‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 3 sur 350 · ADR · texte numérisé non relu

ADR

l^^l du^SaînUSiëge, pour ongAger Tan tîpiipe Pierre de Lune è renoncer à ses prétentions; mais n*8jan( pu vaincre son opiniâlreté» le légat Texcommunia, et retourna è Rorae. Il moumt de la peste è Tivoli le 27 septembre lfcS2. Son corps fut porté h Rome, et inhumé dans réçlise Je Saint-Marc-la-Neu?e, avee cette inscription tumuiaire :

Cofpns AUmannî cardînalîs Pisoni , Floreniise ex Adimuriomm antiqua nobiliqiie ramilia orli, vtriusqoe jtiris docloris, et in onmi liucraniin leenere emditi qui priniiim proionotirîus, deinde Tarentînos, pnsi Pisaiiiis arihiprxsnl , ad cardintlaios apicem provecius est.dum pro iioniana Erclesîa fungeretiir. Doctonim virorum ainalor el cultor , vir îpsc doctissimiis , zelalor Jostilix , el coinmunis reipuMîcac boni , proErcIcsi^e unione apud Pisanum CoiisCiintienseque conciliuin, usqtie ad opiaiam conctmîoneni, neniinem verilus, latioravil inire-

gle. Olnit ex pesie, anno xiatissnse .s4!xagesiino, rtsii vero supra mîllcsiinuin quodriuj^eiucsiiMiiB iricesimo secundo, «lie 27 Scpiemhris. (Toy. VHisioire dtt conciles de Pise et de Cgnsianect par Jacques Lenfant.)

ADRIEN IV (Nie. Rrbaksprar ou Brise- Lim€e)f est le seul Anglais qui ait été élevé à la fiapauté. Né è Abbots-LengIey,dans leHert- (Ibnishire, il fut pendant son enfance réduit i mendier. Son père, qui était domestique dans Tabbaye de Saint-Albans, y fut reçu eii qnalilé de frère convers» et y prit Thabit après la mort de sa fomme qui, dit-on, ne subsistait que des aumônes de l'Eglise de Gantorbéry. Le jeune Breakspear venait ehaquejour,è la porte de Tabbaye, recueillir les restes de la table des moines. Pitseus ajoute que, son père Payant chassé, il vint «n France, et qu'il y étudia dans runiversilé lie Paris. Mais les actes du Vatican portent

Sue d'Angleterre le jeune mendiant se renit h Arles en Provence. De là il parvint h 56 faire recevoir domestique dans le monastère de Saint'Ruf, près d'Avignon. C'est le qu'il s'initia aux lettres, dans lesquelles M fit de rapides progrès. Ses talents, sa bonne, conduite, sa persévérance au travail plurent aux religieux, qui l'admirent dans leur sein, •U enfin il fut élu abbé et général de cet ordre. L'état où on l'y avait vu ne tarda pas è exciter fenvie, et à lui faire des ennemis déclarés de ceux qui prétendaient à la supériorité. On l'accusia de divers crimes dont il se justifia auprès du Pape Eugène III, qui dite ses adversaires, en les congédiant: m Allez, faites choix d'un supérieuravecqui vous puissiez vivre en paix: celui-ci ne vous portera plus ombrage. » Eugène le retint auprès de lui, le créa, eu 1146, cardinalévéque d'Albano, et l'envoya ensuite, en qualité de légal, en Danemark et en Norvège, où il travailla avec succès à la conversion des peuples barbares. A son retour, il fut birn accueilli par le Pape AnaslaselV auquel il succéda en 115^. ( Foy. pour l.i suite, le Dictionnaire des Papes.)

ADRIEN V (OrroBOif de Fiesque), né h Gènes, neveu d'Innocent IV, succéda à Innocent V, qui n'avait ocrupé le siège que cinq mois, et ne l'occui a lui mémequ'un buul

mois. Il était déjà malade, quand il fut élu en 1276. ( Voy. le Dictionnaire des Papes.)

ADRIEN VI (Adrien Floret Doters), élu Pape en 1522, était connu sous le nom d'Adrien d'Dtrecht, qu'il ne voulut point changer à son avènement au Saint-Siège. 11 était né, en ltô9, d*un père tisserand. Il fit ses études à Louvain dans le collège des Portions, où Ton recevait gratuitement des pauvres. Ses succès engagèrent Marguerite, sœurd'E(Jouard IV, d'Angleterre, et veuve de Charles le Téméraire, è le prendre sous son patronage. Devenu successivement ehanoine de Saint-Pierre, professeur de théologie, doyen de l'église de Louvain, et enfin vice-chancelier de l'université, il paya dans la suite sa dette de reconnaissance envers cette université, en fondant h Louvain un collège qui porta son nom, et fut destiné h l'entretien gratuit des pauvres qui voudraient étudier. Rienlôt Maximi'.ien I*% empereur d'Allemagne, le choisît pour précepteur de son petit-fils, qui fut Charles-Quint, et ensuite Tenvoya comme ambassadeur auprès de Ferdinand le Catholique, qui In nomma à l'évèché de Tortose en Espagne. Après la mort de Ferdinand, Adrien parts* gea la régence de ce royaume avec le cardinal Ximénès. Promu au cardinalat en 1517, il fut cbarsé du gouvernement de TEspagno par son élèrie, lorsque celui-ci partit, en 1520, pour aller recevoir la couronne impériale. 11 succéda à Léon X en 1521. ( Voy. le Dictionnaire des Papes.)

ADRIEN, cardinal, naquit vers U58 h Corneto. On n*est pas d*accord sur sa famille. — Après avoir étudié h Rome, avec succès, les langues anciennes , il montra tant d'habileté dans les alfaires qu'il fut envoyé, par Innocent VIII, nonce en Ecosse et en Ain glelerxe. Alexandre VI le rappela auprès de lui, pour en faire son secrétaire» l'admit h sa confiance la plus intime, le chargea do plusieurs nonciatures importantes, lui conféra la charge de trésorier , et enfin le décora de la pourpre. Les richesses qu'il avait acquises excitèrent la cupidité de César Borgia qui le fit, dit-un, empoisonner dans le même ronas où Ton prétend qu'Alexandre VI prit le poison qu il destinait i plusieurs cardinaux. Adrien ayant échapi^é h Tetfet du poison, fut obligé , quelques années après, de s'enfuir de Rome, sous le pontificat de Jules IL 11 revint à Rome après l'exaltation de Léon X ; mais, accusé d.*èlre entré dans la conspiration du cardinal Peirucci, il fut condamné è une amende, et s'enfuit encore. Depuis ce moment on n'a rien de certain sur sa vie. — Adrien a composé d'élégantes poésies latines , et parmi lesquelles on distinguo le morceau sur ta chasse et le voyage de Jules 11 à Bologne. Il a fait deux autres ouvrages qui ont été réimprimés (dusieurs fois : 1* De veraphilo^ sophia; c'est un traité de la religion chrétienne, élégamment écrit et rempli d'érudition ; 2" De sermone lalino et de modis latins loquendi. Les deux parties de cet ouvrage , après avoir paru séparément, furent ensuite

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