IX. Conc.p. j
Nantes (C. de ) Nonnehnu, Fan
660 , cire. O11 y fit vingt canons. Le père Labbc renvoie ce concile à la fin du neuvième siècle : mais le père Pagi prouve , par Flodoard , qu’il s’est tenu en ce temps-ci. I). il.
NANTES ( C. oe) l’an 1127, cire, sous le comte Conon , par (es évêques de Bretagne : on y abolit la coutume qui attribuoit au seigneur tous les meubles d'un mari ou d’une femme , après la mort de l’un ou de l'autre, et celle qui attribuoit au prince les débris des naufrages :
on y fit quelques reglements de discipfine.
NANTES (C . de) l’an 1264, premier juillet, par l’archevêque de Tours : on y publia neuf canons.
NAPLOUSE en Palestine (on croit que c’est l'ancienne Samaric) Kcapolilanum, l’an xi 20. 11 fut convoque par le patriarche Guermond et le roi Baudouin. Il s'y trouva environ dix prélats et quelques seigneurs. On y exhorta le peuple a la conversion des maurs pour apai-
ser la colère de Dieu , et on y fit vingt-cinq canons qui ne sont point venus jusqu'à nous. Guill. Tjrr. /.
XII c. i3-
N A R BON N E (C. de) Xarboneau, l’an 260, ou environ. Saint Paul, premier évêque de Narbonne, y fut miraculeusement justifié d'une accusation honteuse que deux de ses diacres avoienl injustement formée contre lui. 7/7/.
NARBONNE (C. de) l’an 58g, premier novembre , cire, composé de huit évêques de lapa rlicdesGaules qui etoit soumise aux Goths, dont le roi etoit alors Recarede; savoir, les evêques de Narbonne (celui-ci doit métropolitain), de Rczicrs , d Elue , de Magurlonne, (dont lesicgcesl maintenant» Montpellier), de Carcassonne, de Nîmes, d'Agde et de Lodcve. On y décida d’ xecuter les decrets du concile de Tolede, de l’an 58g, et on y fit quinze canons. Entr'autres il y est dit, qu'on chantera le Gloria Palri, à la h 11 de chaque psaume, et a chaque
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division 3cs grands psaumes : c’étoil comme une profession de foi abrégée contre les ariens Les peines temporelles, marquées dans plusieurs de ses canons, prouvent que les juges séculiers assisloient alors au concile, comme il avoilete ordonne par le concile de Tolède. Fl.
NARBONNE (C. de) l’an 791 , tenu pour condamner l'erreur de Félix d’Urgel, en Espagne : il divisoit Jesus-Clirist, comme les nestoriens, prétendant que selon son humanité , iln’eloit qucle Filsadoptif de Dieu, au lieu que selon sa divinité, il ctoit Fils naturel : relie erreur fut condamnée dans le concile de Frioul. ' ingt-six evêques et deuxdeputcs d'absents y assistèrent; niais on ne voit point que Félix ,qui etoit présent, y ait e le condamne.
Te in . / //. Cane, p . 9 64.
NARBONNE (C. de) l’au xo54, a5 août, compose de dix evêques , d'un grand nombre d'abbes et de clercs, de nobles, et d'autres laïques.
On y confirma la trêve de Dieu, et on y fil vingt-neuf canons, dans lesquels les peines temporelles sont jointes aux spirituelles, parce que les deux puissances concouraient en ce concile. 7cm. IX. Conc.p. 107a.
