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rOMBEAU ru CARDINAL 8IRI.ET.
DES CARDIMIII.
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;iiillclmo Sirlclo ranl. Slili in Calaliria nalo, hiijiis Eccleftîae lîliihri, S. Scdis .i|)0$l. biblioibecnrfo, llebraicx, Gnrc», Lntiiiaqiie linfciise IK^rUissimo, humanamm, dÎYinarnniqiie diseipliiiarom seientîa clam, erodiionim et paupe-
niin pairoiio, ac parenii benefieentiM* Ob probiuicm ejus* pietaiemque a Pîo IV. Ponl. max* sacro itisianie collegio card. ereaco,
Vixit aiiiios lxxi. Obiii aiino M. D.LXXXV.
« Ce cardinal a été loué par Jean Toscan, Pelrameilarius , André Scot, 8anden% Fillince, Anlfiine Murel , Resciiis» Caraccîoiî. »
81XTB IV (François ALESCOLA-RO- VÈRE) naquit le 22 juillet U14, h Cella, houigade voisine de Gènes et deSavone. Il avait pour père un pauvre pêcheur; mais, après son élévation, d*ïllustres familles revendiquèrent sa parenté. Entré dans Tordre des Frères mineurs, il reçut k Padoue le doctorat, et enseigna publiquement dans les universités de Bologne, Pavie, Sienne, Florence et Pérouse. Devenu provincial de la province de Ligurie , puis procureur général de son ordre à la cour de Rome , et enûu général, il fut, à la recommandation du cardinal Bessnrion, qui avait apprécié son érudition et son éloquence, nommé, en 1464, cardinal-prètre par le Pape Paul II , auquel il succéda sur le trône pontifical, le 9 août 1471. IVoy. le Dict. des Papes.)
SIKTE QUINT (Félix PERETTl) a fourni carrière à rimagination des amis du merveilleux t qui ont trouvé plaisant d'en faire un porcher. *-- La vérité est qu*il descendait d'une bonne famille, originaire de la DaN matie; que sa famillt^, quittant une patrii^ dévastée par les Turcs, vint s'élnbtir au ehAteau de Montultc, dans la Marche d*Ancône. En 1518 , son père , voyant son nouveau domaine ravagé dans la guerre que se faisaient Léon X et le duc d'Urbin, chercha un refuge au hameau des Grottes , sur lu bord de la mer. C'est le que naquit Félix, le 13 décembre 1521. Entré , en 1537, au noviciat chez les Cordoliers d*Ascoli, il mérita par ses talents l'estime de ses supérieurs, et s'attira l'aversion de ses confrères par un caraclère Inquiet et turbulent, qui subit dans la suite la plus heureuse transformation , puisqu'il se faisait aimer par sa douceur, son aménité, ses prévenances. Professeur de droit canon à Rimini, en 1544, puis è Sienne, grand inquisiteur h Venise, il eut dans cette ville, avec le sénat, des diflTérends qui le dr^lerminèrent ^ prendre la fuite. Comme on lui demandait la raison de cette fuite précipitée, il répondit en rianl, « qu'ayant fait vœu d'être Pape à Rome, il n'avait pas cru devoir se faire pendre h Venise. » Sa réputation de grand prédica leur l'avait nrécedé dans la capitale du monde chrétien, ou il devint consulteur du Saint- Office, procureur général de son ordre et théologien du cardinal Buoncompagno (depuis Grégoire XlIIj , qu'il accompagna dans sa légation eu £5|>agne. L'exaltation, en 1566, de Pie V, son ami, allait l'appeler h de nouvelles dignités. Elu général «Ji-s Franciscains, il fut nommé évéque de San A);ala-de Goii,
