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sance. Ce cardinal fut enùn évéque de Porto, le changement de titre 8*étant alors introduit parmi les cardinaux. H avait publié à Langres, en IMfc, des constitutions sjrno-> dales, qu'il prit un soin extrême è faire (ibserTer. Zélé pour le bien public, il mit tout en œuvre pour réconcilier les maisons d*Orléans et de Bourgogne. Le cardinal de Bar mourut, en 14S0, è Varcnnes, petite ▼ille du diocèse de Reims, où il avait fondé un couvent de cordeliers, et il fut inhumé dans l'église cathédrale de Verdun, où se voyait son épitaphe. Héritier des Etats de son père, il donna le duché de Bar et le marquisat de Pont-^-Mousson ^ René d'Anjou, alors comte de Guise, le 13 août IHO. (Foff, AuBEBT, Hist. des card,; — Frison, GalLpurp.: — SàHMARTU, GalL christ. ^ p.
II, tu episc. Long. Catal.^ et Virdun,; — DucbAn E, Bisi. de la maison de fiar ; — RicHàRD DE Wai^sedocrg: — le P. Anselme; t^lc.)
BARBARIGO (Ange), vénitien, évéque de Vérone, créé en U08, par le Pape Grégoire XII, prêlre-eardinal du titre des SS.« Mareellin et Pierre, puisdeSainte-Praiède» mourut en 1418.
BARBARIGO (Grégoire), naquit, en septembre 1626, d'une famille noble, à Venise. — Il accompagnait l'ambassadeur qui représentait cetle république au congrès d'où sortit, en 1648, la paix de Munster. C'est là qu'il contracta une étroite ami lié avec le nonce apostolique, Fabio Chigi, depuis Alexandre Vil, qui l'appela h Rome, le déclara son prélat domestique, puis évéque de Bergame, et enfin, le 5avril 1660, cardinal. Bo 1664, il fut Ir/insféré à l'évôchéde Padoue. Il y fonda un séminaire pour les jeunes ecclésiastiques, le dota» y appela d'habiles maîtres pour ks langues laline, grecque, hébraïque, syriaque, chaldéenne, arabe, et y établit une imprimerie pour publier des livres dans toutes ces langues. Il mourut en juin 1697, dans sa 72' année, universelle* ment regretté pour ses rares vertus qui avaient fait jeter les yeux sur lui pour le placer sur le siège pontifical. Son corps, eu Tertu d'un décret de la congrégation des Bits, dans laquelle on traitait de sa béatificat'on,fut exhumé le 27 mai 1725, et Iransf.'Té dans un autre tombeau, qui lui avait été préparé par les soins de la même con* grégatîon, dans Péglise cathédrale de Padoue. Son cercueil ayant été ouvc^rt, on trouva le corps sain et entier, quoiqu'il se fût écouléSSans, depuis qu'il avait été inhumé. On en dressa un procès-verbal de reconnaissance, en présence du cardinal Ji an-François Barbariso, évéque de Padoue, du chapitre de son église, et de plusieurs médecins et chirurgiens.
BARBARIGO (MàRC* A :«toi!«e), cousin du précédent, naquit le 6 mai 1640. — Etant archevêque deCorfou, il eut des dNTéreods avec le général Morosiui, pour le maintieu des immunités ecclésiastiques; ce qui l'obliges h quitter cette lie, et à se retirer h Rome, où le Pape lui assigna une demeure dans te cbaooollerie. Le S septembre 1686|
.'il le nomma cardinal, et ensuite évéque de Honlefiascone, où il passa le reste de sa vio, dans de continuels exercices de piété, et où il mourut le 17 mai 1706, âgé de 66 ans. La république, qui avait soutenu son général, bien loin de lui donner la pension qu'elle accordait d'ordinaire aux cardinaux vénitiens, avait confisçiué toutes ses propriétés. 11 ne s'en plaignit jamais, et le supporta avec la plus grande résignation. (Voy. Jf#moiref du temps.)
BARBARIGO (Jeau François) , Vénitien, comme les précédents, et neveu de Grégoire, naquit le 29 avril 1658. — Il fut successivement nommé primicier de réalise de Saint-Marc à Venise, puis évéque de Vérone, on 1698, et de Brescia, en 1714. Clément XI le créa cardinal de la sainte Eglise romaine, le 9 novembre 1719; mais le réserva m petto^ et ne le déclara que le 30 septembre 1720. Ce prélat fit aussi partie des congrégations des Evoques et réguliers, des Rit.s des Indulgences et saintes reliques, de la Visite et de l'Indice. En 1723,11 fut transféré de révêché de Brescia è celui do Padoue, où il mourut le 26 janvier 1730, dans sa 73* année, regretté surtout des pauvres* auxquels il distribuait la plus grande partie de ses revenus.
