SEN
h Rome. Cependant les évêques du concile condamnèrent ses sentiments : on y épargna sa personne par respect pour le pape, à qui il avoit appelé, et ils écrivirent au pape, pour lui demander la confirmation de ce jugement. Le pape le condamna comme hérétique le 16 juillet de la même année, leur fit réponse qu’il condamnoit les propositions a Abailard, qu’il lui impnsoit un silence perpétuel , et qu il jugeoit que les partisans de ces erreurs méritoient d’être excommunies. Abailard donna son apologie dans laquelle il fit sa confession de foi, laquelle est catholique sur tous les articles condamnés; il se désista de son appel , rétracta ce qu’il avoit mal écrit, et finit sa vie à Clnny , après avoir vécu encore dix ans dans la retraite et dans la pénitence, selon le rapport de Pierre de Cluny. Par.
Clun. II'. Ep. 12
SENS ( G . de) l’an 1 xa8, contre les poplicains, espèce de manichéens. On fit une enquête de ceux qui étoient soupçonnés de cette hérésie. Le doyen de Ne vers etRavnal, abbé de Saint-Martin, en furent accusés; celui-ci fut déposé : on prouva qu’il avoit encore soutenu deux er reurs , l'une celle desstercoranistes , et l'autre que tous seroient à la fin sauvés, suivant la doctrine d’Origène, mais il en appela au pape, ainsi que le doyen de Nevers.
SENS ( C. de ). Ce fut un concile de la province de Sens , mais qui fut tenu à Paris l’an i5a8. l'oyez Paris.
SENS ( C. de ) l’an i3îo, 22 mai.
Guillaume de Melun , arenevêque de Sens, y fit un statut de quatre articles.
SENS(C.de)l’an i/t85, par Tristan de Salazar, archevêque de Sens :
il y confirma les constitutions faites vingt-cinq ans auparavant par son prédécesseur Louis de Melun , et il j traita de la célébration de l’office divin , de la réforme du clergé j
SIC SIR 38i
Hans les mœurs et dans les habits , SIDON (C. de ) en Palestine, de la reforme des religieux , et des Sidonrnse ( non reconnu ) , l'an 5i i , devoirs des laïques envers l’Eglise , par quatre-Yingts évoqués les plus du paiement des dîmes. Les cha- déclarés contre le concile de Calctnoincs seront regardes comme ab- doine, et assemblé par l’ordre de sents lorsqu’ils ne sont point aux l’empereur Anastase , qui vouloit nocturnes avant la fin du psaume obliger à souscrire l’henotique de «enfile, et aux autres heures avant Zenon ; mais ce fut sans aucun sucla fin du premier psaume , et à la ces pour son dessein, messe avant la fm du dernier kyrie : SIENNE ( C. de) Senensr, l’an
la plupart de ces réglements sont i4a3, 22 août, et selon d’autres le tires du concile de Bâle , de Latran, 8 novembre. On y tint quelques de la pragmatique sanction; et il n’ya sessions , et on y fit un décret conrien de remarquable qui ne se trouve tre les hérésies condamnées à Condans les autres conciles. Tom. XIII. stance , et contre tous ceux gui don- Conc. p. 1731. neroient du secours aux wiclefistes
SÉVILLE ( C. de) Bitpa.tnse, ou aux hussites. l’an 5go , 4 novembre , composé de Par un autre décret , on traita huit évoqués. Saint Léan dre e toit le de la réunion des Grecs, que l’on premier. Ayant consulte les canons, remit à un temps plus favorable; ils trouvèrent que les donations ou on renvoya l’affaire de la reformaaliénations des biens d'église faites tion au concile qui fût indiqué à par l'évêque Gaudence, étoient Bâle , et qui ne se tint qu’en i43i. iiulles , à moins qu’il n'eût donné Celui de Sienne fut dissous le aü ses biens propres à l’Eglise : mais février 1424. Le prétexte dont le par humanité , ils ordonnèrent que pape se servit fut que les prélats y les serfs affranchis demeureroient etoient en trop petit nombre , et il libres, mais sujets de l'Eglise, et en confirma la dissolution le 12 mars qu’ils ne pourroient laisser leur pé- de la même année. Tom. XII. C. cule qu’à leurs enfants , qui demeu- p. 365.
