‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 61 sur 350 · DOU · texte numérisé non relu

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DES GARDINAL^k.

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lifinps restime du prince ci la bénédîclion du |»euple.

« Il fut erioore employé h faire conclure le Irailé solrmiel d'accord qui fut juré entre les deux rois de France et d*An|$leterre h Pîcquîgnysur la rivière de Somme, où, pour cet effet, avaient été dressés sur lepont deux appentis de bois, Tun pour Louis, l'autre pour Edouard, séparés d'une cloisou ireillissée pour passer les bras ; et où le cardinal Msista le roi, avec son frère Jean, duc de Bourbon, non-seulement de sa présence, mais encore de ses conseils, contribuant tous 9e9 soins è l'acheminement d'une œuvre si «alutaire, et -importante au bien de l'Eîaf, qui lia d*union les deux couronnes ennemies, que les guerres funestes de plusieum années «vaieot divisées.

c Depuis, le roi étiinl décédé quelques années après cet accord qui établit la paix tfiîit souhaitée en tout le royaume, le cardinal commença h digérer chrétiennement M tin, et h étudier sa démarche h la mort, qui ne pouvait pas être beaucoup éloignée. Kt «encore qu'il put avec raison seproinettre des tendres inclinations, et de la bieiK ▼eîllance du jeune roi Charles, toutes sortes d'avancements dans les faveurs dont sa maison se trouvait Jéjli agrandie, qui senv- (ilaieul lui devoir faire plus estimer les inlérOls de sa conservation; il jugea néanmoins sagement qu'ildevail plutôt faire des désirs pour être heureux en l'autre vie qu'en celleci; et penser de se procurer des faveurs du Ciel, la dernière grâce d'une bonne tin, qu'ni- Icndre, des nouvelles faveurs de la cour, une grande fortune.

c 11 se résolut donc non de disputer opi^ BÎAlriuienl sa vie avec ses tristes accidents, mais de la quitter d'une franche résignation,

Suand elle lui serait demandée; el non d*éiamH?r h la mort par des divertissements recnerchés^ mais de l'essayer prudemment,

Iiour n'en être sur^tris. Et pour se donner oisir de la reeonnaUre, il tit b&lir dans réalise de Saint-Jean de Lyon, une magnifique r.hapelle, avec son tombeau relevé de mar- 4bre, où il voulait laisser la dé|>ouiJle de son corps. Et ainsi après avoir readu h Dieu et à son Eglise tous les témoignages d'un pieux «t vertueux prélat, il mourut à Lyon dans aoQ paJais qu'il avait fait bâlir, le 13 du mois de septembre de l'année 1488, avec uioins de déplaisir de perdre Tusage de la vie. que de regret de u*en avoir mieux usé.»

KOUBBON. — Yoy. Louis.

SOUUBON (CBABLBslIj, né h la Fertésous-Jouarre, en Brie, le 22 décembre 1523, était filsdb Charles de Bourl)00,ducde Vendôme.— En 1540, il fui pourvu de l'évèché de Mevers, puis de celui de Saintes, el ensuite de l'archevêché de Bouen, en 1550, après Georges d*AmtM)ise. Le Pape Paul 111 l'avait déjà fait cardinal en 1548. 11 fut, eu otitre,abbédeSaint-Deurs, de SaintrGermain des Prés et de Sainl-Ouen, pair de France, commandeur des ordres du roi et légal d*AvîgnoD. Il assista au fameux colloque de Puîssy, aux états assemblés à Orléans, el

. DiCTioarx. oss Cardinaux.

déploya le plus grand zèle contre les violences des novateurs. Il leur défendit les assemblées, engagea les autres prélats à les traiter avec la même sévérité, notamment dans la réunion du clergé, qu'il présida en 1580. L'année suivante, il célébra un concile , el s'y montra l'ardent défenseur dé l'Eglise. Les chefs de la Ligue l'élurent roi anrès la mort de Henri IlLet le nommèrent Cnarles X, pour exclure de la couronne Henri le Grand, son neveu. Il mourut Te 9 mai 1590 h FoNlenay.|e-Comle. (Voy. Spomde; — de Thou : — Petrambllarids et Sainte-Martbb« tnm. 11, Hist. généalogiq. de la maison de France; el tom. I de La France chrétienne^ p. 605;— le P. Anselme.)

