‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 68 sur 350 · CI · texte numérisé non relu

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eierçA U première au roynume Jo Naples » lasecoiitie en Lombnniie, ot la (roisièiue en Polo($iia, où il réforme les abus. Pareille tcnlalîvo hii avait moins bien réussi dans lo royaume tluNaples,où ii counil risque de la fin. A son retour de Pologne en Italie, arrêté près de Plaisance par quelques soldais, il fut obli;^é de se rachi'ler. Le Papo, indigné de ce que les citoyens avaient négligé do punir cet attentat, mit leur ville en interd:t| el soumit leur évoque^ ranhevôquo de Ra- Ycnno. Depuis, Pierre de!Capoue lut oneore nommé légat par le Pape Innocent III, pour tflriier d*an)ener à une Irôve les rois do France el d'Anjçleterre. Il y réussit el prêcha b croisade. Djus une assemblée do prélats

Îu*il convoqua h Dijon, il mit le royaume de rance en interdit après le divorce de Pbi« lîppe*Augusto avec Engelberge, jugement dont ce prînre appela ou Saint-Siège. EnGn le m^tmc cardinal était encore légat dlnnocent III dans celle fameuse croisade où les Latins se rendirent maîtres de Conslanlinople. Après avoir fait quelque séjour en Orient, il revint à Rome, où il mourut en 1209. (Voy, CiACONius ; — Cro:££r; — Ro- Gbb; ^— Hoved; — Dupleix, llhl. de France * •— ÀvBEViY. Hist. dei cardinaux,)

CAPODE. — Voy. Louis.

CAPPELLABI. Voy, r.R^x.ornE XVI.

CAPPELLETII. — Voy. Capelletti.

CAPPOCHI (Ueymer). né à Vilerbe, était religieux de Tordre de Saini-Bonott, q'iand il fui appelé à Tévèchédo Vitertx*. Le Pape Inno:*ent III le fit cardinal en iâl2. Uonorius lit renvoya, comme Iégai,en Toscane. Gré-

f;uire IX le continua dans cet emploi , et nnocentIV, qu*il avait aeconipajiné au concile général de Lyon de 12^5, 1 envoya en Italie, pour y publier les censures conlre Tompereur Frédéric II, et retenir dans le devoir les villes soumises au Saint-Siége« — Il regut depuis le gouvernement du patrimoine de Saint-Pierre, et mourut à Vilerbf*, en 1252, après y avoir fait diverses fondations d*égiises et de monastères. {Voy. 0?iLPHRE et Cucoivius, in Vit. Ponlif.; — Bauvius, A. C, 1220; — Aubert, Uist, des cord ; — UnoELLi, UaU sacra.)

CAPPOCHI (Pierre), fut créé cardinal, en 124V, par le Pape Innocent IV, qui, l'ayant .emmené avec lui en France, s'en servit utilement au concile de Lyon,— II Tenvoya en Allemagne, où il se trouva, en 1248, h la diète de Francfort, dans laquelle Guillaume de Hollande fut élu empereur contre Frédéric Ilf mission dont il s'ac(]uilta heureusement. Lorsqu'il fut de retour à Rome, il fit bâtir réalise do Notre-Dame de la Place, qui est aujour.riiuiauxServiies.il mourut â Rome le 18 mai 1259, et fut inhuMié dans l'église de Sainte-Marie-Majuure, dont il élail frciiîprêtre, et où l'on voit son épitaphe. (Foy. CucoNius, in Innocent JY: — Aubert, ilist, des card. ; — Martinelli.)

CAPPOCHI (Nicolas), évoque dUrgel en 1348, était petit-neveu du Paj>e Honorine 1V\ Son père l'avait envoyé h Pérouse, où il étudia avec succès le droit civil et le droit

PtCTIOM!!. DES CaUDI.NAUX.

canonique. Depuis, étant venu h Avig-icn, où était alors le Sainl-Siége, il s'y fil estimer, ot, en 1350, il fut rréé cardinal par le Pape Clément VI. En 1356. lo cardinal Talleyrand do Périgord el lui, furent envoyés en Franco pour y régler les diffiTcnds qui existaient entre lo roi Jean el Kiouard III, roi d'Angleterre. Leurs efforts fiin^nt iinitilcs, et la funeste bataille de Poitiers décida de cette guerre. Le cardinal Capnochi concourut h l'élection d'Urhain V, qu'il suivit h Rome. C'est alors qu'il fonda u'i collège h Pérouse, un monastère h Monto-Marcino pour U^» rc-f li^ieux de la congrégation du Mont des Oliviers, et divers autres édifices sacrés. Il mourut saintement à Monle-Fiascone le 10 juillet 13G8 Son corps, transporté à Uomc, fut enseveli dans l'église de Sainte-Marie- Majeure, où se voit son épitaphe. (Voy. Mart^elu; — On(3PHRE; — Dosqcet; — Aurert, Hist. des card )

CAPPONI (Louis), Florentin, fait, en 1608, par le Pape Paul V, diacre cardinal du titra de Sainte-Agallie, puis prêtre du titre do SainM'harles, de SainlPierre-ès-Liens et do Sainl-Lnurenl in Lncinn^ archevêque de Raveime, mourut on iG50.

CAPRANICA (Dominique), Romain, étudia i Padpiie et h Bologne sous les plus célèbres jurisconsultes, et s'acquit la réputation d'un des plus savants hommes de son temps. — Lo Pape Martin V lui confia di- ¥ers emplois considérables^ entre autres le gouvernement d*lmola, el lo nomma cardinal en 1426 ; mais comme ce Pontife mou« Tut avant de lui avoir remis les insignes de cette dignité, on roTusa de Tadaiotlre dans le conclave. Eugène IV céda aux préteu« lions des cardinaux contre Capranica, qui s'en plaignit au concile de BAle, et se lit décerner les honneurs dus à sa dignité. Enfin Eugène IV le reconnut comme cardinal, et lui donna la légation de la Marcho d'Ancône, avec le gouvi-rneuienl de Pérouse* Nicolas V l'aima, et lui confia les missions les plus importantes; deux fois il l'envoya, en qualité de légat, auprès d'Alfihonse V, mi d'Aragon. 11 fui encore grand pénitencier. Calixte ni, successeur de Nicolas, avait aussi la plus grande estime pour Capranica, qui eût peui-ùire été élu en sa place, s'il lui eût survécu ; mais ils moururent en môme temps, le IV août 145S. Ce prélat avait une riche bihliolliècpie, qu'il laissa pour l'us/igu d'un collège fondé par lui à Rome. Son rorps fut inhumé chez les Dominicains de la Minerve, où l'on voit son tombeau. Capranica, e$iin)é pour son érudition, son ex- |)érience des alTaires, et la |)urelé <lo ses mœurs, avait pour secrétaire, au concile de Bûie, le crlèbre jEiieas Sylvius , (pji fut, depuis, le P.ipe Pie 11. On a de ci^ piélat quelques ouvrages, entre autres : in.struction pour le gouvernement du pontificat ; De l'art de bien mourir; Discours à Alphonse, roi de Naples. (Voy, Cuconius, in Add.: — Vic- TOREL.el Oncpure, iMarlin V; — Saimt-An- TONiN, lil. '2'2, «il. Iti; — Platine, Calixle JII ; — -rliui'as Sylvius, sous le ps./udony me

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(leGobeiin, Commeni. I.i; — Spohdb, itiifia/.)

tlAPRANICA (Angk), frèro du précédent, évèqiic do Rieti« et légat h Bologne, Aimait les U'tlres, comme son frèns ot nvail, parmî les gens de sa maison, des hommos d'un rare sa?oir, entre autres, ^neas Sylvius, lequel ayant été élevé sur le Saint-Siégo, revêtit de la pourpre romaine Ange Capranira en 1460. Ce cardinal était un tiomme d*nne grande vi'rtu; il mourut à Rome en H78, et fut inlinmé dans lo même tombeau que son frère. (Voy. Gobrlipi, on plutôt ^noas STL>ius,în Commeni, Piill^ I. ]i;-Onuphrb; — AuBKRT, fl/fi. des cardinaux,)

CAPRANO. — Nous lisons dans VAmi de la religion du 11 mars 183i :

« Vu sr.vant et |deux cardinal vient de succomber h une grave et longue maladie; S E. le cardinal Pierre Capratio est mort le Slk février après midi. Il était né èRome le 8 février 1759; il fut professeur de théolo^io el iTliistoire ecclésinstiquo, et bibliotliéoaire dans runîversité grégorienne. Pie VU le Gt ton cami^rier secret, et secrétaire de la con« grégation pour la correction des livres de TEglise d'Orient. Le même Pontife le nomma archevêque d'Iconîum^ et Léon XII lut donna ta place de secrétaire de la Propagande; place im))ortante, où M. Gaprano a rendu d éminents services h la religion et au Saint-Siège. Fait cardinal le 2 octobre 1826, mais réservé alors in petto, il ne fut déclaré nue dans le consistoire du 15 dé* cembrel826y et reçut le titre des Saints Nérée et Achillée. Pie VIII nomma depuis le cardinal Gaprano préfet de la congrégation de I Ind^i, charge que Son Eminence remplit avec autant de capacité que de zèle. Sa résignation chrétienne dans la maladie, a été un sujet d'édification pour tous ceux qui rapprochaient. »

CAPRARA (ALEXAKiDnE], Bolonais, auditeur de Rote, créé cardinal du titre des Saints-Nérée et Achillée en 1706, par Clément XI, Pape de 1700 h 1721, et qui créa 70 cardinaux, mourut en 1711.

