‹ Dictionnaire des cardinauxChapitre 87 sur 350 · COS · texte numérisé non relu

COS

niiiis enclAv^^e dans le royanme de Naplen» fm d*abnrd domestique commensal et eonHdent intime dn cardinal Orsini, archevêque de BénéTent. Celui-ci, à peine monté sur le trône poniiflcal, sous le nom de Benoît XIII, lui donna» en juin 1726, la charge de secrétaire des mémoriaux, avec une abbaye de 1,000 éciis de rente, proposa pour lui , dans on consistoire , le 26 du même mois, Tarehevêché titulaire de Trajanopolis, le sacra le 2 juillet dans la chapelle du château du Quirinal, assisté de Tarchevêaue d'Embrun et de réf éque de Gravina, et le déclara érôque assistant au Irôoe, le 15 août de la même année. Le 11 juin 1725, il le créa et déclara cardinal de la sainte Eglise romaine, loi donna le chapeau avec le cérémonial accoatumé,dans un consistoire public, \eik dn même mois, et, le 23 juillet, lui assigna le litre presbvtérial de Sainte-Marie in Do' mtntca, dite la Naviceella, dont il prit possession solennelle le 15 septembre. jLe 2 août 1725, il fut aussi nommé men>bre de la congrégation des éfôques et ties réguliers , de celles du concile, des immunités ecclésiastiques, de la consisloriale et de la consulte. Le 5 septembre , le Souverain Podtife le déclara son coadjnleur, avec future succession, en Tarchevêclié de Bénévent, et le 13 du même mois, Coscia reçut la croix de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem, que la grand maître de cet ordre lui avait envoyée de Malte, avec les provisions d'une eommanderie de six mille écus de revenu, Tsyant de plus honoré du titre do protecteur de la religion. Il fut également déclaré protecteur de Tordre des religieux Mineurs conventuels» et, le 10 février 1726, il prit

Kissession de celte charge dans Téglise des Duze-Apôtres, et dans celle do Saint-Thomas in Parionct de la protection des écrivains et copistes. Le 12 juin suivant, il fut nommé préfet de la congréi^'alion de TEtat d*Avignon. La grande autorité, le crédit dont il jouit pendant tout le règne de Benoît XIII, qui l'avait investi de toute sa confiance, oui se reposait entièrement sur lui du soin ces alTaires et du gouvernement, lui attirèrent Tenvieet la haine, non-seulement des grands, mais de tout le peuple de Rome et de l'Etat ecclésiastique. Après la mort du Pnpe Benoît XIII, arrivée le 21 février 1730, il se retira dans le palais du marquis Abbati, d*ôù il fut obligé de se sauver trois jours après,

Eur se soustraire aux fureurs d'une popu- )e animée contre tous les Bénévenlins, et qui était accourue en foule à ce palais pour se saisir de sa personne. Il se réfugia à Gisterne, chez le prince de Caserte; mais Je Sacré Collège lui ayant écrit pour l'engager à venir, il arriva à Uome le 27 aiars au soir, accoiniiagné du prince de Ca.^erte, avec une escorte de huit hommes armés, et fut conduit par les i^ues les moins fréqueutées, pour qu'il eût moins à craindre les insultes. Il se rendit au couvent des Carmes de la Transponiine, où les cardinaux, nour ne pas manquer au cérémonial, l'envoyèrent complimenler le lendemain matin. Le k avril, il

entra au coni:lave ; après rexallaijon de Léon XII, il reçut l'ordre de rester au Vatican. Ayant entin obtenu la permission de rentrer chez lui, le 28 juillet au soir, il se rendit, dans une chaise à porteurs, environnée de vingt valets bien armés, à son palais, siu* les avenues duquel on aposla les scrUies pour le protéger contre les avanies de la populace, qui était toujours également exasl»érée contre lui. Il fil élever au-dessus de la |)orte de son palais les armes de l'empereur et celles du royaume de Bohème, aQn'qu'elles lui servissent de sauve-garde: et les cardinaux allemands vinrent lui faire visite. Cependant le Pape Clément XII exigea de lui sa démission pure et simple de son archevêché de Bénévent, et lui lit défondre de sortir de TEtat ecclésiastique, lui permettant seulement d'aller prendre Tair dans les faubourgs de Rome. La nouvelle s'étant répandue à Bénévent vers la fin de décembre 1730, que, par ordre du Souverain Pontife, il avait renoncé à son archevêché, le peuple monta sur la tour de l'église métropolitaine et sonna pour les morts. Puis, en signe de réjouissance, on fit trois processions solennelles : la première, de la noblesse; la seconde, des bourgeois, et la troisième, du menu peuple; le saint Sacrement fut exposé pour rendre des actions de çrftces. Quelques jours après, le peuple avait couru tumultueusement au |)alais archiépiscopal, en avait arraché les armes du cardmal Coscia , les avait traînées dans la boue, et aurait brûlé le palais sans Tintervention du commissaire apostolique. Le cardinal Coscia, malgré les ordres qu'il avait de ne point sortir de TEtat ecclésiastique, partit secrètement do Rome le 31 mars 1731, vers le soir, avec une suite de quatre personnes seulement, et il se dirigea sur Nnples , où il arriva lë k avril. Après son évasion, il parut è Rome, le 25 avril, un décret portant que, le cardinal Coscia étant parti sans la permission et contre la volonté expresse du Pape, en exécution d'un ordre proprio motu de Sa Sainteté, la congrégation de six cardinaux, déléguée spécialement, avait déclaré ce cardinal avoir encouru les peines de l'interdit de l'Eglise, et de la privation de tous les privilèges, immunités, induits, etc., à lui accordés par le Siégeapostolique, avec séquestre de tous fruits, revenus et émoluments de tout ofllce, ainsi que de toutes les pensions et fruits ecclésiastiques qu'il pouvait avoir. Ce ne fut pas la seule procédure dirigée contre lui à Home. Le 22 août suivant, par ordre de la congrégation des Cardinaux tuper «omiu//is, il parut un autre décret |)ortant suspension et inhibition au cardinal Coscia, de pouvoir exercer aucun acte de juridition. Suit spirituelle, soit temporelle, ni de rien exiger sur les bénéfices, abbayes, etc., h lui conférés par le feu Pape Benoit XIII, sous peine d'excommunication majeure, encourue ipso factOf en cas de contra vention, et réservée à Sa Sainteté. Pendant qu'on procédait ainsi à Rome contre lui, il jouissait tranquillement i Naples ies revenus de ses bé«

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