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Palencia (C. de ) eu Castille. | Il se tint divers conciles sur ce PaUntinum, l’an ï38G , par Pierre sujet , et non-seulement dans la Pade Lune, légat en Espagne pour le lestine, mais aussi en diverses pro pape Cleru eut. Le roi Jean I'1 vinces , comme à Rome sous le pape y etoit présent , et il s’y trouva trois Victor , à Ephèse , dans le royaume archevêques et vingt-cinq évêques- duPont, dans l’Osrhoë'ne en Mé- Ony publia sept canons , lesquels sopotamie,à Corinthe, et dans les renouvellent les peines contre les Ganles sous saint lrénée. clercs concubinaires et contre les Le concile d’Asie , tenu h Ephèse adultères. Les évêques et autres sous Polycrate, évêque du Heu et juges ecclésiastiques y sont exhortés qui jonissoit d’une grande consià corriger les clercs selon les canons, dération , refusa de recevoir ce que Tom XI. Conc.p. 2068. les autres avoient décidé. Polycraté
PALME (C. de ) SrneJu» Paimari . écrivit au pape Victor , et témoigna Voyez Rome an 5o3. que la tradition de son église étoit
PALEST1NE( C. de) l’an 196, fondée sur l’exemple de saint Jeau tenu à Jérusalem par quatorze et de saint Philippe apôtres, et sur évêques, à la tête desquels étoit le celui d’autres grands saints, qu’ainsi célébré saint Narcisse , evêque de ils ne pouvoient la changer. Victor, Jérusalem , et saint Théophile , touchedelarésistancedesasiatiques, évêque de Césarée. C’étoit sous le menaça de séparer ces églises de sa pontificat de Victor. On y traita la communion : ce qui déplut à beau-
Question de la pâque : une partie coup d’évêques qui lui témoignèrent es fidèles croyoieut qu'il falioit leur sentiment , en l’exhortant à faire finir le jeûne de Pâques le conserver l’unité et la charité. Saint
Suatorze de la lune , quelque jour Irenée fut de ce nombre : il écrivit e la semaine qn’il arrivât , et faire à Victor au nom des évêques des ce même jour la lête de la résurrec- Gaules; il lui expose que l'ondcvoit tion : ils s autorisoient de l’exemple à la vérité celebrer la résurrection de saint Jean et de saint Philippe le dimanche, mais qu’on ne devoit apôtres , et de saint Polycarpe , et pas pour ce sujet séparer de la eomd antres grands hommesdans l'Asie- inuniou du saint Siège, des églises Mineure , que l’on disoit avoir suivi tout entières : il écrivit encore à cette pratique. D’autres soutenoieut d'autres évêques sur le même sujet , qn’on ne pouvoit finir le jeûne, et et il vint à bout d’apaiser cette solenniser la résurrection que le di- dispute , en sorte que chacun démanché; et cette pratique qui l’a meura dans la pratique qu’il avoit enfin emporté étoit aussi fondée reçue de ses prédécesseurs sans y sur la tradition des apôtres, c'est- rien changer, ce qui subsista jusà-dire de saint Pierre et de saint qu’au concile général de Nicee. TiU Paul ; il est vrai de dire que l’Asie- Eatéb. I. E c. a3. p. 290.
Mineure étoit seule dans la pratique PARIS ( C. de ) l'an 36o , selon contraire, et que tout le reste de l’E- la plus commune opinion , sous J uglise , selon le témoignage d’Ëusèhe, lien Vapostat , déclaré Auguste dans avoit fixé au dimanche la solennité Paris au mois de maidecelte année, de la résurrection. O11 croit que ce Ce concile se tint peu après que concile suivit cette dernière opi- saint Hilaire, qui revenoit deConnion. staniinople, fut arrivé dam le» Gau-
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les. On y rejeta à sa sollicitation la formule de Rimini , dressée par le* ariens, et on s’en tint à celle de Nicée. Nous avons dans les fragments de saint Hilaire, une lettre de ce concile aux évêques d’Orient. Les prélats y rendent grâces à Dieu , de les avoir delivres eux-mêmes de l’héresie , et de leur avoir fait connoître les véritables sentiments des Orientaux. Ils y font une profession ouverte et une exposition trèsclaire de la consubstantialité : ils se rétractent de tout ce qui s'etoit fait par ignorance contre leur devoir à Kimmi , promettant d'exécutertout ce que les Orientaux demandoient d’eux, sous peine de déposition et d’excommunication contre ceux qui y contreviendroicutdans les Gaules, et ils y appellent saint Hilaire le fidèle prédicateur du nom de Dieu.
Dans ce concile , les évêques reconnurent que ceux qui avoient consenti à supprimer le mot ovaîot, ou substance , soit à Rimini , soit à Nysse en Tbrace , ne l'avoient fait ta plupart <pie sous l'autorité du nom des Orientaux : Vous avez, disent- ils*, dans la lettre dont on vient de parler, introduitee mot autrefois, contre l’hérésie des ariens :
nous l’avons reçu et toujours inviobblement conservé ; nous avons embrassé le mot d’wfjLoovaioç pour exprimer la vraie et légitimé naissance du Fils unique de Dieu, détestant l'union introduite par les blasphémés de Sabellius. Quand nous disons, qu'il est d'une même substance , ce n’estque pourexclure la création , l'adoption , ou la simple dénomination Nous ne con-
venons de ressemblance digne de lui, que celle d'un vrai Dieu à un vrai Dieu.... Ainsi connoissant que l’on a abusé de votre simplicité touchant la suppression du mot de substance.... nous révoquons tout ce qui a été fait mal à propos et par ignorance : nous tenons pour excommunies Auxencc , Ürsace et
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Valens, etc. , suivant b déclaration de notre frère Hilaire.
On tint dans le même temps plu* sieurs au très conciles dans les Gau les, par les soins de saint Hilaire de Poitiers, dont il paroît que Dieu se servit particulièrement pour préserver et delivrerl'Occident de l'hérésie arienne. Baron. 35a. § a 45- Utl.
frag. a. p. I. Pagi. an. 36a. n. a3.