CAPRARA (Cor?ieille), né à Bologne en 1703, fut fait cardinal, par Clément XIII en 1761. Il mourut en 1765.

CAPRARA (JBÀtf-RAPTisTc), néh Bologne, 4e29 mai 1733, de François, comte de MontecocoIli,et de Marie-Victoire, dernier rejeton de la maison Ca|>mra, prit, dans le monde, le nom de sa famille ma(ernelle« — .Entré, jeune encore, dans l'état ecclésiastiaue, il s*attacha particulièrement à Téiude (le la jurisprudence. Benoit XIV etit •occasion de le connaître ; il comprit sa valeur, et le nomma vice-légat de Ravenne, bien qu-il n*eût pas encore 25 ans. En 1767, il fut envoyé par Clément XIII, avec te caractère de notice^ à Cologne ; par ses ma- 4)îères distinguées, ïl s'y Ut remarquer de l*impératrice Marie-Thérèse, qui lut Qt obtenir de Pie VI, en 1775, la nonciature de Xucerne. Au milieu de peuples de langue et de religion dilTérentcM, il sut calmer les ^s]>rilS| et se laire estimer de tous. Appi-lé,

en 1785, è la nonciature de Vienne, il Ait accueilli avec distinction pnr Tempereur Joseph II, et par son principal minisiro, le prince de Kaunilz. Un des faubourgs de relie grande ville avait été inondé par un débordement du Danube; le prélat s*empressa de distribuer tout ce dont il pouvait disposer, aux victimes de l'inondation; c'était pour lui une règle d'appliquer aux pauvres une bonne partie de son patrimoine et des revonus qu'il tenait de l'Eglise. Le 18 juin 1792, il fut créé par Pie VI cardinalprêtre du titre de Saint-Onuphre, e(, en 1793. rappelé k Rome. La révolution française y avait tourné toutes les têtes, et cette agitalion des esprits produisit sur le nouveau cardinal la plus profonde impression. Nommé, en 1800, à l'évôché dléii, et apprenant nue son diocèse était désolé par une affreuse disette, il part de Rome, en janvier, malgré le froid le plus rigoureui, ayant hAte d'aller soulager tant de misères. Il parcourt les villes et les campagnes, se dépouille de tout ce qu'il a, emprunte des sommes considérables pour acheter des vivres, qa*il distribue aux indigents. C'est au milieu do ces actes de dévouement, si honorables pour son caractère que, par un bref du i septembre 1801, il était nommé légat alatere, en Franco. Sa mission auprès du gouvernement consulaire avait pourobjot le rétablissement du culte. Le cardinal fut bientôt d'accord avec Napoléon, et le concordat allait satisfaire un des grands besoins du temps.

Le 18 avril 1802, jour de Pâipies, le proniîpr consul et tous les grands corps de IKtat éuiient réunis dans l'éi^lise de N dn-Dame. Le cardinal célébra la Messe, entonna le Te Deum, et le culte était rétabM en Franco. Le 28 juin 1805, il sacra roi u^Italie Napoléon dans l'église métropolitaine do Milan dont il était archevêque. Les relations, qui existèrent longtemps entre ce cardinal et le gouvernement français furent toujours, <le f>art et d'autre, bienveillantes et amicales^ Ce noble prélat, devenu aveugle et inrirmot s'éteignit h Paris le 21 juin 1810, dans sa 78' année. Un décret impérial ordonna qa*il serait enseveli dans l'église de Sainte-Geueviève

CARACCIOLI. — Voy. Bernard.

CARACCIOLl (NiGOLAS-MoscniN), de Tillustre famille napolitaine de ce nom, prit Thabit de religieux dans Tordre de Saint-Dominique , fut inauisiteur de la fui dans le royaume de Na[)les, et ensuite archevêque de Messine. — Urbain VI le créa, en 137(lt cardinal de la sainte Eglise romaine : ce cardinal mourut h Rome, en odeur do saintetéf ie29jmllptl380.

CARACCIOLI (Conrad), de la familo da précédent, patriarche de Grado, en lllvrlet archevêque de Nicosie et évèque de MaltOt fut, en 1405, revêtu de la pourpre romaine par le Pape Innocent VU. — Il se trouvait, au concile de Pise,è l'élection d'Alexandre V. Il fut depuis légat dans la Lombardie, et mourut h Rologne le 15 février lill.

CARACCIOLI (Innigo), de la mêire famille

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que les prëcé<lents, fils ilti' ihic d'Airona, créé, en 1666, cflrdinal-ftrèlru de la sainie ^{lise romnîiie du lilre de Sainl-Giénient, mourut le 90 Janvier 1685, archevêque de Kaples.

CARACCIOLI (Marin), fut, dès son jeune Aget envoyée Milan. Ayant achevé ses élu Jes, ir enlra dans la maison du cardinal A^cagne Sforce. Le duc de Milan, Maxiniilien Sforcts renvoya, en 1515, au concile de Lalran, où il parut sous le nom du protonotairo Cnracciulî. Maïs, les Français, aprôs la bataille do Marîgnan, ayant dépouillé du Milanais Maximilîenp Garaccioli se vit contraint de chercher un nouveau patron. Il le trouva dans la personne du Pape Léon X, qui Tenvoya en Allemagne, en 1520, avec le caractère de nonce. L'empereur Chnries-Quint eut occasion d'apprécier sa capacité; il l'attira è son service» et l'envoya à Venise, comme son ambassadeur. Il s acquitta de cette mission avec intelligence: l'empereur en témoigna hautement sa satisfaction, et non-seulement il lui procura le chapeau de cardinal, qui lui fût décerné, en 1535, par le Pape Paul III, mais il lui confirma encore le don du comté de Galéra et de quelques autres terres eu Lombard ie, eCle nomma à Tévéché de Gatane en Sicile. Quelque lemfts après sa promotion au cardinalat, le Souverain Pontire lui coo* fera une légation auprès de l'empereur, et ce prince lui donna le gouvernemont du Milanais. Mais à f)eine le cardinal en eut-il pris possession, qu'il mourut lo 28 janvier 1538, dans la 69* année de son Age. (Vog. (flCiCHAaniN, ffi>f., liv. xv, xvi et xvii ; — Paul JovK, Hift.: — Ughelli; — Victorel. ; — Sa?I80vi?i, Famil, liai )

CARACCIOLI (Iiv^iGO), naquit, le 9 juillet I6V2, d'une des familles les plus anciennes et les plus illustres du royaume de Naples. — Ar»rè$ avoir été inquisiteur général du Saint- 5iége apostolique i Malte, il fut fuit secrélnire de la congrégation des évèques et des réguliers, en février 1690, et évô |ued*A versa, nu royaumn de Naples , le 23 lévrier 1697. Clément XI le créa cardinal le 29 mai 1715, et lui assigna le titre presbytéral de Saint*Thomcis fil Parions. Cecardinal, malgré son Krand Age, se rendit de son évôcbé ik llome, Te 18 mai 1730«etentr<i, le 21, au conclave dans lequel fut élu Clément XII. A la sortie de ce conclave, il tt retira dans le monastère des Bénédictins du Mont-Vierge, où il mourut après une longue maladie le 6 septembre 1730, dans la 69* année de son âge, et la 16* de son cardinalat. Son corps fut porté dans l'église de Notre- Dame de la Victoire des Cnrmes déchaussés, où il resta en dé^iôt jusqu'au 11 septembre '.7S, qu'il fut Iranspurlé à Aversa, aux ternies de son testament.

CARACCIOLI (Nicolas) de la même maison que le précédent, mais d*une autre bninclie, naquit le 8 novembre 1656. Il lut sufcessivement gouverneur de la Hardie d'Aucône, nonce à Florence, archevêque de

Ttiessalonique, mis dans la conp;iégation du HnoH^ùverno on décembre 1701, fait archovôqiie de Capoue en 1703, vicc-;;érant de Rome en 1712, et nomu>é, en 171i, pour eiercer par intérim la charge de vicaire di9 Rome et de son district, vacante par la mort du cardinal Carpegna,du vivant duqutd il en faisait déjà les fonctions, h cause de la ma ladie de ce canlinal. Clément XI le créa cardinal le 16 décembre 1715, et lui donna le chapeau avec les cérémonies accoutumées lo 19 du même mois. Lo titre presbytéral de Saint-Mnrliii des Monts lui fut assigné le 5 février 1716. Nonosbtant sa promotion au cardinalat, il continua ifeierccr la charge de vice-çérant jusqu*au 15 avril 1717, et celle de vicaire de Rome, jusqu*au 31 octobre suivant, le cardinal Paraciani, qui en était titulaire, étant arrivé ce jour-L^ pour ea prendre possession. Le cardinal Caraccioli,

3ui était des congrégations des Evoques et es Réguliers, des Rites, de l'Immunité, de l'Examen des évAques, et de la Visite apostolique, mourut à Capoue le 7 février 1729, dans la 70* année de son Age et la 13* de sou cardi nalat

CARACCIOLO (Jban Co!«STAiiT\NdpoliUin, né en 1715, fut fait cardinal par Clément XUl en 1759. Il mourut en 1780.

