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XIII.* Sess. Le docteur Pierre Pla- quesiquelqu’und'euxétoitélupape» oui, un des députés de l’uniYersité il continuerait le présent concile jus" de Paris , fit voir , dans un discours, qu’à ce que l'Eglise lût réformée que Pierre de Lune etoit un schis- dans son chef et dans ses membres ; inatique obstiné , môme hérétique et et que si on élisoit un absent , on lui déchu du poutiheat : ajoutant que feroit faire la môme promesse avant c’etoit l’avis desuniversités de Paris, son élection. Ensuite le concile ratifia d'Angers , d’Oriéans , de Toulouse. lasentenceprononcéecontrelesdeux Ensuite l’évôquede Novarrelutun concurrents, écrit qui portoit que tous les doc- XVII* Sess. On convint que les teurs du concile , assemblés au nom- cardinaux créés par les prétendus bre de cent trois, pensoient comme papes , séparés l’un de l’autre , prol'université de Paris; que celle de céderaient pour cette fois à l’elec- Florenceetde Boulogne étoient du tion, sous l'autorité du concile, sans môme avis. prétendre déroger au droit des car-
XIV' Sess. Elle servit de prépara- dinaux pour l’election d’un pape, tion à la quiggième , c’est-à-dire, XVI 1 P Sess. On fit une proces-
qu’on déclara qye le concile repré- sion solennelle pour demander à sentant l’Eglise universelle , c’etoit Dieu les grâces nécessaires pour l’éà lui qu’appartenoit la conuoissance lection d’un pape : en conséquence , de cette affaire, comme n’ayant les cardinaux, au nombre de vingtpoint à cet égard de supérieur sur la quatre , étant entrés au conclave qui terre. On dressa l’acte de la sous- avoit été prépare dans l'archevêché , traction générale d’obéissance aux et dont la garde fut confiée au granddeux contendants. maître de Rhodes, y demeurèrent
XV' Sess. 5 juin. On prononça la enfermés dix jours , après lesquels il* sentence définitive , en présence de durent unanimement Pierre de l’assemblée et du peuple qu’on avoit Candie, de l’ordre des frères niilaissé entrer. Cette sentence porte neurs, cardinal de Milan, âgé de que le saint concile universel, repré- soixante-dix ans, et qui prit le nom sentant toute l’Eglise à laquelle il d’Alexandre V. appartient de connoître et de décider Dès cju’il fut élu , Jean Gerson,
de cette cause , après avoir examiné chancelier de l’université de Paris, tout ce (jui s’étoit fait touchant l’u- prononça un discours en présence niondel Eglise, déclare que Pierre de du nouveau pape et de tout le con- Lune,ditBènoîtXIIl , et Ange Cor- cile, dans lequel il prit pour texte rario, appelé Grégoire XII, sont tous ces paroles desActesdesapôtres : Dodeux notoirement schismatiques, mine, si intempore hoc restitues regnum fsfauteurs du schisme, hérétiques et ratl? Seigneur, sera-ce en ce temps coupables de parjure ; qu’ils scanda- que vous rétablirezle royaumed’lslisent tonte I Eglise par leur obsti- raël ? 11 prouva la validité du concile nation ; qu’ils sont déchus de toute de Pise et son autorité, par l’exemdignité , séparés de l’Eglise ipso facto; pie du concile de Nicée , qui fut asdéfend à tous les fidèles , sous peine semblé par l’ordre de Constantin d’excommunication, de les recon- seul, et par le V.* concile œruménoître , ou de les favoriser; casse et nique, contre Théodore, disciple de annule tout ce qu’ils ont fait contre Ncstorius , assemblé par les Pères ceux qui ont procuré l’union et les eux-mômes. Il exhorta le pape à ne dernières promotions des cardinaux se dispenser d’aucun de ses devoirs , qu’ils ont faites l’un à l’autre. et à couper , sans différer , la racine
XVI' Sess. On lut un écrit, par du schisme par la vive poursuite de* lequel les cardinaux promettoient deux concurrents : il s’éleva contre
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le relâchement du cierge' , et surtout des moines mendiants : il parla des abus dans la collation des bénéfices :
enfin il exhorta le pape et les Pcres du concile à travailler sérieusement à la reformation de l’Eglise.
