C. II
Les causes des évêques doivent êtreainsi jugées : Celui qui a affaire avec un évêque, doit premièrement s’adresser à lui-même familièrement, afinque la chose soit terminée à l'amiable. S’il ne lui fait pas raison, il s’adressera au métropolitain, qui écrira à l'évêque de finir l’affaire par arbitrage. S’il ne satisfait pas la première fois, le métropolitain le mandera pour venir devant lui, et il dcmeurerasuspendu de sa communion jusqu’à ce qu’il vienne. Si le métropolitain ne satisfait pas son comprovincial après deux admonitions, l’cvêque en portera ses plaintes au premier concile. Id. c. 17.
Défense aux évêques de célébrer, horsde leurs Eglises,lesf2tes deNoël ou dePâques, excepté les cas de maladie, ou d’ordre du roi. III • Conc.
de Lyon , an 583 , can. 5
Les évêques, en visitant leurs Eglises, examineront premièrement les clercs , pour savoir comment ils administrent le baptême , comment ils cclebrent la messe et les autres offices de l’Eglise. L’évêque assemblera un autre jour le peuple, pour l’instruire de fuir l'idolâtrie , l’homicide, l’adultère, le parjure, le faux témoignage et les autres péché* mortels : de croire la résurrection et le jour du jugement. Puisil passeras
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une autre église. Cont. de Galice
tenu à Brague , un 57a , (an. 1 .
Ou n’ordonnera point d’evêque , dit un concile de Reims , qui 11e soit natif du lieu, et choisi par tout le peuple , du consentement des comrosinciaux. Centile de Fume, an a5, can. 17.
II est ordonné aux évêques et aux prêtres d’avoir des syncelles , c’esta-dire des personnes de vie exem-
Elaire. qui couchent en une chamr e. 7/'* Cane, de Toiede, an 633, can. aa.
L’évêquc pourra disposer de ce qui lui aura cte donne personnellement; s’il n’en dispose, il appartiendra à l’Eglise. IX.* Cane, de 1 ulede , an 655, can. 7.
Les parents de l’évêque ou du prêtre ne pourront se mettre en possession de sa surcession sans la participation du métropolitain ou ae l’évêque. Id.
Chaque c’vêque doit avoir dans sa cathédrale, un archiprêtre, un archidiacre et un primicier. L’evêque pourra tirer des paroisses les prêtres et les diacres qu’il jugera propres a le soulager , et les mettre dans son eglise cathédrale. Mais ils ne laisseront pas d’avoir inspection sur les églises dont ils sont tirés, et d’en recevoir le revenu. Ils établiront, avec le choix de l’évêque, des prêtres pour y servira leur place, et leur donneront des pensions. C’est, selon M. de Fleuri , l’origine des chanoines cures primitifs. Conc. de il/ du. an 666 , can. 8
On fera tou jours lecture de l’Ecriture sainte , à la table des évêques.
///* Conc. de Toiede, an h8g , can . 7.
Il est ordonne aux evêques d’assembler tous les ans les abbes , les prêtres et lesdiacres deleurdiocèse, pour leur enseigner la règle de vie qu’ils doiventsuivre principalement .sur la frugalité et la continence. Con- * iled'Huescaen Espagne, an 5g8, can. I.
( Lesévêquess’inforroeront exactejuent si les prêtres , les diacres et les
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sous-diacres observent la continencr ,af.ii de rejete rrgalemen tics soupçons mal fondes, et les mauvaises excuses. Id. can. 2
Les évêques n’entreprendront point mi r les diocèses luit ae l’autre. Ils garderont le rang de leur ordination : 011 en augmentera le nombre a proportion que celui des fidèles croîtra. Conc. d Ilerfvrd , an 673, c. 2.
Chaque evêque recherchera soigneusement d’où sont les prêtres et les clercs de son diocèse , pour ren— vojer les fugitifs à leur evêque.
Conc. de Mayence, un 8l3, can. 3l .
Les evêques établiront des écoles, où les clercs apprendront les bonnes lettres et les saintes Ecritures, pour être capables d’instruire les peuples.