BOUBBON (Le jeune, Charles ni)« quatrième tils de Louis de Bourbon, prince de Condé, naquit h Gandelus, en Brie, en 1563. — Il était abbé de Saint-Denis, de Saint- Germain des Prés, de Saint-Ouen de Boungtieil, de Sainte-Catherine de Rouen, et d'Orcamp. Il avait succédé èhon oncle, Charles II, dans plusieurs de ces abbayes; il lui suc-^ céda aussi sur le siège de Bouen, qui fut occupé, après Charles III, par un autre Char- Fes de Bourbon, fds nalurel d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre. Charles III, créé cardinal par Grégoire Xlll en 1583, demeura constamment attaché à la foi orthodoxe, bien qu'il eût été élevé parmi les calvinistes. L'historien de Thou en fait un bol éloge. Il avait projeté de former en France un liers-parti de Catholiques, et il aspirait à la royauté. Ses desseins s'évanouirent h Is (Conversion du roi de Navarre, Il tomba ma* lade et Henri IV alla lui rendre visite , bornant sa vengeance à ces seules paroles { « Mon cousin, prenuz bon courage , il est vrai oue vous n'êtes pas encore roi : mais vous le serez peut-être après moi. » Le prélat mourut, en son abbaye do Ssiut-Gcrjuaiu des Prés, le 30 juillet 1&9<^, ftgé seulement de 32 ans, de chagrin, suivant les uns, d'une hydropisie , suivant les autres. {Voy. de Thou, Hist.^ I. ex;— Davilâ ;— Pierre Matthieu :•— Satrtb-Marthb ; — le P. Anselme.)

BOUBBON (Louis- Antoine-Jacques de; , infant d*EspaKne, tils du roi Philippe V et frère de don Carlos, roi de Naples, puis roi d'Espagne sous le nom de Charles III, après la mon de Ferdinand, naouit en 1727. -^ Destiné, dès son enfonce, è la carrière eccl^ siaslique, \i fut créré cardinal parle Pape Clément XII, en 1735, alors que son frère don Carlos venait de monter sur le trône de Naples. Le cardinal n'avait que huit ans. Après la mort de son père, en 17^6, il se démit de l'archevêché de Tolède el dépo84; la pourpre sacrée, renongant è un état dans lequel on l'avait jeté sans consulter sa vocation. Ce prince, de goûts simples, el qui so recommandait d'ailleurs par toutes les quaiîtés du cœur el de l'esprit, épousa, en 1776, la fille d'un gentilhomme qui descendait des anciens rois de Navarre. Le roi Charles lit, son frère» qui» h la mort de Ferdinand VI, leur frère commun, en 1759, avait quitté son trôno de Naples pour venir occuper celui

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d'Espagne, avail autorisé ce mariage, mais è conililion que i*épouse ne paratlrait Jamais h la cour, el que le prince n'y viendrait

3u*aTec Tagrémenl du roi; qu'il ne pourrait isposer que de ses biens libres, el que ses enfants n auraient d'autre lilre que cHui de leur mère, qui était comtesse de Cliinchon. Don Louis mourut à Villa de Arenas, sa résidence habituelle, le 7 août 1785, laissant trois enfants, savoir : un fils, 5 qui est consacrée la notice suivante ; Marie-Thérèse, épouse de Manuel Godoy, prince de la paix, le célèbre favori du malheureui roi Charles IV et dt3 la reine Mane-Louisiî ; et Louise, mariée au duc de San-Fernando.