NARBONNE (C. de) l’an 1227, en carême On y fit vingt canons, dont quelques-uns regardent les
J'uifsqui furent obligésde porter sur a poitrine une figure de roue pour marque de distinction Parmi les autres il y est dit que les abbés, prieurs, et tous ceux qui possèdent les revenus deséglises, présenteront aux evêques dos personnes capables de les desservir , et leur assigneront une portion congrue pourleur subsistai! ce et l'accomplissement de leu rs devoirs. Les evêques ctabliront en chaque paroisse des témoins synodaux pour s'enquérir de l’beresie et des autres crimes notoires , et leur en faire leur rapport : (voilà les inquisiteurs , dit fil. de Fleury ). Les br retiques notes , ou justement
suspects , seront privés sans retour de toute charge et office public : ou dénoncera publiquement excommunies le comte Raymond , le comte de Foix, le vicomte de Béziers, les Toulousains, et tous les lieretiques et leurs fauteurs , et on déclarera tant leurs personnes qtie leurs biens exposes au premier occupant. Tom. XI. Cône. p. 3o4- NARBONNE (C. de) l’an ia35 Les trois archevêques, de Narbonne, d’Arles et d’Aix , avec plusieurs autres prélats, firent un grand réglement touchant la pénitence que les freres prêcheurs dévoient imposer aux lieretiques et à leurs fauteurs, c’est-à-dire à ceux qu’ils avoient exemptes de prison pour être venus dans le temps marque, et leur avoir déclaré la vérité , tant contre eux que contre les autres, lis viendront à l'église tous les dimanches, portant des croix sur leurs habits , et se présenteront au cure entre l’ epitre et l'evangilc , tenant à la main des verges dont ils recevront la discipline , et en feront de même dans toutes les processions. Ils assisteront tous les dimanches a la messe, à vêpres et au sermon : ils porteront les armes à leurs dépens pour la défense de la foi et de l’Fglise contre les Sarrasins, etc. Les heretiquesqui ne sont pas venus se dénoncer dans un temps de grâce , ou se sont rendus de quelque autre manière indignes de l’indulgence, et qui toutefonsesou mettront à l'Eglise, doivent être enfermes pour toujours : mais comme le nombre en est si grand qu’il est impossible de leur bâtir des prisons , les freres prêcheurs pourront différer de les enfermer, lusqu’à ce que le pape soit mieux informé. Quant aux rebelles qui refusent d’obéir, soit pourentreren prison ou y demeurer, ils les abandonneront au juge séculier sans le* ecouter davantage ; ils traiteront de même les relaps , qui seront retombes après leur abjuration. Les au-
KEO.
très dispositions de ces canons sont I dans le même esprit, c'est-à-dire qu'on n’y peut recoiinoître celui de
I Eglise , ni celui des anciens conciles, caron n’y voit ni prudence, ni douceur, ni charité. Fl. Tory. XL
NAZARETH (C de) l’an 1160, à la fin de l'annee Alexandre 111 y fut reconuu pour pape. D. M.
NE ELLE en Yermandois (C. de) JSiÿelltnst, l'an 1200, 7 srpterahre.
Le roi Philippe- Auguste ayant repris Ingcburge , et juré qu’il la traiteroit en reine, le légat leva l'interdit qui avoit duré huit mois.
Le roi éloigna aussi Agnes, qui mourut à Poissi l’annee suivante, peu apiès scs couches. Ses deux enfants furent légitimes par une bulle du a novembre de la même année.
NÉOCFXÀRÉE (C. dcjiltoretnse , l’an 3i4 ou 3i5, et peu après celui d’ Ancyre. 11 fut composé des mêmes évêques qui avoient assisté à ce dernier : on croit que Vital d’Antioche y présida. 11 nous en reste quatorze canons, selon Denysle-Pctit, et toutes les autres collections : ils regardent divers points de la discipline de l'Eglise. Entr’autres dispositions, le concile régla celui qui devoit offrir le sacrifice, et donna la préférence aux prêtres de la ville sur ceux de la campagne.
II défendit aux corévêques d'ordonner des prêtres ou des diacres sans la permission de l’évêque. Les corévêques n’étoient à ce que l'on croit , du moins dans la plupart des églises, que des prêtres à qui les évêques dounoient presque toute leur au torité pour la campagne. On distingua, dans ceconcile, deux ordres de catéchumènes : les uns n’étoient admis qu a écouter les lectures et les instructions comme les païens : les autres, plus avancés, pouvoient prier avec les fidèles, mais à genoux et avant le sacrifice. Ceux qui se.marioient plusieurs fois etoicnt mis en pénitence: les secondes noces ctoiexü
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permises, mais on les regardoit comme une foiblesse. TUl. Eustb. 10.