PARIS (C. de) l’an 55i , cire.
tenu par vingt-sept évêques , dont six étoient métropolitains : ils déposèrent Sallarac, evêque de Paris, pour un crime considérable, et ordonnèrent Eusèbe à sa place. Tom.
P. Conc. p. 8 II.
PARIS (C.de) l’an SS7, on y fit dix canons , qui tendent particulièrement à empêcher l’usurpation du bien des églises. Le VIII* porte , que l’on n'ordonnera point d e vêque malgré les citoyens, mais celui que le clergé et le peuple aura choisi avec une pleine liberté ; qu'il nesera point intrus par le commandement du prince , ou par quelque paction que ce soit, contre b volonté du métropolitain et des évêques comprovinciaux. Ces canons furent souscrits par quinze évêques , dont la plupart sont honores par l’Eglise comme saints, entre lesquels etoient saint Prétextât , archevêque de Rouen , saint léonce de Bordeaux, saint Germain , evêque de Paris , saint Kupliroue, de Tours, etc.
PARIS (C. de) l’an 5;3, tenu par trente-aïeux evêques , dont six etoient métropolitains. 11 fut assemblé par le roi Gonlran , pour terminer un différend entre ses deux frères, Chilpéric et Sigebert. Promoius , sacre evêque de Châteaudun , par Gilles , archevêque de Reims, à la réquisition de Sigebert, roi d’Austrasic , y fut dépose; mais Sigebert le maintint dans ce siégé , malgré les évêques qui assistèrent a ce concile. Promotus ne fut chassé de Châteaudun qu’après la mort de Sigebert. Tom. / . C. p. 3i8.
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PARIS (C. de) l’an 577, tenu dans l’ét;lise de Saint- Pierre. Le roi Chilpéric y fit déposer Prétextât, archevêque de Rouen , par quarante-cinq evêques , pour avoir, disoit-il , favorisé la révolte de son fils Mérouct . Prétextât fut exilé , et on mit a sa place Melanius. Grégoire de Tours ne consentit point à cette déposition. Grtg V. liinl e. 10.
PARIS (C. de) l'an Gi4i composé de toutes les provinces des Gaules nouvellement reunies , sous le roi Clotaire. Comme il est le plus nombreux des Gaules jusqu'à ce temps-là, il est appelé GÉNÉRAL par celui de Reims de l‘an 6a5. Soixantedix-neuf évêques qui s'y trouvèrent, y firent quinze canons. Le premier tend à reprimer l'autorité que les rois s'attriDuoientdans l'élection des évêques : il porte, qu’à la place d’un évêque mort , on ordonnera celui qui sera choisi par le métropolitain avec ses comprovinciaux , le clergé et le peuple de la ville, et gratuitement : s'il arrive autrement , par la puissance de quelqu’un, l'élection sera nulle. Les autres canons regardent les donations faites à l’Eglise.
Le roi Clotaire donna un édit pour l'exécution de ces canons , mais avec quelque modification : car sur le premier il dit , que l’évêque élu par les evêuues , le clergé et le peuple, sera ordonné par ordre du prince; et que s’il est tiré du palais, il ne sera ordonné que pour son mérite. Ces canons et cet edit furent approuves dans un concile tenu quelque temps apres , dont on ne sait ni le temps précis ni le lieu. Tom. V. Conc.p.
PARIS (C. de) l’an 8a5, en novembre. Les évêques y trouvèrent bon que le pape Adrien eût blâme ci-devant ceux uui brisoient les images; mais ilslenlâmcrcntd'avqir ordonné de les adorer superstitieusement; ils blâmèrent aussi le second concile de Nicée et encore plus celui des iconoclastes, de l'an 754 >
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et ils s’en tinrent aux livres caro lins
PARIS (C. de) l’an 8ap, 6 juin , composé de quatre provinces , de Reims, de Sens, de Tours et de Rouen : on lecompte pour le sixième de Paris : il s’y trouva vingt-cinq évêques , outre les quatre métropolitains ci-dessus. Il s'assemblèrent dans l’église de Saint-Etienne le Vieux, qui ne subsiste plus : elle étoità l’entrée de la cathédrale, et l’on y donnoit la confirmation : à gauche etoit le baptistère , c’est-àdire au lieu où etoit saint Jean-le- Rond. Les actes de ce concile sont divisés en trois livres. Le premier contient cinquante-quatre articles , et dont la plupart regardent les évêques. Le second en contient treize, qui regardent les devoirs des rois.
Dans le troisième , les évêques rendent compte aux empereurs Louis et Lothaire, et ils repètent vingtsept articles du premier, en demandant en particulier aux empereurs l’exécution de dix de ces articles. Le plus important est sur les entreprises des deux puissances. 1." De la royale, en ce que les princes s'ingèrent depuis long-temps dans les affaires ecclésiastiques ; et en ce que les évêques, partie par ignorance, partie par cupidité, s’occupent plus qu’ils ne devroieritdes affaires temporelles.
On doit noter que, dans rassemblée tenue à Aix-la-Chapelle, sur la fin de 838 , l'empereur Louis ordonna la tenue de quatre conciles : savoir, à Mayence, à Paris, à Lyon et àToulonse ; mais 011 n'a que les actes de celui de Paris, dont il est ici question.
Les évêques se plaignirent encore, comme d’un pernicieux abus , que les conciles ne se tinssent plus deux fois par an , selon les canons , et ils ordonnent qu'ils sc tiendront au moins une fois. Les évêques , dit ce concile, doivent imiter en tout les exemples des saints Pères , et conserver l’aucieu usa»e d'avoir avec
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eux des clercs qui ne les quittent jamais ni le jour ni la nuit , afin qu'ils lient toujours des témoins de la pureté de leur conduite. Le concile se plaint encore que les évêques s’absentent souvent de leurs églises, etc.
Praf. Ton. VII. C.p. i5gb. a.
PARIS (C. de) l’an 847, i4 février, tenu pour l’affaire d’Ebbon , que Lothaire, pour se venger de Charles , entreprit de rétablir à Reims plus d’un an après l’ordination de Hincma», qui! savoit être fidèle à Charles. Cette entreprise fut inutile : on y confirma les privilèges de Corbie , et vingt évêques y souscrivirent. Ton. VIII. C.p. 3g.
