‹ Dictionnaire des concilesChapitre 181 sur 263 · COM 4S · texte numérisé non relu

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déments de Dieu sont impossibles à garder , même h tin homme justifié et dans l’état de la grâce, qu'il soit anatheme Cône- de Trente 6.* sess.

I)ecr. de la just. can . 1 8.

Si quelqu’un dit que dans l’Evangile if n’y a que la seule foi qui soit de precepte; que tontes les autres choses sont indifférentes , qu'elles ne sont ni commandées, ni défendues, mais laissées à la liberté, ou que les dix commandements ne regardent en rien les chrétiens, qu’il soit anathème. L’an. 19

Si quelqu'un dit qu’un homme justifie, quelque parfait qu'il puisse être, n’est pas oblige a l’observation des commandements de Dieu et de I Eglise, niais seulement à croire; • comme si l’Evangile 11e consistoit u’en la simple et absolue promesse 1 e la vie éternelle, sans auetineron- dition d’observer les commandements , qti il soit anatheme. Id.

can. 20.

COMMENDES ( les) étant trèsprejudiciables aux monastères, tant • pour le temporel que pour le spirituel , apres la mort des abbos réguliers, leursabbayes ne pourront être données en cominendes, si ce n’est pour la conservation de l’autorité du saint Siégé, et celles qui sont en comraende cesseront d'y être après la mort des abbes commendataires , 1 ou 11e seront données en commande qu'à des cardinaux ou autres personnes qualifiées. Les commanda- * taires,qui ont une mense séparée de celle des moines, fourniront la quatrième partie de leur mense pour l’entretien du monastère , et si leur mense est commune avec celle des religieux , on prendra la troisième partie de tout le revenu pourl’entretien des moines et du monastère. V.* ■ Conc. de Latran, sous Léon X, an 1 5 14« décr. de réf.

COMEDIENS Nous voulons que les farceurs ou sauteurs , et les comédiens, soient exclus de la com- , munion de l’Eglise , tant qu’ils exer-

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ceront cette indigne profession 1" eonc. d' Arles, an'iiq, cuit 4 c/5. Voyez Théâtre .

COMMUNION ou participation à la sainte eucharistie Nousvoulons qu'on chasse de l’eglise tous ceux qui 11e viennent que pour entendre 1 j lecture de l'Écriture sainte, et qui , par une espece de mépris , ne veulent pas rester plus long- temps, pour joindre leurs prières avecceiles du peuple, et participer en commun à la saiule eucharistie , et que l'un ne les réconcilié qu'apres s eu être confesses et avoir mérité le pardon parleurs larmes. Loue. d'Antioche , an 34l, can. a.

Ceux qui entrent dansl’églisectne communient jamais , seront avertis de se mettre en pénitence , ou de ne point s’abstenir de la communion.

l'r C. de To/ede, an 4oo, can. i3.

Les séculiers qui ne communieront pas à Noël , à Pâques et à la Pentecôte , ne seront pas tenus pour catholiques. C. d'Agde, an 606 , can. 18.

Qu'aucun prêtre n'éloigne un bon chrétien de la sainte communion pour des fautes légères et qui ne sont pas criminelles, mais qu'il ru éloigné ceux qui seraient coupables de ces fautes, pour lesquelles les saints Peres vouloient qu'on fût exclus de l'Eglise. Cane, d Orléans , en 54g , cari. 2.

Le communiant ne recevra point l'eucharistie dans un vase d'or ou de qiielqu'autre matière , mais dans ses 1:1 lins croisées l’une sur l’autre , parce qu’il n’y a point de matière si précieuse que le corps de l'homme qui est le temple de Jésus-Christ. C. in Trullo, an tiga, can. 58.

Pour juger combien l’on doit ap-

Î nocher souvent de l'eucharistie , il âul un grand discernement : car il ne faut pas s’en tenir éloigné trop long-temps, de peur que l'homme n'en soutire du dommage, en conséquence de cet avertissement du Scig rieur : Si vous ne mangez pus lu chair

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du' Fils de T homme , et que vous ru butiez pas son sang , vous n aurez point la vie rn vous. Mais si l’on s'en approche trop inconsidérément, il faut craindre ce que dit l'apôtre : Que celui qui mange le corps et boit le sang de Jésus - Christ indigm ment , mange et boit son jugement et sa condamnation. 11. « C. de Châlons , an 8i3, can. 4-0.

Personne ne communiera sans prendre séparément le corps et le sang , sinon par nécessité et avec précaution , tel que serait un malade ou un enfant qui ne pourrait avaler du pain sec : par où 011 voit que l'usage ordinaire doit encore alors de communier sous les deux espèces.

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