CARACCIOLO (DiEoo N ïf iqo}, Napolitain, né enl759, évèquedePalcstrini*, fut l'ait cardinal par Pie VII en 1800. Il m'iurut en

CARACCIOLO (Philippb-Giudigk), né k Naples en 1785, oralorien et archevêque de Nanles, fut f.iit cardinal par Grégoire X VI en 1832. n mourut en 18U.

CARAFA DI TRAJËTTO (Fraïvcoi^^), Nipolilain, né en 1722, fut fait cardinal |»ar Clément XIV en 1773. Il mourut en 1818.

CARAFA DI RKLVEDKRE (Mahi^i}, né à Naples en ilùk, fut fait cardlnal-uiacre par Pie VII en 1801.

CARAFA DI TRAETTO (Doiii?iiqcjb) né h Naples en 1805, archevêaue de Bénévent, fut fait cardinal en 18U. Son Eminence vit encore aujourd'hui.

CARAFFA (Philippe) (5), Napolitain, été.

que de bolo.;ne,créé,en 1378, prêtre-cardinal du titre de Saini-Martiu aux Monts, par (e Pape Urbaiu VI, mourut de la peste le 2S mai 1389.

CAKAFFA (Charles), év6(|ue d^Aversa, nonce apostolique en Suisse, è Venise et h Vienne, créé, en 166i, par Alexandre VU, cardinal-prôtre du titre de Sainle-Susanne; et légat de Bologno, mojrut le 19oclobri-

CARAFFA(FoRTDNÉ), évoque d'Aversa,fail cardinal, en 1686, par Innocent XI, mourut en janvier 1697, Agé de 72 ans.

CARAFFA (Olivier), de la même maison, mais d*une autre branche que les précédents, fut, en 1)^6$^, créé cardinal par Paul IL 11 était général des dix-neuf galères, que le Païf Sixte IV envoya, en 1^72, contre les Turos^r

(5) Puur lesCarafla, nons avons dérogé ii Torire chronotogIqHe, suivant en cela Texemple désastres Hcigra|iliei.

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ôl lesquelles se joignirent & la flotte vénitienne., qui était de quarante-sept galères ot k colle (le Ferdinand qui était de dix-sept.— Cette flotte, composée de qnntre*Tin[;t-quntorze Toiles, on comprenant deux galères do Rhodes, ne fit point d'autres conquêtes que celle de Smyrne et du port de S.itniia. Olivier, archevêque de Naples, qui avait eu le titre de l'évôché d'Albe, le chnngca pour celui de Snbine, et enfin pour celui d*Ostie, romnce doyen des cardinaux. Il mourut à Rome, Agé de plus de 80 ans, le 20 janvier 1511. C*est lui qui fit entrer dans l'état ecclésiastique Jean-Pierre Carafl^a, son neveu à la mode de Bretagne, qui fut, depuis, le Pape Paul IV. — Alexandre, son frère jumeau, lui succéda dans Tarchevêché de Naples, qui fut ensuite occupé par leur neveu.

CARAFFA (Vincent). — Il était di^jà évôq';e de Rimini. Le Pape Clément VII le Ot cardinal on 1527 : il eut encore les évôchés d*Albano et de Palestrine, et mourut en 15^0. Après Vincent, le siège de Naples lut «ncore occupé par dos Caralfa.

CARAFFA (Antoine), de la même maison que les précédents, mais de la huitième branche, fut élevé avec soin par le P^(>e Paul IV, son parent, et eut pour maître lo célèbre Sirlet. Il avait été pourvu d*un canonicat de Saint-Pierre, qui lui fut retiré après la Tnort de Paul IV. La dissrâce de sa famille lui Bt chercher un «sile a Padoue, où il se livra tout entier h Télude. Le Pape Pie V^ élu en 1566, le rappela à Rome, et le revêtit de la pourpre en 1568. Quelque temps après, (e nouveau cardinal fut nommé président de la congrégation établie pour la correction des Bibles, et d*une autre congrégation qui av(iit pour objet Tinterprétation du concile de Trente. Il fut encore bibliothécaire apostolique sous Grégoire XIIl, et mourut en 1591. Cette Eminence corrigea la Bible des Septante, et y ajouta des notes; elle a recueilli les décrétâtes des Papes en trois volumes, et traduit du grec en latin quelaues ouvrages, entre autres : Commentar, Tneo^ dorel, in psalm.; S, Gregorii Nazianzeni oralionei,

CARAFFA (Decio), fut nonce à Bruxelles, auprès de l'archiduc Albert, puis en Espagne, avce la qualité d'archevêque de Damas.

Paul V lo lit cardinal on 1611, puis archevêque de Naples en 1618; il mourut co 1626.

CARAFFA (Pierre-Louis), de la quinzième branche de sa maison, naquit à Naples le 18 iuillet 1S81. Après avoir étudié à Venise et a Naples la jurisfirudence et la théologie, il obtint è Rome la charge de référendaire de l'une et de Tautre signature. Le Pape Paul V l'envoya, en qualité de vice-légat, à Ferrare, où il resta six ans, considéré comme le père du peuple, et l'oracle de la justice. En 1621, loPa(>e Grégoire XV l'envoya comme gouverneur k Fermo. 'Comme Caraffa prenait congé de lui : Altez^ lui dit ce Pontife, you^ vem$z avec votre prudence (H'dinaire ^ et «cmivenez'Vous que le gouvernement que je voue confie est un degré pour arriver à ta pourpre» Si ve Puiitifo eût vécu plus longtemps, il

n'eût pas manqué de le faire entrer dans lo Sacré Collège. Urbain VIII donna h Pierre- Louis l'évêché de Tricario, dans la Basiiicale, que son frère avait possédé, puis il l'envoya, on qualité de nonce, dans les Pays-Bas, en Allemagne et h Cologne; il y resta onteans, estimé et révéré même des protestants.

Caraiïa, de retour h Rome, eût été mit ait nombre des cardinaux, si les Colonne ne st fussent opposé à son élection. On lui offril l'archevêché de Capoue et celui d'Drbifl« qu'il refusa en disant qu'il se contentait da l'épouse que Dieu lui avait donnée, quelque pauvre Qu'elle fût. Il se retira dans son dio* cèse, y établit un séminaire, et y travailla k remplir tous les devoirs d'un saint prélà4. Après la mort d'Urbain Vlil, plusieurs car* dinaux pensaient h élever Caraffa h la pa« nauté. Enfin Innocent X, ayant été perlé mt le Siège apostolique, revêtit de la pourpre te prélat, dans la seconde promotion qu*il fit en 16i^5, et l'envoya à Bologne, en qualité de légat. Lorsque Innocent X fut mori^ la 7 janvier 1655, le cardinal Caraffa entra dans te conclavo, et mourut le 15 du meute mois« alors que tout semblait concourir pour l'éle* ver sur le trône de saint Pierre. Il fut ens6« Teli dans l'église de Jésus des Pères Jéauiles;. qui vinrent recevoir son corps à la oorte du xronclave.

CARAFFA (Jean Pikrre], né en 1466, de la dix-septième et dernière branche de sa maison, était évêque de Chiéti en 1505. — En 152^, il institua la congrégation dite des Théatim, fut fait cardinal en 1536, arcbevô-

ue de Naples en 1549, Pape sous le nom

e Paul IV, en 1555, et mourut en 1559. -^ Vov. Paul IV.

CARAFFA (Cbarles), neveu du précédent, naquit à Naples le 29 mars 1517. — Il s'attacha d^abord au cardinal Pompée Colonna^ puis h Pierre-Louis Farnèsu, duc de Castro; il porta ensuite les armes sous le marquis del Vasto, ou du Guasl, on Piémont, et sous le duc de Parme, en Flandre. Un aOTront qu'il roçut des Espagnols le décida à quitter leur service, et le fit entrer dans l'ordre de Malte. Mais h peine Paul IV eut-il été élevée et 1555, sur le trône pontifical, que Charles CaraDd, son neveu, fut nommé cardinal, légat de Bologne, et ministre d'Etat. Il seconda les ressentiments de son oncle contre les Espagnols qu'il n'aimait pas, et alla en France, en qualité de légat, |)Our y négo* cieravecle roi Henri II. Alors, en 1556« éclata, au sujet des Colonne, une guerra contre les Espagnols qui protégeaient celte famille, tandis que le Pape la persécutait. La paix se fit. Tannée suivante, par la mé* diatiimdu cardinal lui-même, qui se rendU h Madrid, en qualité Je légal. A son retour à Rome, lui et se% frères gouvenièrent si lyranniquemenl, que le Pape en étant ins* truit par un Théalin, les relégua tous' 6« divers lieux. Après la mort de ce PonlUé, le Pape Pie IV, qui fut élu, fit arrêter l'ànr née suivante, 1560, le cardinal Ch. Carab« le duc de Palliano, son frère, le comte d*àlille, beau-frère du duc, et Léonard CarUitf.

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DES CAKDWAUI.

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E^ 8 mars 1S61, liMirarrôt lul i»ronoiicé; le cordîiiAl fui éiranglé, el le^ trois autres eurent In t£le cnupf^e.

CARAFFA(DioiiÈDi£],nrchevAquo(rAriAno (mynumo de Nai lus), fait cartiiuai, en 155S, pyir Paul IV, mourut en 1560.

