‹ Dictionnaire des concilesChapitre 127 sur 263 · G8 ROM · texte numérisé non relu

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mot lires de ceuxde Plaisance, et on y prononça excommunication coutre tous les laïques qui donneroient les investitures des églises, et contre tous les ecclesiastiques qui les rccevroient. On défendit tout ce qui sent la simonie, ni d'exiger aucun présent a l’ordination des evêques ; on ordonna que tous les fidèles jeùneroient tous les vendredis pour leurs péchés. Tom. X. conc.p. 6i5.

ROME ( G. de) l’an 1102, mars, par le pape Pascal 11. Tous les éveil es de la Pouille , de la Campanie , e Sicile, de Toscane s’y trouvèrent, ainsi que les députés de plusieurs églises d’au-delà les Monts. Onyanathemalisa avec serment toute hérésie , et on y promit obéissance au pape. O11 y confirma aussi l'excommunication contre l’empereur Henri, par Grégoire VII et Urbain Il ; et Pascal la publia de sa bouche le jeudi dans l’eglise de Latran , en présence d'un peuple innombrable.

ROME(G- de) l'an 1110, 7 mars.

Le pape Pascal II y renouvela les décrets contre les investitures et les canonsqu i défendent aux laïqnesde disposer des biens deséglises. Ib.p.’jd^.

ROME (C. de) l'an 1 iLly. Le pape Luce 11 y soumit à l’église de Tours comme à leur métropole, toutes les églises de Bretagne, avec cette restriction pour celle de Dol , que tant que Geoffroy, qui en étoit evêque, la gouverneroit, il auroit le pallium, et ne scroitsoumis qu'au pape. La bulle est du i3 mai. Au reste, ce différend entre Tours et Dol ne fut entièrement terminé en faveur de Tours, nue parlabulled'innocent 111, datée <fii premier juin 119g, ei signée par dix-neuf cardinaux.

ROME (C. de) l’an 1210. L’empereur Othon y fut excommunié , et ses sujets absous du serment de fidélité : ce fut plutôt une assembler du pape et des cardinaux, qu'un concile d'évêques. D. SI.

ROME (G de ) l'an 1227, «8

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novembre, sous le pape Grégoire IX. Il y réitéra l'excommunication qu’il avoit déjà portée contre l'empereur Frédéric, le 29 septembre, pour ne s'être point embarqué comme il l'avoit promis pour aller au secours de la Terre-Sainte- Ib.

ROME. ( C. de ) l’an 1228, sur la fin du carême. Le papeGregoire IX y confirma, le jeudi saint, 1 excommunication contre l'empereur Frédéric. Ce prince n’en fit aucun cas :

et il s'embarqua au mois de juin suivant, pour la Terre -Sainte, malgré la defense que le pape lui avoit faite d’y passer comme croise , et jusqu’à ce qu'il fût absous des censures portées contre lui. Id.

ROME ( C. de ) l’an i3oa , sous Boniface VIII. Ce pape y fit beaucoup de bruit et éclata en menaces contre le roi Philippe le Bel, mais sans en venir à execution. On remarque seulement, comme l’ouvrage de ce concile, la fameuse decretale UnamSanclam. « Nous apprenons, dit » le pape , en celte bulle , que dans » l'Eglise et sous sa puissance, sont » deux glaives, le spirituelet le tem- » porel; mais l'un doit être employé » parl’Eglise et par la main du pony tife, et l’autre pour l’Eglise et par » la main des rois, suivant l’ordre et » la permission du pontife. Or il «■faut qu’un glaive soit soumis à » l'autre, c’est-à-dire la puissance » temporelle à la spirituelle , autre- » ment elles 11e seroient point ordon- » nées , et elles doivent l’être selon « l’apôtre, etc.

Il faut soigneusement distinguer dans celle bulle l’exposé et la decision , selon la remarque de M. de Fleury. Tout l’exposé tend à éprouver que la puissance temporelle est soumise à la spirituelle, et que le pape a droit d’instituer, de corriger et de déposer les souverains. Cependant Boniface tout entreprenaut qu’il eloit, 11'osa tirer cette eonséuence , qui suivoit naturellement eses principes, ou plutôt Dieu ne

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