dès sa première jeunesse, il sa)>pliqua à l'étude des belles-lettres, étudia les langues, surtout la langue grecque, qu'Urbain VllI cultivait avec un grand succès. — Chanoine de Sainl-Pierrè, puis référendaire de runeeldeTaulre signature, préfet de la congrégation du bon gou« vernemcnt, et vice-légal de Bolugno, H fu(| eu 1652, revêtu de la pourpre, par limocciit X, à l'instance de Casimir, roi de Pologne.
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Mommé; pea après, jvôqae de Tivori, H s'fftiaeha enfrèrement è si-s fonctions épiséopales, préchant lui-môme, tenant exacieiDentdessynoiles, visitant fréquemment son tflocèse, où il répandait (fabondantds aum6m*s. Son zèle écfata surtout pendant la confa^îon qur ravagea les environs de Rome en 1656. 1! préserva son diocèse de Ce tléau par s<'S prières, et par on vœu iîa sainte Vierge, i laquelle il Qt élevep nne magnifique chapelle dans sa catliédralet pour honorer son mmaculée Conception. Il composa aussi énr rhonnetrr de ce mysièro tii^e prose, qui sV chante toirs Tes ans le 8 décembre, il y fit encore hâlir , en 1G57, une superbe sacristie, sur tes dessins du célèbre Bernini. Enfin* après avoir été de diverses congrégations h Rome, il mourut dans celte capitale du monde chrétien le 19 décembre 167^^ en sa 56* année, et la vingt-troisième de son cardinalat, e( fut inhumé & Sainte-Mario Ifiijeure.
SAINTE^CROIX (André}, neveu du pré^ cèdent, né le 22 décembre 1655, évê(|ue de Vitcrbe, nonce en Pologne et à Vienne « créé cardinal, par (e Pc>pe Innocei^t XII, en 1699, mourut d'apofileiie è Rome, le 10 o^i 17f2.
SALA fnENotT], Espagnol, successivemfnl rerigîeui Bénédictin, évoque de Girone, puis de Barcelone, prit avec cnafcur, pendant la guerre, do la succession d'Esf»Qgoe, le parti des Catalans rebelles en faveur de 1 c/mpereur Charles VI, à fa recommandation duquel il fut nommé cardinal le 30 janvier 1713. Après la réduction de la Catalogne par Philippe V, il se retira à Rome, o(^ il mourut le 1*' juillet 1715, Agé de 70 ans, sans avoir nu faire aucune fonction, \ cause de ^^% infirmités, qui Tobtigeaient à garder le lit^ sans môme avoir reQn te chapeau.
) SALA.-^« h. le cardinal Joseph-An toina Sal/»« qui vient de mourir, était né è Rome le 27 octobre 1762. Après avoir achevé ses cours d*humanités et de philosophie, et pris fis degré de docteur en théologie, il continua de s'appliquer aux sciences ecclésiasliquos» pour les approfondir. Dans la première in-, vasîon française, il prêta courageusement et AU miliou de tous les périls, son concours à la délégation apostolique laissée à Rome par Pie VI k son départ, et se fit connaître comme si versé dans les matières ecclésiastiques, que Pie VU le nomma secrétaire de la légation en 1801, et l'envova è Paris avec le cardinal Caprara. Ce sera a Thistoire eccléstsslique è raconter les difficultés qu'il eut à vaincre; les unes venaient des exigences de Bonaparte, les autres du carac** tère du cardinal. M. Sala eut besoin d'autant d»* prudence que de fermeté pour remplir sa mission. Il soutint les droits du Saint-Siège, et c'est à lui que s'adressait alors lô clergé el les Catholiques pour tout ee qui pouvait être du bien de la religion* Do retour à Rome en 1804, il revint \ ses études fî»vori« tes jusqu'à la deuxième invasion française. A cette époque, il devint secrétaire de la nouvelle délégation apostoliquci mais il ne
put roiulreque de courts services, car oh h) força biont<)( de s'exiler. Errant dani h» montagnes de l'Ombrie, et expose à toutes les traverses dans ces temps si fâcheux. Il no perJit point cependant de vue la mission
Îjii lui é!ait confiée* et malgré «ne fou'e 'obstacles, il maintint nne roiTespoiMlaQre avec Savone, où Pie VII était détenu, et contribua à la marche dos alfaires.
