AUTRE
Gaiparis Cootareni S. R. E. card. Ossa ciijiis
adiuiraiidam iiiiegrilatem , dociriiiaiii ac elo-
qneuiiam in niraque repobl. el apud lumroos
reges gesta, et scripia lesiantur.
BoiMNiÎJC legalus Pontif. naiurs cessit
MDfui.Vixitann.UX.
Alcislus eqnes, et Gaspar ex fratre Nepoies laiiio viro.
(Foy. Jean Case» archev. de Bénév. — Paul JovB ; — Ballazar Bonifaci; — CjAainacBT; — Pierre Ju»tinu!i; — Maffei; —
UaLANDIll.)
OOlsn ^fÊiÊfutftt»:^ '4vhqw ^AIh9ln^• iai crée «irii ina! pw \t Tfq^t^ iJ^n IX . — <%rî
OOSn jLfiTiiAaiv-^I^Mn^itK. <iTt«f ^iwirt^ cardinal da tiiY^ de ^D>iii*'^$eree <^ i^e ^tM^
1 Wl , fax f'aTïe *^ûs ! r nom û1vw»«r\r M .
da uire^SâîTii-liAslacJ^e. fax éxf^fae <!W lie, rui$ fiape $c4is )e rt^m de i%mi(W90Mv IXx
CONTI I Jka^ ), KoTnaiTi, <T6é fMW 5« ^a?le Innocent llli, en lâM, diart^^^rsliin^^ <m litre de ^inie^^ane im (CMimfii^ et <4MiiKy'^ lier de ri^li$e f\>main^ WKVdnii len lil^
COXTI (t>cïA^HLn\ R^Miviiin, fut {t^ «h IdM, diacf>e-cJirdiTMl de Saim-Sergy' ^ <A^ Saint-Raccbe par Innocent III, Papi^de IIM è 1216,
CONTI JtAiXAii t). Romain. <Té^, M liST, par le Pa|>e Gnf^ire IXn s«iM) oncl^. diacr>(^ caMinal du titre d^ $alni*Ku$taclie, pni» évè«tue dX>stie» fut Pai^d sous le ih>m d'A« lexan Ire IV«
CONTI {NicoLAs\ Romain, cr^é en liâS, par le Pape tîr^nre IX« prétrt^<^^rxliiial du titre de Saint-MarceU puis k^gat en Armtint<»« niourut en 1239.
CiWTI (JotaiuiM\ néi Torrann^ Ait vk«M*lianeelier de rivglise, sons lo |>t>n(itl'al dWloxandrc IV et sous eelui dlViuiîn l\\ qui lo créa cardinaUliacro du titre do Sainte CAme et de Saint-Damien, en IMi, Il eut le gouvernement de la Campagne do Rome et mourut on Ii69.
CONTI (Andr^), d^Aniane, religtoux de Tordre des Frères-Mineursi créé cartiinal« en 1295, par le Pope Bonifaco Ylll, rerusn eotio dignim el mourut dans son couvent en 1*108.
CONTI ^LiictoK appelé dans lo Sacré Col. légc, loCjuin lill,|>ar le Pape Jiuin XXIII» assista au concile do Constance. Knvovépar le Pape Eugène IV| en qualité dn U^gai. h Boloçno,ilfaillity périr è la suite d*uno ron*
i'uralion. — Il se retira è lmola,d*où il rovint [Bologne, où il mourut lo 9 septembre li3T,
CONTI (Jban), Romain, archovéqiio de Cosenza, nommé, en 1483, dans la suptiému promotion du Pape Sixte IV, prétrc-cardlnnl du titre do Saint-Vital, mourut en U99.
CONTI (François), arcliovéqun do Conan, principauté ultérieure du royaume do Na* pie»), regut, le 1*' Juillot 1517» du Papo Léon A| lo chapeau do cnniinal. -— Co prinoo do l'Eglise, qui appartenait h une des famillits les plus nobles et les plus anciennes de Tl* Ulie, mourut, en 1521, si pauvre» qu'il ne laissa pas de quoi se ftilro enterrer.