Conc. de Chùtons-sur-Saône , an 8i3, can. 3
Ecs evêques , dans leurs visites , s’abstiendront non-seulement des exactions illicites, mais de tout ce qui peut être à charge ou causer du scandale. Id. can. 16.
Les évêques ne doivent chercher que le salut des âmes , et user des biens de l’Eglise , non comme de leur bien propre, mais d’un bien qui leur est confie pour en aider les pauvres.
Id. can. 6.
Nous pensons qu’il conviendrait fort que l’air du visage, les actions, l’habillement et les discours d’un evêque fussent autant de tableaux où l’on vit peintes leur humilité et leur foi, afin que leurs yeux et tout leurextericurpussent gagner lecœur de ceux qui aiment le bien, et que leur regard seul effrayât les méchants. Id. can. 4.
Les évêques doivent avoir grand soin des pauvres, et ils peuvent, en présente îles prêtres e.t îles diacres , donner du trésor de l’Eglise aux serfs et aux pauvres de la même Eglise, suivant leurs lie soins. //* Conc. dt Tours, an 81 5, can ■ lyl.
Le roi ne détournera point les évêques de leurs fonctions, principalement pendant Lavent et le ca-
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rême, et les evêques n’abuseront point de leur loisir, mais s’occupe- -ont à prêcher , corriger , donner la confrmation, et résideront dans leurs villes, hors le temps de leurs visites. Cône, dt Meaux , an 845.
Chaque évêque aura devers soi les lettres du roi, en vertu desquelles les officiers publirs seront obligés de lui prêter secours pourl’execu lion de son ministère .la. cnn. 7 1 .
L’évêque aura sa chambre, et pour les services les plus secrets , des prêtres et des clercs de bonne réputation , qu i le voient contin nel terne nt veiller, prier, et ctudier l'Ecriture sainte, pour être les témoins et les imitateurs de sa conduite. Les repas de l'évêque seront mode rés sans être accompagnés de spectacles ridicules, ni de tous et de bouffons , mais on y ver rades pauvres.On y lira T Ecriture sainte , et on s'entretiendra de discours spirituels. L’evêque n'aimera ni les oiseaux, ni les chiens, ni les chevaux, ni les habits précieux, et tout ce qui sent le faste, et sera simple et vrai dans ses discours, il méditera continuellement l'Ecriture sainte pour instruire exactement son clergé, et prêcher aux peuples selon leur portée. Conc. dt Parie, an 85o, ean. 1,3,^.
Les evêques n aviliront point leur dignité en sortant loin de leurs églises pour aller au devant des stratèges ou gouverneurs, descendant de cheval et se prosternant devant eux : ils doivent conserver l'autorité nécessaire pour les reprendre quand il est besoin. Vllh Conc. Ken. dit dt Constantinople , an 870, can. 14.
Les evêques ne mépriseront point les vexations que souffrent leurs confrères , mais ils combattront ensemble pour la defeuse de l'Eglise, armes de l'autorité épiscopale. C. de Trore t , an 878 , c. 4-
On n’accusera point le s évêques en secret, mais publiquement et suivant les canons. Id. can. 7.
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Les évêques doivent savoir l’Ecriture et les canons, et toute leur occupation doit être la prédication et l’instruction. C. d'Arles, an gi3 , can. 10.
Chaque cvêque visitera son diocèse tous les ans , et prendra la protection des pauvres opprimés. IJ.
Ils auront grand soin d'instruire les prêtres qu’ils ordonneront pour les paroisses , c’est-à-dire les curés. Id. can. 4-
Ils auront soin que les chanoines et les moines vivent chacun selon leur institut. Id. can.
Defense d’usurper les biens des évêques ou des clercs à leurmorf.il* doivent être distribués en œuvres pies selon leur intention, ou réservés au successeur. C. de Clermont an log5 ,can. 3t.
Defense aux évêques d’institner un archidiacre, à moins qu’il ne soit diacre, et un arebiprêtre ou un doyen , qu’il ne soit prêtre : defense d'elire un évêque qui nesoitau moins diacre. Id. can. 3.