. NESTRFFIELD en Angleterre ( C. de) Ktsltrfieldense , l’an 7o3, contre swntVmridd’York. Presque tous les évêques d’Angleterre s’y trouvèrent. L’archevêque de Cantorliéri y presi/la. Saint Vilfrid y fut invité ; et on lui promit de lui faire satisfaction , mais on 11e lui tint pas parole. Les évêques et les abbés, qui avoient usurpe les biens de son monastère , les gardèrent. Saint Vilfrid alla à Rome demander justice au pape Jean VI , qui assembla un concile où saint Vilfrid fut pleinement/justifié.
MCÉE en Fiitbynie ( C. de ) 1." CONCILE GÉNÉRAL l’an 3î5 , tenu pour apaiser les troubles excités par l’berésie d’Arius. L’empereur Constantin , devenu maître de tout l’Orient par la défaite de Licinius, convoqua lui-même ce concile Ce prince , rempli de respect pour la religion chrétienne qu’il avoit embrassee, et animé d’un zèle pieux pour l’Eglise , se proposoit par-là de ramener ses enfants à l’ûni te d’une même foi. Dans ce dessein, il voulu!
que ce concile fût œcuménique , c’est-à-dire de toute la terre habitable : ainsi il fitécrire de tous ciités aux évêques et aux abbés des monastères, des lettres fort pressantes pour les inviter de se rendre promptement à Nicée : il leur fit fournir généreusement toutes les voitures pour le voyage, etgénéralement tout ee qui étoit necessaire à leur entretien.
Au temps marqué , il se trouva à Nicée environ trois çent dix-huit évêques, sans compter lin nombre infini de prêtres et de diacres. Le pape saint Sylvestre ne pouvant y venir à cause de son grand âge , y envoya, pour ses légats, deux prêtres appelés Vile et Vincent. lîaronius prétend que le célébré Osius tenoil la place du pape , et qu "il présida en cette qualité, au concile. Ea
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effet , son nom se trouve le premier1 dans les souscriptions du concile avant ceux des légats du pape.
« Saint Alexandre , evêque d’A- » lexandrie , T assista avec toute » l'autorité due à la grandeur deso'n » s ès» et à celle de son mérité : il » avoit amené avec lui saint Atha- *> nase , son diacre , dont il estimoit » le conseil , quoiqu’il fût encore » tort jeune. Saint Eustalhe, evêque » d'Antioche, et saint Macaire de » Jérusalem , furent comme les » chefs et les Peres du concile.
Apres eux les evêques les plus cén li bres de toute la chrétienté comn posoieut cette illustre assemblée,
» et la rendoie nt comme une image » des apôtres. On y vit les évêques •> d'Egvple et du patriarcat d’An- » tioche , parmi lesquels ëtoient » saint Papnnuce, évêque dans la » haute Thebalde, saint Potainon h d'Heraclée , Aselépe de Gaze ,
» saint Paul , évêque de Neocesam rée, saint Jacques de Misibc, saint » Amphioo d’Epiphanie , Lconce •> métropolitain de Ccsarée en Can- *» padocc , appelé l'ornement de l'E- >• glisc par les auteurs contempo- » rains, saint Hippace , évêque de » Gangres, dont la vie fut consom- » niée par le martyre, saint Alcxan- » dre oc Basante , Protogène , évê- » que de bardique, Alexandre de » ’j'hessalonique et autres.