GARAFFA ( Al|)honse). créé cardinnl par Mil grand-oncle, en 1557, fui arrAlé» après !• mort de ce Pontite, nccusé d'avoir tre.npé dans le meurtre do sa tante et d'avoir enlevé liMncoup d'argent de la chambre du Papo. — Mais» comme il élr.it d*un nature) fort douiy on lui tit grAce de la vie, en le condamnant à payrr soixante mille écus à la chambre ajiostoliquc. 11 se relira dans son archevôclié de Naples, el y mourut de douleur , en 1565, âgé de 25 ans.

GARAFFA (PiERRE-Louis), Napolitain, Tait oardinal par Benoii Xlll; en 1728, fut dri:hovAgue de Larisse inpariibus.

CARANDINI (Philippe), Modc^imis, né en 17S9, fut lait cardinal, par Piu VI, en 1787. Il mourut en 1810.

CARBONI(GuiLLÀL'ME),Napolilain,év6(]ue (la Chilri, tut créé, en 14H, cardinal du titre de Sainte-Balbine, iiar le Pape Jean

CARRONNE (François), évèque de Monopoli, né â Naples, fut admis dans le Sacré Cull^e par le Pape U; bain VI, en 1385, el depuis, il contribua beaucoup à Téleclion de Boniface IX, qui lui donna Tévéché de Sabine, et divers gouvernements dans TËlat eeclésiastique. — Thierry de Niem Taccuse de aiinonie. Ce prélat mourut subitement le 18 juin 1405, et son corps fut porté h Naples, où l'on voit son tombeau dans Téglise métro|»olilaine. (^''oy. Thierry de Niem, liv. i et m; — Ciacomius ; — Ijariubert.)

CARDONë (Jacques dk), était frère de Rajmond Folch de Cardnne, vicomte do Villamur, lequel épousa duna Juana d'Aragon, et rendit de grands services à Jean II, roi d*Aragon. Jacques dtj Cardone eut Tévô* ehé d'Urgel vers 1455, et fut fait cardinal par le Pape Pie II, en 1V61. Il mourut à Cenrera, en Catalogne, le 1" décembre 1466. (f oy. BuiiiTA, lib. x.vi; — Gobelin, pseudoiiYiiie d'^neas Stlvius, in Comment. PiiJI^ lib VII ; — Okuphre.)

CARDONE (Henri), était do la maison de Folch. el lils du duc de Cardone. — D*abord évè(]iie d-Urgel, puis de Barndone, il jouissail d'une grande faveur a la cour de Cbarles l'*d*Espagne, qui était en môme temps Charles V, em{>erf.*ur d'Allemagne. Il désirait vivement d'élre cardinal. Paul Jove, dont il faut su délier , prétend qu il en aetieta le chapeau, que lui donna, en 1SS7, le Pape Clément VU. Il no fut pas loiigteni|»s cardinal, étant mort on 1530, âi^é seulement de 45 ans. ( Voy. Paul Jove, VUa Peaip. Cotonn. ; — Uqhelli, Uaiia sacra ; —

05UPHRE.)

CARDONE (François de Soliz Folch de), arctievéquc de Séviile, né en 1705, fui l'ait cardinal par le Pape Bjiiuti XIV, le 5 avril f7S6.

CARILLE (Gilles). — Voy. Albornoz. —

Nous donnons ici son éloge par le P. Albj [16441.

« La piété ne fut jamais, comme quolquesnns estiment, une vertu molle et incompatible avec la gén(^rosité du courage. Celle qui porto les mains blanches dans les combats de Tesprit, et dans le massacre des vices, put bien les conserver innocentes dans les affaires temporelles de la guerre uui ne tendent qu*à !a juste manuienlion de i Eglise et de TElal; el vivre dans l'exercice des armes, comme dans le temple du Dieu des armées. C'est aussi de cette courageuse piété, et des fleurons immortels de magnanimité, de prudence, do justice et de religion, que le grand et illustre cardinal Albornoz s'est composé un diadème plus beau que s'il eût élé rehaussé de perles d*Orient; el plus noble que celui dont ses devanciers avaient jamais couronné leurs tôles.

« Il était issu du sang royal des Albornoz et deLuna; prenant son origine du côté paternel, d*Alphonse, roi de Léon, et (fe Jaimos, roi d^Aragon, du côté de sa mère : d*oi^ il tira encore avec le sang les généreusiiS inclinations qu'il avait à la vertu et à rhonneur. Car quoi que l'on dise que le sang qui nous coule dans les veines est en tous d'une môme couleur, mais il n'est pas d'une môme valeur, ni d'un môme poids dans la balance de Thonneur. Et son pris comme sa hunté, n'est point tant un ouvrage du bon tempérament du corps, que du tempérament des vertus de nos devanciers, qui transmettent leurs génies, et écoulent de bonnes et louables inclinations à leurs descendants, par lesquelles ils sont comme naturellement plus habiles aui mouvements de la vertu, et plus sensibles aux pointes de la gloire et de l'honnôte ambition, que ceui qui n'ont pas ce bonheur de naissance.

« Ce fut aussi ce qui le piqua dans la première occupation dos études, où quelque dessein de son père, et son inclination l'engagèrent en sa première jeunesse : car il protesta souvent qu'il ne mordrait jamais au laurier des muses, s'il ne savait de pouvoir en cotte profession servir honorablement le public. Donc ensuite après avoir pris la première teinture des lettres ii Cnença, ville de sa naissance au royaume de Tolède, il en sortit pour venir en France, qui était l>our lors, comme elle a toujours élé, en réputation d'être la matrico et la source de toutes sortes do sciences. 11 s'arrôia en l'université do Toulouse, uù il puisa à loisir toutes les belles connaissances qui mirent pour lors son esprit en estime, et lui acquirent depuis la réputation d'un des plus savants hommes de son lera()s, où, il fii encore voir dans l'exemple d'une rare probité, et d'une piété extraordinaire, que la sagesse divine n'est pos incompaiiblo a vec la science; et qu'une étude bien réglée peut occuper utilement l'esprit sans incommoder la vertu.

« Etant de retour en son pays il ne de-

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DicnoiwAiRe

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neura pas beaucoup de meUre ses parents en possession de belles espérances de le Yoir lin jour élevé aui plus hautes charges de TEglise, dans laquelle il avait déjà pris les ordres sacrés. Car à peine s*était-il (ait Toir è la cour do Tolède , que tant du belles qualités qu'il avait, naturelles et acquises, entées dans une rare modestie, le mirent en bonne estime aufirèsd'un chacun, et principalement auprès du roi Alphonse II, qui commandait les royaumes de Castille et de Léon, prince orné de toutes grandes qualités : qui le Gt sou conseiller d*Etat, et pour la singulière opinion qu'il avait de sa probité, ne voulut d'ordinaire ouïr do Messe que la sienne^Et comme il étaità épier roccasfon de le faire pourvoir de quelque dignité ecclésiatiquesaans le royaume. Parchevêche de Tolède étant venu à vaquer, il le porta par la faveur do sa bienveillance, ( ù les vœux de toute la cour et les luérrtos de son-extraction, de sa science et de sa vertu rappelaient.

« Ce fut pour lors qu'Albonzen, le plus puissant roi des Maures, s*étant jeté aux champs avec une armée d'environ cinq cent mille combattants, avait étourdi d'elfroi et d'alarme , non-seulement TE^^pagne, mais

3U8si toute l'Europe. Le roi de Castille, ans les terres duquel il était descendu, et f assiégeait la ville de Tai iffa, comme le plus intéressé avait demandé les secours de tous >es rois ses voisins, et des autres princes chrétiens à ce invités, pur les pardons que ^e Pa\)e avait envoyés pour tous ceux qui Msisteraient à leurs frais en celte guerre, dont Tarchevèque de Tolède eut charge de fiiire la publication, comme légat du Saint- Siège. Et quoique toutes ses troupes assemblées ne fussent nullement comparables aux forces effroyables de ce grand ennemi, il (it néanmoins marcher ses é.'cndards contre lui, l'attaqua en bataille rangée, l'enfonça, ^e rompit,, avec un succès si glorieux de ses armes, et un carnage si sangiaiildesMaures, qu'il en fut tué deui cent mille, ou sur la fdnce, ou en fuyant, sans qu'il en perdit i^ue vingt des siens. Mais il ne se présenta point à ce périlleux combat, qu'après avoir été communié et armé de la main de l'archevêque Albornoz, qui fut toujours à ses côtés sans jamais le perdre de vue dans cette forêt épaisse d'ennemis , où la chaleur du coiih bat et son courage avec qui il avait autaut à combattre qu'avec l'ennemi, l'ayant trop avant engagé avec le péril évident d'être environné et pris prisonnier : il eu fut retiré et ramené par Tauresse et par les sages avis du prélat Albornoz en lieu d'assurance.

« Cette balniUe étant ainsi heureusement succédée au roi de Castille, il prit courage d'assiéger Algé>iras, ville forte et frontière des terres des Maures d'Afrique, et de suivre la pointe de la victoire qui marchait devant lui, et lui applaudissait du battement de ses ailes. Il envoya à cet effet l'archevêque Albornoz, ambassadeur en France, où il avait pùBsé une partie de sa jeunesse, pour prati« auer /ejf sccouts liécessaires auprès du rut

Philippe de Valois et du Pape Clément VI, qui tenait son siège en Avignon. A quoi H travailla arecltant d'adresse, qu'il obtint une notable somme de deniers de la libéralité du roi, et du Saint-Père, les décimes des Etais de Caslille et de Léon, avec de grands et nouveaux pardons pour tons ceux qui iraîenl h la guerre contre les Maures: cequiy attira de France une brave et courageuse noblesse, qui se croisa pour prendre part à Thoiineur d'une telle victoire ou d'une glorieuse mort.