XIX' Session. 1" juillet. Le pape y présida : il y fit un discours sur ces paroles de saint Jean : Fût unum m ile et unus Paslor. On y lut le décret de son élection ; et il fut couronné le dimanche suivant.
XXe Sets. On lut de la part du pape un decret par lequel il approuvoit et ratifioit toutes les dispenses de mariage, ou autres qui concernaient la pénitenceric, accordées par Benoît et Grégoire-
XXI' Sess. 27 juillet. On publia un décret de la part du pape et du concile , qui confirmoit toutes les collations, provisions, translations de dignités, de bénéfices, et ordinations faites parlescontendants.pourvu qu’elles eussent été faites canoniquement , et à l’exception de celles qui avoient été faites au préjudice de l’union.
XXIIe Sess. 7 août. On lut un décret qui ordonnoit aux métropolitains d’assembler des conciles provinciaux , et aux généraux d’ordre de tenir leurs chapitres, où il y auroit des présidents de la part du pape. Ou reste , le pape ratifia tout ce qui avoit été fait et régie par les cardinaux, depuis le 3 mai i4o8, et particulièrement ce qui s’etoit passe à Pise. On régla les aflaires de l’Eglise comme on pouvoit les régler prudemment pour réparer les maux que le schisme avoit causés. À l’égard de la réforme de l’Eglise dans son chef et dans ses membres, le pape déclara qu’il la suspendoit jusqu'au prochain concile , qu’il indiqua en1 14.12. ne pouvant la faire actuellement à cause du départ de plusieurs prélats : ensuite il congédia le concile avec indulgence jplénière pour tous ceux qui y avoient assisté et qui y adhéraient.
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Ce qui établit invinciblement i'aulorite du concile de Pise , c’est que non-seulement les Eglises de France, d’Angleterre , de Portugal, d’Allemagne , de Bohême , de Hongrie , de Pologne et des royaumes du Nord , et de la plus grande partie de l’Italie, ont reconnu sa validité; mais que Rome même s’y est soumise, et l'a regarde comme très-légitime, en reconnoissant A lexandre V, et son successeur Jean XXIII. Il y a plus l’Eglise universelle, dans le concile general de Constance, a approuvé celui de Pise, dont il etoit comme une suite et une continuation. En France , <m l'a toujours regardé comme très-légitime, sur cette raison que, dans un schisme, commeon ne peut savoir avec certitude lequel entre plusieurs contendants est le vrai pape, l’Eglise a le pouvoir de s’assembler et d’elirc un pape que tous les fidèles doivent reconnoître.
Ce concile , dit le célébré Bossuet, tenoit son autorité de l’Eglise universelle qu’il representoit, et du Saint-Esprit qui, par sa vertu toutepuissante, reunissoit en un seul corps tant de membres epars; et l’Eglise, réduite au triste état où ellesetrouvoit , etoit dans le cas de l’absolue nécessité : ainsi il fallait qu’elle s’assemblât de quelque manière que ce fût.
On peut voir çlus amplement cette matière dans 1 histoire du concile de Pise, parM. l’Enfant, et dans le traité de Gerson, l)e auferibilitate pap/r ab Ecclesiû, ou dans l'analyse que M. Dupin a faite de cet ouvrage. Collect. Conc. Tom. XI. p- 2 1 1>4 i Spicil.p. 261. Acl. c. I . v . &; Gerson. oper. Tom. II. Part. I. p. l3l; Jean, c. 10. v. 16; Iioss. Def. de la diclar. du clergé de Fr. I. r. c. IO.