PARIS (C. de) l’an 84g, en automne , composé de vingt deux évêques desquatre provinces, deTours, Sens, Reims, Rouen. On écrivit une lettre de reproches à Nomenoi, prétendu roi de Bretagne , sur ce u'il avoit fait au concile de Redon e l’année precedente. On le blâme, par exemple, de ce qu’il avoit réduit, à son usage , les biens des églises, qui sont le patrimoine des
Êauvres; de ce qu’il avoit chassé de ■urs sièges les evêques légitimes, et qu’il avoit mis à leur place des voleurs et des mercenaires ; de ce qu’il favorisoit la révolte de Lambert, comte de Nantes , contre le roi Charles , etc. Ibid. p. 58.
PARIS (C. de) l’an 853, tenu pour l’ordination d’Enée. Saint Prudence de Tours , ne pouvant s’y trouver, y euvoya quatre articles contre les pélagiens , et contraires à ceux d’Hincrnar, pour les faire souscrire par Enée, avant que de consentir à son ordination. Ibid. p.
PARIS (C. de) l’an 1024. On y donna le titre d’apôtre à saint Martial de Limoges. I). M.
PARIS (C. de) l’an io5o, 16 Octobre , composé d’un grand nombre d’evêqnes , en présence du roi Henri l.*r On y lut une lettre de Bérenger , dont le concile fut scan-
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dalise : on econdamnaavec tousses complices, de même qno le livre de Jean Scotsur 1 eucharistie, d’où les erreurs que l’oncondamnoit étoient tirées :eton déclara que si Bérenger ne se rétractoit avec ses sectateurs , toute l’armee de France, ayant le clergé à la tête, en habit ecclésiastique, iroit les chercher, quelque part qu’ils fussent, et les assiéger jusqu’à ce qu’ils se soumissent à la foi catholique, ou qu’ils fussent pris pour être puuis de mort. Ton. IX.
Cane. p. 1061. Fl.
PARIS ( C. de) l’an no4, a décembre. Lambert , évêque d’Arras , ui avoit été chargé par le pape de onner l’absolution au roi Philippe, se rendit en ce concile. En conséquence, ce prince vint dans l’assemblée , nu-pieds , et avec de grandes démonstrations d'humilité : il tou cha les Evangiles, et promit, par serment , de n’avoir plus de commerce criminel avec Bcrtrade, et de ne la voir jamais qu’en présence de témoins non suspects. Bertrade fit le même serment, et ils reçurent l’absolution de ('excommunication.
T. X. C. p. 742. Fl. Ivo. Carn.
Ep. 35.
PARIS (C. de) l’an 112g, tenu dans l'abbaye de Sainl-Germaindes-Pres , en présence du roi Louisle-Gros. O11 y parla de la reforme de plusieurs monastères, et en particulier, de celui d’Argenteuil , dont on dispersa les religieuses , pour y mettre des moines de saint Denis.
PARIS (C. de) l’an 1147, après Pâques , par le pape Eugène 111 , assisté de plusieurs cardinaux et d’un grand nombre de savqnts hommes.
On y examina leserreurs de Gilbert de la Poirée , évêque de Poitiers , sur la Trinité. Celles dont on l’accusoit principalement étoient de dire que l’essence divine n'est pas Dieu ; qne les propriétés des personnes divines ne sont pas les personnes mêmes; que les personnes divines ne sont attribut enaucunepropositiou ;
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enfin que U nature divine ne s’est point incarnée , mais seulement la personne du Fils, etc. Saint Bernard, qui assista à ce concile, disputa contre Gilbert : mais le pape remit la décision, sur cette dispute, au concile qu'il devoit tenir l'année suivante, /'.le concile de Reims, an ti48 T.X. C.p. n5o. et nai.
PARIS (C. de) l'an n85. Philippe Auguste v ordonna à tous les prélats assemblés à Paris d’exhorter tous ses sujets de faire le voyage de Jérusalem pour la defense de la foi.
JD. M.
PARIS ( Assemblée à) pour la croisade , l’an 1 188 , 37 mars , composée des prélats et des seigneurs du royaume. Philippe Auguste y ordonna que chacun donneroit , pendant cette année, la dîme de ses revenus et de ses meubles : cette dîme fut appelée la décime saladine.
DM.
PARIS (C. de) l’an 1196, composé de deux légats, avec tous les cvêques et les abbés du royaume , pour examiner la validité du mariage de Philippe Auguste avec lngelburge de Danemarck. On n’y décida rien ; la crainte ayant empêché d’agir sur le vrai sujet de la légation et du concile. D. M.
' PARIS (C. de) l’an taot. Octavien , légat, avec les évêques du royaume , convainquit d hérésie Kvraud de devers , qui fut conduit à Nevers même , et brûlé publiquement, au grand contentement du peuple, qu il avoit auparavant opprimé, étant gouverneur de la terre de ce comté.
PARIS (C. de ) l’an iaio. On y condamna les erreurs d’Amauri , mort depuis peu , et quatorze de ses disciples à être brûlés le 20 décembre. On y condamna aussi au feu les livres de la métaphysique d’Aristote, apportés à Paris, et traduits du grec en latin , avec défense de les transcrire, de les lire, on retenir, sous peine d'excommunication.
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PARIS (C. de) l’an iaia- Ro bert de Courçon , cardinal et légal , que le pape Innocent avoit envoyé en France podr prêcher la croisade, y publia plusieurs constitutions pour la réformation de la discipline , i.» dans le clergé séculier, a. “dans les monastères des religieux, 3.”dans ceux des religieuses , 4-° parmi les prélats. Défense aux curés de rendre la ferme d’autres cures, ou e donner à ferme les leurs. Le curé est nommé le propre prêtre dans un article de ce concile. Les prêtres 11e se chargeront point de tant de messes qu’ils soient obligés de s’en décharger sur d’autres pour de l'argent.
Quant aux religieux , le concile défendit d’en recevoir avant l’âge de dix-huit ans : il ordonna de murer les petites portes des monastères.
Lorsque les supérieurs leur permettront quelque voyage , ils leur donneront de quoi le faire, afin qu'ils ne soient pas réduits à mendier, à la honte ae leur ordre.