« Le succès aussi répondit au dessein ; Algésiras fut prse, après une sanglante ûé^ faite des Barbares qui étaient venus la se^ courir, et la principale mosquée consacréo nar l'anthevêqno Albornoz h l'honneur de la triomphante Ruine du cie), sous le titre de Sainte-Mari'' des Palmes. Mais comme lo roi, brûlant d'une incroyable ardeur d'avancer ses conquêtes, plantait un nouveau siégodevantla villede Gibraltar, une cruelle contagion se mit dans l'armée, qui fit en . peu de temps de grands ravages; et le roi même (Dieu le voulant ainsi)y mourut, coro* me meurent les braves, au milieu des palmes et des bonnes odeurs de sa courageuse r»iélé, de la mort qui couronne toutes les belles vies, et pour le suiet qui fait toutes les t>ell<^s morts.

« A Alphonse, ayant succédé Pierre, son fils, Agé seulement de quinze ans, il se rangea au commencement sous i'aile de larche* vêque Albornoz, qui tâcha, avec k\^s soins» fort particuliers, de donner à cel espril tendre toutes les façons des vertus royales» et de modérer, par ses conseils, les saillies un peu brusques de sa jeunesse, s'élant 1116» me servi des connaissances (qu'il avait en France pour le marier avec Blanche de Bourbon, fille de Pierre, duc de Bourbon, tielle» sase et vertueuse princesse, en espérance qu elle adoucirait par ses louables et belles mœurs, l'humeur aigre et altière dn rot- Mais dans bien peu de temps cet esprit, fourré de vices, déploya toutes ses pointes pour les armer contre la vertu et l'honnêteté de sa cour ; et, croyant que sa couronne ne pouvait avoir son rond que dans la licence de ses passions, après s'être abandonné aux inrêmes ordures de toutes sortes de voluptés molles et lascives, il trama se* crèloment la défaite de l'archevêque, et de l'innocente reine, sa femme, qui apportaient quelque sorte de bride et d'einfiêchemeut è Bt% débauches dissolues. Toutefois, le secret de ce cruel dessein ayant été communiqué à l*archevêque, qui était grandement aimé de tous les gens de bien qui restaient en cette cour, il avisa prudemment à la s« rcté de sa persoiiue, sortit en grande diii<"

Î;ence d'Espagne, et se retira eu Avignon» a Rome de la France, où il fut reçu avec beaucoup d'honneur et de caressiss de Cié-i ment Vi, qui ne tarda guère de récompenser d'un chapeau de cardinal sa vertu si mal reconnue, et indignement outragée deceuK qu'il avait le plus obligés.

« Il trouva en effet véritable, que toute

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DES CARDINAVX.

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lerre serl do |inlrie«ol de royaume h la ycrtnf«l qu'en loiit. lieu- elle se peut ériger aussi bien un trône d'autorité et de gloire, eomme elle y peut rencontrer son sépulcre. Tout le temps que le Pape Clément vécut, depuis sa promotion, qui ne fut pas long, le cardinal AIbbrnoz Tut autant dans le crédit et dans l'emploi, qu*il était dans Topiliionde Sa Sainteté, pour tant de rares qualités qui reluisaient en sa personne. Et son successeur, qui fut Innocent Tl, le goûta oncorcdarantage, comme il arail aussi avec lui plus de conformité do mœurs, de piété el de doctrine. Ce fut en mèmt3 temps, que quasi. tout le domaine des Papes, qui leur appartient en Italie, étant devenu comme un grand arbre renversé où Ton court de foutes parts pour en avoir la dépouille, Jean VicOy llalatesta, Moliaiio, Ordclaffe, Manfredi, et un nombre d'autres tyranneaui de la faction des (jibclins s'élant accommodés des meilleures places à la faveur de l'empereur Louis de B.ivière, excommunié par Quatre Pontifes romains. Ce Pape, porté u un généreux courage, résolut de travailler au recouvrement de tous ces Etats occupés, et d'y employer le cardinal Albornoz, comme celui qu*ir croyait entre tous, pour son ex- |»érience, et pour la prudence do son esi^rit Tigoureux, être le jnus propre è mener è chef ce dessein. A cet effet, il le dé|)uta son légat en Halle, avec do très-amples et extraordinaires pouvoirs, et général de la Serre qu*il entreprenait contre les ennemis l'Eglise, et les usurpateurs do son (lutrîmoine. Et comme les armes de la religion et de la justice sont toujours supportées de la faveur de Dieu et des hommes, le bruit de cette entreprise attira au service de l'Eglise opprimée, une grande qirantité de soldats français, anglais, allemands, comme encore un nombre de gens de commandement, et entre autres des parents du cardinal Albonioz, qui vinrent deCastille |>our se joindre k lui, et prendre part à toutes ses forlunes.

« Tous les préparatifs do la guerre mis en état par la diligence du cardinal Alt»ornoz, le Paj»e se voulut donner le contentement de voir son armée en ordre, è laquelle il donna sa bénédiction, et octroya indulgence plénièreà tous ceux qui mourraient en cette sainte guerre, rendant le Ciel comme ros- IHinsnble de la gloire et du bonheur des éfé. nemenlsde son entreprise. Il embrassa après le eanlinal avec larmes, lui témoignant avec de grands sentiments, la conflancequ*il avait tant au droit et au mérite de la <*ause qui lui avait fait prendre les armes, comme en ton courage et en sa sage conduite, à la-

Îuello il commettait Thonneur du S.iintiége et les plus précieux intérêts de l'Eglise.

« Il ne fut aussi personne qui ne se répondit du bon succès de celte guerre sur la aérénilé du visage du cardinal, qui semblait tressaillir d'aise, coisme un soleil h l'entrée do aa carrière , qui voyant le ciel sous ses pof, ao bander contre l»î par un mouvement

de révolte, lire tout droit contre le cours de cette rébellion. Il s*assura en son passage de Jean Visconti , archevêque de Milan, dissimulant accortemeni l'usurpation qu'il avait faite de Bologne, crainte d'étourdir à cette première rencontre la pointe du courage des siens, et la fortune de ses armes. Etant arrivé à San-Domenico,il y reçut les ambassadeurs du marquis» de Ferrare qui vinrent lui oOVir toutes sortes do bonnes volontés, et de services de la part <lc leur maître. Pareillement Galeoti Malntesla, pour détourner l'orage qu'il craignait aller fondre sur lui, amusa le cardinal avec de grandes protestations qu'il fit porter h ses ambassatlours, qu'il no s'éloignerait jamais du Ircs-biimble service et du respect (ju'ii portait au Saint- Siège. Il fut ensuite reçu dans Florence avec toute la splendeur et magnificence qu'il pouvait espérer d'une république extrêmement affectionnée au parti de Tliigliso , oui en témoignage do sa dévotion envers le Saint- Siège accorda cent cinquante chevaux en-^ trelenus à son service. De là il trouva bon de dépêcher b Vilorbe, devers Jean Vico le

flus fort et le plus capital ennemi qu'il avait combattre, pour le disposer amiab'ement à la restitution des places qu'il tenait du domaine de l'Eglise , et en cas de refus^lui dénoncer la guerre comme h l'ennemi le plus ouvert du Saint-Siège. Cependant il s'en alla, de Florence à Sienne, ayant appris quo la division qui s'y était formée lui pourrait per-^ cer l'entrée è se saisir do la vilio q^ui avait tenu le parti de Jean Vico, ce qui arriva comme il l'avait projeté. Un pareil accident,, peu de jours après, le rendit maître de Pérouse, de laquelle il tira , comme de Sienne, un bon nombre de chevaux entretenus. Bt après ce, il se disposa avec toutns ses forces assemblées d'attaquer le chef des factieui, et do couper en la racine tous les nerfs do la rébellion.

a C'est merveille comme Tadresse et la prudence éveillée de cet homme extraordi-^ naire ménagea tous ces esprits, tant amis el ennemis couverts, comme douteux et dè« clarés, faisant jouer toutes sortes de ressorts, de douceurs, de menaces, de ruses et de force pour faire réussir ^es avantages do ses armes. Il sut accortemont tirer h sa solde une partie de la cavalerie mercenaire de Jean Tico, et en dissiper quelques volontaires, affaiblissant en sorte son ennemi qu'il le contraignit de quitter la campagne pour se tenir dans les places fortes; jusqu'à ce une l'ayant attiré dehors, pour secourir quelques villes de sa faction assiégées, il le mit deux fois en déroute, avec une notable perte des siens. Et comme il ne chôuiajt point de sujets d'avancer ses conquêtes et de donner de Texorcice k- sos ennemis, il commença h faire le dégât 5 l'eutour de Cor* neio, de Viterbe, et des autres plus fortes [ villes : Jetta, Orvieto, Amelia, et les autres moins munies dans l'épouvante et dans la nécessité, ou d'être battues, ou de se rendre, ce qu'elles Hrcnt : et h leur exemple Ouiaiie, EugubOi et autres places gibelines qui

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éiaient du domaine de TEf^lise $e mîreill dans leur devoir. Ce qui fil lelleraenl faillir le cœur k Jean Vjco, qu^après avoir fait tout ce que peul faire un homme de courage en diverses renconires, et loul ce que peut en^treprendre la prudence humaine, qui n'a pas les yeux de Dieu, il se résolut d'envoyer ses dépulés au cardinal pour traiter de sa paix» lui proposant plus de prières que de conditions, pour ^Ire souffert a vivre vu paix et m liberié le reste du ses jours dans quelque petite ville, et qu'avec ce il remettrnil sur sa foi, et à son pouvoir Corueto, Vilerbe, vi tout ce qu'il avait usurpé de places du Snint Siège. Ce que le cardinal lui accorda de gré, et pour attirer le reste #^es seigneurs gibelins à s'accommoder franchement, il lui donna, sous des otages dosa fidélité, le vicariat de Corneto pour lespace de douze ans. Ensuite de quoi il SH rendit maîire de Nucoria, de Narni, d'Esp'Ilo, d'Assise, de Spolète, et de toute l'Ombrie, avec tant de facilité, au'il semblait que le bonheur le menât par la main, pour lut faire achever la générale déroute de la faction p;ibeline.

