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décembre. Les prélats se partagèrent alors, ayant été consultés sur ce qu’il falloit faire pour l’union de l’Eglise ; il n’en resta que dix-huit avec Benoît. Ceux-ci lui conseillèrent d’embrasser sans delai la voie de la cession comme lameilleure, et d’envoyer des nonces à Grégoire Xll et à * ses propres cardinaux , qui tenoient alors un concile à Pise. 11 nomma en effet , suivant ce conseil , sept légats à Pise, le 36 mars : mais six de ces légats furent arrêtés à Nîmes par ordre du roi de France. On intercepta les lettres dont Benoît les avoit chargés : ce qui fit perdre toute espérance d’amener Benoît à la cession, et de parvenir à l’union de l’Eglise.

Le septième étoit resté en Catalogne pour aller en ambassade auprès du même roi Charles VI, de la part de Benoît. Indic. Arrag. p. 277.

Supp. n. ai. c.p. an.

PIIILIPPOPOL1S ( C. de) dans la Thrace , l’an 347- Ce fut un conciliabule, tenu par les eusebiens ; ils composoient la plupart des évêques orientaux. Ce fut pour s’opposer au concile de Sardique, tenu parles catholiques, la même année qu’ils tinrent le leur : ils pretendoient par la , faire entendre que leur assemblée étoit le véritable concile, et anéantir, s’ils eussent pu , l’autorité légitimé du concile de Sardique.

C’est dans ce conciliabule qu’ils tâchèrent de répandre leur venin par une lettre circulaire à tous les évêues. Le but de cette lettre étoit de onner quelque couleur au refus qu’ils avoient fait de se joindre aux Occidentaux , et flétrir leurs ennemis par les calomnies les plus noires:

ilsn y parlent que de paix et d’observation des lois de l’église ; eux qui y mettoientle trouble etqui violoient tous les canons. Ils y renouvellent les calomnies contre saint Athanase, tant de fois réfutées, et cellescontre Marcel d’Ancyre, Asclépasde Gaze, et saint Paul de Constantinople , et ils prononcèrent anathème contre

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le pape Jules , Osius et saint Maximin de Trêves. La lettre finit par un symbole de foi qui semble n’être défectueux que par l'omission du terme de consubstantiel , mais c’en étoit assez pour le rejeter, parce qu’il ne falloit point d'autre symbole que celui de Nicee , si on n’avoit point d’autre foi. Sozom. 111. c.

ii. T. II. C.p. t»99- Tilt. Fl.

PISE ( C. de ) l'iaanum , l’an 1 13 4; convoqué de tous lesevêques düccident, par le pape Innocent 11. Saint Bernard y assista à toutes les deliberations et à tous les jugements, et il fut respecte de tout le monde. On y excommunia de nouveau Pierre de Leon , antipape sous le nom d'Anaclet 11 , et ses fauteurs , sans espérance de rétablissement. Tom. X . C.

PISE (célèbre Conc. de ) l’an l^og, commencé le 25 mars, jus-

?u’au 7 août. L’objet de ce concile ut de parvenir à l'extinction du schisme. Les cardinaux des deux obédiences, savoir, de Benoit XIII, et de Grégoire XII , s'etant adresses au roi de France , Charles VI , pour l’exhorter à concourir avec eux de tout son pouvoir à cet important dessein, il fut conclu uuanimemeut que , dans le cas présent, les cardinaux etoient en droit d'assembler un concile qui jugeât les deux concurrents à la papauté, et fit l’electiond'un pape ; que les deux colleges des cardiuaux, étant réunis, pouvoient faire cette convocation , du consentement de laplus grande partie des princes et des prélats.

Benoît ayant été conseillé par plusieurs évêques d’envoyer de sa part des nonces à Pise où le concile avoil été indiqué avec plein pouvoir d’executer tout ce qui seroit nécessaire pour la paix, comme s’il y etoit en personne, il nomma en conséquence, sept légats de diverses nations , pour aller à Pise. A l’cgard de Grégoire, il refusa constamment de s’y rendre sous différents prétextes , malgré les

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sommations qui lui furent faites de la part des cardinaux.