» l)ans ce grand nombre d’homn mes illustres, les uns etoient re- « marquables par la sagesse de leurs » discours , les autres par l’austerite •* de leur vie et par leur patience * dans les travaux : il y en avoit » beaucoup qui etoient relevés par « des grâces apostoliques : beaucoup >• portoient sur leurs corps desmar- » ques des souffrances de Jesns- « Christ. On en voyoit qui avoient » les deux mains estropiées, comme » Paul de Néocesarée, dans la per- » séention de I.icinius : d’autres à » qui on avoit brûlé le jarret : d’au- » très avoient l'oeil arraché comme
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« saint Paphnuce On y troovoït, » en un mot, un grand nombre de » confesseurs et de martyrs; etCon- •• stantin, en convoquant ce concile, » fit qu on vît rassemblé, dans une » seule église , tout ce que les églises » de l'Europe, de l'Afrique et de » l’Asie avoient de plus grand : c’é- » toit en quelque sorte comme une » couronne de paix qu’il oflroit à » Dieu pour actions de grâces de « tant de victoires qu’il lui avoit ac- » cordces. Till, »
Mais après ce grand nombre de saints , il se trouvoit plusieurs évêques qui leur ressemblent bien peu dans leur foi et dans leur conduite. On prétend qu’ils n’étoient guère plus de vingt-deux. Ceux-ci sontenoient le parti d’Arius, mais ils dissimuloient en même temps soigneusement leurs erreurs. Les plus connus sont Eusèbe de Césarée en Palestine , Theodote de Laodieée, Paulin de Tyr, Grégoire do Bcrythe, Aë’ce de Lydde,Théognis de Mirée, Eusèbe de Nicomedie , Maris de Calcédoine , etc.
Le concile commença le 19 juin.
Les premiers jours on discuta les matières pour les décider solennellement en présence de Constantin.
On agita les questions de la foi. On fit comparoîtrc Arius dans l’assemblée pour s'assurer de ses sentiments : il ne rougit pointée soutenir que le Fils de Dieu étoit tiré du néant; qu’il n’avoit nas toujours été; qu’il étoit capable, par sa liberté , de la vertu et du vice; qu’il ctoitune créature et un ouvrage de Dieu. En entendant ces blasphèmes, tous les evêques se bouchèrent les oreilles, et conclurent tout d’une voix à anatbematiser ces opinions si impies avec celui qui les soutenoit.
Cependant l’empereur Constantin étant arrive à Mirée le 3 juillet, les evêques s’assemblèrent dès le lendemain dans une salle de son palais, qu’il avoit fait préparer pour i le concile. Il s’y rendit lui-même et
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entra revêtu de sa pourpre, mais sans gardes, et accompagné seulement de ses ministres qui- étoient chrétiens : il témoigna un grand respect pour les évêques, ait M. de.
Tilletnont, adoucissant, par la modestie de ses regards , l'éclat de la majesté impériale.
Un évêque, dont on ignore le nom , lui adressa un discours dans lequel il rendoit grâces à Dieu pour les biens dont il avoit comblé ce prince. Constantin y répondit par un autre qui , selon Kuscbe , contenoit des témoignages de la joie qu'il avoitde se voir dans cette assemblée, et il exhortait les Peres à apaiser les divisions de l’Eglise. Ensuite il déclara qu’il n’avoit voulu se trouver dans le concile que pour y être comme l’un des fideles , et qu’il laissoit aux évêques toute la liberté de traiter les questions de foi.
Dans les séances suivantes, on traita de l'hérésie qui troubloit le repos del'Eglise. L’empereur fut spectateur des disputes : l'impiété d’Arius fut examinée en sa présence :
il se raontroit plein d’attention pour tout ce que les évêques disoient , écoutant les uns et les autres avec beaucoup de douceur. Saint Athanase , quoiqu'il ne fût pas encore évêque, s’attira l'admiration de tout le concile par la vivacité de son esprit et sa pénétration merveilleuse à découvrir tous les artifices des hérétiques. 11 résista généreusement à Eusèbe , à Theognis et à Maris , qui étoient les principaux protecteurs de l’arianisme : il ht éclater un zèle pour la foi au-dessus de son âge : ce ui, d’nn côté, lui attira les eloges e tous lesdefenseursde la foi catholique , de l'autre une haine irréconciliable de la part des ariens ; il ne tint pas à lui que , dans cette assemblée , où le Saint-Esprit avoit réuni l’élite de toute l’Eglise, il n’étouffât entièrement l’arianisme.
