‹ Dictionnaire des concilesChapitre 161 sur 263 · H VIN · texte numérisé non relu

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de la fête du saint Sacrement , instituée jiar le pape Urbain IV. Le concile, pour faciliter la conversion des infidèles, établit l'etude des langues orientales. On ordonna donc qu’eu cour de Home, et dans lesuniversites de Pa,ris, d'Oxford, de Boulogne et de Salamanque , on établiroit des maîtres pour enseigner les trois langues, 1 hébraïque , l'arabique et la chaldéenne; qu’il y auroit deux maîtres pour chacune, qui seroientstipendies etentretenus en cour de Borne, par le pape; à Paris , par le roi de France ; et dans les autres villes par les prélats , et les chapitres du pays. Le concile révoqua la fameuse bulle demis laicos de Bonifare VIII, sur l'immunité des clercs , avec ses déclarations et tout ce qui s’en etoit ensuivi : enfin on ordonna la levec d’une décime pour la croisade, c’est-à-dire, le recouvrement de la Terre-Sainte, liuluz.

Fit. l’ap. p. 43. f'illan. I. tir. c. 22. Rama!. i3l I , n. 54-

VlNCKSTRE ( C. de ) Vimo-

niense , l'an 85(». On y ordonna eu présence de trois rois de differentes provinces d’Angleterre , qu'à l'avenir ladixiéine partie de toutes les terres appartiendrait à l’eglise franche de touteschargcs, pour l’indemniser du pillage desbarbares ou normands, qui ne ravagoient pas moins d'Angleterre que la France.

VlNCKSTRE ( C. de )!’an 975, par saint Dunstan , à l’occasion du trouble excite parles clercs, qu’il avoit chassés de leurs églises a cause de leur vie scandaleuse. J.es clercsy perdirent leur cause, et firent intercéder pou reux le jeune roi Edouard, et supplièrent saint Dunstan de les rétablir, mais ils ne purent l’obtenir T. IX. C. p. 721.

V1NCESTRE ( C. de )l’an 1070, à l'octave de Pâques. en présence de Guillaume le Bâtard ou le Conquérant. Trois légats y présidèrent, et on y déposa Stigrand de Cantorbéri, pour avoir gardé levêche de Yin-

cestre avec l’archevêché de Cantorberi , avoir usurpe ce siégé da vivant de l’archevêque Robert , et avoir reçu le Pallium de l'antipape Benoît. Le célébré Lanfranc fut élu à sa place : on déposa aussi quelques-unsdcsessuflragauts. J lui.

VlNCKSTRE ( C. de ) l’an 1073, convoqué par le roi Guillaume. Quinze e'cques s’y trouvèrent avec Hubert, iegatdu pape, et plusieurs abbi s et seigneurs : on y examina avec soin le dillerend entre les deux archevêques de Cantorbéri et d’Yorck.On prouva par l'histoire ecclésiastique et la tradition des peuples, que depuis saint Augustin, premier évêque de Cantorbéri, jusqu'à cent quarante ans, les arc hevêques de Cantorbéri arment eu la primatie sur toute la Grande-Bretagne , qn’ilsavoieutsouveutcelebrc des ordinations d'évêques, et des conciles même dans la ville d’Yorck, et ainsi il fut décidé à Y\ indsor a la pentccôle d’après, que l'Eglise d’Y orck devoit être soumise à celle de Cantorbéri et obéir à son archevêque, comme primatdelaGrandelJretagne. ld. p. 1211.

VlNCKSTRE ( C. de ) Tan it3g, 2g août, tenu contre le roi Etienne, qui avoit saisi des châteaux appartenant aux églises de Sarisberi et de Lincoln , et qui en avoit fait mettre les deux évêques en prison.

Ce prince lui-même y lut rile. L evêque de Yinceslic se plaignit de l’injure faite a la religion, eu ceque, souspretexte de la fautedeséveques, les églises avoient etc dépouillées de leurs biens. Le légat demandoit que le roi commençât par. rétablir les evêques dejiouîlles, qui suivant le droit commun ne pouvoient plaider étant saisis. Leroi fil dire aux evêques qu’aucun 11e fût assez hardi pour envoyer à Rome contre lui. Le concile se sépara sans rien conclure, car le roi ne voulut pointse soumettre au jugementdes prélats; et

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