PISE etMlLAN (conciliabule de) l’an i5ii. L’empereur Maximilien , et Louis XII, roi de France, ayant juste sujet de se plaindre du pape Jules II, qui s’etoit déclaré ouvertement leur ennemi , engagèrent psr
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leurs ambassadeurs les cardinaux de Sainte- Croix , de Narbonne et de Cosence , à convoquer un concile à Pise , désirant que ce fût un concile general, et dans cette vue, ils lequalifiercnt de ce nom.
Les motifs, exposésdans la convocation qui fut affichée , etoient de réformer l'Eglise dans son chef et dans ses membres , et de punir des crimes notoires, qui depuis longtemps scandalisoient l’Eglise universelle : que la nécessité de tenir ces sortes d’assemblees pressoit : que le pape Julesavoit, non-seulement négligé d’en convoquer un, mais qu’il avoit même éludé la proposition toutes les fois qu’on la lui avoit faite.
Enfin on citoit le pape à comparoître, mais en termes respectueux.
Bien plus, pour repondre aux plaintes de Jules 11, ils publièrent une apologie de leur conduite , et ils établirent par principes la convocation du concile de Pise, i.'sur le précepte de l’Eglise, tiré de la session trente-neuvieme du concile de Constance; sur le vœu du pape, qui avoit promis de faire tenir un concile : sur le serment des cardinaux , et pour éviternn très-grand scandale; enfin ils exposèrent que les canons qui enseignent que le pape doit convoquer le concile , doivent s'entendre selon la règle ordinaire ; mais u’il y a des cas , où un concile peut tre indiqué et assemblé sans le souverain pontife.
Le pape de son côté , pour parer le coup , voulut opposer concile à concile, et dans ce dessrin, il donna une bulle, par laquelle il convoquoit un concile general à Rome , et cita les trois cardinaux qui avoient indiqué le concile de Pise à comparoître à Rome dans certain temps sous peine d’être privés de la dignité de cardinal : mais cela n’empêcha pas la tenue du concile de Pise.
L'ouverture s’en fit le premier novembre de la même année. Quatre cardinaux s'y trouvèrent avec
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la procuration de trois autres absents ; il s’y trouva aussi plusieurs evêques de France et plusieurs ablies, les procureurs du chancelier de l’eglise de Paris, plusieurs docteurs delà même église, les députes des universités de Toulouse et de Poitiers, et les ambassadeurs du roi Louis XII.
1™ Session. Le cardinal de Sainte- Croix y présida. On y décida que la convocation du concile de Pise pour la reforme de l’Eglise dans son chef et dans ses membres etoit juste et légitime; et que tout re qui avoit été ou seroit fait au préjudice étoit nul.
Il* Sets. On régla ce qui regardoit la policede l’assemblée ; on y lut un canon du concile de Tolede , sur la conduite qui doit être observée dans les conciles. On nomma des juges pour entendre les causes qui concernoient la foi , le schisme et la reformation de l'Eglise : ce furent les évêques de Nodeve , de Luçon , de Rhodez , et d'Angoulcme.
IIP Sess. On fit un decret portant que ce concile ne pourroitêtre séparé que l'Eglise ne fût reformée dans son chef et dans ses membres; on y renouvela les décrets du concile de Constance sur l’autorité des Conciles génlraux. Mais comme le pape fit alors une ligue entre Ferdinand et les Vénitiens , et u’il commença par attaquer l’état e Florence , de la dépendance duquel étoit la ville de Pise , les Pcres du concile crurent devoir le transférer à Milan , et ils s’y rendirent à cet effet ; et comme les Suisses firent alors une irruption dans le Milancz , la quatrième session ne se tint que le 4 janvier i5 12.