rendent à perpétuité sujets de l’E- S1RM1CH ou SIRMIUM (C glise. Tom. V. Conc.p. i588. de) en lllvrie, l’an 34g, contre
SÉVILLE ( C. de ) l’an 619 , i3 Photin qui en etoit évêque. Photin novembre, tenu par saint Isidore à ne reconnoissoit qu’une seule opérala tête de huit évêques. Ce sont des tion dans le Père, le Verbe et le réglements généraux à l’occasion de Saint-Esprit : selon lui , le Père diversesallairesparticulières, parmi seul étoit Dieu : il croyoit un Verbe lesquelles il est marqué que lesclercs éternel, mais non subsistant et dis— ctoient distingués des laïques par tingué personnellement du Pcre : leur habit. Ces réglements sont il vouloit qu’il fût comme une extendivisés en treize chapitres. Ibid, siou que le Père faisoit de lui-même p. iüG3. quand il vouloit agir au dehors. Il
SICILE ( C. de) Siculum, l’an soutint que Jésus-Christ n’etoit 366 , pour la foi de Micée , tenu par qu’un pur homme; qu'il n’etoit Kustathe , et les députes des Orien- point Dieu; qu’il nefalloit l’honorer taux qui y convoquèrent les évêques qu'en qualité d’homme; mais il di— du pays, devant Irsquels ils approu- soit aussi que le Verbe avoit habité vèrent la foi de Nicée et le terme de en lui , et s’étoit uni à lui d'une consubstantiel; et les évêques leur manière particulière : 011 croit donnèrent des lettres conformes à même qu il lui accordoit le titre celles de Libère. Socr. IV. t. ja. de Fils de Dieu . sans vouloir néan- Vopei Thyane. [moins, qu’il fût avant Marie, ri
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?u’il eût crée le monde , ni qu’il ût avant tous les siècles.
Les évêques d’Occident, inquiètes de voir qu’apres tant de troubles que l'arianisme avoit causes dans 1 Eglise , Pliotin , qui avoit été condamné deux ans auparavant dans le concile de Milan , ne cessoit point d’en exciter encore par les erreurs qu’il soutenoit toujours, s’assemblèrent en cette ville pour le déposer de l’efiscopat, mais comme il s’étoit acquis par son éloquence un grand nombre de sectateurs, tout ce que le concile put faire , fut d’écrire aux Orientaux contre cet hérésiarque, selon la coutume qu’ont les évêques d’avertir leurs confrères de ce qui mérite leur attention. FUI.
S1RM1CH ( eonriliabulede ) l’an 35 1, par les eusebiens au nombre de vingt-deux. Le bruit qu’excitoient les erreurs de Pliotin, et qu’il prêchoit plus hardiment que jamais, ayant obligé l’empereur Constance de faire tenir nn concile à Sirmich , la plupart des évêques qui s’y rendirent étaient eusebiens.
Cependant ils furent bien aises de faire paroître leur zèle prétendu pour la foi. Dansee concile, Pliotin, ayant été convaincu de tenir la doctrine de Sabellius et de Paul de Samosate, fut déposé. Sa déposition fut à la vérité approuvée de tout le inonde , mais non ce que les mêmes évêques firent ensuite , car ils approuvèrent la formule faite par le faux concile de Sardique, et ils en dressèrent une nouvelle en grec, qui fut regardée comme très-suspecte ; puisque bien loin de dire que le Fils est consubstantiel au Père, ils ne disent pas seulement qu’il lui soit semblable ; et ils dérouvrent même leur impiété en disant : nous n’égalons pas le Fils au Pcre, mais nous concevons qu’il lui est soumis. Pholin fut banni de l'église de Sirmich , et l’empereur l’envoya en exil. Socs. Il c. 28 et 29. Pagi ad ann. 35l n. 12.
SIRMICH ( II' conciliabule de) l’an 357. Les ariens ou eusébiens y dressèrent un nonveau formulaire plus mauvais que plusieurs autres dressés : c’est celui que le grand Osius eut le malheur de signer.
SIRMICH (HP conciliabule de) l’an 358. Les ariens contre l’usage de l’Eglise, y dressèrent une nouvelle formule datée du 22 mai , dans laquelle ils donnèrent à Constance le titre de roi éternel , qu’ils refusoient au Fils de Dieu. Le pape Libéré fut rétabli après avoir signé ce formulaire et condamné saint Athanase,dout la cause etoit , dans ces circonstances, inséparable de celle de la foi. I) if.