« Jean Vico défait, le cardinal pensa moins à orner et à flatter sa victoire qu'à poursuivre sa pointe. Il tounia quant et quant tousses desseins à faire puissamment la guerre è Galeoti Malatosla, seigneur de Rimini, qui avait été de nouveau solennellemebt excommunié; et qui, prévoyant bien que tout l'orage de la guerre allait fondre snr lui, s'était appuyé des Gibelins de la Romagno et de la Marche d'Ancône, et avait si fort enflé ses troupes qu'il s'était comme rendu redoutable au cardinal, de qui l'armée était faible auprès de celle de son ennemi : mais cette plus grande résistance ne siTvit qu'h fournir de plus riche matière au triomphe de son courage, et à faire connatlrè que la peine de dompter un ennemi njoindre que celui-ci, n'était pas un exercice digne de sa vertu. Il commença a l'affaiblir en lui soustrayant par divers ertifices l'appui d'une partie de ses alliés, et jiynnt reconnu l'ardente passion qu'il avait de donner une bataille pour Tavanlage de sa cavalerie en laquelle il se refiait : il trouva un expédient de faire division des troupes gibelines, en partageant les siennes, lesquelles il rejoignit si à propos au-dessus des ennemis, qui se trouvant le plus tort au

Jour de la bataille h laquelle il avait attiré 'armée du général Galeoti, il fondit sur lui comme la foudre, le rompit à la première chargp, le lit prisonnier, et acheva la victoire, taillant en pièces tant ceux qui firent quelque résistance, comme les fuyards. 11 usa néanmoins par le conseil du Pape de clémence envers les Malatesla, leur laissant la jouissance de Rimini, de Fanô et de Pes^aro pour dix ans, en payant chaque année ^ix mille ducats de tribut au Pape, et reniant toutes les villes qu'ils tenaient autour le Itimini on la Romaine et en la Marche 1*Ancône usurpées sur le Sainl-Siége»

« Toute la suite de cette guerre Ql bieii

voir que l'on ne revient point des grandt désordres sans de grandes diflicuités. Il re^ tait encore dans l'Italie quatre fouissants ennemis de l'Eglise, Gentile Molliano, seigneur de Fermo, Bernardin de la Polente« princo de Ravenne et de Cervie» François ûrde* JaGTe, seigneur de Forii et de Cesenna, et Jean Manfredi , seigneur de ï*aënza, contre lesquels il jugea à propos de diviser toutes ses troupes en trois , pour les empocher de se rallier, et les enfermer dans leurs places. Ce qui lui succéda heureusement qu'il prit Gentiie Molliano dans Fermo, après avoir enduré le siège douze jours : traite d'ac* commodément avec Bernardin de Poleote^ moyennant la reddition de ses villes : et finalement faisant passer ses armes victorieuses contre les deux chefs restants du parti gil>elin, enflés de quelque secours qui leur était arrivé d*A!lemagne, après les avoir battus en diverses rencontres, les contrai» gnit de se rendre è la discrétion du vainqueur qui les punit plus doucement qu'ils n'avaient mérité» abaildonnant le châlimenl de leur folie à leur propre conscience. £t avec ce ayant rois Qn à la guerre dltalie» établi de nous gouverneurs dans toutes les places, et laissé pour son lieutenant géiiéral Androûyn, abbé de Cluny» il prit )6 chemin d'Avignon , pour venir recueillilr dans un honorable rei>os quelques fruits de ses pénibles travaux^

« Il ne se peut dire avec bombiefi d'hdnineur» de joie et d'applaudissements il fut reçu d'un chacun. Le Pape lui-même, accompagné du collège des cardinaux , Tallâ recevoir à une demi-lieue de la ville, et Tamena loger dans son propre palais, marchaht entre les acclamations des peuples, comme en triomphe, non pas tant des ennemis dû Saint-Siège vaincus, que de la suprrbe, lé vice ordinaire des vainqueurs, qu'il condam- Dait par sa modestie. Il fut loué en pleif) consistoire du Pape, qui voulut être le panéiçyriste de ses belles actioi:s, ordonnant que lui vivant, l'Italie serait soumise h son cotùmandement absolu, et pour comble d'hon»

neur, qu'il porterait dorénavant le lilre glorieux do Père de VEglise.

a 11 semblait que tant de lauriers que 1ô cardinal Albornoz avait cueillis en Italie, lui eussent préj^aré de l'ombre et du repos pour longtemps. Mais quelques nouveaux soulèvements arrivés en Italie, par la mauvaise conduite de l'abbé do Cluny, obligèrent le Pape h Y y renvoyer avec la charge de légal et de lieutenant général du Saint-Siège, pour les réprimer; ôe qu'il fit avec taiU d honneur et de succès, que les factieux^ étourdis dès soudains éclairs de sa venuè^ devinrent suppliants pour la conservaliôA de leurs vies et leurs moyens. Et cependant son esprfl qui ho pouvait demeurer oisif, cherchant queluuc honorable sujet pont s'occupe^ en Italie, trouva la malheureuse et infâme secte des Fralicelli^ de la (]uelle il fit une sî exacte perquisition, et procéda contre ceux qui lurent convaincus avec une si e\<)uise sévérité de totirmeals, qu'il défi-

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DfiS CJkhMunkux.

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▼ra dans peu dd temps le monde de cet opprobre.

« Bologne seule, la plus riche cl la plus noble ville de la Roinagne, resiait en Italie du domaine de TEglrséentredes mains étrangères, tenue par les vicomtes de Milnn, et è eut accordée pour qnHi^ues années de Taveu du Sainl-»Siég«s ptulôi par la nécessité dcsaiïaires, que par raison et par devoir. Ce qui fit que le cardinal traita du recouvrement* avec le gouverneur delà ville, cl paya la finance qui lui était demandée de la vente de sa vaisselle, et de trente n)ille ducats do eon revenu d*Espagne qui de boniio fortune lui fureui pour lors apportés; frisent, comme fl avait toujours fait, courber Tinlérél au service d'une glorieuse el héroïque venu. Mais la reddition de colle ville lui nttira s*ir 1rs bras une nouvelle guerre de Darnabé vicomte do Milan. Les succès de laqui*llo étant encore fort envelop|)és lorsqu'on lui apporte les nouvelles de la mort du Pape, ei quantité de lallros de ses amis, qui l'aiipeiaieni au conclave, comme celui qui avait |)0ur ses grands mérites ta meilleure port eux préfentioni du ponlifical. It eut néanmoins le cœur si généreui et si résolu è résister h ce mouvement chatouilieut, qu'il fié bougfii point d'Italie, prolestant qu'il iiVslimail pas tant le pontifical pour sa peraonne, comme l'intérêt^ et la conservation deriionn(MirduSaiiit^iége. Aussi son séjour, après deux vicloires obtenues sur le vicomte de Milan^ retint tous les factieux dans le df^voir^ «aima toute rilalie|elacquil au S:iint- Siège la possession paisible de Bologne, de laquelle it reçut pour présent en témoi-

Enage qu'il lui avait acquis la liberté elles iens, une couronne d'or chargée de pierreries posée sur un casque couvert de velours, surmonté d'un ange d'argent, tenant une épée en la main droite, et une pomme è la gauche: présent qui lui fui si agréable, qu'il no porta delhen avant point d'autre marque stir les armes île sa maison.