puis cardinal-prêtre du titre de Saint-Jérôme : c*est alors qu*il prit le nom de cardinal de Monlalte, du lieu où résidait sa famille. Il était archevêque de Fermo, el Tifait loin des affaires quand s'ouvrit, en 1585, le conclave où il fut élu pour succéder è Grégoire XIIL (Voy. le Dict, dts Papes.) SLDSB {Jban Gualtir de), né à Liège, d'une famille noble el ancienne, annonça de bonne heure les plus heureuses dispositions. Après avoir terminé ses cours de f philosophie et de théologie, il étudia la urisprudence avec tant de succès, que le docteur Sanvort, en lui décernant le laurier doctoral dans un Age encore tendre, lui prédit qu'il ferait un jour une grande flguro dans l'Eglise, et qu'il en serait une des principales colonnes. Appelé h Rome par son oncle, J. Gualter, secrétaire des brefs, pour être son coadjuteur, il fut institué par cet oncle son légataire universel. Clément IX admit Sluse au nombre de ses |>rétals domestiques, et, après l'avoir fait référendaire de l'une et de l'autre signature, il lui confia la charge de secrétaire des brefs, qu'il exerça pendant plusieurs années. Ce Pontife avait en lui la plus entière confiance ; il n'entreprenait nen sans le consulter, aussi bien qu'innocent XI, qui , voulant récompenser ses bons services, le créa cardinal le 2 sep* tembre 1686, le jour où le duc de Lorraine reprenait Buie sur les Turcs. Content dé •on patrimoine et des émoluments de si charge, le nouTeau cardinal ne voulut jamais accepter de bénéfice. Il avait autant d'esprit et d'érudition que de dés^intére.ssement et de cîiarité. Les brefs et constitutions apostoliques qu'il a réiligés, sont écrits d'un style remarquable. Son application aux fonctions de sa change, jointe h sa faible constitution, abrégea ses jours. Il mourut h Rome, après une Hingue maladie, le 7 juillet 1687, âgé de cinquante-neuf ans et demi. On lui fit des obsèques magnifiques en l'église de l'iiiitfiia, en présence du Sacré Collège. Il fut inhumé auprès de son oncle, dans la chapelle de Sainte-Anne, où le baron Sluse, son frère , venu è Roiue, lui a fait élever un tombeau de marbre, avec l'épitaphe suivante, composée par le baron, el traduite par lui en vers français :
Joanni Giinlierto Slusio, Lcodcnsi,
S. R. E. «liacouo cardiiiidi.
Aiiiini aiqiie iiigciiiî dulîbus cuiuulatissimo,
Murihiis, sapieiilia, nieiaie pra:suiiii>siiiio
Liârgiiale in egcnus, bciieficciiiia iu oiiiiics cUuhissiuiu;
Cujus (luctriiias iiislriiciissiiiia bil)liu(licc.i,
Prudeiitiae difficilliiiia iniuiia,
Meriionim eifitneiitîssîma fligniias
Pêne impar argameiilum ; Studiuin vero cotiiiiiuiie lioiium.
Purpura couiiuuiie gaudiuiii«
Obilits comiiiuiiQ tlelrimeuluiii ,
Prope supra Hiiein el cxeiiipluiii cssiiiere.
Vixil aiiiios lu, ineoises v, ilics xiiv : obiii
Aiiiio saluiis MIKLXXXVll, tioiiiti Julii.
Frai ri aiiiaiiliEsiiiio iiioiiuiiieiiluiti poiii ciira-
vil. Pcinis Aloysius Slusius S. R. J. liber
baro, eic
Cl* Pierre Louis, baron de Sluse, seigneur
SOG
DtCnONNAIRE
son
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de Hapertingen, <^tait conseiller (fEt t et Ju e'>i»s<^n privé de rév6qiio-|)rince de Lié({B.
SOBRED, créô par le Pa|ie Ltice lil, en 1182, diarre-cardmal du titre du Sainte- Marie in Via luta^ |»uis prêtre du tilre de Sninte-Prisque, l^git en Lomhardiet à Venise, en France» en Syrie, mourut en 1211.
SODERINI. — Voy. François.
SOGI.IA. — Nous lisons dans Tl/fiirerf du 20avriM856:
« Le Sacré ColN^iiço vient de faire une nouvelle pert<^ S. Ein. le cardinal Jean Soglia, évéque d*0>inm, dans la Marche d*An* cônet est mort le 12 août dans sa ville <^piscopa^e. Né le li octobre 1T79, èCasola Valsenio, diocèse d'iroola, il fut créé C4irdinal dans le consistoire du 12 février 1838 et publié dans celui du 18 février 1839. il avait le tilre presbytéral des Quatre Saints Couronnés, et après dii-liuit ans de eaniinalat, il est mort dans la 78* année de son âge.