CONTI (CuARi.BsJ, Romain, évoque d*AncOne» créé, en lOOi, par lo Peno Clément VIII, cardinal du titre do Soint-Chrvsogon, puis de Saint*Clémenl et do Balnl-Laurent ta Lueinaf mourut en lOJS.
CONTI (Jban Nicolas), évéquo d'AncAnot créé cardinal, le ik janvier im» |)ar lo Pape Alexandre VU. résida toujours dans «oti évêcbé, u*cn étant sorti que |»our entrer
COU
GOR
THQ
dans les conclaves, et y mourut le 20 J/in- Ticr 1698. Hé de 80 ans.
CONTl (Mighel-Angb), né le 15 mai 1655, puis Pape« sous le nora d*lnDOcent XIII.
CONTI (Bernard Marie), né le 29 mars 1664, religieux Bénédictin dans fabbaye de Mont-Cassin, puis évêaue de Terraciiie, en 1710, fut nommé grand pénitencier, en 1721, cardinal du titré de Saint Beinard des Termes, le 16 juin de la même année, par Innocent XIII, son frère, qui lui donna en même teu)ps l'abbaye de Cbiarnvalla.
{Voy. Onupbre; — Ciaconius; — Blondds Décade; — Aubery, Hisi. des card. ; — JWmoires du temps.)
CONTI (Pierre-Paul), né h CamérinA en 1689, fut fait cardinal par Clément XIII en J759. Il mourut en 1770.
CONTI (Innocent), Romain, né en 1731, fut fait cardinal en 1771, par Clément XIV. Il mourut en 1785.
CORARIO (Ange), Vénitien, patriarche de Constantinople, nommé, en 1405, par le Pape Innocent VII, piôtre-cardinal du titre de Saint-Marc, fut Pa|)e sous le nom de Grégoire XII.
CORARIO (Antoine), Vénitien, un des fondateurs de la congrégation de Saint-Grégoire in Algat mena une vie admirable par sa pureté et par le soin qu'il prit dos pauvres. Le Pape Grégoire XII, son oncle, le fit cardinal en 1408 et l'envoya, comme légat, en France, puis en Allemagne. On lui attribue une histoire des atfaires de son temps, qui est restée manuscrite dans la bibliothèque de la maison de Saint-Grégoire, dont on vient de parler. Le cardinal Corario mourut en 1445, évéque d'Ostio et doyen du Sacré Collège. (Voy. Ciaconios et son continuateur, dans Grégoire Xn et Eugène IV; — Sponde, a. JL., 1445, n** 7.)
CORDOUE (Louis-Ferdinand de), Espa-
Î;nol, archevêque de Tolède, né eu 1696, fut e cinquante-quatrième cardinal créé par BenottXIV, Pape de 1740 à 1758, quatrième promotion, en 1754.
CORDOVA SPINOLA DELLA CERDA (Bonavbnturb), né à Madrid en 1724, patriarche des Indes, fut fait cardinal par Clément XIII un 1761, et mourut en 1777.
CORGNE ou FULVIO DE LA CORGNIA.
en latin : Fulvius Corneus, dit /e cardinal de Pérouie, naquit à Pérouse le 19 novembre 1517. Très-jeune encore il se consacra k Dieu dans I état ecclésiastique. — iules III, son oncle maternel, ayant été élevé h la papauté, lui donna Tévêché de Pérouse, puis celui de Spolette, et le tit cardinal en 155K Fulvio, sous le pontificat de son oncle, eut une grande part au gouvernement. Il avait deux frères, Jean et Ascagne de la Corgnia, qui suivaient avec distinction la carrière des armes. Le dernier avait alors ie commandement du château de Velletri, une iie$ (>laces les plus importantes de l'Etat de VSr glise. Comme Paul III était sur le point de rompre avec les Espagnols, ceui-ci tâchèrent de gagner Ascagne de la Corgnia, qui avtit k se plaiadre des Ctraffo. Ces dernieirs
eurent des soupçons ; et ayant intercepté Quelques lettres, persécutèrent les membres de la famille de la Corgnia, se saisirent de leurs biens, firent arrêter le cardinal de Pérouse et eussent traité de même le capitaine Ascagne, s'il ne se fût réfugié dans le royaume de Naples, appartenant alors aux Espagnols, et où le duc d'Albe lui donna, dans son armée, un emploi de maréchal de camp. Quelque temps après, le cardinal de Pérouse fut rendu à la liberté, après avoir payé une rançon de soixante mille écus. Sa famille souffrit encore sous le pontificat de Pie IV. Ces malheurs lui ouvrirent les yeui : désabusé des grandeurs, il résolut de n'avoir plus d'ambitions que pour les biens qui ne périssent point. Dès 1551, il avait contribué à l'établissement d'un collège de Jésuites dans la ville de Pérouse; mais comme il avait perdu les biens (]u1l aurait pu employer à cette œuvre, il fit lui-même une quête pour suppléer à ce qui lui manquait. Il mourut à Rome, le 2 mars 1583, âgé de 66 ans. [Voy, de Thou, Hist.^ liv. xii, xir et xvii; — François de Beaucairb, liv.