Comme les religieuses n’étoient pas encore dans une clôture exacte, on défendit de laisser auprès d’ell es des clercs ou des serviteurs dont on pût a voir du soupçon. On enjoint aux évêques de réduire le nombre des religieuses , suivant les facultés du monastère. A l’égard des prélats, on leur recommande la modestie et la gravité dans leurs habits et dans tout leur extérieur ; on leur defend de s’occuper d’affaires temporelles, pendant le service. Ils ne prendront rien pour leur sceau, ni pour le rachat des frais 'de visite, lorsqu’ils ne visitent point , ni pour souffrir aux prêtres leurs concubines, ou pour dispenser les bénéficiers de recevoir les ordres , ou pour la dis— pénse des bans de mariage. On défend la fête des fous , ce qui marque qn'elle n’e'toit pas encore abolie ; c’étoit une réjouissance profane qu’on faisoit dans l’église cathédrale le premier jour de janvier, et où l’on commettoit plusieurs exces, non:
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seulement en paroles sales et bouf- • PARIS ( C. de ) l’an ra56 , pa» fonnes, mais, en actions criminelles, Henri , archevêque de Sens, et cinq jusqu'à eflusion de sang. Cette fête autres evêques , au sujet du meurtre avoit déjà ete défendue , sous peine du chantre de l’église de Chartres, d'excommunication , par le legal En ce concile , le maître de l'ordre Pierre de Capoue, envoyé en des frères prêcheurs se plaignit que France l’an iigo;et sa defense fut quelques séculiers, docteursentheoconfirmeeparuneordonnaiiced’Eu- logie,avoient enseigné et prêché pudes de Sulli, évêque de Paris. Tom. Iniquement plusieurs faussetés et XI- C.p. 57. plusieurs erreurs contre les bonnes
PARIS (C. de ) l'an iai5 , août. mœurs, que quelques-uns tour- Robert de Courçon v fit des réglé- noient au préjudice de leur ordre, mentspourlesecoles Je Paris. I).M. Les prélats appelèrent Guillaume de PARIS ( C. de ) l'an iai3, par Saint-Amour etLaurent , tous deux le cardinal Conrad, évêquede Porto, docteurs-regents en théologie à Palégat en France contre les albigeois, ris, et ils demandèrent à Saintldem. . Amour , si la plainte des frères prê-
PARIS ( Cde) l’an 122$, par cheurs etoit fondée : il lenia , et dit un légat qui traita avec Louis A 111 qu’il étoit prêt à soutenir ce qu’il des affaires d’Angleterre et des albi- avoit prêché , s’il etoit vrai , et de le geois. En conséquence Louis cessa de rétracter s’il meritoit correction, poursuivre ses droits contre les Ensuite le même Saint-Amour sup- Anglois , et marcha contre les héré- plia, au nom de l’université, les tiques. Id. prélats, des’infonnerdes périls dont
PARIS ( C. de l'an) 1226, a8 l’eglise gallicane etoit menacée par janvier. Ce concile est appelé na- les faux prédicateurs et de prendre tional : il fut tenu par Louis VIII, soin de les eloigner. II composa à et le légat romain; celui-ci, de l’au- cette occasion un écrit intitulé : torité du pape, y excommunia Rai- Des périls des derniers temps, dans mond , comte de Toulouse et ses lequel il attaque vigoureusement complices; et confirma au roi et à lesfreres prêcheurs, et sans aucun ses hoirs, à perpétuité, les droits ménagement. Son livre échaufla ensiir les terres de ce comte , comme core plus la querelle : en sorte que d’un hérétique condamne. Amauri , saint Louis , pour apaiser cette comte de Montfort,etGui son oncle, affaire, envoya a Rome des docteurs cédèrent au roi tous les droits qu'ils pourfaireexamincrlclivrcde Saintpvoient sur les terres du comte de Amour. Mais le pape Alexandre IV Toulouse. se déclara entièrement pourlesfrères
Le 20 mars de la même année le prêcheurs et mineurs contre l’uniroi convoqua encore à Paris un con- versité. Fl
cile ou parlement : il y traita ample- PARIS ( C. de ) l’an 1260, 21 ment avec le légat, les évêques et mars , par ordre du roi saint Louis, les barons, de l'affaire des albigeois, pour implorer le secours du ciel gt ft ensuite expédier des lettres contre les conquêtes des Tartares. pour mander à tous ceux qui lui de- Il fut ordonne qu’on feroit des provoient service de guerre de le venir cessions , qu’on puniroit les Lia j- Irouver à Bourges le 17 maisuivant. plumes, que le luxe des tables et PARISet d’abord de Meaux ( C. des habits seroit réprimé, les tourdeji’an 1229. Raymond , comte de nois défendus pour deux ans, et Toulouse , y fit sa paix avec. l’Eglise tou» les jeux , hors les exercices de et avec le roi , par un traite signé à l’arc et de l’arbalete.
Paris au mois d'avrjl avant Pâques. PARIS ( C. de ) l’an 1261 , 10
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avril. On y renouvela , pour se prémunir contre les Tarta res, tout ce ui avoit etc résolu au concile de année précédente. D- 31.
PARIS ( G. de ) l’an 1264, 6 août. Simon de Brie , cardinal , y présida ; et saint Louis, de l'avis de toute l’assemblee , y fit publier une ordonnance très-sévère contre les jurements et les blasphèmes. Oncroit que le légat obtint dans ce concile la décime sur le clergé de France , sans laquelle Charles d'Anjou ne vouloit point entreprendre la conquête du royaume de Sicile. Tom. XI. Conc. ».
PARIS ( C. de) l’an 1281, en décembre , composé de quatre archevêque» et de vingt évêques, lis s'j plaignirent des religieux mendiants, quiprêchoientetentendoient les confessions malgré eux dans leurs diocèses , sous pretextequ’ils avoien't pour cela des privilèges des papes.
