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ROME ( C. de ) Tan 1075 , février, sous le pape Grégoire VII.
Il s'y trouva un grand nombre d’archevêques, d’éveques , d'abbés, de clercs et de laïques. On n’y épargna point les menaces ni même les décrets d’excommunication et de suspense. Le roi de France, Philippe en fut menacé. On y fit un décret contre les investitures et l’incontinence des clercs. Ibid. p. 344-
ROME (C. de ) l'an 107 6 , première semaine de carême. Le pape Grégoire VII y excommunia Henri, roi d'Allemagne. Ce prince fut anathématisé , prive de son royaume et ses sujets absous du serment de fidélité. C’est la première fois qu’une telle sentence avoit été prononcée contre un souverain. L’empire fut d’autant plus indigne de cette nou-
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veauté, dit Othon , évêque de Fri— singuc, historien très-catholique et très-attaché aux papes , qui écrivoit au siècle suivant , que jamais auparavant il n’avoit vu de pareille sentence prononcée contre aucun empereur romain; il dit ailleurs : « Je «ne trouve nulle part, qu'aucun » d’eux ait été excommunie par un » pape ou privé du royaume. *• Plusieurs évêques de deçà les monts furent aussi ou suspendus de leurs fonctions ou excommuniés par Grégoire Vil dans ce concile, a. Gesl.
Frid. c.l.v.i , Chr. c. 35. Tom. X.
ROME ( C. de ) l’an 1078, sous Grégoire Vil , la première semaine de carême. Ce concile fut d’environ cent evêques. On y prononça un grand nombre d’excommunications, et le pape s’aperçut lui-même que leur multitude les rendoit impraticables : en restreignit donc I usage par un décret daté du 3 mars. On résolut dans le même concile d’envoyer des légats en Allemagne pour y tenir une assemblée générale , qui pût juger lequel des deux partis du roi Henri ou de Rodolphe, avoit la justice de son côté. Ibid. p. 3qq.
ROME(C. de) l’an 1078, sous le même pape , en novembre. Dans ce concile, Bérenger fit une courte profession de foi , et obtint un delai jusqu'au concile prochain : on y excommunia l’empereur de Constantinople et plusieurs autres. Les députes de Henri et de Rodolphe jurèrent que leurs maîtres n’useroient d'aucune fraude pour empêcher la conférence que les légats dévoient tenir en Allemagne. On y fit encore des réglements pour l’utilité de l’Eglise. Ibid.
ROME (C. de)l’an 1079, sous le même , composé de cent cinquante évêques. On y traita la matière de l’eucharistie en présence de Bérenger. De savants moines disputèrent contre lui; Albericdu Mont-Cassin, Brunon évêque de Segni. Berenger
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J fit sa profession de fol, et confessa u'il s etoït trompe, en disant que eucharistie n'eloit que la figure du corps de Notre- Seigneur , demanda pardon et l'obtint; mais a peine futil arrive en France, qu’il publia un écrit contre sa derniere profession de foi. T. X. C.p. 4 in.
ROME ( C. de ) l'an 1080 , sous le même, et tenu après la bataille gagnée par Rodolphe sur Henri. On y fit plusieurs decrets, mais le plus fameux est l'excommunication du roi Henri. Le pape y adressa la parole à saint Pierre et à saint Paul.
Entr’autres choses, il dit, faites maintenant connoître à toutle monde , que -i vous pouvez lier et dclier dans le ciel , vous pouvez aussi sur la terre, ôter ou donner les empires, lés royaumes et les principautés, les duchés , les marquisats . les comtés, et les biens de tous les hommes selon leurs mérites... Que votre justice s’exerce si promptement sur Henri, que tons sachent qu'il 11e tombera pas par hasard, mais par votre puis sance, etc. O11 traita ensuitedn différend entre l’archevêque de Tours et l'évêque de Dol l.e premier vouloît que la Prêt. igné reconnût l’église de Tours pour sa métropole, mais le pape ne put le terminer. Ony réitéra la defense de recevoir on de donner des investitures. On y renouvela les excommunications contre quelques évêques , et contre les Normands, qui pilloient en Italie les terres de l'Eglise. Fl. Ckr. Si"tbrrt. an. 1080.
ROME(C. de ) l'an 1081, sons le même Grégoire Vil. Il y excommunia de nouveau Henri, et tous ceux de son parti ; et il confirma la déposition prononcée par ses légats contre les archives d Arles et de Narbonne. T. X. C. p. 3o8.
ROME ( C. de ) l’an io83 , sons le même. Il y parla si fortement de la foi , de la morale chrétienne et do la constance nécessaire dans la persécution, qu’il tira Ips larmes de tonte l’assemblée : il n’y renouvela
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point l'excommunication contre Henri, mais ilia prononça contre quiconque empêchoit ceux qui voûtaient aller à Rome. En ce même concile, ondeclara nulle* les ordinations faites contre les canons ton déclara aussi milles les pénitences qui ne sont pas conformes aux maximes des saints Pc res. On y ordonna aux evêq nés de faire enseigner les lettres dans leurs églises; et il leur fut défendu de tolérer l’inrontinence des clercs. Cependant Henri vint à Rome le 21 mars de l'an 1084 ; il y avoit sept ans que du roi t cette division entre le pape et lui. 11 fit introniser l'antipape Guibert, sous le nom de Clément 11 î ; il en reçut la couronne impériale le jour de Pâques, pendant que Grégoire s’éloit -au veau château Saint-Ange. DM.
ROME(C. de) l’an 1084. Le pape Grégoire, ayant été tiré du château Saint-Ange par Robert Guischard, réitéra dans ce concile l’excommunication contre l'anti pape, l'empereur Henri et ses partisans. ld.
ROME (C. de) l’an 1089,8011$ le pape Urbain II, et compose de écrit quinze evêqnes. Guibert chasse'
■ le Rome s’en retourna a Ravenne, dont il se nomma toujours archevêque dans tontes les chartes de cette église, hors une seule , où il prend le nom de Clement. Id.
ROME ( C. de ) la même année ( non reconnu ) et tenu par huit cardinaux , quatre évêques et quatre prêtres schismatiques : Guibert ctoit absent, ils y écrivirent une lettre datée du 7 août pour s’attirer des partisans; mais cette lettre fut méprisée par tous les catholiques. Fasc.
rer. en 7. p. 43-
ROME. ( C. de) l’an >099, la troisième semaine après Pâques, par le pape Urbain, à la tête de cent cinquante évêques, entre lesquels étoit saint Anselme , archevêque de Cantorbéri.On y fitdix-huitcanons, dans lesonze premiers sont mot pou r