BARBERINI (MAFFKo).-.Foy. Orbain VllI, au Dictionnaire des Papes^ édit. Miiçn.».
BARBERINI (Antoine), né en 1569, frdre du précédent, prit l'hnbit chez les Capucins, où il fut prêtre et gardien. — Le Pa|)e Urbain VIII, son frère, le créa cardinal du titre de Saint-Onuphre, en 1624. Il fut depuis grand pénitencier et bibliothécaire aposto^ lique, et mourut en 1646, âgé de 77 ans. Il avait fait bâtir le grand couvent des Capucins de Rome, où il est enterré, et où l'on voit gravés sur une tombe de marbre blanc ces mots, qu'il ordonna qu'on mit pour épitaphe :
Hic Jacet pulvis et cinîs* Postea niliil.
BARBERINI (François), lïé en 1597, était neveu du Pape Urbain VIII, qui le nomma cardinal en 1623. Après avoir été légat en France et en Espagne, il fut vice-chancelier de l'Eglise, et mourut, 1679, évéque d*Ostie et de Velletpi, et doyen du Sacré-Col lége, dans la 83* année de son âge, et la 56* de son cardinalat, avec la réputation d'avoir été le père des pauvres et le protecteur des gens de lettres.
BARBERINI (Antoine), évéque de Palestriue» pair et grand aumônier de France, camerlingue de la sainte Eglise, commandeur dos ordres du roi, duc de Segni, abbé de Saint-Evroul, etc., était frère du précé* dent. — Il avait été destiné à Tordre de Halte, et il fut fait grand prieur de Rome, lorsque son oncle eut été élevé à la papauté. Créé cardinal en 1627, il exerça la légation d'Avignon et d'Urbin. En 1629, il fut envoyé légat a latere en Piémont, pour régler las affaires du Montferrat. Le cardinal Antoine ménagea si adroitement les esprits des princes intéressés, qu*il procura la paix à Tltalie. Le
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roi Louis XIH le chargea, en 1633, des affaires de Franco. En 161l^l, il fui pourvu des légations de Bologne, do Ferrare et dft la Romagne, et ensuite nommé généralissime de Tarméede TEg^ise contre les Vénitiens, le grand-duc de Toscane elle duc de Modène, qui s'étaient ligués pour défendre le duc de Parme, en guerre avec le Sainl-Siége. Le cardinal Antoine fut battu par Montecuculliy alors gén'rai du duc de Modène; el un traité signé h Venise remit les choses sur le pied où elles étaionl avant les hoslililt^s. Après la mort du Pape Urbain»VIII,' 16!i^4, Innocent X, qui lui succéda , demanda compte au cardinal Antoine de sommes considérables dont il avait eu la gestion, comme trésorier du Pape. Celui-ci fut obligé de se réfugier en France, où il attira toute sa famille. Le cardinal Mnznrin réussit en 1653 è le réconcili'T avec le Sainl-Siége. C'est en cette même année que le roi le fil grandaumôhier de France. Il le nomma depuis à i*évéché de Poitiers, et en 1657 il lui donna Tarchevôché de Reims. Le cardinal Antoine mourut dans son château de Nemi à 2^ kilomètres de Rome» le 3 août 1671, è Page de ûh ans.
BARBERfNI (CeAnLEs), romain, pelit neveu du Pape Uroain VIII, créé en 1652 par le Pape Innocent X, diacre-cardinal du titre de Saint-Césaire, puis de Saint-Ange in foro pf«ctum,et deSaint Laurent m Luctna, mourut en 1701.