IV* Ses*. A MILAN , le 4 janvier i5t2. L’assemblée fut beaucoup plus nombreuse. Les cardinaux de Saint-Severin et de Saint- Ange , se joignirent aux autres. Le procureur général de l'ordre des prémontrés y fit un long discours
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sur les desordres qui ravageoient l’Eglise du Seigneur , et exhorta les Pères à les réparer, in cnllubrnlis eiclesia rrparahonem. 2.* On lut les decrets par lesquels on accordoit trente jours au pape pour se déterminer à reformer lui-même les abus qui s’étoient introduits, ou d’assembler un concile général , ou de s’unir à eux dans celui qu’ils avoient assemblé.
.‘Sess. il février. On renouvela le décret du concile de Constance contre ceux qlii maltraitoient les personnes qui venoient au concile.
VIe Stss. 24 mars. Un docteur député de l’université de Paris y fit un discours. On cita de nouveau dans les formes ordinaires , le pape Jules , et faute de comparoître , on demanda qu’il fût déclaré contumace. On publia divers décrets, et entr’autres sur la vie exemplaire quedoivent mener les ecclésiastiques sur l’ordre qui devoit être observé dans le concile par rapport aux sessions et aux congrégations.
On confirma comme légitime l'in— diction du concile par les raisons énoncées dans l’apologie dont on a parlé , et sur ce que le pape Jules avec les cardinaux avoit juré solennellement d’assembler un concile dans l’espace de deux ans ; que comme ce pape n’avoit pas tenu son serment,le droit éloit. dévolu aux cardinaux pour assemblerleconcile : on cassa et annula la convocation de celui quiavoiteté faitàRome, par Julc 11.
VU' Sess. iQ avril. Les promoteurs demandèrent que le pape Jules fût déclaré avoir encouru, comme contumace, la suspense ipso facto pour l’administration du souverain pontificat. En conséquence on l’appela par trois fois au bas de l’autel et à la porte , et on remit à la session suivante la décision de l’affaire.
VIII' Sets. 21 avril. L’évêque de Maguelonne ( aujourd'hui Mont-
Sellier ) y chanta la messe. On fit un écret qui suspendoitle pape Jules.
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Le concile , après être entré dan* un grand détail de tout ce qu’il avoit fait auprès du pape pour l’engager à lui accorder sa protection , exhorte les cardinaux , les e'vêques, les princes, enfin tout le peuple chrétien à ne plus reconnoitre le pape Jules , comme étant déclaré notoirement coutumare , auteur du schisme , incorrigible et endurci , et comme tel ayant encouru les peines portées dans les saints décrets des conciles de Constance et de Bâle, et suspens de toute administration pontificale , laquelle étoit dévolue de plein droit au concile.
Ce fut la dernière action de ce concile ; car les Français ayant été obligés d’abandonner le Milanez, les prélats furent obligés île quitter Milan et de se retirer à Lyon , où ils voulurent continuer le concile, mais ce fut inutilement.
Malgré ce mauvais succès , le roi Louis XII accepta le décret du concile qui suspendoitle pape, et fit défense à scs sujets d’impétrer aucune provision en cour de Borne , ni d’avoir égard aux bulles que le pape pourroit expédier; et ce , par des lettres-patentes données à Blois le 16 juin i5i2. Ce que le pape Jules ayant appris , il mit le royaume de France en interdit ; mais Louis XII protesta contre cette bulle du pape.
In. Ad. II. donc. Pis. p. 108. et seq. g3. fl. sfij.
Jules II opposa à cette assemblée schismatique le Ve concile de Latran, auquel Maximilien et Louis XII adhérèrent eux-mêmes , après avoir renoncé au conciliabule de Fisc. Voy.
ci-dessus Latran (V' concile de).
PISTES (C. de) Pisltnie , l’an 862 , tenu par Charles le Chauve.
On y publia un de ses capitulaires contre les pillages. Rotade de Soissons y appela au pape de l’excommunication qu’Hincmar, archevêque de Reims , avoit prononcée contre lui. Hincmar fut obligé de suivre ce concile et de deferer
loogle
PAR
• l’appel de Rothade. V. Soissons.