Les évêques observeront la modestie et la gravité dans leurs habits : defense à eux d’user de jurements terribles et honteux : d’entendre matines dans leu r lit , se portant bien , et de s'occuper d’affaires temporelles pendant l’offire divin. On leur defend aussi la chasse et le jeu : leur maison doit être modeste et point trop nombreuse , pour être moins à charge à ceux qui sont obligés de les défrayer. Ils ne prendront rien pour leur sceau, ni pour le rachat des frais de visite lorsqu'ils ne visitent point , ni pour souHrir aux prêtres leurs concubines, ou pour dispenser les bcneficiers de recevoir les ordres , ou pour la dispense des bans de mariage. En levant l'excommunication , iis ne se contenteront pas de la peine pécuniaire sans en imposer de spirituelle. Conc. dt Paris, an ma, can . 4, 1 3 , 1 4 « <6-
Chaque evèque visitera au itioin*
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une fois Tan par lui-même, ou par autres personnes capables , ta partie de son diocèse où 1 on dira qu’il y a des hérétiques ou des gens tenant des cou venticules secrets , ou menant une vie singulière et différente du commun des fideles : ils auront soin de les lui indiquer ; il fera venir les accusés en sa présence , et s’ils ne se justifient, ou s'ils retombent, ils seront puniscanoniquement. IVt C • gén. de Lalron, an iai5 , can. 3.
Les évêques sont exhortés à donner audience aux pauvres , à ouïr eux-mêmes les confessions, à résider en leurs cathédrales, au moins les grandes fêtes et une partie du carême , et à se faire lire deux fois tous les ans les promesses qu'ils ont faites à leur ordination. On leur défend de différer plus de deux mois d'admettre ceux qui leur sont présentes pour des bénéfices, ce que quelques-uns faisoient pour profiter des fruits.
Conc. d Oxford, an raaa , can. a.
H est ordonné aux évêquesde prêcher la foi catholique par euxmêmes et non par d'autres. C. et Arles, an idSL,con. a.
Les eveques s'appliqueront soigneusement à la correction des moeurs, principalement du clergé, et mettront pour cet effet des inspecteurs chacun dans son diocèse. Id.
can. i3.
Il est ordonné qu’en chaque paroisse, il y aura trois hommes, clercs ou laïques, députés pour rendre compte à l’évêque ou à l’archidiacre, quand ils seront interrogés , des scandales contre la foi et les bonnes mœurs. C. de Tours, on ia5,
Les évêques aux grandes fêtes célébreront la messe dans leurséglises, et jamais en secret dans leurs chapelles. C. de Valladolid , an i5aa, t. 6.
Les évêques auront un ou deux lheologiens savauts avec eux pour les aider de leurs conseils et de leurs lumières dans leurs fonctions. C de Pans , an tfag. Régi. w.
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Les évêques ne seront point transférés d'une ville à une autre. L'évêque ne s'absentera point de son Egbse pins de trois semaines. Cane, d e Francfort sur le Han , en y g4 an a
Defense aux évêques d'interdire quelqu'un par passion , ondefermer une église et interdire l’office, exerçant sa colère sur les choses insensibles, autrement il sera traité comme il atraite lesautres Vil* Cane gén. le a. e de ISieée , can. 4-
Les évêques visiteront au moins deux fois l'année les paroisses de leurs diocèses ou par eux-mêmes, ou par leurs vicaires, pour examiner s’il n’y apoint d'heretiques, et pour les punir s'ils en trouvent. Conc. de Sens OR l5a8.
Devoirs des cirques louchant la prédication. L’exercice de la prédication de la parole de Dieu , étant ta principale fonction des evêques , le saint concileordonneque les évêques eux-mêmes dans leurs propres églises expliqueront les saintes Ecritures et prêcheront la paroledeDieu, ou s’ils en sont légitimement empêchés, qu'ils auront soin que ceux à qui ils en auront confié 1 emploi , s’en acquittent dans leurs cathédrales, ainsi que les curés dans lenrs paroisses , ou pareux-mêmes ,ou à leur defaut,
fiar d’autres qui seront nommes par es évêques , soit dans les villes, ou en tel autre lieu du diocèse , où ils jugerontà proposdefaireprêcher...
et cela au moins tous les dimanches et fêtes solennelles , et dans les temps des jeûnes et du carême tous les jours , on du moins trois fois la semaine s’ils l’estiment nécessaire.