Ensuite le concile rejeta uue confession de foi qu'Eusèbe de Nicoiqé-
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die, protecteur d’Arius et sectateur de son lie reste, avoit fait présenter au concile. Cette profession ne condamnuit que les blasphèmes les plus grossiers d’Arius , sans toucher aux autres. Les Peres, apres avoir examiné avec beaucoup de soin ce que l’on devoit ordonner contre cette nouvelle impiété, et avoir consulté tout ce que 1 Evangile et les apôtre»
enseignent sur ce sujet, établirent la véritable doctrine de l’Eglise. Ainsi ils déclarèrent que Jésus- Christ était vrai Filsde Dieu, égal à son Pere, sa vertu, son image, subsistant eu lui , et vrai Dieu comme lui. Et pour être à l’abri de toutes les subtilités des ariens , le concile crut devoir exprimer par lé terme de consubstantiel, qu’il adopta en parlant du Fils de Dieu , tout ce que les saintes Ecritures nous disent en parlant de Jcsus-Cbrist, et cela pour marquer l’unité indivisible de natu re.
Tous les évêques , à l'exception de dix-sept, embrassèrent de cœur et de bouche ce terme de consubstantiel, et ils en firent un décret solennel d'un consentement unanime.
Ou dressa ensuite la célébré profession de foi , connue depuis , sous le nom de Symbole de Nicée. Saint Atbanase dit nettement que ce fut Osius qui en- rédigea les articles, et il en fut lui-même un desprincipaux auteurs- EUe fut écrite par Hcrmogene , évêque de Césaree en Cappadoce; et tous les évêques, hors un petit nombre d’ariens, y souscrivirent , ainsi qu’à la condamnation des dogmes et des expressions d’Arius. Saint Basile appelle cette profession de foi, le grand et l'invincible symbole ; et un concile de Home , sous le pape Damase , l'appelle une muraille opposée à tous les efforts du diable.
Le concile , pour ôter tout prétexte aux eusebiens, ( on appeloit ainsi les sectateurs de l'heresie arienne à cause d’ Kuscbe de N ica-
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inedie qui en ctoit regarde comme le chef, ) et rejeter tous les mauvais sens qu'ils prelendoient trouver dans le terme de consubstantiel, detlara qu'il ne marquoit autre chose, sinon que leFilsde Dieu n’avoil aucune ressemblance avec les créatures, mais qu'il ne ressembloit en toutes manières qu'au seul Père qui lavoit engendre ne toute éternité, et qu’il n’etoit point d’aucune autre Lypostasc ou substance , mais seulement de celle du Pcre.
La définition du concile ayant été ]xntee à Constantin , ce prince reromioissant que ce consentement unanime des évêques ctoit un ouvrage du ciel , le reçut avec respect, déclarant qu'il bannirait tous ceux nui ne s’y soumettraient pas. Les ariens, dans la crainte de l'exil , «nathematisèrent les dogmes condamnes , et souscrivirent la foi de la consubstantialité ; maiscenefutque de bouche , comme la suite le fit connoîlrc. Cependant Arius fut banni par l'ordre de Constantin , et relègue avec les prêtres de son parti d.ms l’Hlyrie , d’où il ne fut rappelé que cinq ans apres. Au reste, le concile condamna aussi ses autres écrits et surtout saThalie, ouvrage également impie et infâme.
A l’égard des autresopérationsdu concile , il régla i.° ce qui regardoit le schisme des meléciens qui depuis long-temps divisoient toute l’Egypte : il conserva à Melèce le nom et la qualité dcvêque dans la villede j .y copie eu Egypte , mais lui interdisant toutes fonctions ; et ceux qu’il avoit élevés aux dignités ecclésiastiques furent admis à la communion de l'Eglise, à condition qu ils.
