‹ Dictionnaire des concilesChapitre 177 sur 263 · CAN CA N · texte numérisé non relu

CAN CA N

un véritable droit de 'patronage ). comédienne ou fille de ihéâtre Cts- Neuvième conc de Tolède , an 655, nons oposloliques, e. i6<7 17.

cnn. 2. a BLASE!! EM ATEURS.Un clerc

Défense aux évêques d’alicner ou un prêtre qui a blasphémé set t lesbiens d’église, à titre de lune- privé du revenu de son bénéfice fice, (c’est-à-dire de Fief). C. de pendant un an, si c’est la première Tienne, an 1060, ean. 3. fois ; une seconde , il en sera tout-

Les biens que les clercs ont ac- à- fait privé; une troisième, il sera quis par le service de l’église lui de- inhabile à en posséder jamais aucun, meureront après leur mort, soit Un laïque blasphémateur, s’il est •* qu'ils en aient ^disposé par testament, noble, est condamne à vingt-cinq

ou non. 3.' Conc.gen. de Lairan , an ducats d'amende : on doublera la il 12 , ean. 15.^ somme s’il y retombe, et enfin ilsera

Défense d’affermer jamais les dégradé de sa noblesse s’il continue, églises à des laïques ni à des eccle- S’il est homme du peuple et rotusiastiques pour plus de cinq ans : et ricr, il sera mis en prison, et aux il est ordonné que les baux se feront galères , s'il ne se corrige pas. 5» en présence des cvêqnes ou des ar- Cône, de Latran , sess. g de ref chidiacres. Conc. de Londres, an BRÉVIAIRE. Les prêlresdiront i237,ran. 8.^ < tous les jours leur bréviaire. Les

BIGAMES. On n’admettra point evêques reformeront ceux dont on à l’épiscopat, à la prêtrise, au dia- se sert chez eux, et auront soin de conat , ni a aucun autre ordre ec- les purger de plusieurs histoires de tlesiaslique, celui qui aura été ma- saints, fausses ou douteuses. Conc. rie deux fois, ou qui aura épousé de Cologne, an i536. Tit. des clercs maune concubine , ou une femme rc- jeun. /'. office dnin. pudiée, ou une femme publique, BRIGUES (dans les élection» une fille dans la servitude, ou une J des papes). F. Papes.

CABARETS. Quetouslesprêtres, CANONS. Nous nous soumetou autres ecclésiastiques, ne boivent tons de tout notre cœur , non -seupas dans les cabarets; qu’il ne sorte leinentaux canons qui nous viennent . jamais de leur bouche des bouffon- des saints apôtres et des conciles selleries propres à exciter des ris inmjo- ncraux , mais encore à ceux qui, déres ; car ils doivent savoir qu ils dans les conciles provinciaux on ra~ rendront , des paroles inutiles, un tionaux, ont été publiés pour servir compte bien plus rigoureux que d’explication à ces premiers ; et qu’on tout autre, eux dont les discours sait £lrc l’ouvrage de nos saints évëdoivent etre toujours assaisonnés du ques : car , étant tous éclairés par le sel de la prudence. Stat. de / aut/iier, mfme esprit, ils n’ont fait que des év'étfue a Orléans, an 858, can. iG. décisions très-utiles. 2t C» de JSicéc CAÎNON DE LA MESSE. On dira 7e#<to., an. 787, can. il. le canon de la messe à voix basse , Les saints Pcres jugent avec ric est- à- dire d’unton moins eleve gueurceux qui violent volonlaïrcuue l’oraison dominicale, le souhait ment les canons; et le Saint-Esprit de la paix ^ 1 invocation de Dieu , et qui 1rs a inspires et dictés, c ondamue le salut qu on fait au peuple. Conc. ces violateurs, parce qu’il ï-ctiiide d Auçwvurç an i5i£8. litfl. 18. qu’on blasphème contre le Saint- Es-

S rit même lorsqu'on agît de propos elibcré contre les saints canons. Ce sont les termes du pape Damase , écrivant à des évoques qui ne se mettoient pas en jieine de contrevenir aux canons. C. fiolai. , iS. q. i.

Ne vous trompez pas , mes chers frères, dit le pape Jules à desévê-

Sues , ne vous laissez pas seduire par es maximes étrangères. Vous avez les constitutions des apôtres, des hommes apostoliques et des canons :

jouissez-en ; mettez-y toute votre force; qu’ils fassent le sujet de votre joie , et qu’ils vous servent d’armes contre les ennemis de votre salut ; afin que par leur secours vous puissiez persister dans la vérité de la foi et des bonnes mœurs, maigre les attaques de vos ennemis, i Lan. XaliU , aùl. i3.

Les saints canons doivent être respectes dans toute la terre; car ils ontete faits par l’inspiration du S.

Esprit qui a conduit la plume des Peres, lorsqu’ils les oui arrêtés dans les conciles. Sanclospin/u inspirante digesli, inio calarr.um sanilcrum J'nirum régenté, d' Aix-la-Chapelle, an. 83(>, cap. a5.

Le concile a voulu , ce sont les paroles du concile de Trente, que tout ce qui avoitéte salutairement ordonne par les souverains pontifes, et par les sacres conciles, concernant la vie des clercs, leur extérieur et leur doctrine, etc. ,soit observe dorénavant sous les mêmes peines quecellesqui ont été ordonnées dans tous les couciles precedents. Srss.n 2.

de rrf. c. 12.

Que tous les clercs sachent, dit le même concile , que les sacrés canons doivent être exactement et sans aucune distinction de personnes, observes d'un chacun autant qu’il se pou r ra . Q u e si qu elq u e j liste e t pressante raison et une plus grande utilité demandent qu on en dispense

?uelques-uns , il faut que cela se asse par ceux qui ont le pouvoir de dispenser avec eunnoissance de cause, après une mûre considération cl

gratuitement; car les dispenses faites d’une autre maniéré doivent êt recensées subreptir es, c’est- à-dire, nullcs.

CARDINAUX ( les ) doivent mener une vie exemplaire, assister à l’office divin , relebrer la messe , avoir leur chapelle dansun lieu pro-

f»re et convenable; leurs maisons , eurs meubles et leurs tables ne se ressentiront point de la pompe du siècle ; ils se contenteront de ce qui convient à la modestie sacerdotale ; ils recevront favorablement ceux qui viennent à la cour de Rome ; ils traiteront bonorablcment les ecclesiastiques qui sont auprès d'eux ; ils ne les emploieront jamais à des fonctions basses et peu honnêtes : ils prendront egalement soin des afiàires des pauvres comme de celles des princes ; ils visiteront tous les ans une fois par eux-mêmes, ou par un vicaire, s'ils sont absents, les églises dont ils sont titulaires; ils auront soin des besoins du clergé et du peu ■ pie, y laissant un fond pour entretenir un prêtre, ou y faisant quelqu’aulre fondation ; ils ne dépenseront pas mal à propos les biens des églises , mais ils en feront un bon usage ; ils auront soin que les églises cathédrales qu’ils ont en commende soient desservies pardes vicaires-evêques sull’ragants; ils auront un nombre suffisant de religieux dans leurs abbayes, et les bâtiments des églises serontbien entretenus ; ils éviteront le luxe et tout soupçon d’avarice dans leur train. Les ecclesiastiques qui sont chez eux porteront l’habit de leur état, et vivront cléricalement.

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