Conc. de Trente, session a4, Dicr, deréf. can. 4
Vie et conduite des évêques. Il est à sonhaiter , dit le même concile , que ceux qui entrent dans l’episcopat , reconnoissent quelles sont leurs obligations , et qu’ils comprennent bien qu’ils n’ont pas été appelés à cettedignité pour y chercher leur*
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propres intérêts , pour amasser des richesses, ni pour y vivre dans l’opulence et dans le luxe , mais pour y travailler à la gloire de Dieu, et pour y passer leur vie dans un soin et une vigilance continuelle. C’est pourquoi le concile avertit les évêques de se montrer véritablement et en effet conformes à leur état et à leur emploi, dans toutes les actions de leur vie. Ce qui est une prédication continuelle , mais surtout de régler tellement leur conduite extérieure , que lesautres puissent prendre d’eux des exemples de frugalité, de modestie et de continence. Pour cela donc, à l'imitation des Pères de Carthage, le saint concile ordonne que les évêques, non-seulement se contenteront demeubles modestes et d’une table et nourriture frugale, mais qu’ils prendront gardeque dans le reste de leur maniéré de vivre et dans toute leur maison, il ne paroisse rieu qui soit éloigné de cette sainte pratique, etqui ne ressente lasiinplicité , le zèle de Dieu, et le mépris des vanités du siecle.
Le même concile leur défend absolument de s’attacher à enrichir des revenus de l’ Eglise leurs parents ni leurs domestique, les canons même des apôtres leur défendent de donner à leurs proches les biens de l'Eglise qui appartiennent à Dieu. Que si leurs parents sont pauvres, qu’ils leur en fassent part comme à des pauvres, mais qu’ils ne les dissipent pas, ni ne les détournent pas en leur faveur. Le concile les exhorte au contraire de se défaire entièrement de celte passion, et de cetletendresse sensible pour leurs frères , leurs neveux et leurs parents , qui est une sourcedetaiitde maux dans l'Eglise.
Conc. de Trente, srss. 2 5* Deref.can. I.
Il ne sera permis à aucun évêque , pas même à ceux qu'on appelle titulaires, de donner les ordres ■acres , ou les mineurs , ou même la tonsure à un sujet qui ne sera pas de son diocese, sam le consenlcmcu t
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exprès ou le dimissoire de »on propre evêque, quand même il auroit à alléguer des privilèges par lesquels il auroit reçu autrefois le pouvoir de donner les ordres à tou* ceux quise présenteraient par rapport aux circonstancesquiledemaniloieut pour lors, ou qu ilseroit ami de celui qu’il a ordonné et qn’ijh I auroit tous les jours a sa table.
L’évêque qui , au mépris de cette loi, aura donné les ordres à un sujet etranger, ne pourra faire pendant un a nies fonctions de l’épiscopat} et celui qui les aura reçus ne pourra les exercer qu’autant qu'il plaira * son propre é vêque. Id. seu, 14, c3.
Le premier avis que le saint concile croit devoir donner aux évêques, est qu 'ils se souviennent qu’il# sont des pasteurs et non perséeu-»
tours ;^que leur supériorité ne doit point être hautaine ; qu’ils doivent aimer leurs inférieurs comme leurs enfants et leurs frères, et lesdétourner du mal çar leurs exhortations plutôt que d’en venir aux châtiments. iV«.i3. c.i.
I-es evêques, fussent-ils cardiinaux.se feront sacrer dans trois mois, sous peine de restituer cei qu’ils auront touché du revenu; et s’ils négligent encore de le faire pendant trois autres mois, ils seront, ipso facto prives de leurs Eglises. vn« Saa. Dec. de réf.