« L'ordre étant rétabli. Pie VII nomm^ TabbéSala prélat de sa maison et proiiotairp apostolique, et voulut Tavoir à sa suite lorsqu'il s'éloigna de Rome en 1813. Depuis ce temps, il n*y eut pas d'affaire de quelque importance où M. Sala ne prtt une part aor rive. Il fut l'un des prélats de la Péi>it0!icerio , et S( crétaire des congrégations , de la Réforme, des Affaires ecclésiasiiqiirs extraordinaires, des Rites etdu Concile, On te nomma assesseur de la visite apostolique et visiteur de tous les hôpitaux de Ronie. il fut employé avec succès dans les négocrattoiis entre le Saint-Siège et la France ^our le concordat de 1817, et il conduisit è bon terme les* arrangements pour Icif affaires ecclésiastiques du Piémont. Ces travaux et ces otfices remplis avec honneur lui ceiir eilièrent les bonm^s grâces de Pie VII, de Léon XII ,el de Pie VilL Aussi le Pontife ac(uel,jOste appréciateur du mérite, la noiDr ma cardinal le 30. septembre 1831. Ce sui^ en^ft d*honneur fut pour lui un surcroît de travaux. Le cardinal s'occupa beaucoup de l'instruction des sœurs de la Misériconle. W faisait partie des f>lus importantes oo.n^ré^ galions, cLson opinion y était fort considérée. Les congrégations de \ Index ^ et puis celle desf>èqueset Réguliers l'eurent pouf préfet. Pendant le choléra, i( fut président de [a commission extraordinaire de santé pu-^ blique, et déploya dans cette r>lace toute Tactivité do son zèle clirétion. Si è ses ser* vices on ajoute ses aumônes abondantes i ses dons aux églises , ses encouragements pour les études, ses vertus privées, on ne sera pas étonné de la haute estime dont il jouissait.. Malheureusement une maladie dont il fut atteint résista h tous les eff(»rts de l'art, et lui prodigua do longues souft frances. Le cardiual demaiMia instammen| les sacr«^mentSf les reçut avec les marques d'une foi vive, et plein des ardeurs d'une charité toute céleste, soupirait après le mor meut de se réunir à Dieu. H mourut dan$ ces sentiments le 23 juin dernier, regretté de tous les gens do bien.
« A ces détails, tires presque tous d*unarl!r de nécrolOi^ique du Diario, on nous permettra de joindre l'expression de notre reconnais sance pour la bienveillance qu'a l^uîours bien voult2 nous montrer M. Sala«
n Dès le commencement de notre journal^ il eut la bonté de nous envoyer de Rome une très-belle gravure de la sainte Vierga sous le titre de Mater amabilU^ d'^.^'t^^ v^^^ tableau de âassoferrato- '^^V^^^n'^^^^'*''^ l'honneur de nous écr\vo^v^\^^^3NL^^v.A^v»^ de la part du PAç^\i.î^-^"W\^>a.v. ^^'^^^^ com^Vvu^ ^tvr^ù A^xxtv w«^^^ n ^^
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toute bienTeillante fut inj^i^h^e d.ins ce Journul, nufpéro du 7 juillet 1824. H. Sala lisail habituellement notre jourual, et nous lémoigna Tintérèt qu*il y prenait en nous faisant parvenir par une haute entremise des obser- Tations obligeantes sur dirers points de notre rédaction. KnQn il y a peu de temps, ayant ?u par un numéro du journal que nous ne connaissions pas le recueil des dé'tlarations ei réiraciations des adresses i otiseriies en 1811 par les évéques et tes chapitres dltalie^ Son Eminence voulut bien de son
f»ropre mouvement nous envoyer ce recueil mprimé ft Rome en 1816» en 2 volumes in-8*. Ce recueil, peu connu en France « e^t fort curieux, et nous soupçonnons que M. Sala n*y fut point étrhnger. Nous sommes portés à croire que la Préface et les notes sont de lui. On y remarque une grande connaissance du droit canonique, dont on sait nu*il s*était particulièrement occupé, el aussi un profond dévouement au Saint-Siège ; ce qui était également une qualité dominante chez M. Sala. > (Extrait de lAmi de la religion de 1839.)
SALAZAR (Pierre de}. Espagnol, général de Tordre de la Merci, puis évoque d** Salam^nque et de Cordoue, créé cardinal, en 1686,parloPapelnnocentXl,mourutenl706.
8ALDANHA DE GAMA ( François de ), prioci[«l de la patriarcale de Lisbonne, fut créé cardinal, par le Pape Benoit XIV, le 5 avril 1756. Il était né à Lisbonne en 1713 et mourut en 1776.
SALERNO (Je Ail -Baptiste), Sicilien, lésuite, fait cardinal, en 1719, par Clément XI, mourut en 1729.
SALM REIFERSCHEID (François Xavier de), nék Vienne (Autriche), en 17i^9, évèque de Gurk, fut fait cardinal eu 1816 par Pie Vil. Il mourut en 1822.
