‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 64 sur 350 · BUL · texte numérisé non relu

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suites jusqQ*k l'entier recouvrement do ses droits, quelques didicullés qui se mis- •sent h la traverse» sachant bien que la résistance la plus opiniâirée fait toute la gloire du vainqueur, et que les victoires les plus âprement disputées sont toujours les plus bonombles.

« Il jouit ensuite de Pabbaye de Mont-Hajour, et d*un nombre d'autres riches bénéfices qu*il obtint autant par Téminonce de ses mérites que par la grâce des Papes et des rois. Et, quoique Ton ait remarqué que les terres qui portent Tor et l'argent sont plus stériles que les autres ;en lui néanmoins les grandes rentes et tes richesses qu'il acquit ne furent que le prii de ses belles actions. Mais s'il posséda de grands revenus, il en fit une dispensation non moins éclatante que pieuse, employant des sommes immenses aux fondations des églises, des monastères, des collèges et des hôpitaux, à dessein de relever la gloire de Dieu, faire rendre l'honneur aux autels, défendre les nécessiteux des injures de la fortune, et laisser comme une source perpétuelle de biens, oui se répandit sur toutes les misères présentes et lutures. Il fit bfltir une partie de l'église des Célestins d'Avignon; fonda le couvent de Saint-Dominique h Tivoli, et celui du même ordre è Annecy; comme encore l'église de Saint-Laurent, et la maladrerie h Brognier, lieu de sa naissance; et fit quantité d'autres biens aux lieux les plus nécessiteux, tenant h gloire de conduire les ruisseaux de sa charité sur les terres les plus stériles, et de faire comme tomber la manne dans les déserts.

« Mais le plus excellent monument, tant de la piété, comme de la magnificence du cardinal Brogniac, est le somptueux collège qu'il b^tit en Avignon, et qui porte encore aujourd'hui le nom de Chrand Collège^ où il laissa de grands rerenus pour élever vingt «écoliers, do ceux qui seraient incommodes desmoyensde fortune, et dans l'impuissance d'avancer leurs études, quatre du diocèse d'Arles, deux de celui d'Emorun, et quatorze du duché de Savoie; en faveur desquels il dressa encore une bibliothèque meublée de sept cents gros volumes : et, pour achever son ouvrage avec les marques ae la piété, y joignit une église dédiée à saint Nicolas, patron des écoliers, qu'il enrichit de précieux meubles, et voulant être servie k perpétuité de quatre prêtres ; montrât partout qu'il ne cherchait dans l'emploi de ses moyens (]ue la gloire de celui de qui il les tenait, ainsi que les fleurs jaunes suivent toujours le mouvement du soleil qui les a dorées.

« Le dernier et le plus important service qu'il rendit à Dieu et a l'Eglise fut au con- * ci le de Constance, où, présidant comme doyen du Sacré Collège des cardinaux et Tice-chancelier du Saint Siège, il travailla avec des soins inestimables à tirer la religicm des désordres qui raflligeaient, à relever les pouvoirs de l'Eglise sur les factions conjurées, qui portaient le couteau de division dju/s ^a5£tals, ot jusuue dans son trône : et

h affermir la chrétienté dans le repos qu'elle avait si longuement attendu, et qu'elle ot>* tint par la nouvelle création jdu Pape Martin V, qui satisfit par le succès de son gouvernement les espérances du monde, et acquitta, par le calme qu'il apporta è toute l'Eglise, les promesses du Ciel ; ayant mérité d'être appelé, ce qui fut en vérité, la félicité de son siècle.

« Après le glorieux succès de ce concilet notre cardinal ayant soutenu sur ses épaules un poids de soins et d'affaires qui semblait n'être soutenable que de lui, appelé par le repos pour respirer un peu après de si honorables travaux, il voulut se retirer de la cour, pour avoir plus de loisir de se préparer chrétiennement è la mort, de laquelle il pressentait déjà les approches : mais le Pape le retint auprès de sa personne, pour s'aider, au gouvernement de sa charge, de ses bons avis, comme de celui qui avait» avec l'expérience, toutes les vertus d'un ftge dont il sentait les incommodités ; et toute la vivacité du plus entier et du plus floris* sant courage.

c Et il ne trompa pas son opinion, quelque avantageuse qu'elle fût : car i*! servit fidèlement le Saint-Siège en de grandes et importantes occasions, et tint jusqu'à la fin h toutes sortes d'emplois laborieux qui lui furent commis, conservant une entière réputation

i'iisqu'à l'extrême vieillesse, toujours semblable à lui-même, faisant de ses dernières actions la couronne des premières, et de la conclusion de sa vie achevant le rond de s» gloire. Son heureux trépas arriva à Rome en l'année 1426, où il fut enseveli avec de grands et communs regrets, comme la perte était grande et commune à toute l'Ej^tise.

Saxi, dans VHistoire des primate d*Arle$: P. Foderé, en VHistoire descouvenisdeSain$^ François^ et plusieurs autres ont écrit de la Vie e^ des actions de ce cardinal. •

BRUNELLI (Jban), né à Rome en 1795, a été créé cardinal par Pie IX en 1852, à son retour de la nonciature d'Espagne.

BUBALO (Innocbiit), créé, en 160i, parié Pape Clément Vlll, prêtre-cardinal du titre de Saint-Thomas in Pasione^ puis de Sàiot- Marcel, de Sainte-Pudentiane , des Saints Nérée et Achillée, mourut en 1610.

BUCAFOCI, autrement dit Constantin de Sarno, parce qu*il était né à Sarnu, dans le royaume de Naples, prit l'habit de religieux dans l'ordre de Saint-François. — Il s'y fil remarquer nar ses vertus et par son savoir, et mérita a'être honoré de la pourpre par Sixte y, en 1586. Il fut depuis èvêque de Yerceil , et mourut 6n 1596. Il a composé divers ouvrages, un entre autres, oA il tanche de concilier saint Thomas d'Aquin el Jean Scot. (Voy. Wadingub; — Lemibb; —

ClACONIUS.)

BUFALINI (Jean-Octàvibn), né k Citta di Castello en 1709, lui fait cardinal par CItSment Xlll en 1766. Il mourut en 17^

BDKACS. — Voyez Bagocs.

BULCANl (Maiiin), Napolitain , créé jpar Urbain VI, en 1385, diacre-cardinal du tttr»

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