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plein de vénération. Le pape Grégoire II se déclara également contre cette erreur. Mais l’empereur Léon étoitlroppeu instruit, ou d’un génie trop borné, pour comprendre la différence du culte relatif et du culte absolu ; ainsi se sentant offensé de la résistance des catholiques qui ne voulurent point souffrir cette

firofanation , il fit un decret contre es images, et voulut forcer tout le inonde à le recevoi r. En conséquence, il fit ôter tontes les images de Jésus- Christ , de la Vierge et des saints , partout où il y en avoit, ordonnant qu'on les brûlât, et excita par là une persécution aussi cruelle que celle des empereurs païens.

Le pape Grégoire II écrivit à cet empereur une lettre admirable, dans laquelle il se plaint de cette entreprise, et lui parle en ces termes : « Vos prédécesseurs or- » noient les églises, et vous travaillez » à les défigurer. Les pères e* les >• mères , tenant entre leurs bras u leurs petits enfants nouveaux bap- » tisés .leur montrent avec le doigt » les histoires de la religion : on in- » struit de la même manière les » jeunes gens et les nouveaux con- » vertis , et on élève leur esprit et » leur cœur à Dieu. » Ce pape ne borna pas là son zèle : il fit tenir à ce sujet un concile à Rome l’an 373.

Constantin Copronymc suivit les traces de son père Léon , et employa toute son autorité pour abolir les images. La persécution devint tout autrement violente sous ce prince , et surtout contre les moines qu’il haissoit particulièrement. Plusieurs expirèrent sous les coups , ou par l’excès des maux qu’on leur fit souffrir. Saint Etienne , abbé de Saint- Auxence , monastère près de Nicomédic, fut un de ceux qui éprouvèrent le plus lacruautédes persécuteurs. Constantin, pour couvrir do quelque prétexte sa tyrannie, fit même tenir un concile à Hyérie, près de Constantinople, où trois

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cent trente-huit évêques , devenus Iles hérétiques convertis : et entra iconoclastes par la crainte de la per- autres le LUI* canon des apôtres sec ution , firent un decret contre les et le VIIIe du concile de Nicee. On saintes images. Mais Dieu délivra distingua les chefs d'hérésie qui sont enfiu l'Eglise de ce fléau, en ôtant reçus à pénitence , mais sans jamais du inonde celui qui avoit fait couler avoir place dans le clergé , d'avec le sang de ses serviteurs. ceux qui se sont laissé seulement

Après sa mort , Taraise .patriar- entraîner dans l'erreur, et à qui oo che de Constantinople , de conrert accorde l’un et l'autre, avec l'impératrice Irène , et son fils 11« Se si. a6 septembre. Ce fut Constantin, écrivit au pape, pour à cette seconde session qu'on reçut le prier de concourir au projet d'un 1rs sept évêques accuses dont on concile general , afin d‘r faire con- vient de parler : ensuite on lut lu firmer la tradition de l'Eglise ton- lettre du pape Adrien à l’empereur chant le culte des imagrs. En consé- Constantin et à l’imperatrire Ireue qucnce de ces arrangements , trois rt celle au patriarche Taraise : ce cent soixante-dix-sept évêques se dernier observa que le pape avoit rendirent à Nicée au temps indiqué, expliqué clairement la tradition sur Ils etoient tous des pays de i’obeis- ce sujet, et il ajouta qu'il était dans lance du jeune Constantin , empe- la même creance, savoir, qu'il reur de 'Constantinople , savoir , de falloit adorer les images d'une anec- JaGrece,de la Th race , dclalNatolie, tion relative, réservant à Dieu seul des îles de l'Archipel, de la Sicile la foi et le culte de latrie. Tout le et d'Italie. concile applaudit à son sentiment ,