Les éiêques instruiront euxmêmes et feront instruire par les curés , sur la matière des sacrements, ceux qui se présenteront pour les recevoir. Les curés s'attacheront avec zèle à cette explication ; et au milieu de la grand’ messe ou du service divin, ils expliqueront en langage du pays , tous les jours de fête ou solennels , le texte sacré du catéchisme du concile, et les avertissements salutaires qui y sont contenus. C.de Trente, m, de réfvrm ,
f EUCHARISTIE ( la sainte ).
Ou ne gardera point le corps de
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Notre-Seigneur plus de huit jours :
il ne sera porté aux malades que par un prêtreou un diacre. Conc.de Lon ires , an Il58 , can. 2.
On ne donnera point l’eucharistie trempee , sous prétexté de rendre la communion plus complète, ld. an 1 175 , can. 16. Ce qui prouve que dès lors l'usage le plus commun etoit de ne communier que sous l'espece du pain.
On ne consacrera la sainte eucharistie que dans un calice d'or ou d'argent, non d'étain. /d. can. 17.
F. Consécration.
On ne portera point le corps de Notre-Seigneur sans luminaire , croix et eau-benite, et sans qu’il y ait un prêtre présent, hors le cas d'une extrême nécessité. Cône de Jiouen , an I IQO , can. 3.
Même cation du concile d’Yorck, an 1196, can. I.
Canons de doctrine. Dans Je sacri fi ce de l’eucharistie , Jesus-Christ est lui-même le prêtreet le sacrifice.
Son corps et son sangsont véritablement contenus au sacrement de l'autel. Le painétanttranssubstantie au corps, et le vin au sang parla puissance divine : ce sacrement ne peut être fait que par le prêtre ordonné légitimement, en vertu du pouvoir de l’Eglise, accorde par Jcsus-Christ à ses apôtres et à leurs Successeurs. 4-* Conc. ge'a. an. I2l5,
can. 1.
Si quelqu'un nie que le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus- Christ, avec son âme et sa divinité , et par conséquent Jésns-Christ tout entier, soit contenu véritablement, réellement et substantiellement au sacrement de la très-sainte eucharistie , mais dit qu’il y est seulement comme dans un signe , ou bien en f.gure ou en vertu , qu’il soit anathème. Conc. de Trente , l3.e un.
can. I.
Si quelqu’un dit que la substance du pain et du vin reste au très-saint gacrement de l'eucharistie ensemble
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avec le corps et le sang de Notre- Seignenr Jesus-Christ , et nie cette conversion admirable et singulière de toute la substance du pain au corps, et de toute la substance du vin au sang de Jesus-Christ, ne restant seulement que les cspècrjgdu pain et du vin, laquelle convcrsiou est appelée par l’Eglise catholique du nom Ircs-propre de transsubstantiation, qu’il soit anathème. Id.
can. 2
. Si quelqu’un nie que dans le véritable sacrement de l'eucharistie , Jésus-Christ tout entier soit contenu sous chaque espèce et sous chacune des parties de chaque espèce , après la séparation , qu’il soit anathème E’an.3.
Si quelqu'un dit qu'anrès qne la consécration est faite, le corps et le sang de Notre-Seigneur Jesus- Christ n’est pas dans l'admirable sacrement de I eucharistie , mais qu’il y est seulement dans l'usage pendant qu’on le reçoit , et non auparavant , ni après, et que dans les hosties ou par celles consacrées, que l’on réserve , ou qui restent après la communion , le vrai corps de Notre-Seigneur ne demeure pas, qu’il soit anathème. Can. L.
Si quelqu'un dit, ou que le principal fruit delà sainte eucharistie est la rémission des péchés , on qu'elle neproHm't point d’autres effets, qu’il soit anathème. Can. 5.
Si quelqu'un dit que Jésus- Christ, Fils unique de Dieu , ne doit pas être adore au saint sacrement de l’eucharistie , du culte de latrie, même extérieur, et que par conséquent il ne faut pas non plus l’honorer d’une fête solennelle et particulière, ni le porter avrepompe et appareil aux professions selon la louable coutuineet l’usage universel delà sainte Eglise . ou qu’il ne faut pas l’exposer publiquement au peuple pour être adore, etque ceux qui l’adorent sont idolâtres, qu’il soit anathème. Cm 6.