SALUCES (Améoée de), fils de Frédéric II, marquis de Saluées, et de Béatrix de Genève, fut chanoine et archidiacre de TEglise de Lyon, puis nommé évéquH de Valence, après Guillaume de la Voûte d'Anduse, en 1383, et, la même année, créé cardinal par le Pape Clément VU, son parent.— Depuis, il rbandonna le parti de Pantipape Benoit XIII, se trouva, en 1^09, au concile de Pise; et, en HH, au concile de Constance, où il eut douze voix pour la papauté. Othon Colonne, élu sous le nom de Martin V, l'envoya légat en France, pour tâcher de rétablir la paix dans cet Etal, déchiré par les discordes civiles el par la guerre étrangère; mais le moment D*était pas encore venu pour qu*on y pût réussir. Le cardinal de Valence, ft son retour, mourut è Saint-Donal, paroisse du diocèse devienne, le 28 juin H19. Ses restes, trans* portés k Lyon, furent inhumés dans Téglise métropolitaine de Saint-Jean, où il avait fait diverses fondations.
SALUZZO. •— Nous lisons dans VAmi de la religion du k décembre 1816 :
« Le cardinal Ferdinand-Marie Saluzzo, qui vient de mourir, était né è Naples le 21 novembre 17H , de la famille des ducs de Conigliano. Il donna dis sa jeunesse des
marques de sagesse et de piété. Lorsqu'il eut terminé è Rome I«* cours de ses études, il fut admis dans le collège des protonotairci ai>ostoliques, puis nommé vice- légat de Ferrare, et il fit même les fonctions de légal en Tebsence du cardinal Borghèse, qui fui appelé au conclave après la mort de Clément XIV. Etant retourné à Rome, Pie VI lui donna la place de ponent de la consulie, et en 178^, il IVnvoya comme nonce en Pologne, charge dont M. Saluzzo s'acquitta avec prudence et dextérité au milieu des troub'es de ce pays. Au retour, il fut fait président dTrbin, et gouverna cette province avec beaucoup de droiture et d'équité* Le 23 février 1801, (e Pape retenant le nomma cardinal du titre de Sainte-Marie M Popolo, qu*i1 quitta peu après pour celui de Samte-Anastasîe. Outre les congréKations de la Propagande, du Concile, des Rites et des Evéuues et Réguliers, dont il était membre, il était depuis 1814 préfet de celle du Bon gouvernemrnt. Ce cardinal s*était fail aimer par set franchise, sa candeur et par ses qualités sociales. Ses funérailles eurent lieu le 7 novembre, dans I église de Sainte- Marie in Sallicolla. Le Saint-Père y assista avec le Sacré Collège. De là son corps fut transporté dans Téglisede Sainte-Aiiastasie. Il a prié le Souverain Pontife, par son testa* ment, d'accepter un tableau de TAssomp* tion. B
SALVA. — Voy. Maatiiv.
SALVA (Michel db), Espagnol, créé en 140]k,par Tantipape Benoit XIII, diacrecardinal du litredeSaint-Georgcs in Fe/a6ro,^ mourut en H06.
SALVIATI (Jean), naquit h Florence, le S5 marsH90, de Jacaues Salviati, et de Lucrèce Médicis, sœur au Pape Léon X, qui le flt entrer dans le Sacré Collège le 1** juil* Jet 1517. — Sous Clément VII, également son parent, il reçut la mission d'aller apaiser les désordres qui avaient éclaté h Parme et h Plaisance. Le même Pontife le chargea ensuite d'aller h Madi;id atln de prier Char» les V de retirer des Etats de rE)|;lise les troupes impériales, et afin de travailler h la délivrance du roi François 1". Moins de deui ans après, c'était Clément VII qui était nri* sonnier à son tour dans le château Saint- Ange. Le cardinal Salviati se rendit alore auprès de François 1" qu'il trouva cette fois, non plus dans sa prison de Madrid, maia dans sa capitale, et qui témoigna autant d*intérèt que de reconnaissance pour le Pontife. Après la mort de Paul III en 1549, les nobles qualités du cardinal Salviati Tauraient porté sur le trône ponliOcal, ai Charles V ne 8*était op|K)se à son élection. Le cardinal avait conservé le goût de la ma*
fnificence et des arts, inhérent h sa famille. I s*était fait bâtir, sur lus dessins du Bramante, un palais splendide ; co filais était ouvert aux savants et aux artistes, qui trou* vaient dans le maître un protecteur, un ami généreux et bienfaisant. Il tenait de Fraii* cois r* les évèchés d*01«^run et de Saiiir- Papoul; il avait eu'en Italie les évêf bés de
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DES CARDUIADX.