BARBERINI (François), était fils de Maffeo Barberini, prince de Paleslrine, et d'O- Ivmpe Giustiniani, morte en 1729, à l'âge de 92 ans. — François, né à Rome en 1662, fut nommé, 1690, par le Pape Alexandre VIII, auditeur général de la chambre apostoliq^ue, puis cardinal. Le Pape Innocent XIII le, fit, 1693, légat de la Romagne, et préfet de la congrégation De propaganda fide en 1698. Il quitta le titre de Saint-Bernard pour prendre celui de Sainte-Praxède en 1718, laissa ce dernier titre, et passa à i*évêché de Palestrine, qui fut proposé pour lui à Rome dans un consistoire de 1721, puis il fut sacré par le cardinal Paulucci. 11 assista au concile provincial tenu h Rome, dans Saint- Jean de Latran, parle Pape Benott XIII en 1725. Devenu sous-doyen du Sacré-Collége, par la mort du cardinal Paulucci, il fut promu aui évèchés unis d*Ostie et de Velletri. Il reçut en cette qualjté le pallium des mains du Pape, dans Tégiise de Sainte-M.irie Majeure, puis fut déclaré préfet de la congrégation des Evoques et réguliers, et nommé l'uD des inquisiteurs généraux de la congrégation du Saint-Oiïice, il prit possession de cette charge le 13 août 1726. Il avait en* couru la disgrâce de l'empereur en 1728, pour avoir marié sa nièce sans la participation et sans le consentement de Sa M;)jesté impériale ; mais, en 1730,1e cardinal Cienfuégos, ministre impérial à Rome, se rendit chez lui, ainsi que chez le prince et la princesse de Palestrine, sa nièce, pour les informer que Tempereur les avait réintégrés dans
abonnes grâces, et que des ordres étaieut
donnés pour la lovée du séquestre de leurs fiefs, flans le royaume de Naples.
BARBERINI (Benoit), Romain, né en 1788, fut fait cardinal par Léon XII, en 1826. S. E. vit encore è l'heure où nous écrivons.
BARBO (Pierre).— Voy. Paul II, au Dic^ tionnaire des Papes^ édit. Migne.
BARBO (Marc), né à Venise, était consingermain du Pape Paul II, qui le fit d'évèqua de Vicence, cardinal, en H64. — Quelque temps après il fut pourvu du patriarchat d'Aquilée. Kn H71, Sixte IV, successeur de Paul, renvoya légat en x\llemagne, en Pologne et en Hongrie, pour terminer les différends qui sViaient élevés entre les souverains do ces deux derniers Etats, au sujet de la couronne de Bohême. Le cardinal parvint Ik les réconcilier et à les unir contre les Turcs. Ses services furent recompensés par Tévôché de Palestrine dont il occupa le siège jusqu'à sa mort arrivée en li90. — [Voy. Sabellig ; — VoLATERRAN , Anthropolo(j\a^ I. x\ii; — DuBRAvios, I. ixxi ; — Spondb; — Auqkrt, Iliêt. des cardinaux.)
BARDAXI DE AZARA (Denis). — Nous lisons dans VAmi delà Religion du 6 janvier 1827 : Le cardinal Bardnti qui vient de mourir était né (le 9 octobre 1760, ft Pujarracys, diocèse de Barbaslro) en Espagne, d'une famille honorable, et était, du cAlô maternel, allié avec le minisire Azara, ambassadeur d'E>pagne h Rome. Il fut d'abor*! prieur de TÊglise de Sainte-Anne de Barcelone, nommé en 1791, auditeur de rôle pour TAragon. Il remplit cet emploi jusqu'en 1798: alors les troubles le forcèrent de quitter Rome. Il rolotirna h soi»postedès que Tordre fut rétabli; mais de nouvelles traverses lui étaient réservées par la suite : son dévouement au Pape lui valut d*être mis le 1*' janvier 1809, au château Sainl- Ange; il fut ensuite déporté h Grenoble, et, au bout d'un an, envoyé h Vienne, puis enfm traduit h Grenoble, où il resta deux mois dans les prisons publiques, jusqu'à .ce que sa santé le fit transférer à l'hôpital; deax soldats étaient chargés de le garder & vue. Quand il fut rétabli, on le renferma, en mai 1812, au fort de Pierre Châtel, d'où on le fit partir à l'approche dos alliés en 1814, pour le conduire au château de Saumur; mais s'étanl trouvé malade à Nevers, on fut obligé de l'y arrêter, et la restauration lui rendit la liberté. Il retourna à Rome, et reprit ses fonctions d'auditeur de rote. En 1816, Pie Vil récompensa son dévouement en le nommant cardinal. Son premier titre fut des Douze-Apôtres et il le changea depuis pour Sainte-Agnès hors des Murs. Charles IV lui donna l'ordre de la Conception et Ferdinand VII le Dl grand'croix du môme ordre. Ce qui distinguait le cardinal Bardaxi , c'était un vif attlschement à la cause du Sainl-Siége et de tous les souverains, et son application è tous ses devoirs. Bon, généreux, loyal, son commerce, avait quelque chose d'aim^hle et de cordial. Il supporta avec pntieiico une surdité presque coinplète dont il fut atteint. Attaqué d'une maladie lontOp il y