‹ Dictionnaire des concilesChapitre 183 sur 263 · COM COM · texte numérisé non relu

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condamnation , comme si elle étoit | présent décret , suivant les lois rasacrilege : le sacre concile voulant nouiques, établies salutairement en pourvoir au salut des fideles, contre faveur de la foi catholique, contre cette erreur, apres avoir pris l'avis les hérétiques leurs fauteurs. Dtcr. de plusieurs docteurs , déclaré , sta- du conc. gen. de Constante, an 1 4- 1 5 ■ tue et définit , qu’encore que Jésus- Sets. i3.

Christ ait institue et administre ce Si quelqu'un dit que la sainte sacrement à ses disciples apres le Eglise catholique n'a pas en des souper sous les deux especes du pain causes justes et raisonnables pour et du vin, cependant la louable au- donner la communion sous la seule torite des sacres canons et la cou- espece du pain aux laïques , et meme tume approuvée de l'Eglise . a tenu aux ecclesiastiques quand ils ne < onel lient que ce sacrement ne doit sacrent pas , ou qu’en cela , elle a pas se celcbrer apres le souper, ni erre, qu’il soit an; thème. C. de Être regu par les fideles qui ne sont Ternie, ai* sess. can. 1. pas à jeun, excepte lesras demaladie Siqurlqu'unnieque Jésus-Christ,

ou de quclqu’autre nécessité , admis l’auteur et la source de toutes les et accordes selon le droit et par l'E- grâces soit reçu tout entier sons la glise. Et comme cette coutume a été seule espece du pain , à cause, rom me raisonnablement introduite pour quelques-uns soutiennent fausseeviter quelques périls et scandales : ment, qu’il n’est pas reçu ronformétoul de même et a plus forte raison , ment à l'institution de Jésus-Christ , 011 a pu introduire et raisonnable- même sous l’une et l'autre espèce, ment observer que , quoique dans la qu’il soit anatheme. Can. 2. primitive Eglise ce sacrement aitéte Si quelqu'un dit que la com mureçu par les lideles sous les deux es- nion de l'eucharistie est necessaire peces , neanmoins il n'a etc reçu sous aux petits enfants avant qu’ils aient l'une et sous l'autre espèce que par atteint l’âge de discrétion , qu'il soit les prêtres célébrants, et sous la anathème. Can. 3. seule espece du pain par les laïques II faudra reformer cet usage, si parce qu on doit croire fermement pernicieux pour le bien de» âmes, et sans aucun doute , que tout le qui s’est établi d ns plus d’un encorps et tout le sang de Jésus-Christ droit, d’attendre fort tard a (aire la est vraiment contenu sous l’espèce permiere communion, et pour en du pain : c’est pourquoi cette cou- venir à bout, il faut que les cures tume raisonnablement introduite ou les confesseurs admettent a la pari Eglise et par les saints Pcres, et première communion et même y observée depuis si long-temps, doit excitent les jeunes personnes, en Être regardee comme une loi qu'il qui ils trouveront assez de discernen est pas permis de rejeter ou de ment pour faire avec reflpxion et changer à son gre sans l’autorité de avec piete celle action la plus sainte l'Eglise. C' est pourquoi, dire que de toutes. L. de Toulouse , an i5go, l'observation de cette coutume ou de p. 2, can. 5.

cette loi est sacrilège et illicite , c’est II faut rappeler à celui qui désire tomber dans l’erreur, et ceux qui communierce precepte de l’Apôtre: assurent opiniâtrement le contraire Que / homme s'éproute soi-même. Or ce doivent être chasses comme des he- que l’Eglise a toujours entendu par reliques, et grièvement punis par les cette eprenve , c’est que siquelqu un évêques diocésains, ou leur, s officiaux, se trouve coupable d’un peche morou les inquisiteurs de la foi dans le tel , quelque vive que lui semble sa royaume ou la province où l’onaura contrition , il ne doit pias recevoir la oae attenter quelque chose contre le sainte Eucharistie , qu'il ti’en ait fait

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l'aveu à un prêtre. C. de Trente, tess. j 3 , de l'Euch.