BOURBON (Loois-Marie de). Gis du précédant, MquitèGadahalso le 22 mai 1777.— En 1793, il rut nommé grand'croix de Tordre de Charles III, mais il ne parvint jamais à la grandesse ni h la Toison d*or. Dirigé de bonne heure vers la carrière ecclésiastique, il reçut en 1799rarchevéchédeSéville,d*où il passa, en 1800, sur !e siège primalial de Tolède, un des plus riches sièges de la chrétienté. Pie VII, reconnaissant d«s services rendus au Saint- Siège par la cour àe Madrid^ s*empressa, aussitôt après son exaltation, de le porter au cardinalat ; et, le 22 octobre 1800, il le déclara, en lui rendant le titre de Sainte- Marie délia icahf remis par son père. Comblé de dignités ecclésiastiques, il vécut tranquille pendant le règne de Charles IV. Après que ce prince eut abdiqué, le 5 mai 1808, en faveur de Napoléon, le cardinal de Bourbon envoya à l'empereur des Français une lettre qui ne lui était pas demandée, et où il se

3ualitiait du plus jidêlede $e$ sujets. Il fut un es premiers è prêter serment au nouveau roi Joseph. Cependant l'insurrection s'organisait en Es()agoe. A l'exemple de leurs ancêtres, qui, de concert avec les ligueurs, avaient pris pour drapeau un cardiual de Bourt)on qu'ils décorèrent du titre de Charles X, les EspjDgnols s'avisèrent de

E rendre, en 1809, le cardinal Louis de Bour^ on pour président de la régence de Cadix. Ce prélat, qui n*était rien moins qu'un homme L>oli tique, se prêta à tout ce qulon voulut. Il sanctionna et promulgua tous les décrets des cortès, et notamment la fameuse constitution de 1812. Quand la régence eut aboli l'inquisition, et que le nonce du Saint- Siège, Gravina, eut fait, à ce sujet, des représentations^ le cardinal, comme président delà régence, lança en 18i3,conlre le nonce, un décret qui l'obligea à quitter TEspagne. Dès le commencement de Tannée suivante, Napoléon 1" s'était vu forcé de rendre à Ferdinand VII la liberté et son trône. Le prisonnier de Valençay, informé que son oncle Tatteudaii sur la frontière esf^agnoJe pour recevoir son serment de fidélité h la constitution des corlès, prit un autre chemio pour ne point le rencontrer. Celui-ci parvint néanmoins à joindre le nouveau roi. Mais maU gré toutes les marques de respect, de déférence et de soumission qu'il lui prodigua, il ne fut accueilli qu'avec la plus froide réserve. Bien plus, quand le roi eut fait son

entrée à Madrid, le ôardinal fut privé de Tarchevéché do Sévillo et renvoyé dans son diocèse de Tolède, où il resta en disgrflce jusqu'à rinsurrection militaire de 1820. 11 reparut alors sur la scène politique : nommé président de la junte provisoire de gouvernement, il publia une lettre pastorale préconisant la révolution qui s'opérait. Heureusement les esprits n'étaient pas mûrs en Espagne pour ces changements; l'armée française qu'y envoya Louis XVIII ne rencontra pas de résistance; au contraire, les populations accueillaient, comme des libérateurs, les Français qui venaient rétablir Ferdinand dans toute la plénitude de son autorité. Le cardinal de Bourbon mourut, fort à propos pour lui, le 19 mars 1823, avant la rentrée de Ferdinand à Madrid. Ce prélat inoffensif, plein de piété, de bonnes intentions, n'eut peut-être d'autre tort que celui de se laisser entraîner hors de sa sphère.

BOURCHIËR. Les historiens anglais l'appellent Borlieur (Thomas), frère de Henri, comte d'Essex, favori d'Edouard IV, roi d'Angleterre, étudia dans l'université d'Oxford, et en devint chancelier.—- Depuis il eut le doyenné de Saint-Martin de Londres, puis l'évôché de Wigorne,d'où, en 1H3, il passa h celui d'Eiy, près de Cambridge, et; eo U5^, à l'archevêché deCantorbéry. C'est en cette qualité qu'il couronna Edouard IV, Richard 111 et Henri VII, rois d*Angieterre, et qu*il célébra divers conciles provinciaux k Londres en IMSI, U63, U72, 1473, ikU et 1475. Il montra contre les sectateurs de Wicîef un zèle très-ardent, que le Pape Paul II récomot^nsa, en 1467, par le chapeau de cardinal. Il mourut è Cantorbéry, le 30 mars 1486, après cinquante et une années, d'épiscopat. {Voy. Goodwin, DeprœsuL Angll — ViRGiLius PoL. Hist. Angl.t 1. xxiv.)

