BAN
DICTIOMAÎRE
BAR
Sli
(ie la mort4]e CômodeMédic.is, il prononçn, en lalîn, une oraison funèbre, .qui enleva Tadmiralion. Séla-nt rendu h Paris, il s'y pppliaua pendant trois ans h la philosophie el à 1 étude de la langue française. 11 alla ensuite passer deux ans dans l'université fie Salartianque, d*oii étant retourné en Italie, il fut reçu docteur en droit à Pise. Etant h Rnrae, en 1579, sous le pontifical de Grégoire XllI, il devint protonotaire aposto« lique, et référendaire de l'une et do l'autre signature. Sixie V le fit gouverneur do Fermo, et ensuite surintendant do tout le Picentin. Après la mort de Sixte, les cardinaut le chargèrent du soin du conclave; il en fut également' chargé après la mort d'Urhain VII. Grégoire XIV faisait tant de ras de ses lumières, qu'il n'entreprenait rien sans le consulter. Clément VIII, successeur d'Innocent JX, l'envova, en qualité de vice- Mgat, h Bologne. Le 29 juin 1595, il le fit archevêque de Fermo, el, enl596, cardinalprôtre du titre de Sainte-Sabine. Avaoït cotte promotion, Clément VIII avait voulu avoir ï agrément du grand-duc de Toscane, parce qu'un Bandini, de la même famille, avait poignardé, dans Téglisc cathédrale de Florence, Julien de Mëdicis; qu*un oncle de Bandini avait été retenu prisonnier, pour des raisons d*Ëtal, par Côine, père du grandduc Ferdinand ; el Qnf\n. parce que Ferdinand lui-môme, étant cardinal, avait montré de la haine contre les Bandini, en protégeant ouvertement, contre un frère d*Octave, un autre gentilhomme florentin qui l'avait offensé. Mais le grand-duc répondit qu'il approuvait l'élection d'Octave. Le cardinal d*Ossat étant allé féliciter Bandini sur sa promotion, le nouveau cardinal dit qu'il serait toujours attaché à la France et disposé à la favoriser, bien qu'on lui eût reproché d'avoir le cœur espagnol ; qu'il avait d'autant moins raison d'être partisan de l'Espngne, qu'il n*avait pas oublié que le comte d'Oiivarès, amLiassadeur d'Espagne, lui avait fait ôler la daterie que le Pape Grégoire XiV lui avait donnée au commencement de son pontificat.
Dans une autre conversation du ik juin 1596, Bandini dit à d*Ossat qu'il voulait se jusiitior do doux griefs que la France articulait contre lui : le premier, qu'étant gouverneur et vice-légat de Bologne en 1593, il avait envoyé dire au marquis de Pisani de ne point aller à Rome, mais de sortir de l'Etat ecclésiastique le plus tôt qu'il pourrait; le second, que M. de Nevers, étant passé à Bologne et lui ayant communiqué diverses choses relatives à sa légation à Rome, entre autres, que le changement de religion de Henri IV était sincère, et cjue Sa Majesté avait à Rome un parti plus tort qu'on ne pensait, lui, Bandini, aurait rapporté ces confidences à Malvezzi, partisan de l'Espagne, pour qu'il l«s écrivît au duc de Sesse, ambassadeur d'Espagne auprès du Sainl-Siége. Sur le premier grief, Bandin! ré|)liqua qu'il n'avait fait qu'exécuter, bies qu'à regretf les ordre^i qu'il avait reçut du
Pape, et qu'il les avait exécutés le plus honnêtement qu'il lui était possible; quant au second, il avoua qu'il avait répété une grande partie de ce que lui avait dit H. de Nevers, en présence do cinq ou six per« sonnes, dont Malvezzi était une ; mais qu'il n'avait cliargé personne de les écrire n'ayant aucune liaison avec l'ambassadeur espagnol Du reste, il croyait n'avoir rien fait, en cela, de contraire aux intérêts du roi de France, puisqu'il était très*avanlageux à ce prince que tout le monde fût informé de ce que M. de Nevers lui avait dit.
Bandini parla aussi à M. d'Ossat de Mario Bandini, son frère, que le duc d'Epernon retenait prisonnier pour dettes, et pria M. d'Ossatdelfatre payer è Mario ce que Henri IV lui devait, afin que, par ce moyen, il pût satisfaire le duc. Ce point préoccupait beaucoup Octave Bandini, parce que, ie colonel Bandini étant mort en 1595 au service de la France, il n'y avait plus que Mario qui pût perpétuer celle famille. D'Ossat fit ce qu'il put pour satisfaire Octave : on le voit par ses lettres ; mais on ignore si les dettes de Henri IV furent payées.
Le cardinal Bandini fut envoyé, le 10 novembre 1598, en qualité de légal, dans le Picentin, el il parcourut celte province déso« lée par des brigands, afin d'y rétablir l'ordre. En voyageant au travers des montagnes couvertes de neige et de glaces, il tomba do cheval et se cassa une jambe. Clément VIII ayant recouvré Feçrare, el voulant célébrf»r le mariage de Philippe III, roi d'Espagne» avec Marguerite d'Autriche, fille de l'archiduc Charles, envoya Bandini recevoir celle princesse à trois lieues de la ville; et le cardinal la conduisit à Ferrare dans le palais du Pontife. Bandini fut chargé de plu* sieurs autres légations; il devint évêqu*» d'Ostie et doyen du Sacré Cullége.Son grand talent pour la parole l'avait fait surnommer le père de réloquence. Il mourut d'apoplexie le 1*' août 1629, âgé de 72 ans, el fut enseveli dans l'église Saint- Sylvestre, sur le mont Quirinai, dans une chapelle que son |)ère avait fait bâtir, el que le cardinal avait magnifiquement ornée. On y lit son lépilaphe. (Foy. Eggs,, Purpura docta; Leilret du cardinal d'Ossat.)
BANDITI (François-Marie), né à Rimini en 1706, Ihéalin, archevô(|nc de Bénévent, fût lait cnrdinal par Pie VI en 1775. — Il mourut en 179C.
BAR (Louis dk), était fils de Robert, da^. de Bar, et de Marie de France, fille du roi Jean. — Il fut d'abord évoque de Langres, puis de Châlons-sur-Marne, et enfin de Verdun. L'antipape Benotl Xlll, qui cherchait h se faire des créatures, lui donna, en 1397, te chapeau de cardinal. Alexandre V le mit au rang des cardinaux-prêtres, et lui changea son titre de Sainte-Agathe, pour celui des Douze-Apôtres. 11 se trouvait, en H09, au concile de Pise, en qualité d'ambassadeur du roi Charles Vf. Le Pape l'envoya légat en France et en Allemagne, pour tâcher d'en ramener les peuples h son obéis-