« Le cardinal Soglia a été mô'é aux atTaires et aui graves événements de 1848. Malgré son A|^e déji avancé, et les embarras de la situation, i] se fit un devoir de répondre k rappel que Pie IX. Ht alors à son dévouement. Secrétaire d*Etat sous le ministère Mamiani et sous celui de Tinfortuné Rosait il vit se développer la révolution et se consommer la Iraliison qui renversait le trône ponlifiral. Rendu au repos par la retraite de P'e IX. h Gaëte, il n*a plus miitté son diocèse (|u*il administrait avec zèle et sagesse depuis dit-sept ans
« Il ne faut pas demander ce qu*a laissé le paissageau |K>uvoir de ce prince de r£j;lise. Celait le temps du régime fiarlemeniaire, et le Pape était d^jè à moitié détrôné. Le secrétaire d'Etat ne pouvait guère autre chose que mettre les gouverm^menls cathc^ liques en garde contre les déclamations et Tasluce du ministère responsable, et prolester contre les empiétements des cbaml)res. On a conservé le souvenir d*une anecdote dont Mamiani fut le béros ou le jouet, comme on voudra :
« Le cardinal S^glia avait écrit à M|zrVialp- Prdi^, nonce à Vienne, une dépêche dont nne partie était en cliilTres. Dans \à partie non chiffrée* le secrétaire d*Etat priait le nonce d'avertir la cour d'Autriche que le langage tenu h la chambre des députés par le ministère était en formelle opposition avec les. vues et les instructions du Saint- Père. Ce commencement donnait au ^ résident du ministère, on le croira sans peine, une forte 'jnvie de connaître le reste, mais il fallait une clef pour les chiffres, et où la trouver? La dépêche fut afTichée sur tous les murs de Rome et Ton offrit une récompense à relui qui donnerait Teiplication des signes écrits en chiffres. L*appel fut fait en vain, et l'embarras du ministre toucha le cardinal. Mamiani l'étant venu voir, il dit an noble comte e « Monsieur le comte, je feux vous faire un cadeau. — Lequel ? réiK)adii le ministre. — Vous avez promis.
continua le secrétaire d'Etat, une récompense ^ celui qui vous lirait la partie chiffrée de niadé|iéche au nonce de Vienne; je veux vous la faire gagner. » Prenant alors dans un tiroir de son bureau un carton décou|>é, le secrétaire d'Etat le remit au ministre, en rinvitant è rajuster sur la dépêche, rassurant qu*à Taide de ce moyen il la lirait facilement. C*e8t ce Que fit le ministre, et il put s'assurer que le aocument diplomatique ne mettait en péril ni l'honneur ni l'intérêt de TEtat, ni même Toiistence d*un ministre ai peu digne de la confiance du souverain. •
Le cardinal Soglia est auteur d*un excellent Coure de droit canon,
SOLARO DI VILLANOVA SOLARA (Paul- Josepb), né en Autriche en 17i3, évêque d'Aoste, fut fait cardinal en 1816 par Pie Vil. Il mourut en 182i
80MAGLIA (Julbs-Marib pella) naquit h Plaisance d'une familio noble, le 9 jutt* let 1744. — Il fut tenu sur les fonts de bap* tême par le cardinal Albéronl, né aussi dans cette ville, et qui sy trouvait momentanément. Ce prélat octogénaire et toujours turbulent, n'ayant plus i Esfiagne à gou>verDer, méditait depuis longtemps sur les moyens h employer pour réunir aux domaines de l'Eglise la république de Sanit-Harîn, qui s'y trouve enclavée. Il donna les prénoms de Jules-César h son filleul qui, dans la suite, se destinant è la carrière ecclésiastique, jugea plus convenable de les changer en ceux de Jules-Marie. Le jeune homme ni d'excellentes études, et l'infant, dua de Parme, qui portait intérêt h sa famille, le recommanda è la cour de Rome, ce cœur du catholicisme, d'où partent sans cesse fioas les différents points du globe diis déeisioiis toujours si sages et si prudentes. Bien accueilli par Clément XIII, moins en faveur sous Clément XIV, Somaglia fut surt(»ut remarqué par Pie VI. Aux qualités de TAme il joignait les avantages extérieurs, une taille élevée, une figure noble et gracieuse. l.o Pontife, qui tenait beaucoup è la magnifi* cence du culte, le chargea d'une partie du cérémonial ; et le prélat s'éprit tellement de ces fonctions que, dans la suite, il recherclia celles de préfet des cérémonies, dont il s*acquilta avec un plaisir toujours nouveau jus-
3u'aux derniers moments de sa vie. C'étaient es distractions pour lui, qui était fait pour des occupations plus hautes. Chargé de la rédaction des bulles, il prépara les éléments de rallocution où Pic VI, en 1793, annonça la mort du roi-martyr. Enfin, deux ans aprA» il fut élevé k la dignité do cardinal. En décembre 1797, lors de l'émeute qui coûta la vie au général Duphot, le cardiual della &imaglia, envoyé f>ar le Pontife au-devant des furieux , fil de vains efforts pour rétablir l'ordre. Quelques jours après, sous prétexte de venger le général, les troupes françaises occupèrent Rome. Pondant que Pie VI, pri* sonnier, était trainé de ville en ville, on Jeta aussi en prison le cardinal. Parvenu è s'tfcbappcr , il se réfugia ca l!)scaue. Du là »