BOURDEILLE (Elib de), entra dans l'ordre de Saint-François où il se fit remarquer par sa piété, par son savoir et par son talent pour la chaire. — En 1447, l'Eglise de Périgueux ayant perdu Béranger d'Arpajon, son prélat, élut ÈliedeBourdeille, quoiqu'il ne fût que dans la 24'^ année de son âge. Le Pape Nicolas V approuva cette élection, que le roi Charles VII avait agréée, et accorda dispense d'âge au nouveau prélat, qui n'eut rien de plus à cœur que de travaillera Pinstructionde son troupeau, à l'embellissement des églises, et à remplir teus les devoirs de son ministère. En 1467, il se trouva à rassemblée générale des états du rovaume, convoquée à Tours, et il s*y fit tellement estimer, qu'on l'éleva sur le siège métropolitain de celle ville que Gérard de Crussol lui céda, en 1468. Depuis, lo roi Louis XI ayant fait arrêter le cardinal la Balue avec Guillaume de Haraucourt, évoque de Verdun, Elie de Bourdeille s'en plaignit comme d'un attentat centre les droits du clergé. Voyant que ses plaintes étaient méprisées, il publia un mon i toi re contre les infracteurs des immunités ecclésiastiques, menaçant d'excommunier ceux qui se permettraient

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des entreprises contre le clergé. Le parlement, è son (our, traita ce zèle d'attentat. On somma ce prélat de réroç|uer ses censures; et sur le refus qu'il en tit, on mit le séquestre sur ses revenus, et on l'ajourna en Grsonne. Mais le roi termina celte affaire i-même, non sans conserver un ressentiment secret contre Bourdeille qui avait aussi écrit contre sa pragmatique. Le zèle du prélat ne déplut pas è Ta cour de Rome» le Pape Sixte IV le récompensa, le 15 no- Terobre 1U3, en lui envoyant le chapeau de cardinal qu'il reçut avec une indifférence extrême. Quelque temps après, s'élant retiré à la campagne, il y mourut en odeur de sainteté, à Artanes, près de Tours, le 5

Juillet U8^. El ie de Bourdeille a écrit sur Feanne d*Arc un traité qui se trouve manuscrit h la suite du procès de justiGcation de cette héroïne ou plutôt de cette sainte. (Foy. Fbisom, GalL purp,; — Saints Mab- THB, GalL Christ.; — Aubert, Hi$L des card.: — Seissbl, Hiii. de Louis Xli.)

BOURDIN (Maurice), antipape sous le nom de Grégoire VIII, né dans le Limousin, était moine au monastère d'Dsercho. Bernard, archevêque de Tolède, le tira, en 1095, de ce monastère. — H le fit d'abord son archidiacre, puis évêque de Coïmbre. Bourdin et le voyage de Jérusalem, vers 1108, et passa h Constantinopic, où il se Ot aimer des grands ot de l'empereur Alexis. Après trois ans consaci es à ce voyage, il revint en Portugal, où saint Géraud, archevêque de Braga, étant mort, il fut élu pour lui suoeédcr, en 1110. Pour faire confirmer sa translation et recevoir le pallium, il alla k Rome, où le Pape Pascal II lui accorda l'un et l'autre, en récompense de ses services. Bourdin soutint vigoureusement la dignité de son siège contre Bernard, arche* vêque de Tolède, qui voulait rassujetiir à sa nouvelle primatie, confirmée par le Pape Pascal, et qui se prévalait, contre lui, do son autorité de légal en Espagne. Bourdin •lia 11 Rome, en 1115, implorer le secours du Pape qui, après avoir plusieurs fois averti Bernard de cesser ses veiations, lui déclara enfin qu'il lui retirait sa légaliou sur la province de Braga, afin que Bernard pût exercer librement sa juridiction. Bourdin demeura longtemps en Italie h la pour* suite de cette atfaire; et le Pape Pascal, appréciant sa capacité» le fit son légat pour traiter de la paix avec l'empereur Henri Y, que Maurice, en sa qualité de légal, couronna en l'absence du Pape. Mais le Pontife, iudi^é d'un tel abus de pouvoir, excommunia Bourdin au concile de Bénévent, en

