‹ Dictionnaire des concilesChapitre 132 sur 263 · XI. Conc.p · texte numérisé non relu

XI. Conc.p

SAVON1ERES ( C. de, A yod

Saponanas OU Tulltnse , l’an 809 , composé de douze provinces, de* t rois royau mes de C harles le Cbau ve, de Lothaire et de Charles , qui y assistèrent tous trois. On y fit XIII canons , dont la plupart regardent des affaires particulières. On y relut encore les six canons de Valence. Sur quoi quelques-uns du parti d’Hincmar voulurent faire quelques remontrances ; mais Remi de I<yon les apaisa , et le concile prononça que ces articles seraient examinés au premier concile après la paix rétablie. Tom. VIII. Conc.p. 64.7.

SEGNI ( C. de) en Italie, Signiense, l’an 1182, où saint Bruno qui en avoit été évêque , fut canonisé par le pape Lucius 111. Pogi. ad an. 1125. n. i.{.

SELEUCIE ( C. de ) en Isaurie dans l’Orient’, l’an 35q, 27 septembre ( non reconnu ). L’empereur Constance avoit donné de* ordres pour que tous les évêques de la Thrace , de l’Orient , de l’Egypte et de la Libye , s’y rendissent ; il 11e s’y en trouva que cent soixante, mais tous de trois différents partis; des demi-ariens au nomhre de cent cinq , et des anoméens environ quarante , quelques catholiques au nombre d environ treize. Dieu permit que saint Hilaire, évêque de Poitiers, qui depuis quatre ans étoit exilé en Phrygie, s’y trouvât et tout banni qu’il étoit', on le mit au rang de ceux qui dévoient opiner dans le concile : il y rendit un témoignage authentique à la pureté de la foi des Occidentaux; mais ayant entendu les blasphèmes des ariens, il se retira bientôt de cette assemblée. Il nous a laissé dans son ouvrage une effroyable peinture de l’Orient , où la plupart des évêque* étoient infectés du venin de 1 erreur.

11 y eut fort peu d’évêques du parti d’Acace de Césarée , qui étoit celui des anoméens : le plus grand

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nombre étoit des semi-ariens , entre lesquels on compte , George de Laodicéc, Sylvain de Tarse, Macédone de Constantinople , Basile d’ Ancyre , Eustathe de Sebaste : ceux de ce parti étoient au nombre de cent cinq : les treize autres étoient sans dou te les évêques d’ Egypte , Ils furent les seuls, selon saint Hilaire, qui soutinrent genereusement la consubstantialité du Verbe. Oncroitque saint Atlianase étoit à Seleucie dans le temps de ce concile. Léonas , questeur de l’empereur Constance, avoit ordre d'assister aux deliberations.

Parmi les évêques qui vinrent à ce concile, il y en avoit plusieurs

tembre, les semi-ariens s'assemblèrent seuls, et confirmèrent le formulaire d’Antioche. Les acaciens de leur côté , voyant l’opposition qu’on avoit pour leur dogme de la dissemblance, dressèrent un nouveau formulaire plein de contradictions, car ils condamnoient la ressemblance de substance et la dissemblance.

Dans la troisième séance, Léonas

Présenta un acte dont les acaciens avoient chargé, et qui contenoit la profession de foi qu'ils avoient faite la veille : il excita un prand tumulte dans le concile , et le )our se passa à disputer. Dans la quatrième , on demanda aux acaciens en quoi ''

accusés de divers crimes ; c'étoicnt avouoient le Fils semblable au Père,

les acaciens. Ceux-ci, craignant les accusations formées contre eux , demandèrent que l’on commençât par l’examen du dogme : ce qui causa d'abord de la division entre les évê

et eux ayant répondu , que c’étoit seulement en volonté cl non en essence , tous les autres déclarèrent qu’ils le croyoient semblable , même en essence : on disputa sur ce point

qnes; car les uns vouloient que Ton le reste du jour , sans pouvoir conexaminât les accusations, les autres venir de rien.

que l’on traitât la question de la foi : à la fin les acaciens, ayant obtenu ce qu’ils demandoient , rejetèrent ouvertement dès la première seance le concile et le symbole de Nicéc. Ils soutinrent que le Fils n’etoit point semblable à son Père , prétendant que rien ne ponvoit être semblable

Dans la cinquième, les semiariens s’assemblèrent seuls dans l’église, et y firent appeler les acaciens pour juger l'aiTairede saint Cyrille, uni avoit appelé de sa déposition par Àcace; mais ils ne voulurent ni venir au concile ni convenir touchant la foi , de sorte qu’après qu’on les eût

à la substance de Dieu : qu’il ne pou- j appelés et cités plusieurs fois pour voit y avoir de génération en Dieu , j répondre aux accusations , le concile et que Jésus-Clirist étoit créature : j déposa Acace même , Eudoxe d’Ances impiétés soulevèrent la plus tioclie , et quelques autres. Il déclara

j ii- j-.--..» » excommuniés (c’est-à-dire, réduits

à la communion de leurs églises ), Astère, Eusebe et cinq autres, jusqu’à ce qu’ils se fussent justifies. Il rétablit saint Cyrille à Jérusalem , il mit un autre évêque à Antioche à la place d'Eudoxe : mais le jugement de ces évêques ne fut point exécuté , quoiqu’ils eussent envoyé dix députés à Constantinople informer l’empereur de ce qui s’etoil passe, parce que les évêques déposés y allèrent encore plus promptement , et qu’ils prévinrent l'empereur et les grands

grande partie desévêques qui étoient des semi-ariens, et qui étoient comme le corps du concile. En effet , à l’exception du mot de consubstantiel j comme trop obscur , disoientils , 1 Is étoient déclarés pou r le concile de Nicée. Cette différence de sentiments produisit de grandes disputes , et comme on crioit qu'il ne falloit point de nouvelle profession de foi , mais recevoir celle d’Antioche de j l’an 34.i , les acaciens sortirent de l’assemblée.

Dans la seconde séance , le 28 sep-

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