‹ Dictionnaire des concilesChapitre 147 sur 263 · TR R · texte numérisé non relu

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U protection que les princes sont' exhortes de donner aux ecclesiastiques. Mais la France n'a jamais reçu ce decret , parce que le concile veut que toutes les constitutions des papes en faveur des ecclésiastiques soient exécutées ; ce qui est trop général , y ayant beaucoup de décrétâtes qui n’ont jamais été reçues dans le royaume. jr.° Sur l'usage des duels qui sont défendus sous peine d’excommunicalion. 8.° lies peines contre les clercs concubinaires.

g.* Sur les indulgences, io.* Sur le choix des viandes; sur les jeûnes For. les canons à tous ces articles.

Après cette lecture , le secrétaire qui i'avoit faite vint au milieu de l'assemblre et demanda aux Peres, s’ils vouloient qu'on finît le concile , et que les légats demandassent en son nom aux Peres la confirmation de tous ces décrets : tous ayant répondu qu’ils le vouloient, à l’exception de trois, qui dirent qu'ils ne demandoient pas cette confirmation, le légat président dit : apres avoir rendu grâces à Dieu, reverendissimes Pères, retirez-vous, lis repondirent : ainsi soit-il; ensuite le cardinal de Lorraine prononça les acclamations ; c’eloient des souhaits, des bénédictions, des actions de grâces pour le pape , l’empereur , les rois, les princes, les républiques.

Les ambassadeurs, les légats, les cardinaux et les évêques repondoient ; ainsi soit-il , ou bien grandes actions de grâces , longues années , etc.

Le même cardinal finit par un applaudissement aux decrets du concile, en disant : c’est la foi des Peres et

des apôtres : c’est la foi des orlho- . dures.

Ensuite les Peres donnèrent leurs souscriptions : elles etoient au nombre de deux cent cinquante-cinq ; savoir : quatre légats, deux cardinaux, trois patriarches, vingt-cinq arrhevêques , cent soixante-huit evêques, trente-neuf procureurs

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pour les absents, sept abbés et sept généraux d’ordre.

Le pape confirma le concile et le* déricts par une bulle du G janvier i5G4- Les Vénitiens furent les premiers à recevoir les decrets du concile de Trente. Les rois d'Espagne, de Portugal , de Pologne, les reçurent aussi. Le concile fut aussi publie en Flandre , dans le royaume de Naples et de Sicile : mais en Allemagne les protestants ne voulurent point s’y soumettre.

A l’egard de la France, le concile de Trente y est reçu généralement quant à la doctrine : le dogme qu'il contient y est enseigné comme dans toutes les autres parties de l'Eglise : on y a une profonde vénération pour celte auguste assemblée , et on la regarde comme un concile vraiment œcuménique. L’Eglise de France a même adopté plusieurs réglement* tres-uliles faits par le concile, comme etantconformrsà l'esprit des ancien* canons ; mais il n’y est pas reçu pour tonte la discipline pour plusieurs raisons : voici les plus essentielles, i.» Parce qu'il dérogé en plusieurs endroits aux usages reçus dans le royaume. Les décrets renfermés dans les deux dernières sessions déplurent à bien des gens ton ne put se résoudre de convenir que les evêques eussent pouvoir de procéder contre les séculiers par amende et par emprisonnement, tandis que Jésus-Christ n’avoit donne à scs ministres qu'une autorité spirituelle. 2." On ne put passer non plus que le concile prive l'empereur, les rois, et les antres princes , de la pro- >riélc du domaine des lieux dans esquels ils permettoient le duel, parce que la puissance des princes vient de Dieu , et que personne ne peut la leur, ôter ni la restreindre.

i.° On ne put approuver ce que le concile définit sur le patronage laïque se fondant sur cette supposition j que tous les bénéfices sont libres , si le patronage n’est pas fondé, et on

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soutenoit au contraire que las églises n'ont point de biens temporels, qui ne viennent de la libéralité des séculiers. 4 ° Gn se plaignit encore du renvoi des causes criminelles des évoques au pape , tandis que les conciles provinciaux et nationaux eu doivent être les juges. On dit que cela derogeoit non-seulement à l’usage de France et au concordat , qui ne veut pas qde les sujets du roi soient obligés d’aller en personne plaider à Rome, mais encore aux canons des conciles qui veulent que les causes soient jugees sur les lieux. On n’approuva pas non plus que le concile permît aux mendiants de posséder des biens-fonds. 5.° On trouvoil qu’il avoit entrepris sur la juridiction des rois et des magistrats , et qu’il s’etoit attribue une autorité qu’il n'avoit point. 6.“ l)e ce que, bien loin que le concile deTrcntcait reconnu la supériorité des conciles generaux au-dessus du pape, comme les conciles de Constance et de Râle l’ont enseigné, il paroissoit avoir favorisé l’opinion contraire , en soumettant ses décrets par la dernierc session au jugement du pajie, et en déclarant qu’ils dévoient être entendus, sauf i'autorite du saint Siège.

Enfin sur ce que le concile permet au pape d’évoquer à Rome les causes des ecclésiastiques pendantes devant l’ordinaire ; et autres raisons qui sont plus amplement déduites dans les ouvrages cités ci-après-

Mais, comme on l’a observé cidessus , cela n'empêche pas que tous les François n'aient reçu et adopte la doctrine du concile de Trente ; qu’ils ne croient de cœur et ne confessent de bouche toutes les vérités catholiques que ce saint concile enseigne; qu'ils necondamnentdemêmetoutes les erreurs qu’il condamne, et que ce concile ne soit regarde , dans tout le royaume, comme un concile général et oecuménique. Priaric. Uni.

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