XXVII ; — Ondphre ; — Cghelli ; — Petra-
MELLARIO ; — AuBEHT.)
CORIO (Margellin), né h Milan, le 6 septembre 1664, nommé auditeur de Rote à Rome pour la nation milanaise, entra en fonctions, en cette qualité, le 9juin 1716.-11 était doyen de cette juridiction, et régent de la pénitencerie,'quand Clément XII te déclara vice-camerlingue du Saint-Siège et gouverneur de Rome et de sou district* Le même Pontife le créa cardinal de la sainte Eglise romaine le 15 juillet 1739, et lui eo donna le chapeau dans un consistoire public le 20 du même mois. Le 30 septembre sui« vaut, il lui assigna le titre diaconat de Saint- Adrien. Le cardinal Corio mourut à Rome, le 27 février 1742, dans sa 78' année.
CORNARO (Marc), d'une illustre famille de Venise, était fils de Georges Cornaro et d'Elizabelh Morosini, neveu de Catherine Cornaro, reine de Chypre et petit-fils de Marc Cornaro, doge de Venise. La république de Venise lui fit obtenir te chapeau de cardinal, que lui donna, en 1500, le Pape Alexandre VI, avec le titre de Sainte-Marie la Neuve. — Cornaro eut occasion de rendre de grands services à sa patrie qu'il réconcilia avec le Pape Jules IL Pourvu de l'évêché de Padoue par Léon X, il fut depuis évêque de Vérone , patriarche de Constantinople, et, comme cardinal , opta les évêchés d'Albe et de Palestrine. Il couronna, en qualité d'archidiacre de la sainte Egliso romaine, les Papes Adrien VI et Clément VII. C'est sous le pontificat de ce dernier qu'il mourut, jeune encore, à Venise, le 90 juillet 1524. {Voy. Bembo, Epittolœ; — Onupurb; — Garimbert.)
CORNARO (François), frère du précédent, avait été élevé dans les armes. En 1509, il se trouvait A la bataille de Ghiaradda, gagnée par les Français sur les Vénitiens, et il recueillit, comme il put, les débris des troupes delà république. — Quelque tem|i$
COR
COR
après* Il serYait dans l'armée qui reprît Padoue sur les impériaux, et il défendit si bien celte Tille que les impériaux firent de Tains efforts fiour remporter de nouTeau. Pendant le loisir que lui donna la paix, Cornaro cultiva- les letlros; ensuite, il fit un Tojage à la Terre-Sainte. A son retour, il fut enToyé, en qualité d*<imbassadeur, auprès de Charles-Quint, qu*il suivit en Allemagne» en Espagne et linns les Pays-Bas. En 1587, il fut revêtu de la pourpre romaine par le Pape Clément VII. Ce prince de TEglise aTait Tévéclié de Brescin, où il IrsTaillait h remplir consciencieusement tous les deTfiirs de Tépiscopal. Le collège des cardinaux avait pour lui une grande considération ; homme d'études et de vastes connaissances, il était consulté comme un oracle. AfDIgé, sur la fin de sa vie, de diverses infirmités, et surtout de la goutte, il mourut en septembre 15(^, âgé de 65 ans. {Voy. Jérô'iie LE Nom, Oratio funeh, Fr. Comar,; — OnrPHBs; — Victorelli; — Cghelli; —
AcJfiSRT.)