Guillaume de Mâcon , évêque d'Amiens, soutint, par les autorités du droit , que ces privilèges n’avoient
Cint dérogé au decret du concile de tran. En effet, on trouve une bulle de Martin IV , du 10 janvier 1280, qui confirme à la vérité ces privilèges aux frères mineurs , mais avec cette clause : Nous voulons que ceuxquiseconfesseront à cesfrères, soient tenus de se confesser à leur curé, au moins une fois l’année, suivant l’ordonnance du concile ( de Latran ) et que les frères les y exhortent soigneusement et efficacement.
l.uhoulay, T. III. p. 465.
PARIS ( C. ou assemblée de) composée des seigneurs et des prélats de France, l’an i3o2,le 10 avril.
Voici quelle en fut l’occasion. Le roi Philippe-le-Bel , ayant fait mettre en prison , l’année précédente , Bernard dcSaisset, premier evêque dePamiers, le pape Boniface VlU s’en plaignit.au roi par une lettre dn 5 décembre de la même année, et il lui envoya en même temps la bulle Auscalla, fili, où il s'applique ces pa-
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rôles de Jérémie : Ecce conslitui te hoche super g entes et super régna , ut eceltas et deslruas , et disperdas et dissipes, et cedifices et plantes. Ensuite il dit au roi ces paroles remarquables : Ne vous laissez donc point persuader que vous n'ayez point de supérieur, et que vous ne soyez point soumis au chef de la hiérarchie ecclésiastique : qui pense ainsi , est un insensé , et qui le soutient opiniâtrément est un infidèle séparé du troupeau du bon pasteur.
Philippe-le-Bel, surpris et troublé de cette bulle , assembla les seigneurs et les prélats à Notre-Dame de Paris : il y fit des plaintes contre le pape et sa bulle qu’il fit lire. Les seigneurs en écrivirent aux cardinaux une lettre très-forte, où ils se plaignent de ce que le pape prétend que le roi est son sujet , quant au temporel , et qu’il le doit tenir de lui : au lieu que le roi et tous les seigneurs ont toujours dit, que pour le temporel, le royaume ne relève que de Dieu seul. Ils ajoutent : Nous disons avec une extrême douleur, que de tels excès ne peuvent plaireàaucun homme de bonne volonté; que jamais ils ne sont venus en pensée à personne , et qu’on n’a pu les attendre que pour le temps de l’antechrist:etquoique celui-ci dise qu’il agi t ai nsi pa r votre conseil, nous ne pouvons croire que vous consentiez àde pareilles nouveautés, ni à de folles entreprises : c’est pourquoi nous vous prions d’y apporter tel remède que l’union entre l’Eglise et le royaume soit maintenue , etc.
Cependant le roi voulant avoir la réponse des prélats, ceux-ci s’efforcèrent d’excuser le pape, et exhortèrent le roi à conserver l’union qui avoit toujoursété entre l’Eglise romaine , ses prédécesseurs et luimême ; mais on les pressa de répondre sur-le-champ, eton leur déclara que si quelqu’un paroissoit être d’un avis contraire il seroit tenu pour ennemi du roi et du royaume.
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Dans cet embarras , ils crurent devoir écrire au pape. Leur lettre est moius forte que celle des barons :
ils exposent a Boniface , que dans l'émotion où sont les choses, ib y voient la porte ouverte à une rupture entière avec l’Eglise romaine:
nous vous supplions la larme à loeil, disent-ils, de conserver l'ancienne union entre f Eglise et l'etat : et de pourvoira notre sûreté, en révoquant le mandement par lequel vous nous avez appelés à home, etc. , car le pape auroit voulu juger cette affaire avec eux ; ce que le roi et les barons déclarèrent qu'ils ne souffriroient en aucune sorte.
les cardinaux répondirent aux seigneurs français, que le pape n’avoit jamais écrit au roi qu’il dût reconnoître tenir de lui le temporel de son royaume : désaveu remarquable, ditM.de Fleury, quiajoute: mais le lecteur peut juger, s’il est sincère : car le pape dit dans sa réponse aux évêques : Ne s’efforcet-on pas d'établir deux principes, quand on dit que les choses temporelles ne sont point soumises aux spirituelles; et il les blâme de ce que les puissances temporelles l’ont emporté sur eux, etc. Fl.
PARIS (Assemblée du Louvre, à) l’an i3o3, le ta mars. Le roi Philippe-le-Bel y fut présent avec plusieurs seigneurs : les archevêquesdeSensetde Narbonne, les évêques de Meaux, de Nevers ctd’ Auxerre, s’y trouvèrent ; ainsi que Charles, comte de Valois, et Louis, comte d’Evreux, frères du roi, et Robert , duc de Bourgogne , avec plusieurs autres .seigneurs. Guillaume de Nopret y présenta une requête au roi contre le pape Boniface, qu’il accusoit de n être point pape, d’être hérétique manifeste et simoniaque, en le chargeant de crimes énormes : enfin il prioit le roi, et tous les assistants de s’employer pour faire convoquer un concile général , ou on pût le condamner et
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mettre un autre en sa place ; 11 s'offroit de prouver son accusation devant le concile. Dijférendde Philip .
etc. p. 56.
PARIS (assemblée du Louvre à) l'an i3o3, le i3 juin, tenue dans la chatnbredu roi, où se trouvèrent plusicursévêques et abbés, plusieurs seigneurs et autres nobles. Lecomte d’Evreux, Louis, frère du roi; Gui comte de Saint-Paul; Jean comte, de Dreux, se déclarèrent parties contre le pape Boniface, disant que l'Eglise étoit en grand danger sous sa conduite, attendu au’il étoit coupable d’hérésie et de plusieurs autres crimesdétestables. Guillaume du Plessis y présenta une requête contre Boniface , qui contenoit vingt-neuf a rticles ; on y disoit entr’au très chefs . il ne croit point que le corps de Jésus-Christ soit en hostie consacrée; et il lui rend peu ou point de respect : le bruit commun est qu’il dit,
Sue la fornication n'est pas un péché : a prêché publiquement quele pape ne peut commettre de simonie : on dit hautement qu’il est simonia-
?ue , etc. Le même du PJessis s’ofrit de prouver tous ces faits au concile général ou ailleurs. Le roi y appela lui-même, et prétendit y assister en personne : il appela encore au concile de toutes les procédures que pourroit faire Boniface. Les prélats au nombre de treute-sept , formèrent aussi leur appel, portant les mêmes clauses, auxquelles ils ajoutèrent, qu’ils y etoient contraints par une espèce de nécessité, et qu’ils ne vouloient point sereudreparties.
