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UU DISCOURS

Somme du Père Coriolan, capucin, depuis saint lierre jusqu'à Grégoire XV. On y voit plusieurs maximes contraires aux libertés de l’église gallicane. C'est plutôt un précis de l'histoire ecclésiastique qu’un abrégé de canons. Il y a eu une édition de celte somme à Paris en i645, par Louis Bail , docteur

Somme du môme Louis Bail , deux éditions , l’une en x645, l'autre en x65o et plus ample.

Sinopse du Père Labbe. Paris 1661, in~4.° depuis saint Pierre jusqu’à Alexandre VII , avec trois index alphabétiques, une note géographique des royaumes, provinces et villes où ont été célébrés les conciles.

Table des conciles, par M. Dupin, dans sa bibliothèque des auteurs ecclésiastiques.

Histoire des conciles généraux , par M. Hermand , avec l’extrait des canons et un abrégé chronologique de la vie des papes. La dernière édition est en quatre vol. iu-4.0

Somme des conciles , par le Père Poisson , de l’Oratoire, Lyon 1706. On lui reproche le défaut d'exactitude.

Histoire des conciles généraux, par Ridher. En môme temps qu'il donne l'histoire de chaque concile, il développe plusieurs points de doctrine. Cette histoire est curieuse par plus d’up endroit.

Décrets de l'Eglise gallicane, par Bouchel 1609. C'est une espèce de code pour le droit canon de France.

§ VH.

Exposition de cet ouvrage , et conclusion de ce discours.

Il convient maintenant de rendre compte des raisons qui ont déterminé à entreprendre cet ouvrage. 1/ On a fait réflexion que toutes les sommes des conciles , ou du moins les livres qui en portoient le nom , sont écrits en latin : on n’entrera point ici dans la discussion des causes qui ont rendu ces sommes peu utiles et de peu d'usage. On ne met point non plus au rang des sommes des conciles , de simples tables que l’on trouve quelquefois à la fin des volumes des auteurs ecclésiastiques , ou de simples listes qui n'apprennent que le nom du concile et l’année de sa tenue. On s’est donc proposé de remplir, dons toute son étendue , l’idée que tout le monde lettré se forme par le mot de somme aui , au fond , ré-

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pond à celle que nous avons d’un abrégé, et d’exécuter l'ouvrage en français.

On convient que, pour acquérir une connoissance un peu profonde des conciles , il faut les étudier dans leurs sources : c’est là qu’on vpit leurs actes , décrets , lettres , formules , etc. Mais si on fait un moment réflexion que les plus anciens et les plus célèbres ÿonciles , tant les généraux que les particuliers , sont en grec ; qu’à se contenter même de les étudier dans une seule collection complète, comme celle des conciles du Père Labbe, il faut avoir le temps et le courage de lire avec application dix-sept volumes infolio ; que, passé un certain âge, les études profondes ne trouvent guère de place dans la vie des hommes , du moins du très-grand nombre, parce qu'ils sont entraînés par les fonctions et les occupations de leur état, on se convaincra qu'un pareil abrégé, s'il est bien fait , est d’une grande commodité pour avoir une connoissance sufâsante des conciles , et en savoir ce qu’il n'est pas permis d’ignorer.

Nous nous sommes donc attachés à faire un exposé sucrint de tous les conciles certains et connus , depuis le premier concile tenu à Jérusalem jusqu'à ceux qui sont le plus près de nos jours. Pour éviter toute erreur dans le choix, nous avons pris pour guide un savant bénédictin, qui avoit étudié cette matière, et qui y est assez versé pour distinguer un acte sincère, d’un apocryphe, et nous nous sommes conformés , pour le nombre des conciles , à la liste qu’il en a donnée dans son grand ouvrage , qui a pour titre l’art de vérifier les faits. A l’égard de tout ce qui fait la matière de l’abrégé que nous donnons de chaque concile un peu important, nous avons suivi exactement les historiens de l’Eglise les plus estimés, de l'aveu de tous les connoisseurs. On a suivi la même route pour la collection des canons , qui sont la partie la plus utile des conciles. Il a résulté de ce travail un abrégé qui renferme la substance de la science des conciles , et qui peut servir de degrés à ceux qui en auront l'attrait pour passer à une étude plus sérieuse : mais il ne sera pas moins utile aux ecclésiastiques qui , n'ayant pas tout le loisir nécessaire, sont néanmoins bien aises d’avoir une connoissance raisonnable des conciles , et telle qu'il convient à leur état.

On pourroil objecter que tout ce que nous rapportons en abrégé des conciles , étant raconté plus au long dans les historiens ecclésiastiques , il semble inutile de donner un ouvrage qui ne fait que répéter en substance dos choses que l'on a dans ses livres ; mais les

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