« £iifin tout le domaine de TEgliso étant retiré d'entre les grilfes des han>ies [qui l'avaient envahi h l'absence des Papes, et toute riialie jouissant d'une profonde pait« •I y appela le Pape Urbain V, nouveliemen* créé> qui avait d exilâmes désirs d'y remetlre la siège des Ponlifes. Ce fut pour lors à sa ?enue,qtte Rome quittant ledeuiidesoixante ans, se para des atours de sa gloire, ol épa<^ nouit son sein de réjouissance, pour recevoir dans son siège prinn'lif, le successeur de «aint Pierre. Le cardinal Albornoz l'accompagna en sot) entrée Irioinphatite, el parl^rgoa avec lui tes acclamations du peupto, i|ui le bénissait comme le père de l'Eglise, et le fondateur du repos public; Et après toui^ comme il arrive souvent que les obUgalions meurent plutôt que ceux qui les acqoièretit: li) Pape^ollîcité par quel()ues émulateurs de la gloire du catxlinai lui lit dire que .Pon jugeait être k pro^^os qu'il rend4t «qui^lfiue coB»pt6 dt3 ratlmini«liaiion du revenu dé i|uinze ana dti doâiaine du Saint*^4ge. A ^fàùiU candiftal ayant gracieuseioeBlrépoûdm

qu*il était prêt & lu rendre dès le lendemain. Le jour suivant il fil conduire devant le palais du Pape uu chariot tiré (»ar quatre bœufs tout chargé des clefs des villes et des places qu'il avait regagnées et conquises pour le Saint-Siège : puis étant monté vers le Pape, il le pria de regarder par les fenêtres, et qu'il verrall'à quoi il avait employé le revenu de l'Eglise. De quoi le Pape, étonné et confus de lui avoir jamais fait parler de compte, le remercia amplement de sa fidèle et honorable administration, et avoua lui deroir de reste.

« Ce grand bumme ne fil pas comme ceux qui tiennent la retraite de la cour ainsi qu'un Supplice, il la demanda comrûe une faveur particulière au SaiiU-Père, pour prendre

Îuelque loisir de se préparer à la mort. >onc s'étant retiré è Vilerbe, il n'y fut pas sitôt arrivé qu'il mit ordre aux alTaires de sa sortie du monde. 11 fit on testament rempli ^e piété et de religion dans lequel il fondait particulièrement ce beau et magnifique rollége qui se voit encore atijourdMiui à Bologne; el trois mois après mourut boùreusement l'an 1367, s*étani bftti avant que de mourir un tombeau étoffé des pierres de toutes les belles et héroïques vertus.

« Le Pape fut si sensiblement touché de la nouvelle de sa mort, qu'il se tint deux jours entiers enfermé sans vouloir être visité de personne. Cependant son corps, ainsi qu'il l'avait ordonné, fui porté b Asi^ise dans révise de Saint-François i ol àQ\h & Tolèda, quatre cents lieues durant, sur les épaules ^'une infinité de personnes dlionnèur, nui s'aidèrent è porter son brancari ; h ce invitées par l'indulgence plénière octroyée par le Pane en forme du grand Jubilé, è tous ceux qui sesoumellraicnià ce pieux office; auquel voulut avoir part Henri, roi de Caslille, qui avait Succède à Pierre le Cruel, avec tes principaux seigneurs de sa cour : sur les épaules desquels, couverte de pourpre, la ^ertu triompha comme sur un chariot de gloire.

TOliaXAV DO GAaiMltAL àLBot!«ax.

. ^cidius cardîiialis S. Crucis speciabili ytrliiia B. l^eui ^alrimoiiiiMn tyrannies sxvHia rabi«ute V4u:iisluH)iiiiba8 agiiaium, reciiperala vriscina. iiberuiie iu luia p^ce ^«liescit.

« Jean Gettès Sépulveda a écrit amplement des louanges du cardinal Albomoz; liiles floflin, el Antoine Sandèro eti leurs Elogea. Le chevalier de l'Escale a donné sa Vie en français. »

CAR1LL0 (AipnoNsa) , né à Cwença, en Espagne, était fils de Gomez Carillo, goti verneur deJeanlI.ruideCaïlille. L'antipape Benoît Xlll le (il cardinal en 1W9; mais Carillo l'aband(*nna pour se réunir aux prélats quicomp4>daient le concile de Constance. Martin ▼, l'ayant confirmé dans sa dignit* en !M8, l'envoya II Bologne, en quali^éohalégal.Depuis, l« concile de BAIele nmmua i«gal d'Avignon; mais le Pape Eugène IV y avait tléjK envoyé le cardinal de Foix, qui se rendit maître d^ tsette ville k wein armée. Carillo Tdourna k

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DICTIONNAIIIE

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Bftie, où il mourut le ih mars lUI^. {Yoy. Spondb, itnna/fi; — Aubbby, Bisl. des cardinanx.)

CAIUlLO (Alphoiise) , Espaçiol, fui créé, en 1440, prêtre cardinal du titre de saint Eu5tache, par Félix V, anti-pape de 1439 è 1447« et* qui nomma 26 cardinaux.

CAROZMAN. — Yoy. Mathieu.

CAUPEGNA (Clbig), né è Urbin, le 25 mai 1595, était fils du comte Tliomas Carpe^na et de Vittoria Landriana. — Evê(]ue deGubiOy en 1630, il fut promu au cardiua* iat, par le Pape Urbain VIII, le 28 novembre 163V. Evêque de Todi, en 1638, d'Albano, en 1666, de Frascati, en 1671, puis de Pale>trine, de Sabine et de Porto; il mourut sons-doyen du Sacré Collège, le 24 janvier 1679, âgé de 84 ans. Il fut inhumé à Saint- André délia Valle , dans la chapelle des Barberins.

CARPEGNA (Gaspard), Romain, archevêque de Nicée, dataire du Pape Clément X qui le créa cardinal, en 1670, puis vicet'hancelier, vicaire du Snint-Siége, évoque de Sabine, mourut en 1714.

CARRARA (François), né à Rergame, en 1716, fut fait cardinal par Pie VI, en 1785. 11 niourut en 1*293.

CARRETTO (Charles- Dominique), dit le Cardinal de Finale était fils de Galets, marquis de Final, el frère d'Alphonse 1", marquis de Final, de Fabrice, grand niattre de Rhodes, et de Louis, évé(jue deCahors. » Il s'éleva, par son mérite, à la cour de France, sous le roi Louis Xll. Le Pape Jules II, qui n*aimait suère ce prince, accorda pourtant, en 1S04, a sa recommandation, le chapeau de cardinal à Charles de Carretto. Il D oublia rien pour l'attirer h Rome et pour lui manifester son estime. Carretto ne fut pas ingrat à tant de bontés; il prit fortement le parti du Saint-Siège au concile de Pise;et, au concile de Latran, il agit avec autant de zèle que de prudence pour établir l'union entre les princes chrétiens. Successivement évoque de Cahors, archevêque de Reims et de Tours, il mourut à Rome en août 1514. Rembo le mentionne dans ses ou- Ycage^, et il nous reste de|ce savant cardinal une lettre écrite,au nom du Pape Léon X, à Fabrice Carretto, grand maître de Rhodes,

F Dur lui apprendre la mort du cardinal de inal, son frère. (Yoy. Bembo, Hisl. Ven., lîb.ii, et Epiii.^ lib.ix;— FoLiETA, in Elog.; *-GuiCBAEDi!f, I. X. — Saikte-Marthk, Gul" /l'a Christ.; — Albert, Uisi. des tard.; —

ORtPBBB;— VlGTOREL. ; — UgUELLI.)

CARVAGIO EL MENDOZA (Paul db).

Portugais, grand inquisiteur et présïidentdu sénat de Lisbonne, fut fait cardinal, en 1789. |)arClémentXIV.—ll mourut en 1770.

Il était le frère du fameui Poinbal, ul il valait moins encore, dit le cardinal Pacca dans ses Mémoires,

CARVAJAL (Jean), évoque de Placentin, en Espagne, naquit à Truxitbi, dans l'Es Iramadure espagnole. Après avoir fait des études solides, il passa, jeune encore, a Boine où il fut auditeur de Rote, i»uif gou*

veriieur de la ville. — Pour défendre fci intérêts au concile de Râle, le Pape Eugène IV y envoya Jean Carvajal. Ce dernier se trouyait encore, en 1440, à la diète coiitiv

3uée à Mayence,où il parla avec beauc^uii e force et d^éloqience. Après son retour à Rome, il eutordrede faire un second voyage en Allemagne, accompagné do Thomas de Snrzane, qui fut depuis le Pane Nicolas V. Ils remplirent leur mandat à la salisfaetion d*£ugène, qui les fit cardinaux, le 17 déi'i-mlire 1446. Le Pontife mourut l'année suivante, et Nicolas Y, qui lui succéda, envoya Carvajal en Allemagne, afin de régler tout ce qui était relatif aux bénéfices. Ce pnWat passa ensuite en Rohême où, ayant triomphé des arijumeiits des plus instruits d*eDlre les hussites, il se vit en danger de perdre la vie par In fureur du peuple, qui se vengeait ainsi de la défaite des novateurs. Sous le pontificat de Calixte III, il fut encore envoyé, contme légal, en Allemagne et en Hongrie; et il contribua h la victoire rem* porh'C par les princes chrétiens, le âS juillet 1456, sur Mahomet 11, empereur des Turcs. Le cardinal resta six ans de suite sur les bords du Danube, exposé à toutes les intempéries qui ruinèrent sa santé. Ce n*esl que sous le pontificat de Pie 11 qu'il revint è Rome, h continua de servir avec le même zèle, et, après avoir exercé vingt-deux lé* galions, il mourut à Rome, le 6 décembre 1469, âgé de 70 ans, et fut inhumé dsDS l'église de Saint-Marcel, où le cardinal Res* sarion fit graver son énitaphe. Carvajal avait refusé tous les évècliés qu'on lui offrit, content du seul évôché de Placeutie* {Yoy, Platine, in Nicolao F, etc.)