CORNARO (André), évèque de Brescia, fut décoré de la pourpre, par le Pape Paul III, le 19 décembre I5ifc. — Depuis, administrateur de Tarcbevéché de Spalatro,en Dalmatie, il mourut h Rome leSO janvier 15S1.
CORNARO (Louis), né le 12 février 1516, chevalier de Halte et grand prieur de Chypre» fut créé cardinal, en 1551, par le Pape Jules III. Après avoir été archevêque de Zara, administrateur des évèchés de Trani, de Bergame, etc., et avoir été nommé, par Pie V, camerlingue de la sainte Eglise romaine, il mourut i Rome le 10 mai 1581, dans la 68* année de son Age.
CORNARO (Frédéric), après avoir él6 évèque de Bergame, de Vicence, de Padone, ^rand prieur de Chypre, abbé de Sainte- Marie la Bonne et clerc de la chambre apostolique fut admis, en 1626, dans le Sacré Collège par le Pape Urbaiu VIII. — Il se démit de Tévèché de Padouis en faveur d'un de ses neveux, et fut nommé, en 1532, patriarche de Venise. Mais, incommodé de la goutte, il résigna son palrinrchal en 16&4, et mourut le 5 juin 1653, Agé do 78 ans, étant évèque d'Albano.
CORNARO (GsOBGEs-BisiLEJ, de Tillustre famille vénitienne d'où sortaient les précéileols, nauuit le 1" août 1658. Entré dès son lias ègo dan:» l'ordre de Malte, il eut la dignité de grand prieur de Chypre, héréditaire dans sa famille. Après avoir étudié les humanités à Vérone, la philosophie et l«i inrisprudence à Padouc, il prit, en 1677, lo iwnnel de docteur, et alla se délasser de ses études par des voyages utiles. £n 1685, il eut l'intendance de la marine, et fut destiné h Tambassade de France. Mais, entré alors dans la carrière ecclésiastique, il alla h Riime, et y exerça plusieurs charges qui le cbnduisirent aux premières dignités. Bu 1692, il fiit envoyé, en qualité de légal, aupiès de Pierre H, roi de Portugal, et sut faire resl»ecter son caractère. Dès le coiomt^ncement do sa légation, il fut nommé archevè'|ue
titulaire de Rhodes; ft peine en fut-il revenu que le Pape Innocent Xli lui conféra la pourpre sacrée le 22 juillet 1697; peu a|»rès il le nommait h l'évèché de Padoue. Ce prélat mourut le 10 août 1722. {Voy. Jacques Fagciolati, in funere Georg. Com. cardin. laudalio funebns^ avec les autres harangues drt Facciolali, Padoue, 1729, in-S'; ^Mémoires de Trévoux^ octobre 1730, art. 95.)
CORNARO (Jean), né h Venise en 1720, fut fait cnrilinal par Pie VI en 1778. Il mourut en 1789.
COIINELIO (Frédéric), Vénitien, grand prieur de Chypre, é.'èque de Trau en Dalmalie. puis de Bergame et de Padoue, créé, en 1585, t>ar le Pape Sixte V, prêtre cardinal du lilri* de Saint-Et*ent)e, mourut on 1590.
CORNELIO (François), Vénitien, évoque de Trévisp. fut créé, en 1596, par le Pape Clénienl VIII, prètre-cardiiial du titre de Saint-Mnriîn.