Depuis ce jour jusqu'au mois de septembre inclusivement , le roi obtint plus de sept cents actes d’appel de consentement et d’adhésion du chapitre et de l’université de Paris , des évêques , des chapitres de cathédrales et de collégiales, des abbés et religieux de divers ordres , même des frères mendiants et des communautés des villes.
Le pape Boniface ayant appris ce
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qui s’étoit passé à Paris depuis le ta mars jusqu'à la saint Jean , publ a plusieurs bulles datées du i5 août i3o3. 11 conclut la première en menaçant le roi et ses adhérents de
firoccder contre eux en tempj et ieu selon qu’il sera expédient. La seconde porte , que les citations faites par le pape dans la salle du palais, et cnsuiteaffichéesaux pertes de la grande église du lieu où réside la cour de Rome, vaudront comme si elles avoient été faites à la personne citée , au bout d’un temps proportionné à la distance des lieux.
La troisième est contre Gérard, archevêque de Nicosie en Chypre, qui etoit un des appelants avec Philippe-le-Bel. La quatrième suspend tous les docteurs, jusqu'à ce que le roi se soumette aux ordres de l'Eglise , déclarant nulles les licences qu'ils donneront au préjudice de cette défense Enfin, par une dernière bulle, le pape réserve à sa dis-
Îiosition tous les évêchés et toutes es abbayes de France, qui vaqueront , jusqu'à ce que le roi revienne à l'obéissance du saint Siège.
Roniface composa même une dernière bulle qu’il vouloit publier le 8 de septembre , où il disoit , que comme vicaire de Jésus-Christ, il a le pouvoir de gouverner les rois avec la verge de fer et de les briser comme des vaisseaux de terre , etc.
Il la concluoit en disant que le roi î. voit manifestement encouru les excommunications portées par plusieurs canons : ses vassaux et tous ses sujets y étoient absous de la fidélité qu’ils lui dévoient même par serment ; et nous défendons , ayoutoit le pàpe , sous peine d’anatheine, de lui obéir et de lui rendre aucun service. Mais la veille que cette bulle devoit être publiée , Guillaume de Nogaret arriva en Italie avec des troupes. Bonifacc en ayant eu avis , se revêtit de ses habits pontificaux , mais cela n’empêcha pas Nogaret de se saisir de sa per-
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sonne , et de le tenir à la garde des Français, depuis le samedi jusqu'au lundi 9 septembre, qu’il en fut retiré par les habitants d’Agnanie , lesquels se repentant d’avoir abandonne le pape , le délivrèrent des mains des Français.
Boni face partit aussitôt d’Agnanie pour Rome, où il pretendoit assembler un concile pour se venger du roi de France; mais le chagrin et le désespoir de la confusion qu'il avoit essuyee lui causèrent une violente fièvre dont il mourut leu octobre i3o3.
Benoit XI son successeur termina cette triste affaire, en pape vraiment pacifique, en accordant au roi Philippe l’absolution des censures, qu’il n’avoit point demandée , mais u'il avoit ordonné à scs envoyés e recevoir si on la lui offroit , et en remettant toutes choses en France, dans le même état qu’elles étoient auparavant. Il donna sur cette paix dillérentes bulles des mois d'avril et de mai i3o4- Dans l'une il absout ceux qui avoient eu part à la prise de Boniface , et il n'en excepte que Nogaret , dont il se réserve 1 absolution. Clément V donna aussi une bulle du premier juin i3o7 , où il dit : Nous révoquons et annulons toutes les sentences d’excommunication, d’interdit et autres peines prononcées contre vous, etc. Il absout Guillaume de Nogaret et Renaud de Supino, qui avoient pris Boniface, pourvu qu'ils se soumettent à la pénitence qui leur sera imposée par trois cardinaux qu'il nomme. V. Vienne. Dijf. de Philipp.
etc. p. loi. et seq.
PARIS ( C. de ) l’an i3to , par Philippe de Marigni , archevêque de Sens. On y examina les causes des templiers en particulier , et tout considéré , on décida que quelquesuns seroient simplement déchargés de leur engagement à l’ordre ; d'autres renvoyés en liberté après avoir accompli la peuiteneequi leur
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étoit enjointe; d’autres gardés étroitement en prison; plusieurs enfermés pour toujours entre quatre murailles; quelques-uns comme relaps , livrés au bras séculier après avoir été dégrades par l'évêque, s’ils ctoient dans les ordres sacres , ce qui fut exécuté On en brûla cinquante dans les champs , près l'abbaye Saint-Antoine , dont aucun n'avoua les crimes dont on les acrusoit ; mais tous soutinrent jusqu'à la An qu'on les faisoit mourir injustement , de quoi le peuple fut extrêmement frappé, boyez le conc.
de Senlis. C. Sangis. p. 63- BJui.
Tom. I. p. 16. 71.
PARIS (G. de) l’an i3i4,le7 mai et suivant, par Philippe de Marigni , archevêque de Sens. Ce concile est qualifie provincial : on y fit un décret de trois articles. 11 y est dit que les curés de la province admonesteront et requerront ceux qui- retiennent des clercs dans l’étendue de leurs paroisses , de les rendre incessamment à leurs ordinaires, et que s’ils ne le font, les curés les dénonce ront excommuniés.
T. X ■ Conc. p. 1602.
PARIS ( C. de) l’an i3a4 , 3 mars. Guillaume de Melun, archevêque de Sens , y publia un statut de quatre articles, répété presque mot pour mot du concile de la même province , par le même prélat , en i3ao. 11 y ordonna que chaque évêque exhortât son peuple à jeûner la veille du saint Sicrement, et il laisse à la dévotion du même peuple la procession qui se fait aujourd’hui solennellement le jour même; car dans la bulle d’Urbain IV, pour l’institution de cette fête, il n’est parlé en aucune manière de la procession ; celle-ci s’est introduite par la dévotion des peuples en quelques églises particulières : d’où elle s’est étendue à toutes les autres, lbid.p.