CARVAJAL (Rernabdin}, né à Placentia»

en Espagne, était neveu du précédent et frère de Garcias Lopez Carvajal , ambassadeur en Portugal pour le roi Ferdinand el la reine Isabelle. — Il étudia, partie ee Espagne, partie en Italie, où le cardinal son oncle le fit élever avec soin. Le Pape Innocent VIII, qui avait été h même d'apprécier Sf^s talents, l'envoya comme nonce en Espagne; et Ferdinand et Isabelle, qui conti* nuaioiii à gouverner séparément , l'un t 1 Aragon, et l'autre, la Castille, le charge rent de leurs affaires h Rome, en qualité de leur ambassadeur commun. Après la mort d'Innocent VIII, il prononça la harangue

r»our l'entrée dans le conclave, dont la garde iii fut confiée. Alexandre VI, qui y fut éla Pape, le mil, en 1493, au nonibredes cardinaux. Carvajal étaitalors évoque de Carthagène, après l'avoir été d'Asiorga et de Badaioz ; il le fut encore de Siguenza et de Placencla. Alexandre le nomma légat pour cimenter la ligue qui se formait entre le roi des Romains, les Vénitiens et le duc de Milan. Jules 11 l'envoya depuis, pour le même objet, en Allemagne. Quelques mécontentements f]u*il éprouva de la ()arl de ce Pontifei le déterminèrent à se retirer k Pise; et U, soit vengeance, soit ambition* embrassant le part: de Louis Xll, roi de Francei de Tempereur Maximilien I" vt des

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DES CARDINALl.

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autres adTersoiret du Pontife, il s*A<ijoi^nil neuf caniiiiauiiiTec plusieurs autres |»rélats« et fut Vtme de rassemblée de Piso, en 1611. Jules, irrité contre Carvajal, convoqua le concile de Lntran, et Ty déclara indi}<ne de la |)Ourpre.Lénn X, successeur de Jules, la lui rendît, en 1513. Le cardinal rrhAlii* lité, occupa encore^ des emplois considérables sous Adrien Vl et sous Clément VII ; il mourut évoque d*0^lic cl doyen du^ Sacré Collège, le 16 décembre de i*année 1522 , qui était la 07' de son Age. (Voy. Mariana, Uiitoirt iFEf pagne ; — Sporde, Annalis; — Garimbbrt; — Onijphre ; — Ciagonius; — Gi;iCBARDiii ; — Paul Jovb.)

Voici son éloge par le P. Alby [16^^] : « Si c'est un présent de la fortune d apparleoirè des personnes illustres, et de paraître an monde uans un beau jour, avant que l'on ail eu le loisir de rien l'aire d'éclatant pour le produire avec des lumières qui ne soient |iojnt empruntées ; c'est aussi un effet de la vertu de garder toute la gloire que ceux qui nous ont devancés nous ont laissée, sans en rien perdre, et de conserver, par des actions qui nous soient propres • Téclat dont ils nous ont environnés. D'où vient qu'il y a comme une obligation mutuelle entre les grands hommes, à qui la vertu a fait une belle réputation, et ceui qui viennent après eux pour en recueillir et conserver la gloire : c^r si ceui-lè préparent à leurs suivants une belle entr(!e dans le inonde, et leur tendent des ornements de Tbonneur, le théAtre où ils doivent être introduits, ceux ci ne les obligent pas moins après leur mort , soutenant leur réputation quand ils ne sont plus en éiat de le faire, et conservant leur mémoire par dus actions aemblab'es, qui sont comme les monuments animés de la vertu de ceux qui les ont précédés.

« Jean Garvajal, oncle de Bernardin, après avoir honoré la pourpre de caruinal |)ar une vie singulièrement glorieuse et par de rares vertus , c|ui lui avaient mérité les plus hautes dignités dans TEslise , commo elles l'avaient rendu digne de la plus haute estime du monde, laissa son neveu aussi digne héritier de sa gloire , qu*ii fut vrai successeur de ses vertus et de son mérite.

« Bernardin fut élevé è Plaisance, en Espagne, où son oncle avait été évoque, et donna , dans la tendresse de ses premières années , de grandes marques d'un courage ferme et d'une excellente di^iposition d'esprit. Ce qui obligea ses parents d'accroître les soins qu'ils avaient pour son instruction, ei de le jeter de bonne heure dans l'étude des lettres, qu'ils jugèrent être le chemin le plus innocent et le (dus propre , pour le conduire è l'imitation des éminentes vertus que son oncle lui avait proposées pour exemple, et le rendre ca|>able de conserver la belle succession d'bouueur qu'il lui avait laissée.

« il fit des avancements merveilleux en fort peu de temps, et, après avoir montré la gentillesse de son esprit dans l'exercice des

l>elles-lettres, où il se polît parfailemept, il en fit paraître la force et la vigueur dans les sciences plus relevées de la philosophie et !de la théologie , aux.]uels il réussit av^c tous les avantages que l'esprit et le travail ont accoutumé d'apporter è ceux qui se dédient h cette profession.

ff Les excellentes qualités que la nature lui avait donné«s pour l'éloquence , ayant été cultivées è Plaisance par l'étude et par l'exercice, et soutenues par une connais* sance solide de toutes les meilleures sciences, le firent bientôt connaître h Rome, où ses inclinations et le dessein de ses parents Pavaient destiné. Car, soudain qu'il y fut arrivé, il parut avec quelque sorte d'éclat sur ce fameux IhéAtre , où les choses médiocres ne se font pas seulement voir, et donna tant de satisfaction en la première harangue qu'il fil , le premier jour de l'an, devant tout le Sacré Collège, que le Pape 8ixte IV, qui savait bien connaître la portée des bons esprits, le retint à son service, et le fit en même temps entrer dans sa chambre et dans sa confidence , qu'il entra dans son estime.

« Et comme il avait Tesprit encore mieiix Aiit que la langue, et capable de toutes les grandes affaires, sitôt qu'Innocent VIII eut pris le gouvernement de TEglIse, il le fit evèque U6 Carthagène et l'envoya nonce en Es|»agne, où il fpérita la pSurpre de cardinal. El, |)arce que l'on trouvait fort peu de personnes qui pussent soutenir aussi dignement que lui la majesté de l'Eglise romaine au|)rès des princes chrétiens , il fut toujours employé par le même Innocent, |»ar Alexandre Vl et par Jules II, en de très-honorab-es et importantes négociations dont il s'acquitta glorieusement, et fit éclater partout, outre lesqualités éminentes de son esprit, une vertu vigoureuse et constante, et un courage inflexible è toutes autres coiisidératiims qu'à celles du bien et de la dignité de l'Eglise.

« Néanmoins, comme il n'est point de jour si serein ni de ciel si net, qui ne soit souillé et troublé de quelque nuage, aussi, dans une vie illustre et éclairée de tant de glo« rieuses actions, il fit une faute bien visible. Pour s'être Intéressé trop avant dans les affaires de l'empereur Haximilien et du roi de France , qui n'étaient pas de bonne intelligence avec Jules II, il quitta aussi son parti, soit qu'il fût tenté par les grandes espérances dont on le flattait, ou piqué de quelque déplaisir secret, ou ébranlé p«ir quelque autre considération, il se retira do home è Pise avec neuf autr«»s cardin<iui, que son autorité acheva de révolter contre le Pape. Et comme il avait un courage qui n'avait pas aiu)ris è se rebuter aux difiirultés, outre qu il était soutenu de deux princes si puissants, il s'efforça d'asseiniîler k Pise uu concile contre le Pape Jules, qui le déclara indigne de la pourpre qu'il avait souillée de sa rébellion.

« Toutefois le Pape Léon X, qui succéda h Jules, ue demeura guère sans la lui reo-

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dro, DO jugeant fvas a propos que des vertus $\ accomplies, qui nvaieiU accru Toelat de la pourpre qui les couvrait, el qui avaient rendu de si notables services h l*Eglise en toutes les parties de TËurope, fussent dépouillées pour une seule faute de Tbouneur qui leur était nécessaire pour servir encore utilement le Suint-Siége. Ainsi Bernardin^ qui avait souffert sa disgrftce avec une constance merveilleuse, rentra dans ses iionneurs avec les mémos vertus qui les avaient auparavant mérités • et avec une grande résolution d*e(facer Tunique reproche qui s'était attaché è sa réputation! el de faire du reste de sa vie une beH% et précieuse couverture i la faute qu*il avait fuite.

« En effet, tout le temps qu'il vécut depuis, ne fut qu'un continuel eiercice de vertu; sous le (>ontiricat de Léon X, d'Adrien VI et de Clément VU, qui remployèrent toujours honorablement dans les affaires les plus importantes , et qui reconnurent dans la fidélité et dans Tintégrilé de sa conduito,que la pause qu'il avait faite è Pise , au lieu de gâter son esprit, n'avait fait queledélasser^ et qu'elle lui avait accru ies forces et redoublé le courage pour servir plus gênéreusement Dieu et I Eglise; ce qu'il fit avec une admirable vigueur d'esprit, jusqu'au dernier soupir de sa vie, qu'il acheva

Slorieusement, étant évoque d'Ostie et oyen du Sacré Collège, Agé de 67 ani», et fut enterré en l'église de Sninte-Croix, dont il avait porté le titre, et où il avait fait , durant sa vie , de magnifiques réparations. •

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