CORNtiTO ou CORNETANO (Jean), ainsi appelé de Cornelo, ville du patrimoine de saint Pierre, sa patrie, naouit à la fin du IV* siècle, d*une mère noble de la famille des Vilelleschi. 11 fit ses premières éludes dans son pays, et alla ensuite étudier le droit h Rologne. Revenu h Corneto, et en- Iralné par stm goât pour la profession des armes, condottiere aussi brave qu'expérimenté, Cornelo voyant que deux factions divisaient sa patrie, et que celle aue soutenail la famille de sa mère était la plus faible, résolut de faire un coup d*éc1ot. Il leva quelques troupes, excita tiu tumulte dans la ville, défit, ou, du moins, affaiblit beaucoup le parti qu*il voulait détruire, et, le sien étant devenu le plus fort, il domina. Tel fut le commencement de son élô'vation. Il tint d'abord un des premiers ran^s è Corneto. Peu aprè<, Tartalia obligea le Pape Martin V h donner à Corneto une charge de protoiiotairc; et, dans la suite, celui-ci s*insinua si avant dans Tamilié du cardinal de Viterbu qui» en H31, fut élevé au pontitîcat après Martin V, qu*ils devinrent inséparables, luette liaison n'empêcha pas Mnrlin d*éloigner de Rome Cornelo , qu*il regardait comme un honmie dangereux cl ennemi du repos, et uu'il ne pouvait souffrir à cause de ce caractère entreprenant. Mais Eugène, successeur de ce Pontife, rappela (Cornelo, et le fil évèque do Rocanati. Toutefois, pour tiour donner satisfaction è ceux qui n'aimaient pas à voir si près de Rome le prélat t'irbulent, il lui donna la légation de la Marche d*Ancône. Corneto nu fut pas plutôt entré en fonctions, que des plaintes s'élevèrent contre lui; ilhs furent portées jusqu'à Rome, il se vil obligé d'y comparaître, pour se justifier. A Rome, les rôles changèrent. Il se justifia si bien que d'accusé il devint accusateur. Le Pape, qui l'aimait, lo crut et le renvoya dans la Marche d'Ancône. Corneto, que celte espèce de jugement avait rendu plus fier, usa de son autorité avec plus de hauteur qu'au(>aravant, ut se porta h bien des actes condamnables. Il accusa, entre autreSi un olllcier de dislinclion, nom-
COR
CORSINI {NéRÉF), Florenlin, fils du marquis Philippe Corsini, et de Madeleine Marhiavellî, nvrès avoir 6\é trésorier général de In chambre apostolique , archerêqne de Dnnoiette, évêqne d'Arezzo en Toscane, fut nommé cardinal r^ar le Pape Alexandre VII, en 16€4, réservé m peito^ et publié le 15 février 1666, du litre des Saints Nérée et Achillée. Il se démit en 167^ de IVvêché d'Arczzo, el mourut à Florence le 19 septembre 1678.
CORSINI (rAURENT), cardinal, évéque de Frascati, fut élevé sur le Sninl-Siége. le 12 juillet 1730, sous le nom de Clément XII.
CORSINI (Néréb-Marie), de la même famille que les précédants, et neveu du Pape Clément XII , naquit h Florence le 19 mai 1685. — Le 13 juillet 1730 il fut nommé seiTétaire des mémoriaux par le Souverain Pontife, son oncle, qui, le 23 suivant, lui donna le rochet aven la qualité de protonotaire apostolique participant surnuméraire. Il regut le même jour la tonsure par les mains de Trajnn-Aquaviva d*Aragon,arche- ▼éqne de Philippopolî, et majordome du sacré palais, en présence de Sa Sainteté,qai lui donna, en octobre suivant, la surintendance de In terre de Sainte-Félicité, et celle du port d*Anzio. Il avait été créé cardinal le li août précédent; m;iis réservé alors m petto^ il nu fut déclaré que le 11 décembre 1730.11 rrçut le chapeau, le 18 suivard.dans un consistoire public; et le Pape lui assi« {^na le 8 janvier 1731, le litre de Saint-Adrien tfi campo Vaccina^ de Tordre des diacres, dont il prit solennellement possession le 26 février suirant, immédialeraont après avoir pris possession de la place de protecteur de
I )irchiconfrérie des Pèlerins et convalescents. II. était entré dans la congrégation duSaint- Odico, en qualitédedépulé, le 2^ précédent. En septembre 1732, il fut déclaré protecteur du collège germanique hongrois. Il Tétait déjà de tout Tordre de Saint-Dominique. La charge de préfet de la [signature de justice était devenue vacante parla mort du cardinal Alamnn Salviati, il en fut revêtu le 28 février 1733, et en prit possession le 7 mars suivant. Le 25 mai suivant, il reçut dans Téglise de Saint- Jean et Saint-Paul les ordres mineurs, et le lendemain, les ordres sa« crés par les mains du cardinal Guadagni, Ticaire du Pape.