lr< Session. Le concile s'ouvrit le et dit qu ii pensoit ainsi. Les abbés a4 septembre dans l’église de Sainte- et les moines déclarèrent que leur Sophie : les deux légats du pape y créance étoit conforme aux deux assistèrent, comme représentant le lettres du pape, pape Adrien : il y avoit deux com- Ille&s>. 28 septembre. On y remissaires de l’empereur ; ils etoient çnt la confession de Grégoire de assis devant l'ambon , ou jubé de Néocesarée qui étoit le plus noté de l'eglise. Le patriarche Taraise parla tous. Le concile en fut satisfait, et le premier : il exhorta les evêqiies à lui permit de prendre sa place. On rejeter toute nouveauté , et à con- lut la lettre de Taraise aux Orienserver les traditions de l'Eglise qui taux et celle qu'tl avoit écrite au ne peut errer. Le concile ordonna nom des évêques d’Orient : celle de qu’on fit entrer septévêquesaccuses. Théodore de Jérusalem : et les lé- Uasile d’Ancyre, un deux, après gats du pape déclarèrent qu’ils les avoir dit qu'il avoit examiné la ma- approuvoient; et ils louèrent Dieu, tière, qu'il s’etoit éclairci et réuni de ce que les Orientaux s’accorà l'Eglise , présenta sa profession de doient avec eux dans la même foi, foi , dans laquelle il protestoit rece- touchant les images, voir avec toute sorte d’honneur les IV* Sess. premier octobre. On reliques et les saintes images de lut les passages de l’Ecriture sainte Jesus-Cbrist,de la sainte Vierge et touchant les chérubins qui coudes saints , et disoit anathème aux vroient l'arche d'alliance , et» qui iconoclastes. Les autresévéques , te- ornoient Ira dedans du temple : enmoîgnant un regret sincère d'avoir suite ceuxdes Pères, dont quelquestuivi le parti de l’erreur , en pre- uns montraient que Dieu avoit fait sentèrent une pareille. On lut les autrefois des miracles par les images, canons des conciles et les passages On lut entr'autres un passage des des Pcres sur la manière dérecevoir actes de saint Maxime , ou il est «lit

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qti e lu î et les évêques monotbélites , qui l'étoient venus trouver , se mirent à genoux devant les Evangiles , la croix et les images de Jésus-Christ, de la sainte “Vierge, les saluèrent et les touchèrent de la main pour confirmer leurs promesses.

V« Sess. 4 octobre, f-e patriarche Taraise fit voir, par plusieurs passages , que les novateurs voulant abolir les images, ont imité les juifs, les païens , les manichéens et autres hérétiques ; et on remarqua que les iconoclastes tenoient le même langage que les païens , puisque ceuxci disoient : Ne peignez-vous pas dans les églises les images de vos saints , et ne les adorez-vous pas , même celles de votre Dieu? C'est ainsi que nous adorons les statues.

Ensuite de ces lectures, le concile dit qu'il falloit que les saintes images fussent remises a leur place suivant la coutume, et qu’on les portât en procession

Vl« Srss. 6 octobre. On lut la réfutation de la deGnition de foi du faux concile des iconoclastes. Ce concile «voit dit que l’eucharistie étoit la seule image permise de Jésus-Christ; mais, répondent les Pères du concile, aucun des ajKÏtres ni des saints Pères n’a dit que le sacrifice non sanglant fût l'image du corps de Jésus-Christ. Car ce n’est point ce qu’ils avoient appris de lui : il ne leur a pas dit ; prenez et mangez l’image de mon corps : mais prenez et maDgez ; ceci est mon corps. 11 est vrai qu’avant la consécration quelques Pères ont appelé les dons , antitypes : mais après la consécration on les a nommés , ils sont, et on les croit proprement le corps et le sang de Jésus- Christ. Et il est sensible u’ici, par le mot d’image , les Pere* e ce concile entendoient une image ordinaire , qui représente seulement l'original sans le contenir. D'où l’on doit remarquer en passant , contre les protestants, qu'il paroît évident, I par ces paroles des Pères de Nicée , I

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qu'ils croToient que l’eucharistie etoit le propre et véritable corps de Jesus-Christ, et qu’ils n’accusoient point les iconoclastes d’avoir uue creance contraire

Les évêques du concile répondirent ensuite aux passages de l’Ecriture et des Peres , objectes par le concile des iconoclastes , et ils insistèrent principalement sur la tradition perpétuelle et sur l’infaillibilité de l’Église.

