‹ Dictionnaire des concilesChapitre 149 sur 263 · TRI · texte numérisé non relu

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Isemberg, archevêque et «lecteur de Trêves, pour renouveler les anciens statuts et en fairedenouveanx.

On y fit dix statuts synodaux. Le premier concerne l’ivrognerie des clercs, qu’on traite de pèche honteux, aussi-bien dans les laïques que dans les prêtres. Le second coutrc les clercs concubinaires. I.e troisième prescrit la peine qu'on doit leur imposer. Le quatrième parle des concubines qui, en quittant le crime, veulent retourner dans leur famille et chez leurs parents. Le cinquième est sur les concubinaires , qui, après avoir renonce au péché , y retombent. Le sixième, des prêtres et des laïques qui emploient la magie et les sortilèges. Le septième, des apostats.

Le huitième , contre les protecteurs decesmêmesapostats. Le neuvième, de ceux qui se marient , apres avoir fait le vœu solennel de chasteté. Le d ixième, de l’examen qu’on doit faire de ceux qu’on admet aux ordres sacres et deceuxqu’on en doit exclure pour toujours. Tous ces chapitres sont suivis dequelques avis au clergé, et d’un édit del’elccleurarrhevêque contre les prêtres concubinaires, qui ordonne qu’ils soient déposés et prives de leurs bénéfices. Enfin le concile est terminé par un statut contre ceux qui violent laliberlé ecclesiastique , et qui attentent aux biens et aux droits de l’Eglise. Tom .

XI y. C. p. 606. elscq. Tom. IX. C.

P' TH I LU R (C. de) près de Mayence, Tribur, l’an 8g5, composé de vingt-deux évêques , dont les trois premiers étoientles archevêques de Mayence , de Cologne et de Trêves , de plusieurs abbés. Le roi Arnoul y assista , accompagnéde tous les grands du royaume. On y régla la composition que devoit payer, suivant les lois barbares , celui qui avoit blessé ou maltraité un prêtre : s’il l'avoit tué, il devoit faire cinq ans de pénitence , s’abstenir pendant cinq ans de chair et de vin, jeûner jusqu’au

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soir tous les jours , ne point porter les armes , prier à la porte de l’église , etc- La | énitenre de tout homicide volontaire y est réglée à sept ans. On y fit cinquante- huit canons dont la plupart tendoient à réprimer les violences et l'impunité des clercs.

TRIBUR ( C. de ) de l’an I076, ifl octobre. 11 est qualifié d’assemblée. Les légats, avec plusieurs seigneurs et quelques éveques d’Allemagne, voulurent y déposer le roi Henri : ce qui le fit aller en Italie, où il reçut l'absolution du pape à Canosse,àdesconditions très- d u res, le a5 janvier 1077. Les Lombards, ennemis du pape, se plaignirent si haut de la réconciliation du roi, que, se voyant méprisé de tous ses sujets, il en rompit lui-même le traité, quinze jours après qu’il eut été conclu. I). Al.

TROIE en Pouille ( C. de ) Trofanum , l'an iog3 , 1 1 mars , par Urbain 11, compose d'environ soixantequinze évêques et de douze abbés.

On y parla des mariages entre parents , et on y confirma la trêve de Dieu. Tom. X. Conc. p. 4ù3.

TROIES ( C. de ) TrUassinum , l’an 867, 25 octobre. Les évêques du royaume de Louis de Germanie y furent invités, mais il n’y en eut que vingt des royaumes de Charles et de Lothaire, qui y assistèrent. Ils écrivirent une longue lettre au pape Nicolas, où après avoir parlé au long de toute l’aflaire d'Ebbon , ils prièrent le pape de ne point toucher à ce que ses prédécesseurs avoient réglé , et de ne point souffrir qu’à l’avenir aucun évêque fût déposé sans la participation du saint Siégé. C’étoit d’après les principes de fausses décrétales des papes. Voilà pourquoi on voit la note suivante vis-à-vis de l’endroit même de cette lettre , dans un manuscrit de la cathédrale de I-aon , écrit dans le même temps :

Hœcquidem Episcopi , conscienlii mordente , inseri feetmnt, quod si net ri profs-

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1er tcandafum peniliis non refecerunt.

Annal. Berl. au. 867.

TROIKS ( Ç de ) l'an 878, composé <lu pape Jean Y 111 , assiste de trente évêques. 11 étoitvenu en France pour se dérober aux violences de Lambert, duc de Spolette.

Dans la première session , le pape exhorta les évêques à compatir à l'injure que l’Eglise romaine avoit soufferte de la part de Lambert et de ses complices, et les exhorta à l'excommunier : mais ils demandèrent terme jusqu’à l’arrivée de leurs confrères.