CONCILES généraux (i) (autorité des ). Le concile de Constance légitimement assemblé au nom du saint Esprit , faisant un concile général qui représente l’Eglise catholique militante , a reçu immédiatement de Jésus-Christ une puissance à laquelle toute personne de quelque état et dignité qu'elle soit, même papale , est obligée d’obeir dans ce qui appartient à la foi , à l'extirpation du schisme, à la reformation de l’Eglise dans son chef et dans ses membres. C. ge'n. de Constance , an l4l5 , Decr. sess. 4-

Le pape, Martin V, qui fut élu par les cardinaux pendant la truue du concile de Constance, ordonne dans le premier article de sa bulle contre les hussites, que celui qui sera suspect, jure qu'il croit tous les conciles generaux , et eu parti culier le concile de Constance, représentant l’Eglise universelle, et que tout ce que ce dernier concile a approuvé et condamne, doit être approuvé et condamné par tous les lideles : d’où il suit que comme ce pape veut que toutes les decisionsde ce concile, qu’il regarde comme • œcuménique et universel, soient approuvées de tout le monde, il approuve la supériorité du coucile sur les papes, puisque cette supériorité fut décidée dans le concile de Constance

L’assemblée générale du clergé de France, de l'an iG8a, déclaré dans le second de ses quatre articles si célébrés, son attachement inviolable aux décrets du saint concile œcuménique de Constance contenus dans les sessions IV et V, comme

(i) Les huit conciles généraux sont:

le premier, delSicée, le II. «ide Constantinople, le UI.sd'Ephcse, le IV.«, de Calcédoine, le V/,et le VI.» f de Constantinople, le VII», de ^iicée, le VUl«ide Coustüntiuople.

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étant approuvés même par le saint Siégé apostolique, confirmes par la pratique de l’Eglise et des pontifes romains , et religieusement observés de tout temps par l'eglise gallicane.

Cette même assemblée déclaré aussi que les decrets de ce concile doivent demeurer en vigueur et conserver toute leur force : elle ajoute qu'elle n'approuve pas l'opinion de ceux qui donnent atteinte a ces decrets, ou qui les afloiblissent , en disant que leur autorité n'est pas bien établie; qu’ils ne sont point approuves, ou que leur disposition ne regarde que les temps de scliisme.

Le célébré Pierre l)ai!!i , cardinal de Cambrai , qui assista au concile de Constance, établit dans un mémoire qu’il composa en cette occasion, que c'est une erreur de prétendre que le concile n’a aucune autorité par lui-même, mais seulement par le pape qui en est le chef, parce qu'il s ensuivroit de l:i que le concile de l’isc n’aiiroit point eu d’autorité , n’ayant ete assemblé par aucun pape , et que par conséquent Jean XXIII auroit ete mal élu . puisqu’il avoit succédé à Alexandre V, élu par ce concile, a.» Une preuve, dit-il , que ce même concile a ete audessus du pape , c’est qu'il en a dépose deux ; et tout autre concile général eu peut user de même. l)'où il conclut que c'est une opinion fausse de prétendre , qu’il n’y a que le pape qui ait droit de décider dans un concile; que le coucile n’a que celui de conseiller ; que le pape peut ne pas suivre la deliberation du concile, et qu'il faut s'en tenir au sentiment du pape , quand même il scroit oppose à celui du concile, üreette opinion est évidemment fausse, parce qu'il est constant que l’Eglise universelle, et par conséquent !e concile qui la représente, a reçu de Jcsus-Cbrist , et non du pape , le privilège de ne pouvoir errer dans la foi; privilège, ajoute-t-il, que le pape n'a point, parce qu’il peut errer.

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. I.f pape est soumis au concile et à l’Eglise , dit le docteur Thomas de Corcellis, dans son discours aux Pc res du concile de liàie, d'autant qu'il peut se tromper, et non pas elle; qu'elle est la Mère, et lui le fils , qu’elle est l'epouse de Jesus- Christ, et lui le vicaire seulement.

Ces paroles de Jésus- Christ a saint Pierre, liogaei pro te, ul non defiaul ides tua, doivent s’entendre de TE- | glise, parce que tous les autres apôtres etoient contenus dans saint Pierre; et que les privilèges que cet apôtre a reçus , ne lui ont ele accordesque parce qu'il representoit la personne de toute l’Eglise, a qui Jesus-Christ Ta renvoyé, quand il lui — a dit de même qu'aux autres : J)ic Eiclr.ua ■ : donc si le pape n’ecoute point l’Eglise , continue ce même docteur, il doit être regarde comme un païen et un publicain ; et ceux qui soutiennent que ce qui convient à l'Eglise ne convient pas au concile ( general ) ne sont que des flatteurs qui parlent ainsi par ambition, ou par intérêt , etc. Discourt de Corcellis, rapporte' par . Entas S) U tus , qui fut depuis pape sous U nom de Pie 11, lib.

i. de Gest. TTas.il. Conc. in fascic.

Les Conciles généraux ont le pouvoir de décider des articles qui regardent la purete de la foi, l'extirpation des hérésies , la reformation de l'Eglise et l’intégrité des mœurs : leur autorité est sainte et inviolable , et quiconque leur résiste avec opiniâtreté , et refuse de sc soumettre à leurs décrets, doit être repute avec raison ennemi de la foi.

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