V 11* Su*. On lut la définition de foi , conçue en ces termes : « Noua » décidons que les saintes images, » soit de couleur , soit de pièces de » rapport , ou de quelqu’autre raa- » tière convenable , doivent être ex- » posées, soit dans les églises, sur » les vases , les habits sacres , les » murailles, soit dans les maisons et

* dans les chemins : car plus ou voit » souvent, dans leurs images, Jesus- » Christ, sa sainte mere et les saiuts, » plus on se sent porte à se souvenir > des originaux et à les aimer. On u doit rendre à ces images le salut

* et l’adoration d'honneur , mais » non le culte de latrie , qui 11e con- » vient qu'à la nature divine. On » pourra neanmoins approcher de ■ ces images l’encens et le luminai- » re, comme on en ose à l’egard de a la croix, des Evangiles et des au très » choses sacrées ; le tout selon la a pieuse coutume, des anciens : car » l’honneur de l’image est rapporté a à l'original qu'elle représente, a Telle est la doctrine nés saints » Pères et la tradition de l’Eglise » catholique. Ceux qui osent pen- » ser ou enseigner autrement, nous » ordonnons au'ils soient déposés a s’ils sont eveques ou clercs , et a excommuniés s’ils sont moines ou a laïques. ■> Ce decret fut souscrit par les légats et par tous les evêques.

VIIIe et derniere Seu. a3 octobre. Elle se tinta Constantinople où l'impératrice Irene avoil mandé les évêqnes de ce concile : elle y as—

1 sista avec l’empereur Constantin

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-on fils : H* parlèrent eux-mêmes, I et les évêques leur répondirent par de grandes acclamations. On y lut par leur ordre la définition du concile et les passages des Pères lus à Isicée; et ils mirent leurs souscriptions à la définition de foi. On anathematisa le concile de Constantinople contre les images : on cria éternelle mémoire à saint Germain de Constantinople, à saint Jean Damascène et à saint George de Chypre. Cette action fut publique et en presencedu peuple. Ce concile fit vingt-deux canons de discipline, dont le premier recommande l’observation des canons, savoir, des cauons des apêtres , de ceux des six conciles generaux, des conciles particuliers et des Pères. On y renouvelle ceux contre la simonie , et ceux qui ordonnent de tenir chaque année des conciles provinciaux. On veut que celui qui est ordonné évêque , sache absolument le psautier; que le métropolitain l'ait examiné avec soin pour voir s'il est véritablement disposé à étudier les canons et l’Ecriture sainte; à jr conformer sa vie , et à donner des instructions à son peuple.

Les Grecs , dans leur ménologue, font une fête , le la octobre , de ce concile de Nicée, comme le Vil' oecuménique.

Au reste , ce concile fut quelque temps sans être reçu par les evêques de t rance, i ." Par celte raison que les evêques d'Occïdcnt n’y avoient point eu de part, et n’y avoient pas même été appelés, et qu’il n'y avoit que les légats du pape. a.°lls représentèrent que leur usage, à la vérité, étoit d’avoir des images , mais Don de leur rendre aucun culte. 3.* Ils imputèrent au concile de Nicée d’obliger à adorer les images. 4-° Us dirent que ce concile n’etoit point assemblé de toutes les parties de l’Eglise, et que sa decision n’étoit pas conforme à la decision de l'Eglise qniyersejle :à qupi les Grecs répon-

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dirent que .« pape y avoit assisté pn

ses légats. Mais il parolt que cette raison ne leur fil aucune impression, ce qui fait comprendre qu'ils croyoient que la seule autorité du pape ne suffisoil pas pour faire recevoir unconcile sans le consentement des principales églises. Ces diverses raisons font la matière des livres appelés Carolins.