Dans la deuxieme, le pape fit lire les violences que Lambert avoit exercées à Rome, et le concile dit qu’il devoit mourir et être frappé d’anathème. a.* L’archevêque d’Arles présenta au concile une plainte contre les évêques et les prêtres qui passoient d’une église à l’autre ; et contre les maris qui abandonnoient leurs femmes pour en épouser d’autres de leur vivant. Hincmar, au nom de tous, demanda du temps pour apporter les autorités des canons. Dans la troisième, les évêques donnèrent leur consentement aux propositions du pape. Hincmar de Laon, à qui on avoit fait crever les yeux , présenta sa plainte contre son oncle, etdemanda d’être jugé suivant les canons. Hincmar de Reims demanda un délai pour répond re à cette plainte. 4.° On lut les canons que le pape avoitdressés au nombre de sept, lis ne regardent que le temporel de l’Eglise. On lut la condamnation contre Fonnose, évêque de Porto , et Grégoire, maître de la milice de Rome , portant anathème sans espérance d absolution. 5.* On lut la plainte de l’évêque de Troies contre celui de Langres , touchant un village qu’il prétendoit être de son diocèse- On lut les canonsquidéfendent aux évêques de passer d'une moindre église à une plus grande; ceux de Sardique, ceux du pape Léon touchant les évêques qui changent d» siège, et les panons d'Afrique

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qui défendent les translations d'évêques.

Pendant la tenue du concile , le pape couronna le roi Louis-le-Bègue ; le 7 septembre : il l’avoit été par Hincmar l'année précédente. Le pape et le roi vinrent au concile :

on y publia une excommunication contre le prince Hugues , fils de Lothaire et ses complices, et entre autres Bernard , qui continuoient leurs ravages. Le pape pria le roi de veuir défendre sansdelai et délivrer l’église romaine ; mais on 11e voit à celte occasion ni la réponse du prince ni celle des évêques. T ■ JX. C. p.

TROIES ( C. de) T recense, l’an

I io4, avril, tenu par le légat Richard, évêque d'Albane, que le pape Pascal

II avoit envové en France pour absoudre le roi Philippe de l’excommunication. Ce concile fut nombreux. Yves de Chartres y assista.

Hubert de Senlis , accusé d’avoir vendu les ordres sacrés , se purgea par serment. On y approuva l’élection que le peuple d'Amiens avoit faite de 1’abfcé Godefroy pour son évêque , et comme ce saint abbé résistait , il fut obligé de se rendre an désir du clergé et du peuple d'Amiens. T. X. Conc. p. 754.

TROIES ( C. de) 1107, ver»

l’Ascension. Le pape Pascal II étant venu en France y tint ce concile, pour exciter à la croisade ; et le concile excommunia tous ceux qui violeroient la trêve de Dieu. On y rétablit la liberté des élections , et on y confirma la condamnation dçs investitures sur lesquelles les Allemands ne s’étoient point accordé»

avec les Romains dans la conférence de Châlons , tenue peu auparavant.

Plusieurs évêques d Allemagne 7 forent suspendus de leurs fonction»

pour diverses causes.

TROIES ( C. de) l’an 7128, i3 janvier, par le légat Matthieu , évêque d’Albane, assisté des archevêques de Reims, et de Sens, de treis

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evêques en tout, de saint Bernard et de quelques autres abbés. On y jugea à propos de donner une reale par écrit aux templiers, dont l'ordre avoit commence 1 an u 18, et on ordonna qu'elle seroit dressée par l’autorité du pape et du patriarche de Jérusalem, lb. p. 923.

TROSLE près de Soissons (jC.

de ) Trosleïanum , l’an 909 , 26 juin.

Hervé, archevêque de Reims r présida. Les decrets de ce concile furent souscrits par douze prélats , et ils sont distribues en quinze chapitres , qui sont plutôt de longues exhortations que des canons , et qui font voir le triste état de l'Eglise. Il est bon de remarquer comment les évêques de ce concile s'expriment sur ce sujet.

Comme les premiers hommes vi- ■voient sans loi et sans crainte, abandonnes.à leurs passions , ainsi maintenant chacun tait ce qu'il lui plaît, méprisant les lois divines et humaines , et les ordonnances des évêoues : les puissants oppriment les foibles ; tout est plein de violences contre les pauvres , et de pillage des biens ecclesiastiques. Et afin qu’on 1 ne croie pas que nous nous épargnons , nous qui devons corriger les autres , nous portons le nom d’évêques , mais nous n'en remplissons pas les devoirs. Nous négligeons la prédication : nous voyons ceux dont nous sommes charges, abandonner Dieu et croupir dans le vice , sans leur parler, et sans leur tendre la main; et si nous les voulons reprendre,ils disent comme dans l’Evangile, que nous les chargeons de fardeaux insupportables et n’y touchons pas du bout du doigt : ainsi le troupeau du Seigneur périt par notre silence. Songeons quel pécheur s’est jamais 'converti par nos discours, qui a renoncé à la débauché , à l’avarice , à l’orgueil. Cependant nous rendrons compte incessamment de cette administration qui nous a été confiée pour en apporter .du fruit.

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