SOISSONS (C. de ) Sucssionmse, l’an 744-1 3 mars , assemblé par l’ordre du prince Pépin , et composé de vingt-trois évêques. On ne doute pas que saint Roniface n’y ait présidé. On y fit dix canons : le premier est pour la conservation de la foi de Nice'e et des autres conciles, et pour le rétablissement de la discipline; les autres renferment les mêmes réglements des conciles tenus dans les états de Carloman.Le dernier porte que celui qui n’en observera pas les décrets, sera jugé parle prince même avec les evêques et les comtes , et condamné à l’amende selon la loi , car ces assemblées etoient mixtes d’évêques et de seigneurs, et on joignoit les peines temporelles aux spirituelles. Ccconrile établit dans toutes les villes des évêques légitimes et deux archevêques audessus d’eux , l’un pour l’église de Reims, l’autre pour celle de Sens. FI.
SOISSONS (C. de) l’an 85a, 26 avril , dans l’église de Saint-Médard composé de vingt-six évêques de cinq provinces, en présence du roi Char les le Chauve. On y employa huit sessions. L'ordination d’Hinrmar fut reconnue légitime et canonique. Les ordinations faites par
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Ebbor , depuis sa déposition, furent déclarées nulles , ainsi que celle de Haldouin, et on iugea qu’il devoit être dépose. Dans le VIIIe canon on leva l'excommunication prononcée contre les clercs ordonnés par i. Lebon. Les autres canons contiennent des règlements generaux que les évêques prièrent le roi d'appuyer de son autorité. En conséquence, le roi publia un capitulaire de douze articles : il y est dit entre autres points que le comte et les officiers publics doivent accompagner l’evê-
Îiue eu sa visite , et lui prêter rnainorte pour obliger , à la pcnitence et à la satisfaction , ceux qu’il ne peut y réduire par l’excommunication.
Alors les évêques mêloient la puissance temporelle à la spirituelle.
Tom. VIII. Cône. p. 808.
SOISSONS ( C. de ) l'an 86t (non reconnu). Rothade, évêque de Soissons, à la tête de trente-trois évêques, déposa et fit mutiler un curé trouvé en flagraut-delit. lb.
SOISSONS (C. de) l’an 862 ( non reconnu ). où Ilincmar ayant fait arrêter Rothade, le déposa, le fit enfermer dans un monastère et mit un autre évêque en sa place. Ibid.
SOISSONS (C. de) l’an 86G, 18 août. Trente-cinq évêques , assembles par ordre du pape a la réquisition du roi Charles , rétablirent par indulgence les clercs ordonnes par Ebbon , que le concile de Soissons avoit déposés en 855. Vulfade , qui éloitunde ces clercs, fut ordonne archevêque de Bourges la même année 86(1, et le pape Adrien ratifia son ordination en lui envoyant le Pallium l’an 8fi8. Hincm. Opusc. 18
T. VJlI.p.SiG.
SOISSONS (C. de) l'an 941, assemblé par l’ordre de Hugues , comte de Paris, et d’Herbert, comte de Vermandois , composé des évêques de la province de Reims , pour régler le gouvernement de l'archc-
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vêché, après qu'Artaud en eut étc chasse : il y fut résolu qu’onse transporterait à Reims, et qu’ony ordonnerait Hugues archevêque de cette ville. FL
SOISSONS (C. de ) l’an iii5.
C'est de ce concile qu’on envoya aux freres de la chartreuse, pour les prier et leur ordonner de renvoyer Godefroy , evêque d’Amiens à son siégé :
ce qui fut exécuté au commencement du carême. I). M.
SOISSONS (C. de) l'an 1121, en février , par le légat Conon, évêque de Preneste. On y obligea Abaiiard de brulerson livre de la Trinité, et à faire sa profession de foi :on voulut pour cet effet qu’il lût le symbole de saint Athanasc : ce qu’il fit avec quelque peine et beaucoup de larmes et de soupirs : on l’envoya au monastère de Saint-Médard, d où il fut peu de temps après renvoyé à celui de Saint- Denis. T. X. Conc. p.