Mais le pape Adrien fit une réponse aux livres carolins, dans laq «i elle on ne peut assez admirer la douceur avec laquelle il répond à an écrit si plein de mauvais raisonnements.

Cependant, malgré cette réponse du pape , on voit qne , plus de cent ans après, Hincmar, archevêque de Reims , un des plus savants évê— ues de France, n’avoit d'autre idée e ce concile que celle qu’il en avoit prise dans les livres carolins, et qu’ainsi ce concile n’étoit pas encore alors reçu en France. V. Francfort, 7 o/n. F. Conc.p. 5a6;ujou’à 6q5. Fl.

NIDANUM en Angleterre ( C.

de) près la Rivière de Nid, l’anyoS.

Les évêques anglais s’y réconcilièrent avec saint Yilfrid , qui fut rétabli dans son église , et mourut l’an 709, le 24. avril.

NlMEGUE (C. de) Noriomagriut, l’an 83o. Jessé , évêque d’Amiens, y fut déposé pour s’être déclaré entre les chefs de la révolte contre l'empereur Louis.

NIMES (C. de) Nemausensr , l’an 1096, juillet, par le pape Urbain II , assisté de quatre cardinaux et de plusieurs évêques. On y fit seize canons, qui ne sont, la plupart, que ceux de Clermont, que le pape confirma dans tous les conciles qu'il tint ensuite. Le plus remarquable de ceux de Nîmes est celui qui maintient les moines dans le droit d'exercer les fonctions sacerdotales. Le roi Philippeyfut absous de l’excommunication, aorès avoir promis de quitter Rcrtrade. Tom. X. Cône. 1 60S

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NOGARET ( C. de) /Vug’aro-Î meurtres coinmis.Les evêquesjetelirnse , l’an i3i5 , far Amanieu , ar- reut un interdit ; ce que les i Lapichev>C*que d’Aurh, six evêques et les très des cathédrales de la province députés des autres evêques suflra- trouvèrent mauvais, comme ayant gants. On y fit quatre articles, dont etc jete sans leur consentement, le troisième condamne l'abus de re- L'interdit fut révoqué au 11* tunfuser le sacrement de penitence à cile de Saint-Quentin, oû on dedaceux qui sont condamnes au dernier I ra que les evêques ne pourvoient supplice, et qui le demandent. ’Jam. ( rien oi donner sans la participation de Xl.Conc.p. 162 1 leurs chapitres. L’evêque de Beau- FiOGARO ( C. de ) Nugarofiense, vais appela au pape de cette conclul'an 1290, 29 août. Ànianieu , ar- siou : mais il mourut le 6 septembre chevêque d’Auch , assiste de six de suivant, avant que cette aitaire fût ses suflragants , y fit dix canons. jugée à Rome: et quelques anr.i es ÎvOR1V1AM)1F. (G.en)l'aii 1070, apres son successeur leva l'interdit, tenuparordredeGuillaumc-le C011- et fit sa paix avec le roi : il y eut, la querant. Le légat Hermenfroi y pre- même année , un concile sur le mêsida. Lanfranc y fut contraint de me sujet à Laon, et deux autres à

Î lasser en Angleterre pour y remplir Saint-Quentin, e siégé de Cantorberi, auquel le roi 1SOYON ( C. de ) l’an i344> 2& Guillaume l’avoit nomme. juillet, par Jean de Y ienne , arche-

KOIV1HAMPTON (C. de).AV- vêque de Reims et six evêques. Ün ihawptonense, l’an 1164, i3 oelobre y publia dix-sept canons, dont le Ie* ( non reconnu ). Saint Thomas de contient les plaintes si frequentes en Cantorberi y fut accusé, et pareil- ce temps-la contre ceux qui empilement condamne par le roi , les sei- choient le cours de la juridiction fneurs et les evêques ? comme par- ecclesiastique , dont l'eteudue croisjure et traître. Le saint eu appela soit, à la vérité, tous les jours. T. au pape , qui cassa la sentence ren- XI. C. p. 1899. due a Northampton. NYMPHEE ( C. de ) en Bitby-