PARIS ( C. de) l’an i344 , par le même archevêque de Sens et
cinq e’vêques, depuis le <} mars jusqu’au i4- On y fit treize canons, dont le premier se plaint q 1e les juges séculiers font de jour en jour emprisonner, mettre à la question , et même exécuter à mort des ecclésiastiques ; maisonnedit pointqu’ils soient innocents , on se plaint seulement, que c'est au préjudice de la juridiction ecclésiastique. Les autres canons regardent les biens temporels de l'Eglise. Ce concile finit par l’indulgence de l’ Àngdus , accordée à ceux qui le disent à la fin de la journée, par une bulle de Jean XXII , du 7 mai 1327. Ib. c. 1711.
PARIS (C. de) CONCILE NATIO- NAL de France, l’an idgâ, compose' de deux patriarches : celui d’Alexandrie, administrateur de celui de Carcassonne, et celui de Jérusalem , administrateur de l’église de Saint-Pons, de sept archevêques, de quarante-six évêques, de neuf abbés, de quelques doyens, et de grand nombre de docteurs qui sont tous nommés. On y délibéra, par ordre du roi Charles VI , sur les moyens de faire cesser le schisme que causoit dans l’Eglise Pierre de Lune, dit Benoît XIII, et Robert de Genève, dit Clément VII. Simon de Cramaud , docteur célébré et éloquent, présidoitau concile, qui dura un mois. Le très-grand nombre conclut , le 2 février , que la cession des deux papes contendants étoit la voie la plus courte et la plus propre pour parvenir à l’union si nécessaire et si désirée. Les nonces du pape Benoît, qui étoient alors à Paris, obtinrent du roi qu’on renvoyât au pape la dernière décision du concile, et on envoya à Rome, enambassade, les ducs de Berri, et de Bourgogne, oncles du roi, avec une instruction dont le premier chef étoit qu’il ne falloit point procéder par voie de fait , parce qu’elle attireroit des uerres,et qu’il falloit prendre celle e la cession. L’instruction entre dans le détail poui pouvoir exécu-
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ter celte dernière voie , et elire on antre pape. Id.p. a5i5.
PARIS (C- de) national, l'an *3g8 , convoqué par le roi Charles Vl , le aa mai. 11 s’y trouva , avec le patriarche d' Alexandrie, onze archevêques , soixante evêques, soixantedix abbés, soixante- huit procureurs de chapitres , le recteur de l’universite de Paris , les députés des n Diversités d’Orléans, d’Angers, de Montpellier et de Toulouse , outre lin très-grand nombre de docteurs en théologie et en droit : Simon de Gramaud en fit l’ouverture.
Dans la deuxieme séance , qui se tÎDt au mois de juillet, on convint «(ne le meilleur moren de mettre le pape Renoit à la raison , étoit de lui Oter -non-seulement la collation des bénéfices , mais tout exercice de son autorité , par une soustraction entière d’ obéissance ; et , pour cet effet , le roi en donna des lettres patentes, le 27 juillet, qui furent dressées par Arnaud de Corbie , enregistrées au parlement le 2g août suivant , et publiées à Avignon, où se tenoit Benoit XIII , au commencement de septembre. Cette soustraction dura jusqu’au 3o mai i4o3 ; c«r le roi la révoqua ce jourlà et restitua, pour lui et pour son royaume, une vraie obéissance au pape Benoît XIII. Ce pape prétendoit d’abord disposer de tous les bénéfices qui avoient vaque depuis la soustraction ; mais le roi ordonna ue tout ce qui avoit été fait penant cette soustraction , quant aux provisions des bénéfices , demeureroit en sa force et vertu par sa déclaration du 1 g décembre, la même année. Spicil. Tom. VI. p. 1S7. Labour. 465.
PARIS (C. de) l’an i^o 4, 21 octobre. On y arrêta huit articles pour la conservation des privilèges pendant le schisme. Voici le premier. Les moines de Clony et de Cîteaux, et tous les autres exempts, tant réguliers que séculiers , proce-
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deront à l’ordinaire dans leur gouvernement , comme ils faisoient avant la neutralité ; mais les exempts, ui n’ont point de supérieurs auessous du pape, seront confirmés par l’évêque diocésain. Tom. XI. Cp. 2517.
PARIS (C. de) l’an i4o6, concile national, composé de tout le clergé de France, et tenu pour terminer le schisme : on résolut de demander la convocation d’un concile général , et de se soustraire à l’obeissancedupape BenoîtXlII. Cette soustraction fut faite le 7 août, en tant que ce pape touchoit aux finances , et il fut défendu de porter aucune somme hors du royaume ; mais dans la séance suivante, qui fut à la saint Martin , les théologiens et canonistes y parlèrent, les uns pour Benoît, les autres contre; ensuite Simon de Cramaud, évêque de Poitiers : enfin , le 20 décembre , dans la derniere seance, Jean Ju vénal des Ursins , avocat du roi , adhéra à la demande de l’université pour la convocation d’un concile, et la soustraction entière d’obéissance à Benoît : on en vint aux opinions, et l’un et l’autre point fut résolu.
Grégoire XII et Benoît XIII se promirent alors par lettres de céder le pontificat , sans avoir envie ni l’un ni l’autre de le céder en effet , quoique toute l’Eglise le souhaitât pour finir le schisme dont elle étoit désolée.
. En i4o8 , Grégoire XII ayant créé quatre cardinaux maigre les anciens, ceux-ci se retirèrent de son obedience , et en appelèrent à luimême , à Jésus-Christ et au concile général , où l’on avoit , disoient-ils , coutume d’examiner et de juger toutes les actions , même des papes.
Ils en appelèrent encore au pape futur , auquel il appartenoit de reformer ce que son prédécesseur avoit mal fait , et ils protestèrent contre tout ce qui pourroit être fait ou attenté à leur préjudice pendant le
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cour» de cette appellation : mais Grégoire ne défera pointa cet appel.