1117. Celui-ci demeura donc auprès de l'empereur, qui, se trouvant offensé que Jean de Gaëte, successeur de Pascal, sous le nom de Gélase II, en 1118, se fût fait sacrer sans son consentement, fit élire Pape Bourdin, sous le nom de Grégoire VIII, le k mars ^

1118. Bourdin resla a Rome tout le reste de Tannée; et, le jour de la Pentecôte, il couronna, cette fois comme Pape, l'empereur Henri V. L'intrus envova des bulles

de tous côtés ; il fut reconnu en quelques localités ; en Allemagne, par Herman, ev6* que d*Augsbourg; en Angleterre, par d'autres, qui tenaient Gélase pour antipape.

Calixte 11 qui, en 1119, succéda k Gélase II, tint un concile k Reims, où il excommunia Bourdin et l'empereur Henri V. L'année suivante, il passa en Italie, où tout le peuple de Rome, témoignant la joie la plus vive de son retour, sortit en foule au-devant de lui pour le recevoir. Bourdin, ne se croyant plus en sûreté dans cette ville, s*eufuit k Su tri, et s'enferma dans la forteresse, attendant que Pierre de Léon lui amenât des secours. Mais, en 1121, Calixte II envoya h Sutri une armée nombreuse, cdmmandée par Jean de Crème, cardinal de Saint-Chrysogone, et la suivit de près. Les habitants de Sutri, voyant battre leurs murailles, prirent l'antipape Bourdin et le livrèrent aux soldats de Calixte. Ceux-ci, après Tavoir accablé d'injures, le firent entrer dans Rome, monté sur un chameau, h rebours, tenant la queue au lieu de la bride, et ayant sur le dos une peau de mouton toute sanglante t voulant, par cette dérision, représenter le Pape velu d'une chape écarlate, et monté sur un grand coursier. Le peuple de Rome aurait mis en pièces Bourdin, si le Pape ne l'eût délivré de ses mains et envoyé au monastère de la Cave, pour qu'il y Ht pénitence. L'année suivante, il le fit conduire k Janula, d'où son successeur Honorins le tira, pour l'enfermer k Fumone, près d*Alatri. Il Y acheva ses jours. Telle fut la fin de Bourdin, triste victime de son ambition. Il ne manquait [las de talents, et il avait porté trois ans le litre de Pape. {Voj/. Flbcrt, Hist. ecclés. liv. lxiv, n. 33; liv. lxvi, n. ki et 49; liv. lxvii, n.8, 16 et 23.)

BOKADORS (Jb4N-Thomas de);. né k Barcelone, en 1703, fut fait cardinal par Pie VI, en 1T75. Il mourut en 1780.

BÔZZBTI. — Voy. Annibal.

BRACiADIN ( Marg-Antoinb ), Vénitien »

évêque de Cénéda, puis de Vicence, créé en 164^1, par le Pape Urbain VIII, prètrecardinal du titre de Saint-Marc, mourut en

BRAGOSE ou DE BIAGOLE (Guillaumb), né au diocèse de Monde, en Gévaudan, était savant dans la jurisprudence civile et canonique, qu'il professa assez longtemps k Toulouse. — Il fut ensuite nomme k l'évêché de Vabres, puis créé cardinal par la Pape Innocent VI, le 17 seplembre 1361, et enfin grand-pénitencier de TEglise. Il accompagna depuis le Pape Urbain V k Rome, il y mourut le 11 novembre 1367. On lui attribue quelques ouvrages, qui ne sont pas venus jtisqu'k nous. (Voy. Onuphrb, in VrbanoV; — BosQUBT, in Innocent. VI et Urbano V; — Frison, &a//. purp.;— Aubert, Hist* des cardinaux;— Sammarth., GaU. Christ,)

BliANCACIO (Lamdolphb ), était d'une famille ancienne et illustre de Naples. — Elle s'était attachée faux rois Charles 1" et Charles IL et c'est k la recommandation de ce dernier aue le Pape Célestin V donna, eu

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