FtORTIIAlMPTON (C. de) l’an nie l\/mnhrienu , l'an ia34 ( non 1265. Le legal Othcri de l'iesque y reconnu ) , tenu parles Grecs, sou* prononça excommunication contre l’empereur Jean Lucas ou Vatace, tous les evêques et les clercs qui qui etoit alors à Fiymphee. Les a voient aide ou favorise Simon de Grecs y disputèrent beaucoup eu Montfort contre le roi. présence de l’empereur grec, avec

NORTHCMBRE (C. de) AV- lesenvoyesdujiape.surlapcocessioH lhamplonîense , l' an n3G, 20 mars, du Saint-Esprit et sur le pain azime. On y élut l’arcliidiacre Robert pour dont les Latins se servent pour l’curemplirle siège d’Kxcester, vacant charistie. Dans ce concile , les Grecs par le décès de Guillaume de Y arel- ne cherchèrent qu’à amuser le* vast , et on y nomma aussi deux ah- nonces du pape. Ces derniers avoient baves. déjà représenté , dans les conférences

rvOYON ( C. de ) Noviomena, de Nicee , que l'addition /'///oçiif etoit l'an 1233, la première semaine de plutôt une explication qu’une adcarême : sur un dificrend entre le dit ion, et prouvèrent, par l’Ecriture roi et l'cvêque de Beauvais, qui et les Pères grecs et latins, que le prétendoit que le roi saint Louis Saint-Esprit proccdedu Fils comme avoit violé les droits de son eglise, du Père. Les Grecs n’osèrent dire rn exereantla justice dans Beauvais que les Latins fussent dans l’erreur centre tes coupables qui y avoient sur ie point. Il est donc permis aux excite une sédition, ctcù il y culdcs Latins, ajou Ici eut les lionnes , tic

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ronfcsser ' publiquement, et de chanter à haute voix , ce qu’il leur rat permis de croire , et il est sensible que s’ils etoient d’accord les uns avec les autres sur la foi, ils n'obliceroient point les Grers de chanter «addition Filioque. L’empereur, pour les réunir, proposa cet accommodement : Il v a deux questions , ditil, celle de la procession du Saint- Ksprit et celle de l'eucharistie. Si vous voulez la paix , relâchez-vous sur l'une des deux. Nous approuvons lainanieredont vous consacrez, et vous , de votre cote , retranchez de votre symbole l'addition qui nous

scandalise : mais les nonce» répliquèrent que l’èftlise latine ne retrancheroit jamais un iota de ce qu’elle disoit dans le symbole : ils dirent, à la vérité, qu’ils rroyoient que le pape n’ obligeront point les Grecs de chanter l'addition dans le symbole , pourvu qu’ils enseignassent au peuple que le Saint-Esprit procède du Fils comme du Pere ; mais ils ne purent convenir de rien : les tirées resté re nt dans leurs fan sses opi nions, et les Latins dans celles de l’Eglise romaine , sans pouvoir s’accorder.

Tom. XI. C. p. 4fii.

O MER ( C. de Saint-) Judo marrnse , !

l'an «099, au mois de juin, par Manasses de Reims et quatre de scs suflragants.On publia cinq articles touchant la trêve de Dieu, et l’on ordonna de les observer sous peine d’excommunication.

ORANGE ( C. d’ ) Ârauslcanum , l’an 44 1 , 8 novembre, composé de trois provinces. Il s'y trouva dix-sept évêques ayant à leur tête saint Hilaire , évêque d'Arles. Ce concile blâma les éveques qui avoient violé le canon du concile de Riez , de l’an 439 , sur la tenue des conciles au moi ns une fois l’an , en refusant d'y venir avec les autres. Il ordonna que chaque concile marqueroit le jour et le lieu du suivant. Nous avons trente canons da ce concile , où il y a des choses fort importantes pour la discipline de l’Eglise. Tom.

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