n'a u raient rang qu'après ceux qui avoieut été ordonnes jusqu’alors dans l'Eglise catholique , et qui e (oient dans la communion de samt Alexandre. 2.0 Il régla que dans toute l'Eglise la fête de Pâques se- ’ oit cclebrée le dimanche d’après le quatorze de la lune de mars, et il
marqua qne c étoit un nouveau reglement de discipline. 3.° A l’egard des autres réglements , le concile j pourvut par vingt rations qui sout venus jusqu'à nous : ils furent faits pourconserver l’ancienne discipline qui sc relâcboit. Entr’autres on défendit d’ordonner des néophytes. II y est parlé des diflérents degrés de peniteuce, d’auditeurs, de prosternés et de consistants. On défendit de rebaptiser ceux qui gardoient la forme du baptême reçue dans l'Eglise. On y déclara que les évêque»
des trois grandes villes du monde, Home Alexandrie et Antioche, avoient juridiction furies provinces voisines. Le concile fit part de ses decisions à toutes les églises par uns lettre synodale.
Apres que le concile fut termine’, ce qui fut le aS juillet, Constantin en rendit grâces à Dieu par une fête solennelle , et fit un festin pour tous lesevêquesdu concile. 11 fit maDger les principaux avec lui , et les autres a d’autres tables aux deux côtés de la sienne , regardant avec les yeux de la foi ceux des évêques qui portoient encore les marques de la confession qu’ils en avoient faite devant les tyrans, il baisa les cicatrices de quelques-uns , enlr’autres de saint Paphnuce qui avoit eu l'oeil droit arraché ; espérant tirer de ce saint attouchement une bénédiction particulière : les ayant encore assemblé»
il leur fit un fort beau discours pour leur dire adieu , lorsqu'ils furent prêts à se séparer.
Au reste, les Pères ont relevé par de très-grands eloges, l’autorité et la majesté de ce concile. TU. Eiutb.
UI. c. G. fiuf. 1. 1. 5. Sczom. I. c. 10
NICÉE ( C. particulier de ) tenu peu de temps après le général , par quelques évêques, où Eusebe de> Nicomédie et Théognis de Nicee , quoiqu’ils eussent signé la consubstantialité, furent déposés et relégués dans les Gaules par Constantin j mais après deux ans d’exil, ils
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forent rappelés par le même empereur et remis dans leurs sièges , ce qui donna lieu à plusieurs conciliatrnles tenus par les ariens contre saint Athanase
N1CÉE ( C. de ) VU.' Concile général, l’an 787, commencé le a4 septembre et fini le 23 octobre :
sous le pape Adrien et sous l'empereur Constantin, fils de Léon et d’Irène.
Les événements qui ont un rapport immédiat à ce concile sont trop intéressants pour n’en pas tracer ici l’abrégé , du moins des principaux :
ils ne peuvent d’ailleurs que jeter un plus grand jour sur les causes qui donnèrent lieu à la tenue de ce concile, et dont la principale fut l’hérésiedesiconoclastes. Un évêque de Phrygie , nommé Constantin ,‘fut l’origine et la cause de cette hérésie, si célébré par les persécutions qu’elle excita. Ce prélat, aveugle par un zèle nullement éclairé , confirma l’empereur Léon dans l’opinion qu'il avoit reçue des musulmans, qne l’honneur que l’on rendoit aux images de Jésus-Christ et des saints étoit une idolâtrie. Dans cette idée l’empereur dit publiquement qu’on ne pouvoit adorer les images sans favoriser l’idolâtrie, et qu’ainsi on devoit renoncer à une pratique contraire à l’Ecriture qui defend de faire aucune image pour l’honorer.
Saint Germain , patriarche de Constantinople , s’éleva fortement contre cette nouvelle doctrine, et soutint que les images avoient toujours été en usage dans les églises.
11 écrivit trois lettres à ce sujet, pour ramener Icse'vêquesqui étoient entrés dans les sentiments de l’empereur. 11 expliqua solidement la doctrine de l’Egtise,et fit voir que les chrétiens ne rendoieut aux saintes images q[u’un culte qui se rapporte aux originaux , de la même manière que l’on respecte la statue et le portrait de son souverain , ou de toute autre personne pour qui l'on est