L’ouverture du concile se fit lea5 mars de l’an 14.09 , et l'assemblee fut une des plus augustes et plus nombreuses qu'on eût jamais vues dans l’Eglise. Il s’y trouva vingt-deux cardinaux : les quatre patriarches d’Alexandrie , d'Antioche, de Jérusalem et de Grade. On y vit douze archevêques présents, et quatorze par procureurs; quatre-vingts evêques elles procureurs de cent deux autres; quatrc-vingt-scpt abbes. entre lesquels etoient ceux de Cîleaux, de Clairveaux , de Grammont, de Camaldoli et \ ailombrcuse, les procureurs de deux cents autres abbes, quarante-un prieurs; les generaux des jacobins , des cordcliers , des carmes , des augustins ; le grand maître de Rhodes accompagne de seize commandeurs, avec le prieur général des chevaliers du Saint-Sepulcre ; le procureur general des chevaliers teutoniques , au nom du grand maître et de tout l’ordre; les députés des universités de Paris , de Toulouse , d’Orléans , d’Angers , de Montpellier , de Boulogne, de Florence , de Cracovie , de Vienne , de Prague, de Cologne, d'Oxford, de Cambridge et de quelques autres; ceux des chapitres de plus de cent églises métropolitaines et cathédrales ; plus de trois cents docteurs en théologie et endroit canon ; enfin les ambassadeurs des rois de France, d’Angleterre, de Portugal, de Bohême, de Sicile, de Pologne et de Chypre, ceux des ducs de Bourgogne, de Brabant, de Lorraine, de Bavière, de Pomeranie,du marquis de Brandebourg, du landgrave de Thuringe,et de presque tous les princes d’Allemagne.

lre Session. Elle se passa à régler les rangs que chacun devoit y ttnir : ce qui fut exécuté , et chacun fut placé selon sa qualité.

H'.S'mî. 26 mars. Aprèsles prières accoutumées, le cardinal de Milan

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fit un sermon pour exhorter le con- qu'avant d’aller plus loin , il falloit cile à travailler sérieusement à Pu- que la soustraction fût générale, et nion : il prit son texte du livre des il déclara que lui et ses confrères Juges: Adestis omnes, filu Israël : decerrule avoient pouvoir suffisant de pourquul fàctre dcbralis. Vous voilà tous, ô suivre l’affaire de l’union , etdeconenfants d'israél : voyez ce que vous sentir à tout ce qui seroit ordonné avez à faire. Ensuite l'archevêque par le concile, de Piselutle décret de Grégoire X, Vil' Sess. i4 mai. Le docteur sur la procession du Saint-Esprit, au- Pierre d’Anchavano, professeur en quel les Grecs avoient consenti dans l’université de Boulogne, réfuta le 11-* concile général de Lyon, en toutes les propositions des envoyés «374. ; et un canon d’un concile de de Robert, roi des Romains.

Tolcde , touchant la modestie et la Vlll<&». Les évêques de Salisdiscrétion requise dans ces sortes bury et d’Evreux représentèrent d’assemblées. On nomma les offi- qu’on ne pouvoit faire l’union des ciers du concile ; savoir : six notaires, deux collèges , tant que les cardinaux quatre procureurs, deux avocats; de llcnoît lui obéiroient, pendant et on leur fit prêter serment. On lut que les autres ne reronnoissoient pas les lettres des cardinaux des deux Grégoire, et qu’il falloit que la souscolléges, pour la convocation du traction fût générale. En conséconcile. O11 fit appeler aux portes de quence le concile déclara l’union des l'église, Pierre de Lune et Ange deux collèges légitime, et le con- Corrario, soi-disant papes , pour sa- cile dûment convoqué; et on provoir s’ils étoient présents, et per- nonçaune sentence qui portait : que fonnr né comparut en leur nom. chacun avoitpu et dû se soustraire 111e Sess. 3omars. On cita denou- a l’obédience de Grégoire et de Beveau Jes deux concurrents , et per- noît , depuis qu’on voyoit que, par sonne n’ayaiit comparu, ils furent leurs artifices, ils eludoient la voiede déclarés contumaces dans la cause la cession comme ils l’avoient promis de la foi et du schisme, par une avec serment, sentence qui fut affichée aux por- IX* Sess. 17 mai. On lut le décret tes de l'eglise. de la session précédente, par lequel

IVe Sess. 7 avril- On donna au- on se retiroit de l’obédience des deux dience aux envoyés de Robert , roi contendants. des Romains; et , par les questions Xe Sess. 22 mai. On fit appeler les qu’ils proposèrent, on vit qu’ils deux contendants à la porte de l’éa voient pour but de traverser les des- gl’se, pour entendre les dépositions seins du concile; et ils se retirèrent des témoins. On lut ensuite une parsans attendre qu’on répondît à leurs tie des trente-sept articles de ces dédifficultés. positions, et on marqua sur chacun

V« Sess. 24 avril. On accusa de par combien de témoins il étoil nouveau les deux contendants, de prouvé.

contumace, et le promoteur du con- XI' Sess. 23 mai. On continua la cile fit proposer , contre eux , trente- même lecture , et on demanda que le sept articles , qui conteuoient toute concile déclarât que tout ce qui était l’histoire du schisme, etqui faisoient contenu dans ce rapport étoit vrai , voir combien leur cause eloit mau- public et notoire : ce qui fut remis à vai.se , mi nomma des commissaires la session suivante, pqurfaireinformerde lavéritédeces XII* Sess. 2 5 mai. Onprononça le faits, quoiqu’ils fussent tous notoires, décret du concile, touchant lgnolo- VI e Sess . 3o avril. L’évêque de riélé des faits avancés contre Benoît Salisbury fit voir, dans un discours , et Grégoire.

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