CORSINI (André), Florentin, né en 1735, éféque de Sabine, ftit fait cardinal par Clément XIII en 1759. Il mourut en 1795.
CORTEZ ou CORTBSIO (Grégoirb), né i Hodène, d*une ancienne famille. Ht d'excellentes études, et devint très- habile dans les langues grecque et latine. — Il s'appliqua arec le même succès au droit civil el canonique, et fut très-utile au cardinal Jean de Médicis, depuis Pape sous le nom de Léon X.
II remplissait aupres de ce prélat les foncttoTLS d'auditeur des causes. Dans la suite, fatigué ;de cet emploi, qui ne parlait pas à son cœur, et soupirant après Tétudc des sciences divines, il se relira à Padolirone, près de la ville de Mantoue, dans un mo-
nastère do Tonire de Saint«Benolt, et y prit l*babit de cet ordre. Son mérite le fit passer
par toutes les charges auxquelles on pouTall
relever. Entia lePapePaul Ili,jugeant qu*un tel homme ne défait pas rester perdu dans
un cloître, Vé\^ au cardinalat le 2 juin 1542. Le nouveau prince de TEglise était alors dans le célèbre monastère de Lérins, en Provence, où il s*était fixé depuis quel* que temps; il le gouvernait avec prudence et sagesse, et y faisait revivre la piété, avec
le goût des sciences et des lettres. La plupart des cardinaux, beaucoupde personnages distingués, lui écrivirent pour le féliciter de son élévation. Leurs lettres ont été recueillies avec celles de Grégoire; les réponses qu'il y fit sont empreintes d'un ton do grandeur, de noblesse et de modestie admirables. Son titre fut celui de cardinal-prêtre du titre de Saint-Quiriace. Son élévation ne servit qu'à faire briller son humilité, sa piété, l'innocence de ses mœurs et ses rares talents. Il continua de cultiver ceux-ci avec une ardeur infatigable, passant une grande partie du jour el de la nuit dans l'étude , qu'il accompagnait toujours de la prière. Il mourut h Rome la 41* année du pontifical do Paul III, c'est-à-dire en 1548, et fut inhumé, avec tous les honneurs dus à son rang, dans Téglise des Douze -Apôtres. Voici lea titres de ses pricipaux écrits : I. De theolo' gîta imtiiutione liber; II. De poteitale eecU" siaslica trac ta tut ; III. Hymnorum et carmin num liber ; IV. Tractatus sancti Basilii de tir» ginitate e Grœco in Latinum versue ;\.De virin illuttribui ordinitmonasticiiiber: W.EpistO" larum familiarium Etruico sermone liber :yU, Ep istolarum familiarium Latino sermone liber ^ Venise, 1573, in-4% Ce recueil, publié par les soins de Uersilia Cortesia de Honte, nièce de l'auteur, a été adressé par elle au Pape Grégoire XIII. Il est précédé d'une Vie du cardinal i)ar sa nièce, el suivi d'un traité du même prince de TEglise, adressé au Pape Adrien VI, et portant pour titre : Advereuê negcmtem Petrum apostolum Romœ fuiise.Les lettres latines du cadinal Cortez sont un témoignage de ses liaisons avec les savants do sou siècle, et de son zèle pour les progrès des lettres sacrées et profanes. On y trouYo aussi des poésies latines, des jugements sur plusieurs ouvrages, des éloges do ouelques savants, et divers faits relatifs à I histoire contemporaine. Le même recueil contient beaucoup de lettres des savants avec qui l'auteur était en correspondance. Ou y voit qu'il arait traduit du grec en latin le discours de saint Grégoire de Nazianze, à la louange de saint Cyprien. Il parle encore d'un ouvrage de saint JeanCbrysostouie, ciu'il avait entrepris de traduire; d une |)araplirase des 'H6mcK d'Aristole ; d'un grand ouvrage théologique, qu'il voulait diviser en six livres. Dom Liron, Bénédictin, consacre quelques lignes à ce cardinal et à ses lettres, dans ses Singularités hiiloriques et liitéraireêf loui. IV, pages 531 et 532.
COSCIA (Nicolas), né le 23 janvier iùS-JL à Bénéyent , ville de TElat ecclésiastique ,
na
cos