Tom. J'JII. Conc. p. 755.
PLAISANCE ( C. de ) en Lombard iCil'Iacenlinum, l’an iog5, i'r mars jusqu’au 7, tenu par Urbain II, Deux cents év tiques s’y trouvèrent, avec près de quatre mille clercs et plus de troiscent mille laïques. L’assemblée se tint en pleine campagne.
L’impératrice Praxadc ou Adélaïde vint s’y plaindre de son époux l’empereur ilenri , et l’y accusa publiquement des infamies qu’il lui avoil faitsouflrirensa personne. Philippe, roi de France, y obtint un delai jusu’àla Pentecôte. Les ambassadeurs e l’empereur de Constantinople y vinrent demander du secours contre les infidèles : on y renouvela la condamnation de l’beresie de Eérenger et l’on y établit clairement la foi de la présence reelle de Jesus-Christ dans l’eucharistie. Les nicolaïïes , les prêtres ou clercs majeurs incontinents, les simoniaquesy furent aussi comdamnés , de même que les ordinations faites par Guibert et par les autres excommuniés; le jeûne des quatre-temps , fixe aux mêmes jours que nous l’observons aujourd’hui : ce qui doit être remarqué pour certaines dates des chartres avant ce concile où l’on ht encore d'autres reglements. 1).
M. Tom . X. Coru:, p. 5o I •
PLAISANCE ( C. de) l’an n3a, après Pâques, par le pape Innocent 11 , assiste de plusieurs évêques de Lombardie. On dcfêtidit de recevoir à pénitence ceux qui ne voudreient pas renoncer au concubinage , à la naine , ou quclqu’autre péché mortel
POISSA’ (Assemblée des évêques de France à) l’an i56i. Elle fut tenue a l’occasion du fameux colloque de ce nom . et on y fit plusieurs réglementsde discipline tres-utiles; i osurla promotion desévêques , on ordonne d’afficher à la porte de l’église cathédrale des autres lieux le nom de celui qui aura été nomme
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parle roi à un évêché, afin que chacun puisse déclarer s’il a des défauts qui le rendent incapable d’une si hautedignité; 2. “sur la résidence , on enjoint aux archevêques et evênues de ne point s’absenter de leur diocèse plus de trois mois , sinon ils rendront compte a leurs métropolitains; on le$ exhorte à s’appliquer à la prediration, qu ils feront faire par despersonnesd'une saine doctrine ; à faire la visite de leurs diocèses et à tenir tous les ans des synodes.
Les archevêques assembleront le concile provincial tous les trois ans, suivant le décret du concile de lîàlo.
On ne prononcera des excommunications que pour des causes graves.
Les théologaux feront exactement des leçons de théologie , auxquelles les chanoines assisteront, etc- Le* curés ne pourront être mis en possession qu’ils n’aient été approuvés et examinés par l’évêque avec les anciens chanoines; lisseront ordonnés prêtres dans l’année, et résideront exactement : ils expliqueront l’Evangile à leurs peuples et leur apprendront à bien prier. On défend les messes privées pendant la messe solennelle.
On ordonne aux prêtres de se bien préparer avant que d’approcher du saint autel, de prononcer distinctement les paroles du sacrifice ; de s’acquitter de toutes les cérémonies avecdeccnce et gravité : on defend de toucher sur les orgues d’autres airs que des hymnes, et des cantiques spirituels : on enjoint de corriger et de reformer les livres de l’office ecclesiastique ; on abolit toutes les pratiques superstitieuses ; on ordonne d’avertir les peuples , que les images ne sont exposées dans les églises que pour rappeler le souvenir de Jesus-Christ et des saints. On veut que celles qui ont quelque chose d’indécent, ou qui représentent des histoires fabuleuses ou ridicules, soient entièrement ôtées. Ces réglements sont ter-