D'une autrepart,Renoît XIII donna une bulle où il excommunia tous ceux, de quelque condition qu'ils fussent , meme rois ou princes , qui rejetoient la voie de la conférence pour réunir l'Eglise , tous ceux qui approuvoient la voie de la cession , tous ceux qui ne pensoient pas comme lui, etc. Cette bulle fut condamnée à Paris , et lacérée , comme blessant la foi , séditieuse et injurieuse à la majesté royale ; et Pierre de Lune déclaré schismatique , opiniâtre et même hérétique , perturbateur de la paix et de l'union de l'Eglise : defense de l’appeler Benoît , ni pape , ni cardinal , et à toute personne de lui obéir, sous peine d'être fauteur du schisme, etc.
C’est ce que le docteur Jean Courtecu isse prononça au nom de l’université, le ai mai i4o8, en présence du roi et des princes. Labour. 53y.
PARIS (C. de ) l’an 14.08, CON- CILE NATIONAL, depuis le 11 août jusqu’au 5 novembre. On le convoqua pour délibérer sur le gouvernement de l’Eglise et sur la provision des bénéfices. D’abord , on y lit la déclaration des fauteurs et adhérents de Pierre de Lune. Ensuite on y dressa un grand nombre d’articles sous le nom d’avis, sur la manière dont l’église gallicane se devoit gouverner pendant la neutralité.
C’est un réglement provisionnel qui roule sur cinq chefs. i.° Sur 1 absolution des péchés et censures réservées au pape, pour lesquelles le concile permet d’avoir recours »u pénitencier du saint Siège, ou, »i on ne le peut , de s’adresser à l’ordinaire. 2.* Sur les dispenses des irrégularités , et ce qui a rapport au mariage. On y dit qu’il faut s'adresser aux conciles provinciaux , en qui le concile reconnoît le pouvoir de les terminer , comme le pape les termincroit , s’il y en avoit un reconnu dans l’Eglise. 3.* Sur l’ad-
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ministration delà justice, pour le quel sujet les archevêques tiendron un concile tous les ans avec leurs suifragauts ; et les religieux tiendront les leurs selon la forme de droit. 4-* 8u ries appellations, à l’égard desquelles on suivra les degrés de juridiction, d'abord devant les ordinaires, c'est-à-dire de l’archidiacre à l’évêque, de l’évêque à l'archevêque, de l’archevêque au primat , et s'il n’en a point , au concile provincial. En cas d’appel, et en attendant la tenue du concile, le doyen des évêques pourra donner à l’excommunié l'absolution ad cauulam. 5.° Sur la collation des bénéfices, il est dit que les élections des prélats se feront , suivant les règles de droit , sans violence ou autres entreprises de la part des séculiers ;
2ue celles des évêques seront conrmées par les métropolitains ; celles des archevêques par les primats , ou par le concile des évoques de la rovince. A l’égard des élection es abbés des monastères , mêm exempts, elles seront confirmées pa les ordinaires
Les collations des autres bénéfices se feront par les ordinaires , ei les réguliers seront nommés dans le rôle de l’université comme les séculiers. En un mot, toutes les affaires qui étoient portées au saint Siège le seront au concile de la province.
G 0 Tous les revenus desbénéfkrs de France, possédés par ceux qui sont au service de Pierre de Lune seront saisis et mis entre les mains du roi , pour être employés à procurer l’union. Il est dit à la fin que ces réglements sont faits , sauf les droits de la couronne et les liberté de l’église gallicane, sauf aussi le res pect dû au saint Siégé apostolique et au pape futur légitimé , tiare nn errante. Tem. XJ. Cote. p. 2Û20 S pii il. p. 1 G 1 . Morne Saint Denis. I. 28
PARIS (C. de)l'au 1429. du
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premier mars au 23 avril , par Nauton , archevêque de Sens ; les evêques de Chartres, de Paris, de Meaux et de Troyes; ses suffragants s’jr trouvèrent avec les procureurs des evêques d'Auxerre et «le Nevers. Il y eut un grand nombre d'abbes, de prieurs conventuels , d’ecclesiastiques séculiers et réguliers , de docteurs et de membres de l’universitc de Paris. On y dressa quarante reglements touchant les devoirs et les mœurs des eclesiastiques , des moines et des chanoines réguliers , la célébration des mariages et les dispenses des bans : voici les plus remarquables.
Le premier ordonne aux chanoines et autres clercs des églises de celebrer l’office divin d’une manière édifiante , de chanter les psaumes modestement, en faisant une pause au milieu des versets ; qu’un côte du chœur ne commence point ue l’autre n'ait fini, sous peine 'être privés de la rétribution. Le quatrième exhorte les clercs d'être un motlele de piete et de régularité a tous les fideles, à ne point s’acquitter de leurs fonctions avec nonchalance , à ne point accepter de bénéfice pour le revenu.
Le huitième interdit l’entrée de l’Eglise pour trois mois aux evêques qui élèveront au sacerdoce ceux dont la vie ne seroit pas réglée , et qui ne sauroient pas lesepitres, les évangiles , et le reste de l'office : il veut que les cures ne soient choisis que sur le témoignage que l’on rendra de leur piété : on ordonne aux evêques et autres prélats, d’avoir avec eux unou deux savants théologiens pour les aider de leurs conseils et de leurs lumières. On ordonne aux curés d'exhorter leurs paroissiens à se confesser aux cinq grandes solennités de l’annee, Pâques, la Pentecôte, l'Assomption , la Toussaint et Noël, outre le commencement de l'annec.
Les abbés, abbesses, prieurs des ordres de saint Benoit et de saint
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Augustin tiendront leur chapitre touslesans,et feront rendre compte trois fois l'annee a leurs economesde la recette et de la dépense des revenus de leurs monastères. Le concile prescrit uneexartc modestie aux religieux dans leurs habits, leurs gestes et leurs démarchés. On ne pourra rien exiger pour ceux qui entrent dans le monastère, sous quelque
firetexte que ce soit : on permet seueinent de recevoir ce qui sera donné volontairement par les parents.
Il y aura dans chaque monastère des maîtres propres a instruire les jeunes religieux , afin qu'ils soient en état de lire et d’entendre l’Ecriture sainte , dont la méditation , dit le concile , fait croître la pieté. Les evêques ne souffriront point dans leur diocèse des clercs incontinents, et ils les priveront de leurs bénéfices. L’entree du sanctuaire doit être interdite aux laïques pendant qu’on célébré les saints mystères. Tom.